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Critiques sur Ni d'Eve ni d'Adam (49)


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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir le 25/03/2010


    Ceux qui ont lu Stupeur et Tremblements se diront en lisant Ni d'Eve Ni d'Adam, qu'Amélie a du vivre des moments riches en sentiments durant deux ou trois années.

    J'appréciais déjà la plume d'Amélie Nothomb mais cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un de ses livres. Je me suis dis que le challenge était une occasion et je n'ai pas été déçue.
    Il faut avouer qu'Amélie Nothomb pratique l'autofiction avec beaucoup de talent. Elle nous raconte une histoire, nous savons que c'est faux et pourtant on ne peut pas s'empêcher d'y croire.

    Ce livre parle de la relation d'Amélie la Belge entretient avec Rinri le Japonais, le tout avec pudeur et détachement. Ce qui convient très bien au décor puisqu'ils se trouvent au Japon, le pays où les codes sont particuliers et où la retenue est de mise.
    Nous apprenons justement en lisant ce livre, certains des codes qui sont en place notamment avec la rencontre de la famille de Rinri et j'ai trouvé cela intéressant.
    Elle nous fait également voyagé dans le pays du soleil levant et c'est là que l'on ressent son affection toute particulière pour le Japon. Les paysages sont beaux, le Mont Fuji est magnifique. Elle entretient même avec ce dernier une relation à part.

    Lorsqu'on y réfléchit, cette histoire peut être considérée comme banale. Deux jeunes personnes, de la tendresse et de l'affection mais une peur de s'engager de la part d'un des deux personnages. Pourtant Amélie Nothomb a réussi à donner une consistance à cette histoire.
    Evidemment, on ressent le même détachement que dans ses précédents romans mais celui-ci est tout de même plus personnel.
    Pour ce qui est de la fin, elle est étonnante comme toujours mais je vous laisse la découvrir.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Plouf_le_loup le 20/03/2012


    Dans ce livre-ci, Amélie Nothomb raconte son histoire de koi avec Rinri, un Japonais riche, charmant et très amoureux d'elle. Ils ont une vingtaine d'années (c'est l'année de son retour au Japon), Amélie écrit déjà régulièrement et cette histoire, née suite à un début de relation élève-prof de français, devrait être d'amour, mais...

    Ce livre est assez atypique, je trouve, parmi ceux d'Amélie Nothomb, car il est plutôt sobre. Mais pas entièrement, et c'est là que je le trouve d'une cruauté presque Sans nom. Sobre, elle l'est infiniment, sobre, subtile et pudique, quand elle parle de ce jeune homme, de ce qu'il est fondamentalement, de ce qu'elle ressent pour lui et de ce qu'il dit ressentir pour elle. Sobre jusque dans son récit de leur liaison, dont on ne saura rien qui ne respecterait pas absolument son partenaire, encore aujourd'hui, et c'est tant mieux parce que ce savoir nous serait inutile.
    Mais sobre, subtile et pudique, elle ne l'est pas un instant quand elle parle du Japon, du Mont Fuji, et relate certains épisodes solitaires aux émotions particulièrement violentes. On retrouve alors sa grandiloquence, son côté outrancier et sans complexe, voire provocateur, comme on le retrouvera à la fin, quand elle fuira Rinri. C'est ce contraste qui rend le livre presque cruel, parce que l'histoire d'amour paisible qui est l'objet avoué de ce roman n'est pas son objet véritable, dans le fond, et le contraste du degré de "dévoilement" en rend la différence encore plus évidente. Surtout au milieu d'un décillement et d'une franchise volontaires des plus salvatrices, même si elle est parfois d'un peu mauvaise foi, histoire de cacher quelque petite lâcheté...

    Et puis alors, globalement, quelle écriture et quelle structure du récit magistrales !! Là, je m'incline devant sa Majesté des Lettres, quelle écrivain ! Tout y est : le style, l'érudition, la simplicité, le sens de la formule, la phrase ciselée au micro-poil, le rythme, le sujet... Et il faut bien reconnaître que dans la sobriété, Amélie Nothomb excelle comme rarement, parce que cette fois, elle n'est pas derrière le paravent du "moi je suis trop pas pareille et tellement plus", et son style tout nu est une vraie merveille de fluidité mêlée d'érudition et de vivacité. Cette subtilité lui réussit particulièrement, je trouve ! Son habituel et bravache non-conformisme tellement attendu n'est pas complètement au rendez-vous, et en cela, elle est, pour le coup, réellement surprenante et non-conformiste, et c'est une vraie surprise.
    Petit plus important du récit, là encore assez inhabituel : un humour terrible, j'ai plusieurs fois éclaté de rire, les scènes sont remarquablement décrites et imagées en quelques mots bien choisis avec parfois une drôlerie irrésistible. Quelle vie là-dedans ! D'ailleurs, c'est très frappant, on trouve dans ce roman un nombre incroyable de fois des mots de la famille d'exalté...

