
par chartel, le 2008-06-04 10:54:10
Ce Folio/essais regroupe deux compositions de Friedrich Nietzsche rédigées entre 1873 et 1874 juste après la parution de sa première œuvre "La naissance de la tragédie". On y trouve déjà la...
par chartel, le 2008-06-04 10:57:38
Il est aussi facile de prêcher la morale que difficile d’en fonder une.
par chartel, le 2008-06-04 10:56:11
L’époque n’a plus besoin de génies, parce que ce serait jeter des perles aux cochons.
par chartel, le 2008-06-04 10:55:26
Il faut que le pire arrive, car il n’y a pas de meilleur moyen pour nous dégoûter de ce qui est.
par chartel, le 2008-06-04 10:54:50
La civilisation ne peut croître et fleurir que si elle s’enracine dans la vie.
" Inactuelle, cette considération l'est encore parce que je cherche à comprendre comme un mal, un dommage, une carence, quelque chose dont l'époque se glorifie à juste titre, à savoir sa culture historique ; nous sommes tous rongés de fièvre historienne, et nous devrions tout au moins nous en rendre compte. Certes, nous avons besoin de l'histoire, mais pour vivre et pour agir, non pas pour nous détourner commodément de la vie et de l'action, encore moins pour embellir une vie égoïste et des actions lâches et mauvaises. Nous ne voulons servir l'histoire que dans la mesure où elle sert la vie. Toute action exige l'oubli, de même que toute vie organique exige non seulement de la lumière, mais aussi l'obscurité. Un homme qui voudrait sentir les choses de façon absolument et exclusivement historique ressemblerait à quelqu'un qu'on aurait contraint à se priver de sommeil ou à un animal que ne devrait vivre que de ruminer continuellement les mêmes aliments. Il est donc possible de vivre, et même de vivre heureux, presque sans aucune mémoire, comme le montre l'animal ; mais il est absolument impossible de vivre sans oubli... : il y a un degré d'insomnie, de rumination, de sens historique, au-delà duquel l'être vivant se trouve ébranlé et finalement détruit, qu'il s'agisse d'un individu, d'un peuple ou d'une civilisation ".