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ISBN : 2253152846
Éditeur : Le Livre de Poche (2002)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.48/5 (sur 2267 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Il existe des êtres qui ne subissent pas la loi de l'évolution. Ce sont les légumes cliniques", ou des tubes par où circule seule la nourriture. Ces tubes ne sont pas pour autant sans cervelle puisqu'il arrive que celle-ci, suite à un "accident... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par seshat123, le 06 septembre 2012

    seshat123
    Comment parler d'Amélie Nothomb ? Je vous propose une petite critique légère car il met d'humeur guillerette ce roman – cela ne peut le desservir, n'est-ce pas ?- et nada sur l'éveil de la conscience chez l'enfant et tout le tintouin je n'en ai pas envie...
    Ah les romans de Miss Nothomb... Il est impossible de ne pas reconnaître dès les premières lignes son écriture au style inimitable, sa folie inspirée et délicieusement déroutante, sa plume efficace, sa narration légère et rafraîchissante. En fait, la question est toujours la même : est-ce un bon cru ou non ? Je dirais que celui-ci n'est pas mauvais du tout.
    « Métaphysique des tubes » est un roman court (OK je ne vous apprends rien, c'est juste comme d'habitude) sur les trois premières années de la vie de l'auteure. le récit se déroule au Japon où le père d'Amélie Nothomb est consul.
    Voilà pour le pitch.
    Vous froncez les sourcils : les trois premières années de sa vie ? Mais quels souvenirs peut-elle en avoir ?! Vous, vous ne vous rappelez de rien ? Clairement n'est pas Amélie Nothomb qui veut !! Cette enfant là n'est-elle pas divine ?
    À vrai dire, sa petite enfance reste surtout parfaitement fidèle au personnage : incontestablement dingue, déjantée, décalée et son récit est surprenant, amusant, vif...
    Dans ce roman, tout commence avec un tube et Dieu (rien que cela!). Puis le lecteur rencontre un des personnages les plus importants : le chocolat belge. Non, non, non, et non ! Ce n'est pas la gourmandise qui parle pour moi, le chocolat est crucial dans cette histoire, tout repose sur lui : sans lui, pas de livre, pas d'Amélie Nothomb. Juste un légume, d'une espèce inconnue car non précisée par l'auteure.
    Et tout se termine avec 3 carpes puisque «  ensuite, il ne s'est plus rien passé. »
    Comment cela ? Vous ne comprenez rien ??
    Et si je vous liste les autres héros du livre : des litres et des litres d'eau, salée ou pas, un aspirateur, un chanteur de Nô, Tintin, un égoutier, quelques exquis cadavres démembrés, Jésus, Marie, Joseph... Alors ? Cela ne vous aide pas non plus ?
    Vous avez sans doute deviné tout seul ce qu'il vous reste à faire : lisez le roman ! Tout ce délicieux délire vous sera expliqué par a plus b et ce pour votre plus grand plaisir.
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    • Livres 2.00/5
    Par Pavlik, le 14 août 2015

