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ISBN : 2253141704
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.48/5 (sur 1083 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Émile, ancien professeur de latin et de grec, se retire avec sa femme Juliette dans une maison paradisiaque, éloignée de tout, avec la certitude d'y couler des jours heureux. Au bout d'une semaine d'éblouissements et de bonheur absolu, voici qu'on so... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 31 octobre 2012

    cicou45
    Emile et Juliette Hazel sont un couple de retraités partis s'installer à la campagne afin de pouvoir enfin profiter du calme absolu, sans aucune contrainte, sans voisinage si ce n'est un vieux médecin et sa femme qui habitent la maison d'à côté.
    Ils avaient donc pensé à tout pour enfin pouvoir profiter de la vie comme bon leur semblerait mais ils étaient loin de s'imaginer qu'en emménageant dans "La Maison" (comme ils se plaisent à l'appeler tant celle-ci remplit tous leurs souhaits) deviendrait vite pour eux, avec cette unique maison proche de chez eux, un enfer. Palamède Bernardin, le médecin propriétaire de cette dernière est un homme rustre, qui, au début, en leur rendant une première visite banale, que l'on pourrait considérer comme une banale visite de courtoisie entre nouveaux voisins, vient petit à petit s'incruster chez eux, tout les jours, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi, ne leur faisant absolument aucune conversation et répondant seulement à leurs questions par "oui" ou par "non".
    Qui est réellement cet étrange personnage, qui les répugne de par son apparence effrayante et leur empoisonne la vie ? Quel est le sens de ses visites quotidiennes et pourquoi s'obstine-t-il à laisser sa femme toute seule chez eux ?
    Un livre étrange, dont je n'ai jamais trop su quoi penser jusqu'à la toute dernière ligne. J'ai par moments été indignée par la description que fait Amélie Nothomb de ses personnages, le médecin et sa femme, qui sont obèses, certes mais qu'elle décrit comme étant des monstres. Puis, au fil de ma lecture, j'ai découvert qu'elle voulait inspirer en réalité au lecteur, non pas du dégoût ou de la pitié, mais au contraire, de l'empathie et leur faire comprendre que ces deux êtres, avec leurs "anormalité" n'en demeuraient pas moins des êtres pensants mais surtout des êtres souffrants. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par jeunejane, le 22 juin 2015

    jeunejane
    Emile Hazel, ancien professeur de philologie classique, choisit de s'établir avec sa femme Juliette dans une maison de rêve, isolée dans une clairière. Ils forment un couple joyeux et fusionnel.
    Tout s'annonce bien.
    C'est sans compter sur le voisinage de Palamède Bernardin, un médecin très étrange qui vient s'installer chaque jour dans leur maison de quatre à six heures de l'après-midi.
    Le livre commence par un paragraphe qui signale qu'on ne se connaît pas soi-même et se termine par la même constatation. On se croirait dans le questionnement proposé par Socrate.
    L'auteure nous offre une oeuvre magistrale, très riche philosophiquement avec, en toile de fond, les discours de Cicéron : "les catilinaires" qui aboutissent à la mort de Catilina.
    C'est très habilement mené et pas ennuyeux du tout avec, oserais-je le dire de l'humour noir.
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    • Livres 4.00/5
    Par ladesiderienne, le 25 juillet 2015

