ISBN : 2226193936
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3.07/5 (sur 168 notes) Ajouter à mes livres
« Il n'y a pas d'échec amoureux. »

Zoïle est tombé amoureux de la douce Astrolabe, mais la jeune femme consacre tout son temps à Aliénor, une romancière géniale quoique légèrement attardée. Par dépit, il décide de détourner un avion et de l'envoyer percut... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (34)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Pasdel, le 29 décembre 2011

    Pasdel
    J'avais déjà lu "Hygiène de l'assassin" du même auteur et ce livre m'avait laissé une sensation de bâclé ( la victoire de Nina est trop facile vu le caractère et la personnalité de TACH).
     Cette frustration m'avait jusqu'ici découragé dans lire un autre,de peur de rester à nouveau sur ma faim.
     Ce petit me réconcilie avec l'auteur:en jouant sur cet amour compliqué entre deux personnes,en prenant le lecteur à contresens avec "l'illogisme" de cet auteur autiste,Amélie Nothomb peut alors laisser libre cours à sa plume (plus rien ne peut surprendre le lecteur?).
    Un petit roman facile à lire qui nous interroge sur les relations triangulaires des personnages,quel amour est le plus important: l'amour de son prochain (Aliénor) ou l'amour "physique" (Zoîle).
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par madamecharlotte, le 21 février 2010

    madamecharlotte
    Et hop le Nothomb annuel est arrivé ! Comme l'an dernier avec Le fait du prince, mais dans une moindre mesure je suis déçue par son nouveau roman. Ayant lu tous ses précédents romans en poche, chaque année depuis 2005 je me fais une joie de la retrouver, mais depuis l'incompréhensible roman de 2008 Nothomb remonte à peine la pente de la facilité et de l'insignifiant.
    J'ai retrouvé son style que j'aime et son humour pince-sans-rire, arrosés d'une bonne dose d'auto-dérision, le tout au service d'une histoire d'amour qui finit mal sans avoir vraiment pu commencer. le narrateur s'apprête à détourner un avion, pour des raisons purement personnelles, liées à son échec amoureux (qui d'ailleurs n'en est pas un comme expliqué dans le livre).
    De fil en aiguille le héros au prénom improbable nous dévoile le pourquoi du comment de sa terrible décision.
    Les personnages sont insolites et le bon goût n'a pas sa place ici, et du coup l'hypocrisie non plus. C'est politiquement incorrect, le narrateur se moque de la pauvre neuneu qui fait office d'écrivain et qui monopolise l'attention de sa bien-aimée. On frise l'humour noir et ça fait du bien.
    De nombreuses allusions aux précédents romans d'Amélie Nothomb parsèment le récit. L'auteur n'hésite pas à se moquer d'elle-même en faisant dire à son personnage qu'il apprécie d'échapper à « la bobine de l'écrivain en gros plan sur la couverture« , et j'en passe.
    L'histoire est très courte, la fin ouverte, on n'en saura pas plus sur le projet de détournement d'avion, mais on sait dès le départ que tel n'est pas le but du récit.
    Un roman sympathique mais vraiment trop court, et trop peu rempli pour compenser sa brièveté.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lhucy7, le 20 juillet 2011

