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ISBN : 2253141704
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.48/5 (sur 1060 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Émile, ancien professeur de latin et de grec, se retire avec sa femme Juliette dans une maison paradisiaque, éloignée de tout, avec la certitude d'y couler des jours heureux. Au bout d'une semaine d'éblouissements et de bonheur absolu, voici qu'on so... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 31 octobre 2012

    cicou45
    Emile et Juliette Hazel sont un couple de retraités partis s'installer à la campagne afin de pouvoir enfin profiter du calme absolu, sans aucune contrainte, sans voisinage si ce n'est un vieux médecin et sa femme qui habitent la maison d'à côté.
    Ils avaient donc pensé à tout pour enfin pouvoir profiter de la vie comme bon leur semblerait mais ils étaient loin de s'imaginer qu'en emménageant dans "La Maison" (comme ils se plaisent à l'appeler tant celle-ci remplit tous leurs souhaits) deviendrait vite pour eux, avec cette unique maison proche de chez eux, un enfer. Palamède Bernardin, le médecin propriétaire de cette dernière est un homme rustre, qui, au début, en leur rendant une première visite banale, que l'on pourrait considérer comme une banale visite de courtoisie entre nouveaux voisins, vient petit à petit s'incruster chez eux, tout les jours, de 4 heures à 6 heures de l'après-midi, ne leur faisant absolument aucune conversation et répondant seulement à leurs questions par "oui" ou par "non".
    Qui est réellement cet étrange personnage, qui les répugne de par son apparence effrayante et leur empoisonne la vie ? Quel est le sens de ses visites quotidiennes et pourquoi s'obstine-t-il à laisser sa femme toute seule chez eux ?
    Un livre étrange, dont je n'ai jamais trop su quoi penser jusqu'à la toute dernière ligne. J'ai par moments été indignée par la description que fait Amélie Nothomb de ses personnages, le médecin et sa femme, qui sont obèses, certes mais qu'elle décrit comme étant des monstres. Puis, au fil de ma lecture, j'ai découvert qu'elle voulait inspirer en réalité au lecteur, non pas du dégoût ou de la pitié, mais au contraire, de l'empathie et leur faire comprendre que ces deux êtres, avec leurs "anormalité" n'en demeuraient pas moins des êtres pensants mais surtout des êtres souffrants. A découvrir !
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    • Livres 4.00/5
    Par ladesiderienne, le 25 juillet 2015

    ladesiderienne
    CHALLENGE ATOUT PRIX 2015/2016 (8/8)
    Prix Jean Giono -Jury- 1995
    Dans son gant de velours, la main d'Amélie Nothomb trempe sa plume dans le venin et je crois que c'est ce qui fait son charme à mes yeux. Même si parmi les quelques romans de cette auteure que j'ai lus, "Les Catilinaires" n'est pas mon préféré, j'en ai apprécié l'audace indiscutable.
    Emile et Juliette, l'heure de la retraite ayant sonnée, décident de s'établir en pleine campagne, pour finir leurs jours dans la plus grande tranquillité et pour continuer à profiter pleinement de leur amour qui dure depuis leur 6 ans. Ils ont enfin trouvé la Maison de leurs rêves. Tout se déroule pour le mieux jusqu'à la visite de leur seul et unique, mais ô combien encombrant voisin et de sa non moins encombrante épouse, Palamède et Bernadette Bernardin.
    Les visites de cet inopportun personnage peu disert sont l'occasion au début, pour Emile et Juliette, quand ils parviennent à surmonter leur agacement, de philosopher sur la vie et sur l'être humain. Ancien professeur de latin et de grec, Emile excelle dans la réflexion philosophique. Juliette, quant à elle, est plus sentimentale et pourtant son amour du prochain va être soumis à rude épreuve. Le lecteur va voir comment 65 années de bonne éducation peuvent être réduites à néant en peu de temps.
    Ces débats entre nos deux vieux amoureux sont tout simplement jouissifs même si ma patience a eu du mal à faire face à la personnification du vide que représente Mr Bernardin. Amélie Nothomb ne se départit pas de son humour incisif, ce qui fait accepter l'inacceptable, à savoir la solitude de ces deux voisins hors normes. Pour conclure, je dirai simplement "Fallait oser !" et qui pouvait mieux le faire que la dame au chapeau, en nous offrant une fin totalement inattendue. Un 16/20 pour ce roman qui pourrait être une illustration de la phrase de Socrate "Connais-toi toi-même".

    « Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu, enfin, de notre patience ?
    Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ?
    Jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? »
    — Cicéron, Première Catilinaire.
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    • Livres 5.00/5
    Par jeunejane, le 22 juin 2015

    jeunejane
    Emile Hazel, ancien professeur de philologie classique, choisit de s'établir avec sa femme Juliette dans une maison de rêve, isolée dans une clairière. Ils forment un couple joyeux et fusionnel.
    Tout s'annonce bien.
    C'est sans compter sur le voisinage de Palamède Bernardin, un médecin très étrange qui vient s'installer chaque jour dans leur maison de quatre à six heures de l'après-midi.
    Le livre commence par un paragraphe qui signale qu'on ne se connaît pas soi-même et se termine par la même constatation. On se croirait dans le questionnement proposé par Socrate.
    L'auteure nous offre une oeuvre magistrale, très riche philosophiquement avec, en toile de fond, les discours de Cicéron : "les catilinaires" qui aboutissent à la mort de Catilina.
    C'est très habilement mené et pas ennuyeux du tout avec, oserais-je le dire de l'humour noir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Linepoo, le 30 novembre 2010

    Linepoo
    Qui ne s'est jamais plaint de l'un de ses voisins? Nuisances nocturnes, tondeuse le dimanche à 9h, voiture mal garée devant notre garage.. Bref, chacun a son petit lot de malheurs du voisinage. Pas étonnant que de plus en plus de gens préfèrent s'exiler à la campagne : tranquillité assurée! Enfin... pas si certain.
    La première partie de l'histoire est traitée avec beaucoup d'humour, on se demande bien ce qu'Amélie Nothomb va encore nous pondre comme histoire tordue! On se surprend à sourire, particulièrement lors du passage de la description de la voisine où j'ai bien eu de la peine à me dresser un portrait de cette pauvre femme tellement elle est déshumanisée! On assiste à la montée du désarroi d'Emile et de Juliette, qui ne savent plus comment se sortir de ce pétrin en alliant délicatesse et honneur. Un meurtre plus tard, et c'est la catastrophe! Tout semble se compliquer pour ce couple tranquille qui ne cherchaient qu'un endroit paisible pour leur retraite... On oublie l'humour et laisse place à la panique. Et jusqu'au bout, Amélie Nothomb nous tien en haleine, on ne lâche pas le bouquin avant le dernier mot, quitte à sauter un repas...
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    • Livres 4.00/5
    Par LydieetsesLivres, le 16 décembre 2013

