ISBN : 2226188444
Éditeur : Albin Michel (2008)


Note moyenne : 2.95/5 (sur 255 notes) Ajouter à mes livres
« Le fait du prince » Un homme vole l’identité d’un inconnu. « Il y a un instant , entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    La rentrée littéraire est toujours synonyme de "nouveau roman de Nothomb". Alors, Amélie, on l'aime ou on l'aime pas. On peut la trouver inégale d'une année à l'autre. Pour ce titre, je dirais plutôt inégale dans le récit. le lecteur est happé dans une histoire tordue : Que feriez-vous si votre convive venait décéder chez vous lors d'un repas?Que se passe-t-il quelques pages plus loin, un inconnu vient mourir dans le living de notre héros, Baptiste. Panique à bord!Nous suivons alors la démarche méticuleuse de ce dernier, qui va finalement entrer dans la peau de ce mort. Il abandonne sa vie pour une autre.L'histoire démarre au quart de tour, l'écriture de Nothomb se lit aussi agréablement que la dégustation d'un croissant et l'intrigue est prenante. Par contre la fin...m'a laissée sur ma faim!Je m'attendais à une chute un peu plus percutante, abrupte.Les habitués de l'auteur belge iront de leur petit mot. Certains vont aimer, d'autres détester... mais y reviendront toujours.Le mystère Amélie attire toujours le lecteur.Pour un premier pas dans son univers, je proposerais de découvrir Amélie Nothomb par un autre de ses titres, tels qu'Hygiène de l'assassin, Mercure ou Cosmétique de l'ennemi.Albin Michel, 2008, 169 pages.3 étoiles
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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 27 novembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    J'ai abandonné Amélie Nothomb il y a déjà quelques romans. J'ai lu presque tous ses livres avec plaisir mais à un moment, j'ai été lassée de ces lectures de trois minutes trente. Pourtant, l'envie est revenue. Au moins pour une fois.
    Baptiste Bordave est un homme d'une quarantaine d'années que l'on peut qualifier de quelconque. Pourtant, il va se retrouver dans une drôle de situation. Un homme vient frapper chez lui pour lui emprunter son téléphone, sous prétexte que sa voiture est en panne. Baptiste lui ouvre et voilà que cet homme fait une crise cardiaque après avoir composé le numéro de téléphone. La scène est d'autant plus troublante pour Baptiste car la veille à une soirée, un homme lui donnait un conseil au cas où, un jour, un homme venait à mourir chez lui.
    Le conseil est de prendre un taxi et de faire constater le décès à l'hôpital. Mais dans la tête de notre homme, c'est un autre plan qui se dessine. En fouillant dans ses papiers, il découvre qu'il s'appelle Olaf, qu'il habite Versailles et qu'en plus, il possède une voiture de luxe. le choix est vite fait !
    Cependant, le choix ne semble pas motivé par tout cet argent mais plus par besoin de changer de vie tout simplement. Dès le début du roman, on comprend vite que Baptiste Bordave n'est pas une personne dont on remarquera l'absence rapidement. Il fait partie de ces personnes qui semblent inexistantes.
    La suite c'est du Amélie Nothomb tout craché ! Certes, les évènements changent mais les sensations sont toujours les mêmes. J'ai même parfois l'impression de voir le même personnage. Inlassablement. Alors oui, c'est sympa pour une petite lecture un après-midi mais sans plus.
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  • Par letteratura, le 09 décembre 2011

