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ISBN : 2253155039
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 932 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Depuis Hygiène de l'assassin, elle est fidèle au poste ! Amélie Nothomb fait donc sa rentrée avec Cosmétique de l'ennemi. Au rythme – soutenu – d'un roman par an, on se demande bien comment elle peut encore nous surprendre. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 07 février 2013

    le_Bison
    Personne sur le quai. Esprit zen, visage serein, je profite de la quiétude du moment.
    La journée démarre sous les meilleurs auspices, les oiseaux pépient dehors. Manque plus que le soleil printanier et les minijupes des passantes pour combler mon bonheur. Assis sur un banc isolé, en plastique rouge clinquant si esthétiquement laid et inconfortable, j'attends la prochaine rame de métro. Elle ne devrait plus tarder maintenant que quelques congénères de mon espèce sont venus occupés de façon éparse quelques bribes du quai, encore désert il y a cinq minutes. le remède à ces attentes qui peuvent parfois s'avérer interminablement longues : un bon bouquin, petit format, passe-partout. Je décide alors de le sortir de ma besace, léger regard autour de moi juste pour m'assurer que le métro n'est pas sur le point d'arriver à quai. Commence alors ma lecture, tranquille, isolé du monde, seul dans mon monde. Un livre sur la cosmétique. Je sens déjà ces odeurs de parfum et de transpiration qui vont naviguer autour de mes récepteurs olfactifs, et émulent quelques étranges sensations entre rêverie et dégoût. Cela sent le musc frais, cela pue la vieillesse aigre, les effluves passent du doux à l'acide, du fruité à l'alcoolisé…
    « La cosmétique est la science de l'ordre universel, la morale suprême qui détermine le monde. Ce n'est guère ma faute si les esthéticiennes ont récupéré ce mot, ayant pour unique but de m'induire en erreur… »
    Par conséquent, aucun rapport avec la parfumerie, les crèmes de soins pour les mains, pour le visage, pour les pieds, pour le jour ou la nuit, ni avec la cire épilatoire… L'œil en coin, regard bref à ma gauche, puis sur ma droite. Un type s'est installé sur le fauteuil voisin. Il me regarde, me guette, m'observe, avec insistance même. Je n'ai pas l'impression de le connaître. Il semble vouloir entrer en communication avec moi. Surtout ne pas relever ma tête. Les yeux toujours rivés sur mon bouquin. Qu'est-ce qu'il me veut ?
    « - Qui êtes-vous donc ?
    - Mon nom est Texel. Textor Texel. »
    Et voilà qu'il se met à débiter sa litanie. Avec un accent hollandais, en plus. A part planter des tulipes, fabriquer du gouda ou boire de la Trappe de Koenigshoven sur une musique de Dave… A quoi peut bien servir un hollandais. Tout juste savent-ils jouer au football dans leur uniforme orange. Bon, il s'appelle Textor, et alors ? Est-ce que j'ai une tête à m'appeler Saturnin et à écouter les déboires d'un hollandais en tongs ? Non, moi tout ce que je veux, c'est lire mon bouquin, tranquille, pépère peinard. Et lui qu'il continue à m'emmerder avec ses histoires à dormir debout.
    « - Que me demandez-vous, au juste ?
    - de m'écouter.
    - Il y a des psy, pour ça.
    - Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désœuvrés tout disposés à m'écouter ? »
    Un discours en forme d'aveu. Il a des remords, ce pauvre type. Et moi qu'est-ce que je dois faire dans ces conditions. L'écouter avec compassion, lui apporter du réconfort, comprendre ses actes ? Mais, ce gars, il pense à moi, un peu, assis sur mon banc ? Je suis en train de lire mon roman, et il s'incruste dans mon univers. Il s'appelle comment, déjà ? J'ai oublié… ah oui, Textor Texel… et pourquoi pas Tyrannosaurus rex… Je ne sais même plus où j'en suis, moi, dans mon bouquin, avec l'autre abruti qui me cause sans cesse. Et pourquoi moi, d'ailleurs ? Voilà une bonne question. Pourquoi est-ce moi qu'il a choisi pour déclarer ses remords, comme si j'avais le pouvoir d'absoudre le moindre de ses péchés, comme si mon visage, si zen et serein du début, lui ouvrait le droit de venir m'importuner impunément. Je ne suis pas seul, ici, dans ce bas monde, sur ce quai de métro, de plus en plus bondé. Tout ça pour l'entendre discutailler sur des histoires de viol et de meurtre. Mais je vais appeler la Police, et qu'on en finisse ainsi ! Les autres passants me regardent maintenant, d'un air louche et méfiant. Ils ne se rendent pas compte de ce qu'il se passe. Ils ne voient pas les gouttes de sueur perlées sur mon front. Ils ne font rien contre cet importun malpoli et mal autrui. Mais, s'il vous plait, aidez-moi, ai-je envie de hurler ! Au risque d‘être pris pour un fou, ou pire un ivrogne aviné de bon matin.
    « - Oui, la vie est pleine de ces petits désagréments qui la rendent insane. Bien plus que les problèmes métaphysiques, ce sont les infimes contrariétés qui signalent l'absurdité de l'existence.
    - Monsieur, votre philosophie à deux francs cinquante, vous pouvez vous la… »
    Bon, OK, j'ai compris le message. Je ne vais pas m'énerver. Aujourd'hui n'est pas un jour pour lire. Je n'ai plus qu'à refermer mon bouquin, que je pressens captivant bien que prévisible. Je regarde une dernière fois la couverture, avant de le refourguer dans ma besace : Amélie Nothomb, « Cosmétique de l'ennemi » ! Je ne vais quand même pas me fracasser la tête contre le mur à cause d'un banlieusard venu emmerder son monde, juste pour le plaisir d'assouvir ses besoins de confessions impudiques.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=4558
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  • Par PiertyM, le 08 avril 2014

