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Serge Halimi (Préfacier, etc.)
ISBN : 2910846091
Éditeur : Agone (1998)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 38 notes)
Résumé :
L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur.
Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines. Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile. Car nous continuons à vouloir un autre monde. L'entreprise nous dépasse ? Notre insuffisance épuise not... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
wellibus2
wellibus210 octobre 2015
  • Livres 4.00/5
L'oeuvre de Paul Nizan, qui comprend sept ouvrages
majeurs, est soulignée par Les chiens de garde (de la bourgeoisie).
Il s'agit d'un pamphlet écrit en 1932 et qui vise les philosophes
universitaires. le texte présente en gros sa définition des fondements
philosophiques, de même que sa vision de la pratique
philosophique. Mais c'est surtout une tentative de provocation
qui affiche un credo, partisan d'une logique léniniste.
À l'heure de la déconfiture de la pratique militante léniniste,
soulignée récemment au Québec par les dissolutions
successives de l'organisation EN LUTTE ! et du Parti Communiste
Ouvrier, il est d'augure de reprendre l'argumentation de Paul
Nizan pour l'exposer à la lumière des multiples recherches sociologiques
qui se sont inscrites depuis lors sur les problèmes organisationnels
et ceux de la pratique militante.
https://www.erudit.org
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Lybertaire
Lybertaire15 août 2012
  • Livres 4.00/5
Malgré ses soixante-dix ans d'âge, l'essai de Paul Nizan, communiste et révolutionnaire, trouve une résonnance aujourd'hui : la révolution du « prolétariat » se fait attendre. Si les chiens de garde ne sont plus seulement les philosophes, ils sont toujours là pour revendiquer les bienfaits de l'argent, du libéralisme et du capitalisme.
Pour Paul Nizan, les chiens de garde sont les philosophes. Soi-disant intemporels, Kant, Spinoza et Aristote planent bien au-dessus des hommes en tergiversant sur les Idées de la vérité, de la vie, de la vertu et de l'homme. Soi-disant objectifs et désintéressés, ils évoluent loin des réalités matérielles des hommes.
Les philosophes, comme tous les hommes, ne peuvent échapper à leur subjectivité. Leurs pensées, inapplicables et inutilisables par les hommes en proie aux difficultés terrestres, sont stériles, décalées par rapport à la réalité et dangereuses.
Pour Paul Nizan, les philosophes sont des chiens de garde parce qu'ils se sont rangés du côté des bourgeois. Eux-mêmes bourgeois de naissance, ils répandent une philosophie conformiste, simplifiée, arrangée qui laisse croire aux hommes qu'elle leur apporte les solutions à leurs problèmes... Il est certainement plus facile de s'allier aux oppresseurs qu'aux opprimés.
La suite de la critique sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/les-chiens-de-garde-paul-nizan-a80136706
Lien : http://www.bibliolingus.fr/l..
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Djhaidgh
Djhaidgh18 février 2016
  • Livres 5.00/5
Pamphlet tonitruant contre les intellectuels idéalistes contemporains, contre la servilité des intellectuels face au pouvoir des financiers et à leur idéologie. D'une actualité stupéfiante !
"L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur. Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines. Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile. Car nous continuons à vouloir un autre monde." Serge Hamili Extrait de la préface.
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Abdohonaji
Abdohonaji20 décembre 2015
formidable
Lien : http://www.babelio.com/
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Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LybertaireLybertaire15 août 2012
Qui donc combattra la domination des bourgeois si tout le monde est d’abord persuadé que leur pensée saura résoudre à son heure et en son lieu l’un de ces inquiétants problèmes, toujours possibles, toujours pendants ? Mais les clercs ne feront pas éternellement illusion : dans la lumière sans pitié de la terre, tous les hommes sauront que leur pensée est une pensée pauvre et une pensée vaine, qui ne peut pas produire de fruits, parce qu’elle est nécessairement une pensée lâche.
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LybertaireLybertaire15 août 2012
[La philosophie] a pour mission de faire accepter un ordre en le rendant aimable, en lui conférant la noblesse, en lui apportant des justifications. Elle mystifie les victimes du régime bourgeois, tous les hommes qui pourraient s’élever contre lui. Elle les dirige sur des voies de garage où la révolte s’éteindra. Elle sert la classe sociale qui est la cause de toutes les dégradations présentes, la classe même dont les philosophes font parties. Elle a enfin pour fonction de rendre claires, d’affermir et de propager les vérités partielles engendrées par la bourgeois et utiles à son pouvoir.
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IansougourmerIansougourmer26 juin 2013
Nous n'accepterons pas éternellement que le respect accordé au masque des philosophes ne soit finalement profitable qu'au pouvoir des banquiers.
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AnthonyNourryAnthonyNourry25 février 2014
La bourgeoisie travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il lui est nécessaire de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui
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DjhaidghDjhaidgh18 février 2016
On rencontre cependant tous ces gens, tous ces jeunes gens qui croient que tous les travaux formellement philosophiques amènent un profit à l'espèce humaine, parce qu'on leur a persuadé qu'il en va ainsi de toutes les tâches spirituelles. Avoir de bonnes intentions, c'est d'autre part, et pour parler gros, vouloir précisément ce profit. On a appris à tous ces gens depuis la classe de septième, depuis l'école laïque que la plus haute valeur est l'esprit et qu'il mène le monde depuis l'éloignement de Dieu. À seize ans, qui donc n'a pas ces croyances de séminaristes ? J'eus par exemple ces pensées. Sous prétexte que je lisais tard des livres en comprenant plus facilement qu'un ajusteur n'eût fait le divertissement de Pascal et le règne des Volontés Raisonnables, je ne me prenais pas pour un homme anonyme, je croyais docilement que l'ouvrier dans la rue, le paysan dans sa ferme me devaient de la reconnaissance puisque je me consacrais d'une manière noble, pure et désintéressée à la spécialité du spirituel au profit de l'homme en général, qui comprend, parmi ses espèces, des ouvriers et des fermiers. Mes maîtres faisaient tout pour m'entretenir au sein d'une illusion si agréable pour eux-mêmes.
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Video de Paul Nizan (3) Voir plusAjouter une vidéo

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