Ceux qui ont lu
Stupeur et Tremblements se diront en lisant
Ni d'Eve Ni d'Adam, qu'Amélie a du vivre des moments riches en sentiments durant deux ou trois années.
J'appréciais déjà la plume d'
Amélie Nothomb mais cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un de ses livres. Je me suis dis que le challenge était une occasion et je n'ai pas été déçue.
Il faut avouer qu'
Amélie Nothomb pratique l'autofiction avec beaucoup de talent. Elle nous raconte une histoire, nous savons que c'est faux et pourtant on ne peut pas s'empêcher d'y croire.
Ce livre parle de la relation d'Amélie la Belge entretient avec Rinri le Japonais, le tout avec pudeur et détachement. Ce qui convient très bien au décor puisqu'ils se trouvent au Japon, le pays où les codes sont particuliers et où la retenue est de mise.
Nous apprenons justement en lisant ce livre, certains des codes qui sont en place notamment avec la rencontre de la famille de Rinri et j'ai trouvé cela intéressant.
Elle nous fait également voyagé dans le pays du soleil levant et c'est là que l'on ressent son affection toute particulière pour le Japon. Les paysages sont beaux, le Mont Fuji est magnifique. Elle entretient même avec ce dernier une relation à part.
Lorsqu'on y réfléchit, cette histoire peut être considérée comme banale. Deux jeunes personnes, de la tendresse et de l'affection mais une peur de s'engager de la part d'un des deux personnages. Pourtant
Amélie Nothomb a réussi à donner une consistance à cette histoire.
Evidemment, on ressent le même détachement que dans ses précédents romans mais celui-ci est tout de même plus personnel.
Pour ce qui est de la fin, elle est étonnante comme toujours mais je vous laisse la découvrir.