    ladesiderienne
    CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (8/8)
    Prix Jean Giono -Jury- 1995
    Dans son gant de velours, la main d'Amélie Nothomb trempe sa plume dans le venin et je crois que c'est ce qui fait son charme à mes yeux. Même si parmi les quelques romans de cette auteure que j'ai lus, "Les Catilinaires" n'est pas mon préféré, j'en ai apprécié l'audace indiscutable.
    Emile et Juliette, l'heure de la retraite ayant sonnée, décident de s'établir en pleine campagne, pour finir leurs jours dans la plus grande tranquillité et pour continuer à profiter pleinement de leur amour qui dure depuis leur 6 ans. Ils ont enfin trouvé la Maison de leurs rêves. Tout se déroule pour le mieux jusqu'à la visite de leur seul et unique, mais ô combien encombrant voisin et de sa non moins encombrante épouse, Palamède et Bernadette Bernardin.
    Les visites de cet inopportun personnage peu disert sont l'occasion au début, pour Emile et Juliette, quand ils parviennent à surmonter leur agacement, de philosopher sur la vie et sur l'être humain. Ancien professeur de latin et de grec, Emile excelle dans la réflexion philosophique. Juliette, quant à elle, est plus sentimentale et pourtant son amour du prochain va être soumis à rude épreuve. Le lecteur va voir comment 65 années de bonne éducation peuvent être réduites à néant en peu de temps.
    Ces débats entre nos deux vieux amoureux sont tout simplement jouissifs même si ma patience a eu du mal à faire face à la personnification du vide que représente Mr Bernardin. Amélie Nothomb ne se départit pas de son humour incisif, ce qui fait accepter l'inacceptable, à savoir la solitude de ces deux voisins hors normes. Pour conclure, je dirai simplement "Fallait oser !" et qui pouvait mieux le faire que la dame au chapeau, en nous offrant une fin totalement inattendue. Un 16/20 pour ce roman qui pourrait être une illustration de la phrase de Socrate "Connais-toi toi-même".

    « Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu, enfin, de notre patience ?
    Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ?
    Jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? »
    — Cicéron, Première Catilinaire.
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 18 août 2015

    Corboland78
    Amélie Nothomb, née Fabienne Claire Nothomb en 1966 à Etterbeek (Bruxelles), d'un père diplomate, est une femme de lettres belge francophone. Après une première année universitaire en droit, elle obtient une licence en philologie romane à l'Université libre de Bruxelles, et envisage un moment la carrière d'enseignant, passant l'agrégation. En 1992, elle commence sa carrière d'écrivain avec un premier roman, Hygiène de l'assassin ; Les Catilinaires, son troisième ouvrage, date de 1995.
    Emile, retraité de l'enseignement, ancien professeur de grec et latin au lycée, et sa femme Juliette, pensent avoir trouvé le Paradis en achetant une petite maison perdue en pleine nature, loin du monde et de la ville bruyante. Ils n'ont qu'un seul voisin, de l'autre côté du pont qui enjambe la rivière. Tout semble parfait à leurs yeux pour y finir leurs vieux jours pleins d'amour. Jusqu'à ce jour fatidique, où leur voisin, Palamède Bernardin vient frapper à leur porte. Par politesse et pour faire connaissance, ils le font entrer, assoir et prendre un café. L'homme n'est guère bavard, ne répondant que par des « oui » ou des « non » aux questions mais révélant éventuellement qu'il est médecin. L'homme est étrange certes, mais il faut de tout pour faire un monde. Sauf que, Bernardin va venir tous les jours sans exceptions à 16h précise taper l'incruste, s'installant dans « son » fauteuil et attendant qu'on lui serve un café pour ne repartir que deux heures plus tard, sans quasiment desserrer les dents !
    Voilà typiquement le genre de roman où le lecteur doit s'interdire de penser « Moi, si j'étais Emile… », mais au contraire entrer dans le jeu de l'écrivain même si évidemment la lecture en devient crispante. Car nous sommes vite pris dans ce faux thriller : Bernardin sait être inquiétant, par son mutisme borné, sa violence lorsque le couple refusant d'ouvrir, il manque défoncer leur porte. Que veut-il à la fin ? A quoi riment ses visites ponctuelles et sans objet ?
    Le Paradis devient vite Enfer et Emile, sympathique vieil homme amoureux de sa Juliette au début du roman se voit contraint de montrer un autre aspect de sa personnalité, un personnage falot, lâche et faible, incapable de dire non à l'envahissant Bernardin. Avec sa femme ils vont imaginer mille combines pour se débarrasser de l'encombrant mais rien n'y fait. La meilleure défense étant l'attaque, ce sont eux qui vont porter le fer chez Bernardin, rencontrer sa femme monstrueusement obèse et pour ainsi dire séquestrée par son époux. Après avoir tout tenté pour ne plus voir Bernardin, les deux retraités vont essayer de porter secours à la grosse pour faire pression sur son mari. Tout cela ne pourra se faire sans casse… à moins qu'il ne s'agisse d'une délivrance.
    Amélie Nothomb écrit beaucoup, mais sans être jamais mauvais, il y a peu d'excellent dans sa longue bibliographie. Personnellement j'ai bien aimé ce roman. Il est très prenant, se lisant comme un thriller avec ce côté inquiétant et mystérieux ; on suit avec intérêt les différentes phases psychologiques par lesquelles passe Emile pour tenter de comprendre et contrer ce voisin, on s'agace plus d'une fois de ses réactions ou de son manque de volonté. Bref, on ne reste pas indifférent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Linepoo, le 30 novembre 2010

