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ISBN : 2253141704
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.5/5 (sur 798 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Émile, ancien professeur de latin et de grec, se retire avec sa femme Juliette dans une maison paradisiaque, éloignée de tout, avec la certitude d'y couler des jours heureux. Au bout d'une semaine d'éblouissements et de bonheur absolu, voici qu'on so... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 31 octobre 2012

    cicou45
    Emile et Juliette Hazel sont un couple de retraités partis s'installer à la campagne afin de pouvoir enfin profiter du calme absolu, sans aucune contrainte, sans voisinage si ce n'est un vieux médecin et sa femme qui habitent la maison d'à côté.
    Ils avaient donc pensé à tout pour enfin pouvoir profiter de la vie comme bon leur semblerait mais ils étaient loin de s'imaginer qu'en emménageant dans "La Maison" (comme ils se plaisent à l'appeler tant celle-ci remplit tous leurs souhaits) deviendrait vite pour eux, avec cette unique maison proche de chez eux, un enfer. Palamède Bernardin, le médecin propriétaire de cette dernière est un homme rustre, qui, au début, en leur rendant une première visite banale, que l'on pourrait considérer comme une banale visite de courtoisie entre nouveaux voisins, vient petit à petit s'incruster chez eux, tout les jours, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi, ne leur faisant absolument aucune conversation et répondant seulement à leurs questions par "oui" ou par "non".
    Qui est réellement cet étrange personnage, qui les répugne de par son apparence effrayante et leur empoisonne la vie ? Quel est le sens de ses visites quotidiennes et pourquoi s'obstine-t-il à laisser sa femme toute seule chez eux ?
    Un livre étrange, dont je n'ai jamais trop su quoi penser jusqu'à la toute dernière ligne. J'ai par moments été indignée par la description que fait Amélie Nothomb de ses personnages, le médecin et sa femme, qui sont obèses, certes mais qu'elle décrit comme étant des monstres. Puis, au fil de ma lecture, j'ai découvert qu'elle voulait inspirer en réalité au lecteur, non pas du dégoût ou de la pitié, mais au contraire, de l'empathie et leur faire comprendre que ces deux êtres, avec leurs "anormalité" n'en demeuraient pas moins des êtres pensants mais surtout des êtres souffrants. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Linepoo, le 30 novembre 2010

    Linepoo
    Qui ne s'est jamais plaint de l'un de ses voisins? Nuisances nocturnes, tondeuse le dimanche à 9h, voiture mal garée devant notre garage.. Bref, chacun a son petit lot de malheurs du voisinage. Pas étonnant que de plus en plus de gens préfèrent s'exiler à la campagne : tranquillité assurée! Enfin... pas si certain.
    La première partie de l'histoire est traitée avec beaucoup d'humour, on se demande bien ce qu'Amélie Nothomb va encore nous pondre comme histoire tordue! On se surprend à sourire, particulièrement lors du passage de la description de la voisine où j'ai bien eu de la peine à me dresser un portrait de cette pauvre femme tellement elle est déshumanisée! On assiste à la montée du désarroi d'Emile et de Juliette, qui ne savent plus comment se sortir de ce pétrin en alliant délicatesse et honneur. Un meurtre plus tard, et c'est la catastrophe! Tout semble se compliquer pour ce couple tranquille qui ne cherchaient qu'un endroit paisible pour leur retraite... On oublie l'humour et laisse place à la panique. Et jusqu'au bout, Amélie Nothomb nous tien en haleine, on ne lâche pas le bouquin avant le dernier mot, quitte à sauter un repas...
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    • Livres 4.00/5
    Par LydieetsesLivres, le 16 décembre 2013