    letteratura
    Encore un livre très court qui peut se lire en une traite si on a le temps ! C'est mon troisième Nothomb et j'avoue que mon avis est assez mitigé !
    L'écriture est assez sympathique, parfois même drôle, mais toujours décalée et c'est ce ton que j'ai aimé, on dirait que l'auteur a mis de la distance pour écrire, ça fait un résultat assez surprenant. On voit qu'elle a pris du recul en écrivant ce livre, je n'arrive peut être pas à l'expliquer mais il y avait un gout de distance dans cette écriture qui m'a vraiment plu ! Malgré le “je”, on sent que le personnage a du recul !
    L'histoire est assez particulière, puisqu'on tombe dans le bain sans avertissement puisque la quatrième de couverture ne dévoile rien ou presque rien pour ceux qui pourront y comprendre quelque chose. Mais sinon, on se prend sur la tête la première phrase qui nous surprend immédiatement par son absurdité, puisque la première phrase est :
    “ - SI un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l'hôpital avec cet ami qui a un malaise. le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l'appui, que l'individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix. “
    Vous voyez ?? Eh bien avec une première phrase de la sorte, on se demande vraiment à quel genre de livre on a affaire, mais par la suite, on découvre la raison de ce court chapitre d'introduction. Je pense que l'auteur a vraiment des bonnes idées de mettre cette phrase au début, cela permet au lecteur de se demander ce qui va continuer et aussi de frapper le lecteur par son style décalé.
    Donc, un bon début qui continue par une histoire loufoque qui se passe chez le personnage principale Bordave, il ne sait pas quoi faire et ainsi, il décide de changer d'identité et de laisser son identité de Bordave. Ainsi, il va essayer de s'intégrer dans un personnage.
    Cette quête est le but du livre, et je pense que c'est une idée fabuleuse qu'à trouver l'auteur puisqu'elle est amusante, on se demande comment va-t-il pouvoir faire comme s'il était quelqu'un d'autre, comment il va lâcher son autre vie… Pleins de questions qui nous permettent de continuer la lecture très agréable de ce Nothomb.
    Ainsi, le personnage principal vit des aventures très étrange, puisqu'au premier abord, on ne comprend pas la raison des agissements des autres personnages. Mais par la suite, l'auteur nous donne sa réponse qui nous satisfait et nous surprend ! C'est vraiment un livre loufoque !
    Pourquoi avais-je dit un avis mitigé ??? Eh bien, la raison est que ce roman est trop court, donc l'auteur ne prend pas le temps de donner des détails qui peuvent paraitre insignifiants pour elle, mais qui rend le texte davantage réaliste, puisqu'ici, on dirait se trouver sur une autre planète. J'ai ressentis ce livre comme un résumé court d'une longue histoire, donc voilà ma déception, qui a été ressenti par de nombreux autres blogueurs ! C'est dommage, elle avait vraiment un sujet intéressant !
    J'ai ressenti ce livre comme un hymne au champagne, je pense sincèrement que l'auteur apprécie le champagne pour créer un personnage féminin qui adore boire du champagne à tout moment ! Je vois sur internet que mon affirmation sur son gout du champagne n'est pas une imagination, donc elle avait vraiment bien fait ressortir le champagne dans son livre au moment où on ne l'attend pas vraiment !
    Donc, un bon livre qui parle d'usurpation d'identité à la façon “gentille” puisqu'il n'y a aucun problème puisque celui qui est usurpé est mort ! Bonne lecture !!

    Lien : http://litteraire-en-herbe.blogspot.com/2011/12/le-fait-du-prince-am..
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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 24 mai 2009

    Seraphita
    Au cours d'une soirée où il est reçu, Baptiste Bordave, 39 ans, participe à une étrange conversation avec un invité qui le met en garde sur le fait que si un invité meurt inopinément chez soi, il ne faut surtout pas appeler la police, de peur d'être soupçonné. Or, le lendemain, un homme sonne chez Baptiste Bordave, demandant à téléphoner car sa voiture est en panne tout comme la cabine téléphonique la plus proche ; en composant le numéro, l'individu s'effondre, et meurt. Bordave, influencé par le conseil de la veille décide de ne pas prévenir les secours, puis, après maintes cogitations, d'usurper l'identité de l'individu. Ce dernier s'appelle Olaf Sildur, il est de nationalité suédoise, a 39 ans (comme Bordave) et vit à Versailles. S'engage alors une nouvelle vie pour Olaf Sildur…
    Un roman qui aborde les thèmes de l'identité et de son usurpation, de la vie à réécrire, à recommencer sur une table rase, de l'immoralité. Nous accompagnons Olaf Sildur dans sa nouvelle vie, sa « page vierge » (p. 170) à conquérir et nous nous surprenons à nous identifier à lui, allant jusqu'à accepter son immoralité. Une réserve cependant : le lecteur qui attend une intrigue policière sera déçu. Il faut davantage se laisser porter par les états d'âme d'Olaf Sildur si l'on veut être séduit par ce livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 25 août 2008