    PiertyM
    C'est le titre qui m'a attiré vers ce livre et je me disais là c'est le grand conflit qui m'attend où les antagonistes semblent être les plus rusés de la cosmétique. Je m'attendais à avoir de l'action sur action, du nouement au dénouement, du bondissement au rebondissement, le mouvement perpétuel des personnages et de leurs pensées face au danger… Mais non, c'est autre chose…Mes yeux sont restés bloqués sur les pages du livre sans qu'ils se reportent sur autre chose...puis au fond de moi je me demande quand finit cette scène pour laisser place à une scène…Beuh non, là c'est autre chose…Puis j'arrive à la page 138…Noir c'est fini… beuh moi je veux continuer…Puis je lève mes yeux et mon âme dit superrrrrrrrrr !!!!!!!!!!! C'est à ce moment que je me suis rendue compte que je venais de passer court moment de lecture avec ce livre plutôt une pièce de théâtre !
    C'est quand même conflictuel de s'en prendre à un conflit intérieur, mais la route de Amélie Northomb a été la plus simple et la plus limpide. Bravo !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 27 juin 2012

    Melisende
    Cosmétique de l'ennemi est le sixième titre de l'auteure que je lis, mais j'ai toujours la même appréhension lorsque je commence un livre d'Amélie Nothomb. Avec la demoiselle, c'est soit ça passe, soit ça casse et le juste milieu n'est pas de mise. D'ailleurs, je dis toujours la même chose dans l'introduction de mes chroniques « Nothombiennes », mais c'est vraiment le cas…
    Le pitch me tentait bien - comme souvent avec ses titres - mais, comme d'habitude, je me méfiais. J'ai trouvé la première partie intéressante bien qu'un peu… « mais où veut-elle en venir ? » « qu'est-ce que c'est encore que cette situation improbable ? »… mais tout s'éclaircit vers les deux tiers du texte et ça m'a plu ! Ce n'est peut-être pas mon Nothomb préféré mais c'est sans doute un de ceux qui me marqueront le plus !
    120 pages en police 14 (si ce n'est pas plus !), ça se dévore d'un coup, en une heure environ. le mieux c'est vraiment de l'avaler en une seule fois pour ne pas avoir de coupure dans le dialogue. de toute façon, le texte est conçu pour être lu d'une traite puisqu'il n'y a aucun chapitre ni saut de ligne, juste un gros bloc formé par le dialogue des deux protagonistes…
    Tout se déroule en quelques heures, dans le hall d'un aéroport, entre deux hommes qui semblent coupés du reste du monde. On assiste donc au dialogue entre les deux protagonistes, alors qu'ils sont bloqués au sol, en attendant leur vol retardé de quelques heures. L'un des deux, Jérôme August, homme d'affaire, tente tant bien que mal de poursuivre la lecture du livre qu'il a dans les mains alors que l'autre homme, Textor Texel, s'impose et lui tient la grappe, lui racontant son passé et ses premiers pas de meurtrier.
    Au début, autant agacé par cet énergumène louche que Jérôme August, le lecteur finit, comme ce dernier, par prendre goût aux propose de Textor Texel et attend la suite de l'histoire avec impatience ! Plus les pages défilent, plus le dialogue se complexifie et le postulat de base s'inverse petit à petit jusqu'à la révélation, finalement pas si extraordinaire que ça, mais bien amenée et qui entraîne une chute qui m'a plu.
    Amélie Nothomb place deux hommes dans un aéroport et parvient, avec si peu de choses, à mener un dialogue sur 120 pages sans temps morts et c'est plutôt réussi ! Peu d'éléments au départ mais finalement un texte plus « riche » qu'on aurait pu le penser…
    Si j'ai un petit reproche à faire à ce titre (et aux cinq autres que j'ai pu lire de l'auteure), c'est qu'Amélie Nothomb… se contente de faire du Amélie Nothomb ! Même format ou quasiment (entre 100 et 180 pages, en tout cas jamais plus de 200), même intrigue et personnages barrés… ça fonctionne bien, mais un jour, j'aimerais bien croiser l'auteure dans autre chose.
    Parce qu'au bout d'un moment, ça sent un peu la solution de facilité… les histoires qu'elle nous propose sont originales, certes, mais c'est du pur Nothomb ! A quand un peu de renouveau chez la Dame au chapeau ?