    Linepoo
    Qui ne s'est jamais plaint de l'un de ses voisins? Nuisances nocturnes, tondeuse le dimanche à 9h, voiture mal garée devant notre garage.. Bref, chacun a son petit lot de malheurs du voisinage. Pas étonnant que de plus en plus de gens préfèrent s'exiler à la campagne : tranquillité assurée! Enfin... pas si certain.
    La première partie de l'histoire est traitée avec beaucoup d'humour, on se demande bien ce qu'Amélie Nothomb va encore nous pondre comme histoire tordue! On se surprend à sourire, particulièrement lors du passage de la description de la voisine où j'ai bien eu de la peine à me dresser un portrait de cette pauvre femme tellement elle est déshumanisée! On assiste à la montée du désarroi d'Emile et de Juliette, qui ne savent plus comment se sortir de ce pétrin en alliant délicatesse et honneur. Un meurtre plus tard, et c'est la catastrophe! Tout semble se compliquer pour ce couple tranquille qui ne cherchaient qu'un endroit paisible pour leur retraite... On oublie l'humour et laisse place à la panique. Et jusqu'au bout, Amélie Nothomb nous tien en haleine, on ne lâche pas le bouquin avant le dernier mot, quitte à sauter un repas...
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Citations et extraits

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  • Par Caroligne, le 21 août 2015

    « On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. »

    Ma critique: http://justemechapper.over-blog.com/2015/07/les-catilinaires-critique.html

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  • Par Corboland78, le 18 août 2015

    Juliette et moi, nous voulions avoir soixante-cinq ans, nous voulions quitter cette perte de temps qu’est le monde. Citadins depuis notre naissance, nous désirions vivre à la campagne, moins par amour de la nature que par besoin de solitude. Un besoin forcené qui s’apparente à la faim, à la soif et au dégoût. Quand nous avons vu la Maison, nous avons éprouvé un soulagement délicieux : il existait donc, cet endroit auquel nous aspirions depuis notre enfance. Si nous avions osé l’imaginer, nous l’aurions imaginé comme cette clairière près de la rivière, avec cette maison qui était la Maison, jolie, invisible, escaladée d’une glycine.
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  • Par Mimimelie, le 06 septembre 2013

    On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.

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  • Par 2605, le 13 septembre 2012

    _ Et si on achetait la télévision ?
    Juliette faillit renverser la cafetière.
    _ Tu es fou.
    _ Pas pour nous. Pour lui. Comme ça quand il viendrait ici, on l’installerait devant la télévision et on serait tranquilles.
    _ Tranquilles, avec ce bruit infernal ?
    _ Tu exagères. C’est vulgaire, mais pas infernal.
    _ Non, c’est une très mauvaise idée. De deux choses l’une : soit monsieur Bernardin n’aime pas la télévision, et il sera encore plus mécontent qu’avant, mais il ne délogera pas pour autant. Soit il aime la télévision et il passera quatre heures, cinq heures, sept heures par jour chez nous.
    _ Horreur. Je n’y avais pas pensé. Et si on leur offrait la télévision ?
    Elle éclata de rire.
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Les choses étaient mal faites: la plage impartie à Monsieur Bernardin finissait par devenir l'essentiel de nos jours. Nous n'osions pas nous l'avouer, mais nous étions sûrs de partager le même avis sur ce point.J'avais pris le parti de la vaillance. Puisque notre hôte s'imposait pour ne rien dire, n'était-il pas logique que je l'arrose d'un flot de paroles ininterrompu et fastidieux? Ininterrompu afin que je ne m'ennuie pas, et fastidieux afin que je l'ennuie. Je dois avouer qu'il m'arrivait de prendre plaisir à cet exercice. Moi qui n'avais jamais beaucoup parlé en société,j'y étais désormais contraint - à supposer que l'on puisse qualifier le docteur de société.
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« Ce qui est monstrueux n?est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb








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