ISBN : 2207258009
Éditeur : Denoël (2009)


Note moyenne : 2.93/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Karen et Michel ne regrettent pas d'avoir quitté la capitale pour le petit village où ils viennent s'installer. En plus d'un rythme de vie apaisé, ils ont trouvé un cercle social des plus grisants : un groupe d'urbains convertis aux bienfaits de la campagne qui partagen... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (17)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan, le 01 mars 2012

    lehane-fan
    Ce Petits Meurtres Entre Amis détourné reçu le prix SNCF du polar Européen en 2010 . le voyage , malgré quelques turbulences , fut plutot agréable meme si les services du wagon bar s'avérerent tristement déplorable...
    Karen et Michel ont fui l'insécurité d'Amsterdam pour un coquet quartier résidentiel en proche banlieue . Si la nouvelle qualité de vie est au rendez-vous , l'intégration au sein de cette petite communauté bon chic bon genre se révele plus problematique . C'est Hanneke qui officiera en tant que marraine , leur permettant ainsi d'intégrer les réunions du tres sélect " club des dineurs " , micro société composée de cinq couples aussi riches que désoeuvrés , Simon en incarnant le pilier fondateur et incontournable .
    Les amitiés se tissent au gré de discussions hautement philosophiques : tiens , il pleut ; huuuum , tres seyant ce petit caraco en plume de gazelle ; humpf , si le prix du Chateau pere Benoit Lafitte continue de flamber alors adieu les trois mois de villégiature à Roubaix...Bref , le réseau social se forge , le reve devient alors réalité . le probleme des reves , c'est qu'ils occasionnent fréquemment des réveils douloureux aux allures de gueules de bois olympiques ! Un ami décidant de faire de sa maison un barbecue géant , une autre se défenestrant et c'est tout ce petit monde de façade qui explose . le vernis se craquele , révélant au grand jour des vérités trop longtemps travesties par les vapeurs d'un alcool euphorisant . Des gestes désespérés et définitifs qui vont tres vite se réveler comme de potentiels assassinats . Et si le meurtrier se cachait parmi nous ? Karen , fan de Derrick de la premiere heure , subodore un fort relent de pourriture au pays du paraitre et de la bienséance . Dorien Jager , femme flic en charge de l'affaire , ne fera que la conforter dans ses doutes , allant meme jusqu'à incriminer son nouveau soupirant : Simon...
    Un contexte qui rappelle furieusement les Despérate Housewives . Un petit monde vivant en vase clos , fort de ses valeurs que sont le luxe et le bien vivre légitimés par une course au fric obsessionnelle . Si l'arrogance et la vacuité étaient des criteres déterminants à la canonisation , nul doute que ce panier de crabes pourrait alors s'en réclamer...
    Interessante cette Karen qui déboule tel un chien dans un jeu de quilles au risque de s'aliener ses nouvelles meilleures amies . Pathétique l'évolution de son adultere , mievre et dégoulinante au possible . Assurément la partie la plus pénible du bouquin . S'amouracher d'un type que l'on devine aussi manipulateur qu'imbu de sa personne , l'analyser assez justement et continuer , cependant , à tergiverser , tortiller , hésiter pour finalement craquer systématiquement : chiant . Si l'amour rend aveugle , la betise crasse , proche de l'encéphalogramme plat , s'arroge souvent le droit d'en etre son plus fidele dommage collatéral ! Cette triste histoire de roman de gare mise à part , une évolution en eaux troubles plutot sympathique . le rythme est présent . Les personnages manquent cependant de profondeur et le final ne casse pas trois pattes à un tétard mais le moment de lecture se révele , au final , plutot plaisant .
    petits meurtres entre voisins , mais que fait Julien Courbet ?
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par manu17, le 19 janvier 2012

    manu17
    Un petit village de la banlieue chic d'Amsterdam, ses jolis pavillons cossus, ses couples heureux… Enfin en apparence car derrière les façades, quand on gratte un peu, le vernis craque. On se croirait un peu dans Desperate Housewives , des voisins, des adultères, des trahisons…
    C'est avec la mort d'un de ces voisins, Evert, dans l'incendie de sa maison que tout bascule, que la vie rose bonbon de ces nouveaux riches vire au noir. Tout leur petit monde et en même temps leurs belles certitudes s'effondrent.
    Karen est la dernière à avoir emménagé dans le quartier. Après avoir eu du mal à s'adapter à sa nouvelle vie et surtout son nouveau voisinage, elle réussit à se faire une place dans cet univers qu'elle admire et envie. Elle parvient même à intégrer leur select « Club des dineurs », un must. C'est elle l'héroïne et le personnage le plus intéressant du livre, celui dont la psychologie est la plus fouillée. Karen n'est pas parfaite. Elle est envieuse de la vie de ses voisins par exemple. Elle a des désirs sexuels pour un de ses voisins. Elle est tiraillée entre son mari, ses enfants et l'envie qu'elle a de donner libre court à ses pulsions. de même, partagée entre sa fidélité à la mémoire de sa meilleure amie et voisine Hanneke, retrouvée défenestrée, et sa volonté de découvrir la vérité, elle devra faire des choix…
    Malheureusement, les autres personnages sont bien moins fouillés et donc bien moins intéressants. L'histoire est prenante mais sans plus. le dénouement arrive mais sans grande surprise ce qui pour un polar est tout de même un peu dommage.
    En conclusion, un polar sympathique à l'écriture fluide donc qui se lit vite et bien mais qui n'est pas particulièrement mémorable.