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/cosmetique-de-l-ennemi-de-..
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  • Par zorazur, le 03 mars 2012

    zorazur
    J'avais été très surprise du choix du professeur de français de l'un de mes enfants, qui avait inscrit à leur programme de lecture de l'année un roman d'Amélie Nothomb. Pourquoi, mais pourquoi faire lire Amélie Nothomb quand on a le choix entre Zola, Hugo, Stendahl, Camus, Sartre, Flaubert et j'en passe.
    Pour essayer de comprendre, j'ai donc lu un roman d'Amélie Nothomb. Celui-là. Et je n'ai toujours pas compris le choix du professeur de français.
    On en avait discuté, bien sûr. je n'aime pas laisser des questions sans réponse. Alors je m'étais entendu répondre :" Les jeunes ne lisent pas, de toutes façons, alors autant leur faire lire quelque chose de facile." Si, ils lisent, Madame. Et ils ne lisent pas que Harry Potter (quoique personnellement je sois une inconditionnelle de Harry Potter). Ils lisent et ils lisent encore plus quand ils on un professeur de français qui leur fat aimer les livres et les écrivains. D'ailleurs c'est justement le rôle d'un professeur de français ou je me trompe?
    (mais bon, c'est vrai que certains jeunes ne lisent pas du tout. Et ceux-là, j'avoue que je serais même prête à leur mettre entre les mains un livre de la collection Harlequin)
    Pour poursuivre sur le même sujet, je me souviens aussi d'une conversation avec un professeur de français de lycée professionnel, il y a quelques années. Je m'étais alarmée de ne voir aucune pièce classique au programme. Et là, je m'étais entendu répondre "De toutes façons, ils n'y comprendraient rien. N'oubliez pas qu'on est dans un lycée professionnel" Il fallait donc en déduire, si l'on suivait le raisonnement de professeur, qu'un élève de lycée professionnel n'a pas droit à la beauté. Autant de monstruosité m'avait rendue muette.
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    • Livres 4.00/5
    Par BenoitD, le 13 juin 2012

    BenoitD
    Ce que j'aime beaucoup chez Amélie Nothomb, c'est qu'elle est concise. Ce roman fait 120 pages et tout y est dit; il n'y a rien à ajouter.
    Une histoire toute simple: un homme, Jérôme Angust, à l'aéroport attend son avion en retard. Soudain un inconnu l'interpelle, lui parle sans arrêt. Cet importun s'appelle Textor Textel. Déjà ce nom est extraordinaire, une subtile allitération en t, en x, propice au bégaiement. Pendant longtemps, j'ai cherché ce qui se cachait derrière ce nom mais finalement j'ai abandonné sans trouver. Si vous avez la clé, je suis preneur.
    Textor Texel harcelle Jérôme, l'empêche de lire et assez vite (oui, il n'y a que 120 pages), le ton monte. Il est clair que nos deux protagonistes ont un point commun: une femme. S'ensuit des anecdotes choquantes sur le passé de cette femme.
    Le texte est n'est quasiment composé de dialogues ce qui augmente considérablement le rythme alors que l'action se limite à un sinistre hall d'aéroport. Mais quelle verve, quel face à face: d'un côté Jérôme, sobre mais ironique et de l'autre, Texel, provocateur, vindicatif et exubérant. Amélie Nothomb nous apporte ici toute les qualités de sa plume: acide, corrosive, ironique, directe... Il y a même quelques passages d'anthologie.
    Ce court roman est une véritable leçon d'écriture. Tout y est calculé: le rythme, les dialogues, la divulgation des secrets se fait au compte-goutte afin de ne laisser aucun répit au lecteur. Tout nous pousse, nous lecteurs, à dévorer ce livre d'un coup. En un mot: EFFICACE. Comme quoi, nul n'est besoin d'écrire des romans-fleuves pour faire un grand moment de littérature.
    Parmi les autres romans d'Amélie Nothomb, il fait partie de mes préférés tout comme "L'Hygiène de l'assassin", "Les Catilinaires", "Acide sulfurique"... le seul qui ne m'ait pas convaincu, jusqu'à présent, reste "Le Robert des noms propres" mais tout est une question de goût voire de moment de lecture.