    A part ça, j'ai appris plein de choses dans ce livre en plus de passer un moment de grand plaisir. Toutes ces anecdotes, ces analyses culturelles, etc., sont-elles vraies ou pas je ne sais trop, peu importe puisqu'elles sont très vivantes, et ça vaut toutes les vérités...

    (extraits sur mon blog)


    Lien : http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2010/06/25/18425881.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Ludivine le 02/09/2008


    D'Amélie Nothomb, je connaissais seulement son expérience professionnelle au Japon par le film « Stupeurs et tremblements », mais j'hésitais à lire un de ces livres.
    Et on m'a prêté, ce roman, et j'ai été agréablement surprise. J'ai apprécié cette lecture qui est très facile, je ne suis pas encore devenue une inconditionnelle d'Amélie Nothomb, mais lire d'autres de ces livres pourquoi pas. J'ai été impressionnée par la culture littéraire d'Amélie Nothomb.
    Elle nous entraine dans son univers, qui à plusieurs reprises m'a dérouté. Parfois je l'ai suivit dans son monde à elle, et d'autre fois non, elle m'a laissé scotchée sur les pages.
    Elle nous dépeint la vie et les coutumes japonaises. Que dire de la fondue savoyarde, ou du repas organisé par Rinri, ou elle se retrouve seule en compagnie d'une dizaine de jeunes hommes à qui elle fait la conversation. Et la fin …

    Une découverte très agréable.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par valeriane le 05/12/2007


    La tradition de la fin du mois d'août, c'est de s'offrir le dernier Nothomb, qui sort pour la rentrée littéraire. Voici déjà plusieurs années que je n'y coupe pas. Généralement un roman pas très épais qui se lit assez rapidement, mais également assez satisfaisant. La seule fois où j'ai lâché un Nothomb, c'était "Attentat", il y a un peu plus d'un an. (C'était un rattrapage pour les années où je ne me ruait pas encore en librairie pour l'acheter dès sa sortie). Bon je n'ai pas été bien loin avec ce titre, mais peut-être que ce n'était pas le bon moment. Bref, avec Ni d'Eve Ni d'Adam, Amélie nous transporte dans son Japon natal bien aimé. On revit avec elle une époque qui l'a définitivement marqué. Dans ce roman, on retrouve l'Amélie du temps de Stupeur et Tremblements. Alors que dans le premier, on la découvrait en désastreuse employée dans une entreprise nippone, ici, on la retrouve dans une histoire d'amour à la Amélie... L'histoire débute alors qu'elle dépose une annonce pour donner des cours de français. De cette manière, elle espère également améliorer sa pratique du japonais. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Rinri, un jeune tokoyte un peu spécial. A ces côtés, elle va découvrir les habitudes des jeunes japonais universitaires. Ces pré-adultes vivent une parenthèse dans cette vie effrénée et n'ont qu'une envie... "jouer". le récit d'Amélie Nothomb est parsemé d'histoires dingues et de situations concasses. C'est aussi à cette époque qu'Amélie s'est lancée dans le monde de l'écriture. J'ai bien apprécié ce roman : il se lit vite, n'assomme pas le lecteur, offre des paysages très jolis et surtout... m'a donné envie de nouilles et de sushis! Les critiques divergent sur ce bouquin, mais en y réfléchissant, les critiques divergent toujours à propos de titres d'Amélie Nothomb. Je lui ai donné 3,5 étoiles et vous invite à le lire... vous n'y perdrez pas votre temps.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par maevedefrance le 29/04/2012


    Amélie Nothom raconte ici un épisode de sa vie au Japon en 1989-1990. Une idylle amoureuse alors qu'elle avait décidé d'apprendre le japonais, d'une manière pour le moins singulière : "Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français." C'est ainsi qu'elle rencontre Rinri qui étudie le français à l'université de Tokyo. Une idylle toute aussi singulière s'ensuit.

    "Les pires accidents de la vie sont langagiers. Un soir de semaine, après minuit, tandis que le sommeil m'emportait par le fond, Rinri me demanda en mariage pour la deux cent quarantième fois. Trop fatiguée pour être évasve, je répondis non et m'endormis aussitôt
    Au matin, près de mon écritoire, je découvris un mot du garçon : "Merci je suis très heureux.""