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.com/2012/01/petits-meur..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par Aela, le 07 février 2012

    Aela
    Un thriller psychologique qui nous plonge dans un huis clos féminin, angoissant et "glamour". Karen, l'héroïne du livre, s'installe avec son mari dans une banlieue chic d'Amsterdam.
    Elle mène une existence paisible, partagée entre les enfants, les sorties avec ses amies et les soirées au "dîneurs club", club très sélect rassemblant plusieurs couples fortunés de cette belle banlieue.
    Ces citadins reconvertis à la vie de banlieue mènent une parfaite vie de bobos, et passent leur vie les uns chez les autres, avec des conséquences plus ou moins inéluctables qui en découlent comme les petites liaisons entre gens mariés.
    Toute cette existence bien lisse en apparence et digne de la série "Desperate Housewives" va bientôt se lézarder le jour où l'un des amis va être retrouvé mort chez lui, après après avoir incendié sa maison.
    Dès lors la jeune Karen, partagée entre sa vie calme de mère de famille et le désir irrépressible qu'elle éprouve pour son jeune voisin, va mener l'enquête pour découvrir la vérité sur la mort d'une de ses amies, qui a suivi de peu la mort de l'incendiaire.
    Un bon thriller, bien fouillé psychologiquement, qui nous montre un certain mode de vie.
    Bien sûr on peut regretter des situations parfois trop "convenues" mais cela s'accompagne d'un certain humour;
    Une bonne découverte de la littérature policière hollandaise que je ne connaissais pas du tout.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
  • Par marysedepe81, le 25 mai 2012

    marysedepe81
    Prix SNCF du polar européen
    Karen et Michel, lassés de la vie urbaine trépidante, s'installent dans une petite ville de la banlieue d' Amsterdam. Pour recréer leur vie sociale perdue, ils se lient à d'autres couples et forment un club de bobos qui passent leur temps à se recevoir.
    Jusqu'à la mort de l'un d'entre eux dans l'incendie de sa superbe maison!
    Sexe, drogue, alcool, tout contribue à faire de cette communauté de «desperate housewives»un vrai panier de crabes. Cette mort révèle alors les mensonges, les malversations et les adultères cachés sous les bonnes manières et le culte de l'argent.
    Un roman noir et caustique qui égratigne méchamment la « bonne société » des nouveaux riches !
    Un très bon moment de lecture à recommander.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 25 mars 2011