    lhucy7
    Mon 1er Nothomb...
    Dès les premières pages j'ai su que quoi qu'il adviendrait, ça ne serait pas le dernier. J'ai découvert un style d'écriture bien particulier et très plaisant. de l'ironie, de la surprise là où on ne s'y attend pas, même si Nothomb a une certaine réputation qui la précède... bien entendu.
    Pour ce qui est du livre... court... 130 pages environ mais pas de déception pour autant, je décrirais ce livre comme un récit original et "intelligent" sur un sujet finalement vu, vu et revu (ou lu, lu et relu), ce qui expliquerait peut-être la déception de certains lecteurs, adeptes de l'univers nothombien.
    Donc l'histoire, finalement, n'est "qu'une" histoire d'amour...
    Bref un amour impossible, entre un homme un peu trop conscient et une femme un peu trop morte... oui je l'ai trouvé molle cette Astrolabe, peut-être même plus que la "neuneu" d'écrivain: Aliénor.
    Je m'explique :
    on a d'un côté Zoïle, un homme qui ne doit pas être complètement idiot et qui fait preuve d'un minimum de conscience dans un monde où la plupart des gens en sont dénués mais un homme qui pour tenter de survivre dans ce monde, devient finalement lui-même le cliché de l'incompris, de l'éternel insatisfait complètement perché qui tombe amoureux de l'idée qu'il se fait de l'Amour et qui se rue donc vers l'échec quoi qu'il arrive.
    de l'autre côté, on a Aliénor, une écrivain douée, goinfre à souhait qui est autiste et donc peu bavarde mais très observatrice dont la vie est intimement liée à celle d'Astrolabe, la scribe des temps modernes, toute entière dévouée à l'artiste, toute entière dévouée à une vie qui ne lui appartient pas et tellement heureuse de contribuer... de simplement contribuer à quelque chose qui s'approche de l'esquisse d'un accomplissement.
    La belle et la bête d'un côté et le fou de l'autre.
    Zoïle craque pour la belle Astrolabe, femme un peu creuse mais pleine de potentiel.
    Oui... j'ai vu dans ses yeux à elle, une tristesse qui m'a conquise, j'ai vu dans ses yeux un dévouement qui allait au-delà du "simple" don de soi.
    Astrolabe m'est apparue bien plus comme l'autiste de l'histoire qu'Aliénor, de par son discours, son attitudes et son regard sur le monde.
    Astrolabe... ou une femme qui devrait se chercher mais qui a renoncé, une femme qui s'est trouvé une place et qui compte la garder quoi qu'il lui en coûte, de peur de déborder, de ne pas bien faire, de ne pas savoir agir autrement que comme elle le fait déjà.
    La saison choisie par l'auteur se révèle parfaite, chaque personnage reste figé dans ses décisions et dans son rôle.
    C'est comme si en entrant dans le livre on entrait dans une reconstitution... ce qui est le cas mais d'habitude quand un livre nous fait entrer dans ce type de récit, lors du flash back il nous intègre à l'histoire, nous y plonge entièrement afin que l'on vive et découvre avec les personnages ce qui se passe dans le passé en le vivant au présent...
    Or dans ce livre, la sensation de reconstitution des événements est permanente et donne une ambiance bien particulière au récit, comme si nous étions face à des statues de glace qui s'animeraient un instant pour l'illusion puis retourneraient à l'immobilité.
    Comme si tout n'était qu'un mirage, comme si tout n'était que le film de sa vie...
    Oui, car Zoïle est déçu par Astrolabe donc il va détourner un avion et le faire s'écraser en plein Paris...

    Lien : http://myopenbook.over-blog.fr/article-le-voyage-d-hiver-amelie-noth..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 27 septembre 2009

    Seraphita
    Zoïle écrit ses mémoires à quelques heures de faire exploser en vol un avion. C'est par amour pour Astrolabe qu'il s'apprête à faire ce geste. Il a rencontré cette jeune femme alors qu'il lui rendait visite pour un bilan isolation et chauffage dans le cadre de son travail à EDF. Astrolabe partage son existence aux côtés d'Aliénor, un écrivain de renom attardée. Mais Aliénor se révèle un tiers encombrant dans son idylle amoureuse avec Astrolabe. Une solution se fait jour chez Zoïle pour circonvenir l'intruse…
    Un Nothomb bien décevant cette année. J'ai trouvé que l'histoire était singulièrement banale, une histoire d'amour au goût d'inachevé, marquée par le côté glacial de l'appartement d'Astrolabe. Quelques petites fantaisies ponctuent le récit, tel l'épisode du voyage psychédélique qui permet de mettre hors jeu Aliénor, tout en faisant vivre aux deux amoureux une aventure inoubliable. La qualité d'écriture compense la fadeur de l'histoire. Un Nothomb vite lu, vite oublié également…
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 17 septembre 2011

