ISBN : 2226193979
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Un bout du monde désolé que borne une décharge. Ceux qui ont échoué là semblent avoir abdiqué tout espoir de futur. Ivres de vide, ils vivent dans un éternel présent qu'ils dissolvent chaque soir jusque tard dans la nuit au bar de Dan, où les échanges sont réduits à l'i... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par Desmaze, le 25 août 2010

    Desmaze
    Une écriture qui cogne comme ce soleil qui chauffe à blanc les cailloux et la poussière.
    "Foutu soleil qui nimbera notre agonie de lumière orangée" (p283).
    Pas vraiment gais les personnages d'Estelle Nollet, coincés dans ce trou du cul du monde. Sans pouvoir sortir ? Sans vouloir quitter l'unique bistrot ? le bar de Dan, lieu central de l'histoire.
    Coincés par une culpabilité qui les consume et qu'on découvrira progressivement.
    Bien barrés en tout cas ! Qu'on pourrait croiser chez Djian ou Brautigan. Ou alors, dans une version alcoolisée de Steinbeck, "des ivrognes et un coyote".
    Avec des moments "clairs comme une larme d'antilope" (p312).
    Et des espoirs, après l'averse, malgré tout.
    Un peu d'humanité qui revit.
    C'est si fragile l'humanité; c'est beau comme un rêve.
    "Ah Johhny, t'inquiète, tes rêves ne sont pas là dessous avec toi à faire rigoler les cailloux".
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    • Livres 5.00/5
    Par Lirio, le 08 octobre 2011

    Lirio
    Quelques bicoques branlantes au milieu du désert, à deux pas d'une décharge à ciel ouvert…si ce n'est pas l'enfer, cela y ressemble pour la poignée de paumés qui vivent là oubliés du monde. Tous sont arrivés par la route qui serpente dans la poussière, mais elle les ramène sans cesse à leur point de départ dès qu'ils essaient de quitter ce trou perdu. Alors ils se rassemblent au bar, et boivent encore et encore pour oublier leur morne existence. Seul le jeune Willie, qui est né au village, s'interroge sur ce qui a conduit là ses compagnons d'infortune. La vie s'équilibre tant bien que mal, jusqu'au jour où l'alcool et la nourriture viennent à manquer…Dans la crasse et le désespoir, ce premier roman crée un huis-clos intense qui envoûte le lecteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par tulisquoi, le 13 février 2011

    tulisquoi
    Imaginez que vous êtes prisonniers de votre village. Littéralement prisonniers. Prendre la route qui vous emmène en dehors de la ville ne fera que vous ramener sur vos pas. Tenter une échappée par la montagne ne vous ramènera qu'à votre point de départ. Retourner toutes les pierres, explorer le moindre trou, la moindre grotte, ne vous apportera toujours aucune réponse quant à la porte de sortie pour rejoindre le monde, la vie… C'est ce qui arrive à Will et ses amis. Piégés pour diverses raisons au milieu de nulle part, ils ne leur restent plus que le seul bar du coin pour oublier leur condition étrange. Étrange, car ils réceptionnent bien des vivres, des outils, des bêtes, de la boisson, grâce à des camions. Et les conducteurs n'ont, eux, aucun problème pour repartir. Alors pourquoi certains sont bloqués là depuis des dizaines d'années ?
    C'est la question que se pose Will, qui est le seul à être né ici. Enfin, pas tout à fait le seul, puisqu'il y a aussi Doug. Mais, un peu « différent », son plus grand hobby est de creuser des trous. Tout le temps, partout. Alors Will, qui a perdu ses parents dans l'incendie de leur maison, va commencer à interroger toutes les personnes qui vivent là, afin de découvrir comment elles sont arrivés là, quels sont leurs points communs, leurs histoires. Et, tout doucement, il va finir par comprendre ce qui les relie toutes entre elles… Et pourquoi ils se retrouvent tous bloqués au milieu de nulle part.
    (lire la suite...)

    Lien : http://www.tulisquoi.net/on-ne-boit-pas-les-rats-kangourous-%E2%80%9..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    La propension de l’homme à voir son existence comme une prison a souvent conduit les écrivains à saisir la métaphore au pied de la lettre. Estelle Nollet est de ceux-là : ... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par balooo, le 06 juin 2010

    On est la lie de l'humanité. Des fions dans le trou du cul du monde. Pas moyen de partir, et de toute manière l'envie que se carapate chaque jour un peu plus.
    On ne vit pas, on attend. Et on n'attend rien. Et quand on sort en crabe comme si on n'avait plus qu'une patte, on traverse la route sans regarder en riant ivres morts et en se tapant dans le dos mais c'est pour se donner du courage, pour qu'on se revoie demain, et tous on espère qu'elle va passer, la bagnole. Celle qui n'aura pas le temps de freiner.
    Mais il y a pas de bagnoles par ici. Des camions pour la décharge juste. Ils vont, ils viennent, et eux et leurs chauffeurs il partent très vite pour oublier encore plus vite. Parce que le reste du monde doit-être fait de gens bien. Et qu'il n'y a que les connards qui s'échouent ici. Ceux qui n'ont pas de bol. Ou ceux qui y sont nés.
    Putain, comment j'ai fait pour naître ici ? On dirait que c'est un endroit qui n'existe pas. Pourtant, merde, c'est bien là que je vis.
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  • Par Marsup, le 17 mai 2010

    Alors j'ai essayé de savoir si elle pouvait lire dans mes pensées,j'ai pensé bleu. Elle ne l'a pas su. Elle ne peut pas lire dans mes pensées. Pourtant on dirait qu'elle y habite.
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  • Par Marsup, le 17 mai 2010

    Il suffit d'une pinte pour ne plus trouver les gueules des autres trop connues, l'endroit trop puant et le soir si pareil à celui d'avant.
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  • Par tulisquoi, le 13 février 2011

    Qu’est-ce qui se passe maintenant ? Je n’en étais pas sûr.

    «Je crois qu’il suffit tout bonnement d’aller au bout de la route, au fameux virage… Par là où vous êtes arrivés. A l’exact endroit par où vous n’avez jamais pu sortir.»
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