    Onclepaul
    Las de la vie urbaine, Karen et Michel décident de quitter Amsterdam et de s'installer dans un petit village proche de la capitale avec leurs deux enfants. Au début, tandis que Michel va travailler, Karen malgré son emploi à domicile s'ennuie un peu. Les premiers mois, ils reçoivent bien leurs amis, mais cela ne dure qu'un temps. Heureusement ce seront les enfants, comme bien souvent, qui établiront la liaison. Karen fait la connaissance de Hanneke, puis de fil en aiguille le cercle s'élargit. Bientôt ils seront cinq couples, ou considérés comme tel, des nouveaux riches, à se réunir les uns chez les autres pour boire, pour papoter, pour boire, pour faire la fête, pour boire. Une petite association dénommée le club des dîneurs. Entente cordiale assurée, sauf que parfois il y a de légers dérapages. La bonne humeur est de rigueur, même si unetelle n'apprécie pas les écarts de langages, les attitudes, les provocations d'une autre, même si les hommes se montrent parfois provocants, séducteurs, émoustillants, grivois, désirant comparer dans le pré d'à côté si l'herbe est aussi tendre que dans leur jardin. Un vernis de façade qui se craquèle, se fissure, se lézarde sous les insinuations, les petites trahisons, avérées ou non, les mensonges. Jusqu'au jour où tout bascule. Réveillée en pleine nuit par le téléphone Karen apprend que la maison de Babette et Evert est en train de brûler. Branle-bas de combat pour récupérer les enfants, des objets, savoir si les parents sont indemnes. Hélas non seulement Evert périt dans l'incendie, mais une lettre découverte dans sa voiture laisse supposer qu'il est à l'origine du drame. Depuis quelques temps il était en proie à une dépression, ce dont ses amis s'étaient rendu compte, ne pensant pas toutefois que cela pourrait tourner au drame. le jour de l'enterrement d'Evert, Hanneke se saoule, et disparaît. le lendemain elle est retrouvée, gisant sur le trottoir, tombée du balcon de sa chambre d'hôtel où elle s'était réfugiée. Accident, suicide, meurtre ? Toutes les hypothèses sont avancées.
    Une introspection dans le monde des nouveaux riches, des Bobos qui ont bobo. Saskia Noort met en scène avec finesse cinq couples, dont Karen la narratrice et son mari Michel, et dévoile peu à peu la vie intime de ses personnages. Installées dans un village pour fuir la ville, même si les maris se déplacent tous les jours pour rejoindre la capitale, ces cinq femmes cherchent à se créer leur monde, et non pas à s'intégrer. Un peu comme les coloniaux qui se réunissaient le soir dans leurs bungalows pour écluser leur whisky et parler du pays qu'ils avaient quitté pour amasser une fortune dont ils ne profiteraient pas. La tension monte progressivement, chacun regarde l'autre afin de déceler qui est le coupable potentiel, et les crises de nerf succèdent aux crises de rire. Karen, la dernière arrivée, se raccroche tant qu'elle peut, comme le lierre aux pans de murs qui se dégradent. Angoisse et sexe vont régenter sa vie même si elle tente de combattre les deux.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par manu17, le 23 janvier 2012

    Je ressentais comme de la colère et une pointe de déception. Evert jouait les troubles-fête en devenant fou. Sa crise laissait une vilaine éraflure sur notre vernis. Un mot s'imposait à moi, un mot qui, jusque-là, n'appartenait pas à mon vocabulaire. Je refusais de penser en ces termes. Avant de venir habiter dans ce village, de fréquenter ces gens-là, ce mot n'avait pour moi aucune signification. Mais une petite voix s'était insinuée dans mon esprit et elle murmurait obstinément : "Loser. Evert est un loser." C'était cette petite voix qui m'effrayait. Quel genre de femme étais-je devenu ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Aela, le 07 février 2012

    "Fais-moi confiance" marmonna Simon en m'embrassant, mais je ne pouvais plus chasser le dégoût qui s'était emparé de moi. Je me dégoûtais, tout comme la façon grotesque dont j'étais allongée, jupe relevée, le chemisier à moitié déboutonné, et lui aussi me dégoûtait, ses manières, sa comédie, la façon dont je m'étais laissé abuser, manipuler, nous, deux adultes, un père, une mère, cette lamentable tromperie.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Aela, le 07 février 2012

    Le jour où nous avons emménagé dans ce village, j'étais malade. Littéralement malade de peur. Je transportais des cartons de déménagement, je faisais du café pour les amis venus gentiment nous aider et, entre-temps, je vomissais en éclaboussant nos toilettes flambant neuves, puis, parcourue de frissons, je grignotais une biscotte dans l'espoir que mon estomac finirait par se calmer, que le sentiment de panique qui m'envahissait allait cesser.
    La décision de quitter Amsterdam, cette ville que nous adorions, pour privilégier la nature, le calme, les places de sationnement et la sécurité était mille fois plus angoissante que tous les choix que j'avais faits jusque là.

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par toto, le 11 mai 2010

    "Nous sommes une bande d'hypocrites. Nous ne cessons de nous flatter réciproquement et c'est pour cela que nous ne pouvons plus nous passer les uns des autres, mais il y a un prix à payer. Evert n'a plus voulu se prêter au jeu, alors nous l'avons rejeté. Voilà ce qui s'est passé!"
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Aela, le 07 février 2012

    - Des putes ces bonnes femmes. Elles sont peut-être encore pires que leurs mecs. Elles sont prêtes à tout pour des paillettes. Elles me font vomir, vraiment. Du moment qu'elles peuvent rouler en cabriolet, faire leurr shopping dans les beaux quartiers de la P.C. Hooftstraat et se prélasser au bord de leurs piscine dans le sud de la France!
    Ce que trafique leur bonhomme, elles s'en moquent. Et tu sais le pire?
    C'est que ce genre de nénettes sont présentées comme des stars dans les magazines.
    En première page, on ne voit que des blondes siliconées, qui ont pour seul mérite d'avoir mis le grappin sur un type bourré de fric.
    Avant, il fallait savoir faire quelque chose pour devenir célèbre, aujourd'hui il suffit d'avoir de l'argent, peu importe d'où il vient!
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Petits meurtres entre voisins par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (58)

> voir plus

Quiz