    Pavlik
    Si je devais résumer je dirais l'écriture oui, le thème non. Par conséquent le t'aime non plus. Pas encore.
    "Métaphysique des Tubes" ou la vie de la petite Amélie de 0 à 3 ans. Premier constat : elle a l'honnêteté de nous dire qu'avant deux ans et demi elle ne se souvient de rien et s'est donc nourrie des souvenirs de sa famille. On est donc dans le domaine de l'autofiction. Durant ces trente mois la petite Amélie présente une espèce d'état végétatif qui lui vaudra, de la part de ses parents, le surnom de "Plante" (est-ce de la carpe ou du poisson ?).
    C'est dans cette première partie que l'auteure se perçoit comme un tube qui avale sans rien retenir et qui, à l'image de Dieu (ou de l'idée de dieu) existe (dans une espèce de plénitude du vide) mais ne vit pas (car ne refuse rien, n éprouve rien etc...). Métaphore intéressante mais, à l'image du cylindre susnommé, un peu creuse. A l'âge de deux ans et demi la petite Amélie va vivre une incroyable expérience : elle va naître. Et là l'idée est véritablement puissante car c'est la découverte du chocolat (blanc), donné par sa grand-mère de passage au Japon, qui va la sortir de sa torpeur existentielle. S'en suit une argumentation associant le moi à la sensation de plaisir que n'aurait pas renié Freud.
    A partir de deux et demi tout change et l'auteure prévient : elle se souvient désormais de tout (est-ce du brochet ou du poisson ?). Passé une courte période de révolte (faut dire que trente mois dans le cirage ça a de quoi énervé) la petite Amélie nous raconte sa vie dans le Kansai, près de Kobé, au Japon, où son père exerce la fonction de consul de Belgique. Il en ressort qu'elle possède d'extraordinaires capacités puisqu'elle apprend le japonais, ainsi que la lecture, sans l'aide d'un adulte. On y découvre ses rapports avec ses parents, sa soeur et son frère. On y découvre les angoisses et la vision du monde d'une enfant de trois ans ainsi (et c'est ce que j'ai le plus apprécié) que son profond attachement à la culture japonaise.
    Blague à part, la petite Amélie a fait du chemin et est devenue Mme Nothomb, une écrivaine pas si vaine que ça. Une écriture vive, des métaphores qui font mouche, bref une véritable identité stylistique, voilà ce qui me fait le plus regretter un thème ego-centré, souvent ennuyeux, bien que non exempt de quelques moments de grâce. La conclusion s'impose d'elle même : il faut que j'approfondisse le sujet et peut-être trouverai-je la réponse à ma question : est-ce de la tanche ou du poisson ?



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    • Livres 3.00/5
    Par TCHITAT92, le 16 octobre 2014

    TCHITAT92
    Deuxième immersion dans l'univers d'Amélie Nothomb, après "Le sabotage amoureux".
    La thématique m'interpelle, une autobiographie d'un bébé, voilà un concept hors du commun, et bien mené, dois-je dire, sur le plan stylistique. Les phrases se font plus courtes, plus incisives, le lexique moins élevé, bravo, c'est une performance littéraire.
    Sur un plan plus personnel, bien que très admiratrice de l'écrivaine Amélie, un génie pour moi, d'une culture et d'un style unique, je n'adhère que modérément à sa personnalité. Sans doute devrais-je prendre au second degré ce narcissisme et cette prétention sous-jacents qui débordent de ses romans (pour la plupart très proches de l'autobiographie), mais je ne peux m'empêcher de penser qu'un tel nombrilisme affiché n'est peut-être pas que de façade, ce qui me met quelque peu mal à l'aise face à son oeuvre. Bien sûr, il y a de l'autodérision, de l'humour, mais au bout du compte, l'idée qu'elle donne d'elle-même est toujours celle de quelqu'un de supérieur, au-dessus de la masse, consciente de l'être et revendiquant cet état de fait. Ce qu'elle est, bien sûr, incontestablement.
    D'un autre côté, me voilà audacieuse d'oser porter un jugement après deux lectures, c'est pourquoi je m'en vais de ce pas me plonger dans un autre de ces romans, afin d'affiner mon opinion, qui n'engage que moi, il est vrai.
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    • Livres 4.00/5
    Par comtesseoboulof, le 01 avril 2012

    comtesseoboulof
    La voici ma véritable rencontre avec Amélie Nothomb!
    Merci à vous tous de m'avoir poussé à lire « Métaphysique des tubes », c'est drôle et brillant.
    J'ai les yeux fixés sur la couverture de ce poche et je me dis quel terrible enfant ! Car enfin elle est terrible cette petite Amélie avec ce regard qui vous transperce et cet esprit qui vous stupéfie.
    De l'inertie , pouvoir du tube nourrisson, aux cris, colère divine contre l'incapacité encore de parler, ce bambin est une énigme pour son entourage jusqu'à la découverte de la volupté par un chocolat blanc belge, qui à deux ans et demi le connecte enfin au monde.
    « A quoi bon se rappeler ce qui n'est pas lié au plaisir? le souvenir est l'un des alliés les plus indispensables de la volupté. »

