ISBN : 222617964X
Éditeur : Albin Michel (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.5/5 (sur 436 notes) Ajouter à mes livres
"Stupeur et tremblements" pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. "Ni d'Ève ni d'Adam" révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier. (A. N... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 25 mars 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Ceux qui ont lu Stupeur et Tremblements se diront en lisant Ni d'Eve Ni d'Adam, qu'Amélie a du vivre des moments riches en sentiments durant deux ou trois années.
    J'appréciais déjà la plume d'Amélie Nothomb mais cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un de ses livres. Je me suis dis que le challenge était une occasion et je n'ai pas été déçue.
    Il faut avouer qu'Amélie Nothomb pratique l'autofiction avec beaucoup de talent. Elle nous raconte une histoire, nous savons que c'est faux et pourtant on ne peut pas s'empêcher d'y croire.
    Ce livre parle de la relation d'Amélie la Belge entretient avec Rinri le Japonais, le tout avec pudeur et détachement. Ce qui convient très bien au décor puisqu'ils se trouvent au Japon, le pays où les codes sont particuliers et où la retenue est de mise.
    Nous apprenons justement en lisant ce livre, certains des codes qui sont en place notamment avec la rencontre de la famille de Rinri et j'ai trouvé cela intéressant.
    Elle nous fait également voyagé dans le pays du soleil levant et c'est là que l'on ressent son affection toute particulière pour le Japon. Les paysages sont beaux, le Mont Fuji est magnifique. Elle entretient même avec ce dernier une relation à part.
    Lorsqu'on y réfléchit, cette histoire peut être considérée comme banale. Deux jeunes personnes, de la tendresse et de l'affection mais une peur de s'engager de la part d'un des deux personnages. Pourtant Amélie Nothomb a réussi à donner une consistance à cette histoire.
    Evidemment, on ressent le même détachement que dans ses précédents romans mais celui-ci est tout de même plus personnel.
    Pour ce qui est de la fin, elle est étonnante comme toujours mais je vous laisse la découvrir.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Plouf_le_loup, le 20 mars 2012

    Plouf_le_loup
    Dans ce livre-ci, Amélie Nothomb raconte son histoire de koi avec Rinri, un Japonais riche, charmant et très amoureux d'elle. Ils ont une vingtaine d'années (c'est l'année de son retour au Japon), Amélie écrit déjà régulièrement et cette histoire, née suite à un début de relation élève-prof de français, devrait être d'amour, mais...
    Ce livre est assez atypique, je trouve, parmi ceux d'Amélie Nothomb, car il est plutôt sobre. Mais pas entièrement, et c'est là que je le trouve d'une cruauté presque Sans nom. Sobre, elle l'est infiniment, sobre, subtile et pudique, quand elle parle de ce jeune homme, de ce qu'il est fondamentalement, de ce qu'elle ressent pour lui et de ce qu'il dit ressentir pour elle. Sobre jusque dans son récit de leur liaison, dont on ne saura rien qui ne respecterait pas absolument son partenaire, encore aujourd'hui, et c'est tant mieux parce que ce savoir nous serait inutile.
    Mais sobre, subtile et pudique, elle ne l'est pas un instant quand elle parle du Japon, du Mont Fuji, et relate certains épisodes solitaires aux émotions particulièrement violentes. On retrouve alors sa grandiloquence, son côté outrancier et sans complexe, voire provocateur, comme on le retrouvera à la fin, quand elle fuira Rinri. C'est ce contraste qui rend le livre presque cruel, parce que l'histoire d'amour paisible qui est l'objet avoué de ce roman n'est pas son objet véritable, dans le fond, et le contraste du degré de "dévoilement" en rend la différence encore plus évidente. Surtout au milieu d'un décillement et d'une franchise volontaires des plus salvatrices, même si elle est parfois d'un peu mauvaise foi, histoire de cacher quelque petite lâcheté...
    Et puis alors, globalement, quelle écriture et quelle structure du récit magistrales !! Là, je m'incline devant sa Majesté des Lettres, quelle écrivain ! Tout y est : le style, l'érudition, la simplicité, le sens de la formule, la phrase ciselée au micro-poil, le rythme, le sujet... Et il faut bien reconnaître que dans la sobriété, Amélie Nothomb excelle comme rarement, parce que cette fois, elle n'est pas derrière le paravent du "moi je suis trop pas pareille et tellement plus", et son style tout nu est une vraie merveille de fluidité mêlée d'érudition et de vivacité. Cette subtilité lui réussit particulièrement, je trouve ! Son habituel et bravache non-conformisme tellement attendu n'est pas complètement au rendez-vous, et en cela, elle est, pour le coup, réellement surprenante et non-conformiste, et c'est une vraie surprise.
    Petit plus important du récit, là encore assez inhabituel : un humour terrible, j'ai plusieurs fois éclaté de rire, les scènes sont remarquablement décrites et imagées en quelques mots bien choisis avec parfois une drôlerie irrésistible. Quelle vie là-dedans ! D'ailleurs, c'est très frappant, on trouve dans ce roman un nombre incroyable de fois des mots de la famille d'exalté...
    A part ça, j'ai appris plein de choses dans ce livre en plus de passer un moment de grand plaisir. Toutes ces anecdotes, ces analyses culturelles, etc., sont-elles vraies ou pas je ne sais trop, peu importe puisqu'elles sont très vivantes, et ça vaut toutes les vérités...
    (extraits sur mon blog)