    LydieetsesLivres
    A chaque fois que j'ouvre un roman d'Amélie Nothomb, je me demande « Quelle histoire va t elle encore inventer ? ». Dans Les Catilinaires, elle s'est surpassée car elle nous présente ici une idée de départ saugrenue qu'elle fait converger vers un final tout à fait inattendu.
    Emile et Juliette Hazel ont 65 ans, ils sont mariés, unis et heureux depuis 59 ans déjà. le moment qu'ils attendent depuis toujours est enfin arrivé. Ils sont à la retraite et cherchent une petite maison à la campagne, isolée dans laquelle ils vont enfin pouvoir faire ce dont ils rêvent depuis qu'ils se connaissent, profiter l'un de l'autre, vivre l'un pour l'autre. Ils trouvent une petite maison, parfaite, une très bonne affaire, cette bâtisse ressemble tellement à ce qu'ils espèrent, qu'ils la nomment LA maison.
    Les voilà prêts à vivre heureux pour plusieurs années. Mais voilà, qu'un après midi, leur seul voisin Palamède Bernadin vient leur rendre visite… mais ce n'est pas une simple visite de courtoisie comme il est bon ton d'entreprendre avec le voisinage car Monsieur Bernadin va s'incruster chaque jour de 16h à 18h. Pendant ces visites, Palamède Bernadin est très peu bavard, ces hôtes n'arrivent à lui tirer que des « oui » et des « non » et son attitude est plus qu'odieuse.
    Juliette et Emile sont des gens bien élevés, ils n'osent donc pas mettre leur « invité » à la porte, cependant ce tortionnaire, comme le nomme le couple, va très vite chambouler la vie toute tracée du vieux couple.
    Une fois encore, Amélie Nothomb fait preuve de dialogues savoureux, des personnages hors du commun et d'un récit rythmé. Elle met en place une atmosphère pesante, cruelle mais aussi jubilatoire. Dans Les Catilinaires, l'auteur nous permet de réfléchir à la frontière entre le bien et le mal.
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    • Livres 4.00/5
    Par 2605, le 03 octobre 2012

    2605
    Lire ce livre vous pousse à une générosité que vous ne soupçonniez pas jusque-là, et de suite vous viennent quelques personnes à l'esprit, à qui vous en feriez bien cadeau...Comme ça naïvement, l'air de rien…
    On a tous, c'est certain un Palamède Bernardin dans son placard, ou pire sur son palier ! L'art ici est de rendre les interventions d'un personnage des plus détestable, des plus jubilatoires pour le lecteur. Et si l'on a tous eu affaire à des sans gènes et autres désabonnés des bonnes manières, il apparait clairement et brillamment que le piège ne vient pas de l'autre. le piège il vient de nous. de ce que nous portons, ce qu'on voit très bien chez Émile, à travers ses réactions et ses pensées, nous sommes parfois juste prisonniers de nos propres habitudes, de notre éducation, de nos bonnes manières. L'inacceptable ce n'est pas l'autre, l'inacceptable c'est d'être son propre tortionnaire, prisonnier de ses convenances, encagé et engoncé dans notre politesse. Se serait presque une lecture pour apprendre à dire M…, et ce ne serait pas un drame plutôt un service qu'on se rend à soi-même ! Un de mes préférés de Nothomb malgré son format très court, l'essentiel est là, une bonne dose d'humour corrosif et sous des personnages au premier abord assez atypiques, des vérités à cogiter.
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    • Livres 5.00/5
    Par SNaumiak, le 11 janvier 2013

    SNaumiak
    J'ai beaucoup aimé ce petit roman que j'ai trouvé absolument savoureux.
    Les comportements sont bien réels, cette difficulté à s'opposer à un comportement qui nous dérange existe bel et bien. Ma mère faisait partie de ces personnes douces, raffinées et bien élevées, pour qui les conventions sont importantes (trop) et dont les voisins abusent. Toute sa famille était comme ça et je pense que c'est toute une génération de Français qui a été élevée comme ça et qui commence à avoir l'âge de ce couple. C'est ce côté réaliste qui m'a permis d'être fascinée par l'histoire.
    C'est très bien écrit, aussi. le suspense est permanent et c'est très drôle, si on aime l'humour grinçant. A recommander aux jeunes qui ne veulent pas lire de livres trop longs : ça peut leur donner le goût de lire, en plus de leur apprendre un vocabulaire très riche et des conjugaisons du style soutenu.
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Citations et extraits

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  • Par Mimimelie, le 06 septembre 2013

    On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.