    Et la suite est encore plus jubilatoire, l'apparent enfant modèle, développe une pensée surpuissante, choisissant jusqu'à son appartenance « je serais japonaise » , triomphant de son statut d'enfant roi auprès de sa nourrice , régnant même sur les éléments naturels, choisissant chaque nouveau mot à offrir à son entourage.
    Désopilant, extrêmement pertinent, le passage sur le cadeau espéré pour ses trois ans (un pachyderme en peluche qu'elle appellerait éléphant) qui se transforme en trois carpes monstrueuses à la bouche écoeurante rappelle à tous ces moments de dégoût enfantin qui vous trouble toute une vie.
    « Dix ans plus tard, en apprenant le latin, je tombais sur cette phrase : Carpe diem.
    Avant que mon cerveau ait pu l'analyser, un vieil instinct en moi avait déjà traduit : « une carpe par jour ». Adage dégueulasse s'il en fut, qui résumait mon calvaire d'antan. »

    Me voilà connecté au phénomène Nothomb.
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    • Livres 3.00/5
    Par Palmyre, le 17 août 2015

    Palmyre
    Récit autobiographique des premières années de l'enfance d'Amélie Nothomb. Dès sa naissance, Amélie est une enfant à part car elle ne bouge pas, ne pleure pas. Puis d'un seul coup, elle se réveille de sa léthargie. A partir de ce moment là, elle se souvient de tout et nous le raconte.
    C'est sur les conseils d'une amie que j'ai choisi de commencer avec ce livre la découverte de l'univers d'Amélie Nothomb.
    Alors, verdict, je ne peux pas dire que j'ai aimé ni détesté. J'ai réussi à terminer le livre, c'est déjà ça. Car à certains moments, j'étais quelque peu agacée par son attitude. Ce n'est pas l'écriture qui me dérange mais plus la personnalité de l'auteur, je pense. Maintenant, il s'agit de mon premier livre et je souhaite en lire d'autres pour me faire une meilleure idée. Si vous pouvez me conseiller...
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Citations et extraits

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  • Par vanillabricot, le 27 août 2008

    Il existe depuis très longtemps une immense secte d'imbéciles qui oppose sensualité et intelligence. C'est un cercle vicieux: ils se privent de volupté pour exalter leurs capacités intellectuelles, ce qui a pour résultat de les appauvrir. Ils deviennent de plus en plus stupides, ce qui les conforte dans leur conviction d'être brillants - car on n'a rien trouvé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
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  • Par leluez, le 11 novembre 2013

    Il existe depuis très longtemps une immense secte d’imbéciles qui opposent sensualité et intelligence. C’est un cercle vicieux : ils se privent de volupté pour exalter leurs capacités intellectuelles, ce qui a pour résultat de les appauvrir. Ils deviennent de plus en plus stupides, ce qui les conforte dans leur conviction d’être brillants – car on n’a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
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  • Par x-Kah-mi, le 18 décembre 2010

    - Mais non, tu ne mourras pas.
    En effet: je mourais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre: ce que tu aimes, tu vas le perdre. "ce qui t'a été donné te sera repris": c'est ainsi que je me formulai le désastre qui allait être le leitmotiv de mon enfance, de mon adolescence et des péripéties subséquentes. "Ce qui t'a été donné te sera repris": ta vie entière sera rythmée par le deuil.
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  • Par leluez, le 08 novembre 2013

    En vérité, Dieu était l’incarnation de la force d’inertie – la plus forte des forces. La plus paradoxale des forces, aussi : quoi de plus bizarre que cet implacable pouvoir qui émane de ce qui ne bouge pas ? La force d’inertie, c’est la puissance du larvaire. Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en œuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s’avachit devant la télévision pendant des heures, quand une idée dont on a prouvé l’inanité continue à nuire, on découvre, médusé, l’effroyable emprise de l’immobile.
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  • Par TCHITAT92, le 10 octobre 2014

    Sa bouche le trahissait. Il ne doutait pas un instant de sa divinité et s'indignait que ses propres lèvres n'aient pas l'air au courant.
    La mère s'approchait de lui et prononçait des mots simples en articulant très fort :
    - Papa ! Maman !
    Il était furieux qu'elle lui propose d'aussi sottes imitations : ne savait-elle pas à qui elle avait affaire? Le maître du langage, c'était lui. Jamais il ne s'abaisserait à répéter "Maman" et "Papa". A titre de représailles, il hurlait de plus belle et de plus laide.
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« Ce qui est monstrueux n?est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb








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