    Lien : http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2010/06/25/18425881.html
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 05 décembre 2007

    valeriane
    La tradition de la fin du mois d'août, c'est de s'offrir le dernier Nothomb, qui sort pour la rentrée littéraire. Voici déjà plusieurs années que je n'y coupe pas. Généralement un roman pas très épais qui se lit assez rapidement, mais également assez satisfaisant. La seule fois où j'ai lâché un Nothomb, c'était "Attentat", il y a un peu plus d'un an. (C'était un rattrapage pour les années où je ne me ruait pas encore en librairie pour l'acheter dès sa sortie). Bon je n'ai pas été bien loin avec ce titre, mais peut-être que ce n'était pas le bon moment. Bref, avec Ni d'Eve Ni d'Adam, Amélie nous transporte dans son Japon natal bien aimé. On revit avec elle une époque qui l'a définitivement marqué. Dans ce roman, on retrouve l'Amélie du temps de Stupeur et Tremblements. Alors que dans le premier, on la découvrait en désastreuse employée dans une entreprise nippone, ici, on la retrouve dans une histoire d'amour à la Amélie... L'histoire débute alors qu'elle dépose une annonce pour donner des cours de français. De cette manière, elle espère également améliorer sa pratique du japonais. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Rinri, un jeune tokoyte un peu spécial. A ces côtés, elle va découvrir les habitudes des jeunes japonais universitaires. Ces pré-adultes vivent une parenthèse dans cette vie effrénée et n'ont qu'une envie... "jouer". le récit d'Amélie Nothomb est parsemé d'histoires dingues et de situations concasses. C'est aussi à cette époque qu'Amélie s'est lancée dans le monde de l'écriture. J'ai bien apprécié ce roman : il se lit vite, n'assomme pas le lecteur, offre des paysages très jolis et surtout... m'a donné envie de nouilles et de sushis! Les critiques divergent sur ce bouquin, mais en y réfléchissant, les critiques divergent toujours à propos de titres d'Amélie Nothomb. Je lui ai donné 3,5 étoiles et vous invite à le lire... vous n'y perdrez pas votre temps.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par AnnaKa, le 29 mai 2010

    AnnaKa
    Amélie part vivre au Japon en 1989 - elle a vingt-et-un ans. Pour perfectionner son japonais, elle décide de donner des cours particuliers de français. Elle rencontre alors un jeune homme, désireux d'apprendre la "langue de Voltaire", qui deviendra vite son "amoureux", son "fiancé"...
    Voici le résumé qu'en fait Amélie Nothomb elle-même :
    "Stupeur et Tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Ève ni d'Adam révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier."
    J'adore. C'est du grand Nothomb. du très grand. On retrouve dans Ni d'Ève ni d'Adam tout ce que l'on aime d'elle, tout ce qui nous a fait palpiter auparavant, toute cette intelligence percutante qui est la marque de fabrique de ses romans. J'aime, et je le proclame haut et fort : je suis bluffée. Il m'arrive de relire certaines phrases, non pas pour essayer d'en mieux comprendre le sens, mais pour m'imprégner encore et encore de ses trouvailles de style et de sens. Je suis en extase devant ses phrases comme elle l'est devant le mont Fudji.
    Je dirais même que Ni d'Ève ni d'Adam a cette petite goutte d'eau qui fait déborder le vase de la perfection : l'émotion. On ne fait pas que (sou)rire et s'extasier cette fois-ci - car l'humour est à nouveau ô combien présent - ; on a aussi le coeur qui se serre, imperceptiblement certes, mais ... que dire de cette escapade si bien racontée au sommet du Kumotori Yama... ou de ses retrouvailles avec Rinri en 1996... Je n'ai pas d'autre mot : "kotobuki !".
    Melle Nothomb, vous êtes mon Japon.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ludivine, le 02 septembre 2008