    Lien : http://guidelecture.blogspot.be/2012/06/cosmetique-de-lennemi.html
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Citations et extraits

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  • Par Anis0206, le 20 juillet 2014

    _vous avez de la chance . Moi je suis incapable de lire dans un lieu public.
    "et du coup il vient perturber ceux qui en sont capable" soupira intérieurement Angust.

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  • Par mety, le 21 juin 2012

    "- je crois en l'ennemi. Les preuves de l'existence de Dieu sont faibles et byzantines, les preuves de son pouvoir sont plus maigres encore. Les preuves de l'existence de l'ennemi intérieur sont énormes et celles de son pouvoir sont écrasantes. Je crois en l'ennemi parce que, tous les jours et toutes les nuits, je le rencontre sur mon chemin. L'ennemi est celui qui, de l'intérieur, détruit ce qui en vaut la peine. Il est celui qui vous met en lumière votre bassesse et celle de vos amis. Il est celui qui, en un jour parfait, vous trouvera une excellente raison d'être torturé. Il est celui qui vous dégoûtera de vous-même. Il est celui qui, quand vous entreverrez le visage céleste d'une inconnue, vous révélera la mort contenue en tant de beauté.
    - N'est-il pas également celui qui, quand vous êtes en train de lire dans la salle d'attente d'un aéroport, vient vous en empêcher par son accablante conversation ?
    - Oui. Pour vous, il est cela."
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  • Par bykiss, le 02 février 2011

    - Si vous aviez tant besoin de mourir pour expier, pourquoi ne vous suicidiez-vous pas ?
    - Quel est ce charabia romantique ? D'abord, je n'avais pas besoin de mourir, j'avais besoin d'être tué.
    - Cela revient au même.
    - La prochaine fois que vous aurez envie de faire l'amour, on devrait vous dire : " Masturbez-vous. Cela revient au même. "
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  • Par le_Bison, le 25 février 2012

    - Que me demandez-vous, au juste ?
    - De m’écouter.
    - Il y a des psy, pour ça.
    - Pourquoi irais-je chez un psy quand il y a des aéroports pleins de gens désœuvrés tout disposés à m’écouter ?

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  • Par 2605, le 15 septembre 2012

    _ Textor Texel...Avec le temps, quand on s'est habitué à prononcer ces sons sans complexes, on cesse de les trouver discordants. Il y a même, en fin de compte, une certaine beauté phonétique à ce nom singulier: Textor Texel, Textor Texel, Textor ...

    _ Vous allez encore vous gargariser longtemps?

    _ De toute façon comme l'écrit le linguiste Gustave Guillaume:" Les choses qui plaisent à 'loreille sont celles qui plaisent à l'esprit."

    _ Que peut-on faire contre les gens de votre espèce? S'enfermer aux toilettes?

    _ Cela ne servirait à rien, cher monsieur. Nous sommes dans un aéroport: les toilettes ne sont pas isolées phoniquement. Je vous accompagnerais en ces lieux et continuerais à vous parler derrière la porte.

    _ Pourquoi faites-vous ça?

    _Parce que j'en ai envie. Je fais toujours ce dont j'ai envie.

    _ Moi, j'ai envie de vous casser la gueule.

    _ Pas de chance pour vous : ce n'est pas légal. Moi, ce que j'aime dans la vie, ce sont les nuisances autorisées. Elles sont d'autant plus amusantes que les victimes n'ont pas le droit de se défendre.
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Rencontre avec Amélie Nothomb pour son nouveau livre "La nostalgie heureuse"
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