ISBN : 2070369862
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Le livre insolent, romantique et tendre qui rendit Nimier célèbre à vingt-cinq ans. Le roman qui fit école et donna naissance à la génération littéraire des « hussards ». La chronique intime, à la fois cynique et sentimentale, d'un peloton de hussards qui pénètre en All... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET, le 01 mai 2012

    BVIALLET
    En 1945 et 1946, un peloton du XVIème régiment de hussards suit la déroute de l'armée allemande avant de s'installer non loin de la ville de K. à titre d'armée d'occupation. Après avoir considéré leur « chevauchée fantastique » comme une péripétie grandiose quoi que meurtrière, les soldats à l'arrêt en Allemagne vont très vite s'ennuyer et s'intéresser à autre chose qu'aux faits d'armes. La problématique se résumera à ceci : « Faut-il violer cette jeune allemande ou s'en faire aimer ? »
    En dépit de son cadre historique évident, « Le hussard bleu » n'est une chronique ou un roman historique qu'en apparence. L'intérêt du texte va bien au-delà de l'anecdotique. Nimier ne s'est pas soucié de ciseler une intrigue cohérente avec enchainement de faits précis. Il a privilégié le mode choral avec une succession de monologues intérieurs dans lesquels chaque protagoniste, (du gradé aristocrate taraudé de pulsions homosexuelles non assumées au troufion ex-milicien ex-FFI puis FTP en passant par Saint-Anne, le héros à la beauté du diable, aussi efféminé que fleur bleu) donne libre cours à ses impressions, sentiments ou fantasmes, sans ordre ni logique, laissant au lecteur le soin d'imaginer les évènements. le style « déstructuré » allie gouaille, cynisme, argot et préciosité en fonction du locuteur. Nimier va même jusqu'à proposer un passage sans le moindre signe de ponctuation. Ultra-moderne pour son époque (1951), ce livre attachant, insolent et tendre est encore très agréable à lire aujourd'hui surtout pour l'humour et l'esprit frondeur qu'on y trouve...

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par aleatoire, le 07 mai 2011

    Paris, voici ton fleuve et les larmes que tu versas, voilà ton visage au front penché. Paris, voici tes rues et la plaque d'identité au bras de chacune. Les hautes maisons subissent l'amertume du soir. Mes pas sonnent sur le boulevard. Désormais, je connais mon rôle sur la terre, mais je ne sais qui je suis. Voyageur, pose des yeux tristes sur les choses, elles te le rendront au centuple. Le visage barré du ciel te menace et te guide à la fois. Vivre, il me faudra vivre encore, quelque temps parmi ceux-là. Tout ce qui est humain m'est étranger.
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  • Par Meduzantic, le 05 avril 2012

    Miracle invraisemblable (...) et dont certains êtres seulement sont pleinement capables, mais qui fleurit parfois (...) dans une attitude, dans un sourire, dans une boucle de cheveux, alors le monde s'éclaire et retrouve son unité perdue (...) et ce n'est pas sans doute une des moindres propriétés de l'amour que de nous rendre semblables aux océans, nous diluant dans l'infini de chaque heure, nous étalant à la surface des choses (...) nous laissant face à face avec notre unique pensée qui donne à tous nos gestes l'allure des grands fonds.
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  • Par Tibere, le 21 mars 2012

    Les villes brûlent, la civilisation s’écroule, mais les petits garçons songent frénétiquement à jouer au soldat plus tard… Décidément, la vie reste favorable. Je souhaite passionnément une nouvelle guerre dans vingt ans, faute de quoi la France et l’Allemagne se réconcilieront. Nous autres, dans l’Histoire, nous aurons le rôle des trouble-fête, un peu comme ces combattants de Crécy ou de Waterloo que les historiens de la république insultent en leur criant : « Imbéciles ! Vous retardez l’Entente cordiale ! Les Anglais ne seront pas contents de vous. »
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  • Par Meduzantic, le 05 avril 2012

    Il faut croire que l'hiver est une saison où l'on n'existe pas vraiment. Depuis si longtemps, sans doute, les hommes ont l'habitude de se laisser séparer par le froid, qu'aujourd'hui encore, janvier, février sont les seigneurs de la solitude. Un lit où l'on s'engouffre, un rêve où l'on s'enfouit, telles sont les ressources de cette époque. Quand la neige se dissipe, les choses apparaissent dans leur vérité qui est brillante et colorée. Elles font envie. On veut les toucher. Trois mois de dénuement vous ont permis d'accumuler des forces.
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  • Par aleatoire, le 07 mai 2011

    Il faudrait se mettre à genoux devant chaque image du passé pour comprendre que le type allongé dans l'herbe, maintenant, est entré dans une heure sérieuse de sa vie, qu'il se nomme Berçac et qu'il n'est pas habitué, cette fois-ci, à ce qui lui arrive. A son tour, devant la mort, il est un pauvre petit nouveau. Il meurt dans le fracas du monde et la pureté du ciel.
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Vidéo de Roger Nimier

Bande annonce du film "Ascenseur pour l'échafaud" de Louis Malle, sorti en 1958. Scénario et Dialogues : Roger Nimier








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