    Ludivine
    D'Amélie Nothomb, je connaissais seulement son expérience professionnelle au Japon par le film « Stupeurs et tremblements », mais j'hésitais à lire un de ces livres.
    Et on m'a prêté, ce roman, et j'ai été agréablement surprise. J'ai apprécié cette lecture qui est très facile, je ne suis pas encore devenue une inconditionnelle d'Amélie Nothomb, mais lire d'autres de ces livres pourquoi pas. J'ai été impressionnée par la culture littéraire d'Amélie Nothomb.
    Elle nous entraine dans son univers, qui à plusieurs reprises m'a dérouté. Parfois je l'ai suivit dans son monde à elle, et d'autre fois non, elle m'a laissé scotchée sur les pages.
    Elle nous dépeint la vie et les coutumes japonaises. Que dire de la fondue savoyarde, ou du repas organisé par Rinri, ou elle se retrouve seule en compagnie d'une dizaine de jeunes hommes à qui elle fait la conversation. Et la fin …
    Une découverte très agréable.
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Citations et extraits

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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Le concept de liberté est un sujet rebattu dont les premiers mots me font baîller. L'expérience physique de la liberté, c'est autre chose. On devrait toujours avoir quelque chose à fuir, pour cultiver en soi cette possibilité merveilleuse. D'ailleurs, on a toujours quelque chose à fuir. Ne serait-ce que soi-même.
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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Brusque consternation : pipi. J'aurais dû y penser plus tôt. Les commodités, c'était la montagne. Sortir dans la tempête en pyjama équivalait à perdre mon ultime habit sec et je n'allais pas réenfiler mes vêtements trempés. Il n'y avait pas trente-six solutions : j'enlevai le pyjama, respirai un grand coup et courus dehors comme on saute dans le vide. Les pieds nus, dans la neige, accroupie dans le plus simple appareil, je m'exécutai en un mélange d'horreur et d'extase.
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  • Par LolitaNieEnBloc, le 04 novembre 2008

    Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours.
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  • Par Shaarilla, le 05 septembre 2010

    De mon côté, je suivais aussi des cours de progressais en japonais comme je le pouvais. Je ne tardais pas à me faire mal voir. Chaque fois qu'un détail m'intriguait, je levais la main. Les divers professeurs manquaient de peu d'avoir une crise cardiaque quand ils me voyaient brandir mes phalanges vers le ciel. Je croyais qu'ils se taisaient pour me laisser parler et posais hardiment ma question, à laquelle on répondait de façon étrangement insatisfaisante.
    Cela dura jusqu'au jour où l'un des maîtres, avisant mon geste coutumier, se mit à me hurler dessus avec une violence formidable :
    - Assez !
    Je restai tétanisée, tandis que tous les étudiants me regardaient fixement.
    Après le cours, j'allais m'excuser auprès du professeur, surtout pour savoir quel était mon crime.
    - On ne pose pas de question au Sensei, me gronda le maître.
    - Mais, et si je ne comprends pas ?
    - On comprend !
    Je sus alors pourquoi l'enseignement des langues boitait au Japon.
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  • Par x-Kah-mi, le 18 décembre 2010

    Les pires accidents de la vie sont langagiers.Un soir de semaine, après minuit, tandis que le sommeil m'emportait par le fond, Rinri me demanda en mariage pour la deux cent quarantième fois.Trop fatiguée pour être évasive, je répondis non et m'endormit aussitôt.
    Au matin, près de mon écritoire, je découvris un mot du garçon :"Merci, je suis très heureux."
    J'en tirai des leçons d'une haute valeur morale:"Tu as rendu quelqu'un heureux en étant claire.Il faut oser dire non.Il n'y a rien de gentil à laisser de faux espoirs.L'ambiguïté est la source de la douleur, etc.
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Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011
Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.








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