    LydieetsesLivres
    A chaque fois que j'ouvre un roman d'Amélie Nothomb, je me demande « Quelle histoire va t elle encore inventer ? ». Dans les catilinaires, elle s'est surpassée car elle nous présente ici une idée de départ saugrenue qu'elle fait converger vers un final tout à fait inattendu.
    Emile et Juliette Hazel ont 65 ans, ils sont mariés, unis et heureux depuis 59 ans déjà. le moment qu'ils attendent depuis toujours est enfin arrivé. Ils sont à la retraite et cherchent une petite maison à la campagne, isolée dans laquelle ils vont enfin pouvoir faire ce dont ils rêvent depuis qu'ils se connaissent, profiter l'un de l'autre, vivre l'un pour l'autre. Ils trouvent une petite maison, parfaite, une très bonne affaire, cette bâtisse ressemble tellement à ce qu'ils espèrent, qu'ils la nomment LA maison.
    Les voilà prêts à vivre heureux pour plusieurs années. Mais voilà, qu'un après midi, leur seul voisin Palamède Bernadin vient leur rendre visite… mais ce n'est pas une simple visite de courtoisie comme il est bon ton d'entreprendre avec le voisinage car Monsieur Bernadin va s'incruster chaque jour de 16h à 18h. Pendant ces visites, Palamède Bernadin est très peu bavard, ces hôtes n'arrivent à lui tirer que des « oui » et des « non » et son attitude est plus qu'odieuse.
    Juliette et Emile sont des gens bien élevés, ils n'osent donc pas mettre leur « invité » à la porte, cependant ce tortionnaire, comme le nomme le couple, va très vite chambouler la vie toute tracée du vieux couple.
    Une fois encore, Amélie Nothomb fait preuve de dialogues savoureux, des personnages hors du commun et d'un récit rythmé. Elle met en place une atmosphère pesante, cruelle mais aussi jubilatoire. Dans les catilinaires, l'auteur nous permet de réfléchir à la frontière entre le bien et le mal.
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Citations et extraits

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  • Par ladesiderienne, le 25 juillet 2015

    Juliette et moi, nous voulions avoir soixante-cinq ans, nous voulions quitter cette perte de temps qu'est le monde. Citadins depuis notre naissance, nous désirions vivre à la campagne, moins par amour de la nature que par besoin de solitude. Un besoin forcené qui s'apparente à la faim, à la soif et au dégoût.

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  • Par ladesiderienne, le 24 juillet 2015

    En effet, notre Lydien était un genre de zoologiste. Il répartit les animaux en trois espèces qu'il appelle : les animaux à plumes, les animaux à poils et - tenez vous bien - les animaux à peau. Cette dernière classe comprend les batraciens, les reptiles, les hommes et les poissons - je les cite dans l'ordre de son traité. N'est-ce pas merveilleux ? J'aime cette sagesse antique qui fait le l'humain un animal parmi les autres.
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  • Par ladesiderienne, le 24 juillet 2015

    Être malheureux en juin est aussi inconvenant que d'être heureux en écoutant du Schubert. C'est ce qui rend ce mois intolérable : pendant trente jours, le moindre état d'âme convainc de sa propre impolitesse. Le bonheur forcé est un cauchemar.

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  • Par ladesiderienne, le 24 juillet 2015

    - Mon proverbe favori a toujours été : "Pour vivre heureux, vivons cachés." Nous y sommes, non ?
    - Oui, nous y sommes.
    - Je ne sais pas quel écrivain a ajouté, il n'y a pas longtemps : "Pour vivre cachés, vivons heureux." C'est encore plus vrai. Et cela nous convient encore mieux.

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  • Par Mimimelie, le 06 septembre 2013

    On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses. Ce n'est pas un problème. Où est l'inconvénient de vivre la vie d'un inconnu ? Cela vaut peut-être mieux : sachez qui vous êtes et vous vous prendrez en grippe.

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Livres mentionnés dans la vidéo: -La Petite Mort 2 de Davy Mourier. -Tuer le Père, Amélie Nothomb. -Lili Goth et la souris fantôme, de Chris Riddell. -le Gastronogeek. -Travelling to Infinity de Jane Hawking.
Séries/films mentionnés dans la vidéo: -The Theory of Everything. -Constantine. -Torchwood. -Agent Carter.
La chaîne Youtube de Skalde: https://www.youtube.com/user/skaldemusic https://www.facebook.com/skaldeofficial/timeline
Recette des lembas: http://www.tolkiendrim.com/recette-du-lembas/
Où me trouver: -Le blog: http://livroscope.blogspot.com -La page Facebook: https://www.facebook.com/LeLivroscope?ref_type=bookmark -Le Twitter du Livroscope: https://twitter.com/Livroscope -Instagram: http://instagram.com/thatgirlwearingblack/ -Deviantart: http://thatgirlwearingblack.deviantart.com








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