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  • Par 2605, le 13 septembre 2012

    _ Et si on achetait la télévision ?
    Juliette faillit renverser la cafetière.
    _ Tu es fou.
    _ Pas pour nous. Pour lui. Comme ça quand il viendrait ici, on l’installerait devant la télévision et on serait tranquilles.
    _ Tranquilles, avec ce bruit infernal ?
    _ Tu exagères. C’est vulgaire, mais pas infernal.
    _ Non, c’est une très mauvaise idée. De deux choses l’une : soit monsieur Bernardin n’aime pas la télévision, et il sera encore plus mécontent qu’avant, mais il ne délogera pas pour autant. Soit il aime la télévision et il passera quatre heures, cinq heures, sept heures par jour chez nous.
    _ Horreur. Je n’y avais pas pensé. Et si on leur offrait la télévision ?
    Elle éclata de rire.
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    Les choses étaient mal faites: la plage impartie à Monsieur Bernardin finissait par devenir l'essentiel de nos jours. Nous n'osions pas nous l'avouer, mais nous étions sûrs de partager le même avis sur ce point.J'avais pris le parti de la vaillance. Puisque notre hôte s'imposait pour ne rien dire, n'était-il pas logique que je l'arrose d'un flot de paroles ininterrompu et fastidieux? Ininterrompu afin que je ne m'ennuie pas, et fastidieux afin que je l'ennuie. Je dois avouer qu'il m'arrivait de prendre plaisir à cet exercice. Moi qui n'avais jamais beaucoup parlé en société,j'y étais désormais contraint - à supposer que l'on puisse qualifier le docteur de société.
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
    Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.
    Cette étrangeté ordinaire ne m'aurait jamais gêné s'il n'y avait pas eu - quoi ? je ne vois pas comment dire -, si je n'avais pas rencontré monsieur Bernardin.
    Je me demande quand a commencé cette histoire. Des dizaines de datations conviendraient, comme pour la guerre de Cent Ans. Il serait correct de dire que l'affaire a commencé il y a un an ; il serait juste aussi de dire qu'elle a pris sa tournure il y a six mois. Il serait cependant plus adéquat de situer son début aux alentours de mon mariage, il y a quarante-trois ans. Mais le plus vrai, au sens fort du terme, consisterait à faire commencer l'histoire à ma naissance, il y a soixante-six ans.
    Je m'en tiendrai à la première suggestion : tout a débuté il y a un an.
    Il y a des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard, on est vaincu. On devra habiter là.
    À l'approche de mes soixante-cinq ans, Juliette et moi cherchions quelque chose à la campagne. Nous avons vu cette maison et aussitôt nous avons su que ce serait la maison. Malgré mon dédain des majuscules, je me dois d'écrire la Maison, car ce serait celle que nous ne quitterions plus, celle qui nous attendait, celle que nous attendions depuis toujours.
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  • Par 2605, le 11 septembre 2012

    Nous eûmes beau attendre, il ne répondit rien. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’admirer ; qu’il fût demeuré ou non, il avait ce courage ou ce culot que je n’avais jamais eu : ne rien répondre. Ni « je ne sais pas », ni haussement d’épaules. Indifférence absolue de la part d’un homme qui s’imposait chez moi pendant des heures, cela relevait du prodige. J’étais fasciné. Et je l’enviais d’en être capable. Il n’avait même pas l’air gêné – c’était nous qui l’étions ! Le comble ! J’avais tort de m’en étonner d’ailleurs : si les rustres étaient honteux de leurs manières, ils cesseraient d’être rustres. Je me surpris à songer que ce devait être merveilleux d’être une brute. Quelle réussite : se permettre toutes les indélicatesses et en faire retomber les remords sur les autres, comme si c’étaient eux qui s’étaient mal conduits !
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Rencontre avec Amélie Nothomb pour son nouveau livre "La nostalgie heureuse"
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