    Giwago
    Je suis, bien évidemment, fan d'Amélie. J'attends toujours avec une immense impatience son nouveau livre. Impatience teintée d'appréhension : j'ai toujours un peu peur d'Amélie, peur qu'elle ne me déçoive. Touché Amélie, je n'ai pas été déçu, bien au contraire.
    L'écriture est toujours aussi fine et subtile. L'histoire est à la fois très simple – l'envie de changer de vie – et toujours aussi alambiquée. Qui ne s'est jamais interrogé sur sa vie ? Et qui, à un moment donné n'a pas eu envie de changer cette vie, pensant que le sort du voisin est bien meilleur que le sien ? Cela m'est déjà arrivé. Amélie a couché ce fantasme sur papier, et assez efficacement je dois dire.
    Amélie me fait aussi toujours très peur en ce qui concerne les fins de ses romans, beaucoup se sont révélées très décevantes (la pire fin en la matière est celle de Robert des noms propres) et gâchent un peu le plaisir que j'ai à lire ses écrits. Dans le cas présent la fin du livre est d'une facture très classique, ni très surprenante, ni décevante… Juste classique. Par contre j'ai été déçu par deux choses : c'est bien une des premières fois qu'Amélie ne donne pas à ses personnages des prénoms tordus (finalement Olaf et Sigrid sont assez classiques), et les livres de Miss Nothomb sont désespérément trop courts… A quand un pavé de mille pages Amélie ?
    Dans un livre chacun y voit ce qu'il veut voir et y trouve des allusions qui lui correspondent. Dans celui-ci j'ai trouvé un clin d'œil personnel, et la personne concernée se reconnaîtra : visiblement le Gevrey-Chambertin me poursuit…
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Citations et extraits

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  • Par artemis, le 06 août 2010

    En vérité, dans les musées, mon unique centre d'intérêt était le comportement de mes parents. Et leur commentaire invariable, au retour, en voiture : "Ca fatigue, ces expositions, mais on est contents que les enfants l'aient vue. Baptiste l'a trouvée magnifique." La culture repose sur un malentendu.
    Bref, si les musées m'avaient simplement ennuyé, je ne les aurais pas détestés. Je n'ai rien contre l'ennui, mais s'ennuyer en se sentant obligé de manifester de l'intérêt, quelle plaie
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  • Par MarieAlice, le 06 février 2011

    -Vous n'êtes pas ivre, Sigrid?
    -Je le suis. Je sais que cela ne se voit pas.
    -A' quoi peut-on savoir que vous êtes saoule?
    -Quand je le suis, je cesse d'avoir peur.
    -Peur de quoi?
    -Aucune idée. J'ai tout le temps peur, je crois que cela fait partie de la vie.
    -Et seul le champagne dissipe cette peur. Le champagne contient de l'éthanol qui est le meilleur détachant. Il faut en conclure que la peur est une tâche. Buvons, Sigrid, pour nous en laver.
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  • Par KDO, le 02 septembre 2009

    Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l’hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l’appui, que l’individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix .
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  • Par Marsup, le 09 août 2010

    - Quand on est tout petit, on ne parvient pas à garder un secret. C'est une étape de la croissance, comme le fait de devenir propre. Si on y réfléchit, c'est peut-être lié. Dans ces deux domaines,j'ai été tardif. A l'âge de neuf ans,j'ai vécu mon dernier échec dans ce domaine.J'avais bien remarqué mon retard et je voulais prouver quej'avais atteint cette continence. Mes parents me cachaient quelque chose, de peur que je le révèle à ma grande soeur. Je me suis mis dans une colère noire. 'Dites le moi, vous verrez bien que je peux me taire.' De guerre lasse, ma mère m'a murmuré à l'oreille : 'Ta soeur va recevoir un piano pour son anniversaire.'
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  • Par MarieAlice, le 06 février 2011

    -Le champagne est le meilleur repas, dit-elle.
    -Vous voulez dire la meilleure boisson pour accompagner un repas? repris-je, très Français voulant enseigner les subtilités de la langue.
    -Non. Vous voyez, je ne dîne pas. Le champagne, c'est boire et manger.
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Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011
Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.



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