    MissSugarTown
    J'ai toujours adoré tous les livres de cette auteur et en lisant celui-la je ne pouvais que me demander comment autant de personnes peuvent ne pas aimer Nothomb. Je crois qu'il faut être un peu en colère, avoir une force particulière, être vif d'esprit, très philosophe, être un enfant traumatisé un minimum et un adulte rebelle, estimant qu'il n'a rien à perdre dans cette vie, pour pouvoir la comprendre, l'apprécier à sa juste valeur et l'adorer.
    J'ai adoré ce livre, plein de moments de génie, je regrette qu'elle écrive des romans aussi courts, je lirai bien un livre de 3000 pages s'il est écrit par elle, mais je ne lui en veux pas, je comprends qu'on puisse s'arrêter d'écrire, parce qu'on trouve que c'est parfait comme ça, et qu'on préfère ne pas prendre de risque et gâcher la beauté parfaite du texte. Oui, je prends cette affaire à titre un peu trop personnel. Et je me goure sans aucun doute. Enfin, passons.
    J'adore cette femme. Oui, je crois que je vais le répéter tout au long de ma chronique. J'adore qu'elle s'intéresse toujours aux cas spéciaux de la société, du genre humain, du comportement humain... etc. Chaque livre est un moment inédit, où elle attire souvent notre attention sur des choses qui nous passent sous le nez, j'adore comment elle analyse et essaie de comprendre la vie.
    L'histoire de ce livre, est une histoire d'amour, un peu pathétique, un homme amoureux mais non aimé en retour décide de commettre un Attentat... Quelques heures avant le vol, il décide de réécrire sa vie, une dernière mise au point avec lui-même. Evidemment, chaque personnage est spécial, tout comme moi, Nothomb n'en a rien à faire de l'ordinaire, tant que nous baignons dedans.

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/07/le-voyage-dhiver-ame..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (39)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Zazette97, le 13 octobre 2009

    Il n'y a pas d'échec amoureux. C'est une contradiction dans les termes. Eprouver l'amour est déjà un tel triomphe que l'on pourrait se demander pourquoi l'on veut davantage. p.56
    Citation de qualité ? (33 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 28 décembre 2011

    Je songe que dès 14 heures, mettons 14 h 30, vu les sempiternels retards, mes agents s’appelleront CNN, AFP, etc. La tête de ma belle-sœur ce soir devant le 20 heures. « Je te l’avais bien dit que ton frère était un malade ! » J’en suis assez fier. Grâce à moi, Alicia regardera une autre chaîne que MTV pour la première fois de sa vie. On m’en voudra quand même.
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    — C’est tellement beau, chuchota-t-elle.
    — Pourquoi parles-tu à voix si basse ?
    — Parce que c’est si beau que c’est forcément un secret.

    Citation de qualité ? (14 votes positifs)
  • Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    Dans les aéroports, quand je passe à la fouille, je m’énerve, comme tout le monde. Il n’est jamais arrivé que je ne déclenche pas le fameux bip. Du coup, j’ai toujours droit au grand jeu, des mains d’hommes me palpent de la tête aux pieds. Un jour, je n’ai pas pu m’empêcher de leur dire : « Vous croyez vraiment que je veux faire exploser l’avion ? »
    Mauvaise idée : ils m’ont forcé à me déshabiller. Ces gens n’ont pas d’humour.
    Aujourd’hui, je passe à la fouille et je m’énerve. Je sais que je vais déclencher le fameux bip et que des mains d’hommes vont me palper de la tête aux pieds.
    Or je vais vraiment faire exploser l’avion de 13h30.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Morgouille, le 07 septembre 2009

    J’écoutais en boucle La Jeune Fille et la Mort de Schubert pour être sûr de souffrir encore plus fort. Et regrettais de ne pas fumer : se consumer les poumons en même temps que le reste rend la douleur plus cohérente. Hélas, chaque fois que j’essayais de griller une cigarette, je trouvais ça aussi difficile que piloter un avion.
    Ce que je viens d’écrire est idiot : piloter un avion est beaucoup plus facile que fumer. Déjà, c’est moins interdit. Nulle part il n’est inscrit : « Ne pas piloter d’avion. » Quand on rencontre quelqu’un, si on précise qu’on est fumeur, l’autre fronce les sourcils ; si on avance qu’on est pilote de ligne, l’autre vous regarde avec considération.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (38)

Videos de Amélie Nothomb

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Amélie Nothomb


Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011
Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le voyage d'hiver par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (341)

> voir plus

Quiz