    On rit assez souvent avec ce livre. Cependant, l'humour d'Amélie Nothomb n'est jamais moqueur. le ridicule des situations dépasse souvent les deux amis (loin d'ici est le cliché des amoureux transis)... Un roman autobiographique sur la différence culturelle et la découverte de cette différence. C'est, à mon avis, le principal intérêt de ce récit divertissant.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Melichoux le 19/02/2012


    Ce livre est le premier Amélie Nothomb que j'ai lu, et surement le dernier. Je n'ai tout simplement pas accroché. le roman est court et pourtant il m'a fallu une semaine pour le finir, et encore j'ai résisté à l'envie d'abandonner, espérant une fin qui relève le niveau. Ce qui ne fut pas le cas. Mon avis ne sera pas très long, peut être justement parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire. le récit est calme, plat, et coule tranquillement sans rebondissements.

    Je ne sais pas comment décrire les personnages, Amélie d'abord que je ne comprends pas. Même si ses réflexions sont justes, je ne comprends pas son comportement envers Rinri, surtout à la fin. Et lui qui est naïf et passif, dommage de ne l'avoir vu qu'a travers la vision d'Amélie. La découverte du Japon et de sa culture est ce qu'il y a de plus intéressant dans ce roman. Sinon quelques passages, comme dans les montagnes, sont trop longs et ne servent pas un grand intérêt à mon gout. Alors voila, je n'aurai pas un souvenir mémorable de ce livre, une seule envie : passer à autre chose.


    Lien : http://melisse-library.blogspot.com/2012/02/ni-deve-ni-dadam-amelie-..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par AnnaKa le 29/05/2010


    Amélie part vivre au Japon en 1989 - elle a vingt-et-un ans. Pour perfectionner son japonais, elle décide de donner des cours particuliers de français. Elle rencontre alors un jeune homme, désireux d'apprendre la "langue de Voltaire", qui deviendra vite son "amoureux", son "fiancé"...

    Voici le résumé qu'en fait Amélie Nothomb elle-même :
    "Stupeur et Tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Ève ni d'Adam révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier."

    J'adore. C'est du grand Nothomb. du très grand. On retrouve dans Ni d'Ève ni d'Adam tout ce que l'on aime d'elle, tout ce qui nous a fait palpiter auparavant, toute cette intelligence percutante qui est la marque de fabrique de ses romans. J'aime, et je le proclame haut et fort : je suis bluffée. Il m'arrive de relire certaines phrases, non pas pour essayer d'en mieux comprendre le sens, mais pour m'imprégner encore et encore de ses trouvailles de style et de sens. Je suis en extase devant ses phrases comme elle l'est devant le mont Fudji.
    Je dirais même que Ni d'Ève ni d'Adam a cette petite goutte d'eau qui fait déborder le vase de la perfection : l'émotion. On ne fait pas que (sou)rire et s'extasier cette fois-ci - car l'humour est à nouveau ô combien présent - ; on a aussi le coeur qui se serre, imperceptiblement certes, mais ... que dire de cette escapade si bien racontée au sommet du Kumotori Yama... ou de ses retrouvailles avec Rinri en 1996... Je n'ai pas d'autre mot : "kotobuki !".

    Melle Nothomb, vous êtes mon Japon.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Kabuto le 15/04/2012


    Amélie ne laisse personne indifférent. Soit on l'aime, soit on la déteste. Il en est ainsi de certains personnages excentriques qui ne se plient pas au conformisme ambiant. Page 191 elle cite d'ailleurs une chanson de Brassens : « Non, les brav's gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux ».
    Dans le travail d'Amélie, il y a d'un coté les romans que je trouve souvent originaux et bien écrits mais pas exceptionnels et de l'autre une sorte d'autobiographie en désordre qui nous permet de mieux comprendre ce personnage fantasque. Ce sont surtout ces livres là qui me plaisent le plus. Le Sabotage amoureux et Stupeur et Tremblements sont pour moi ses meilleurs romans.
    Ni d'Eve, ni d'Adam nous dévoile une nouvelle facette de sa vie romanesque et plus particulièrement de son expérience japonaise. Après le monde de l'entreprise, voici celui des rapports amoureux au pays du soleil levant. Toujours ce style inimitable plein d'autodérision parfois un peu surréaliste et toujours aussi cet amour pour le Japon et sa culture source de bien des quiproquos. La liaison amoureuse qu'elle nous raconte ici n'est justement qu'un prétexte à explorer les différences culturelles et du coup, l'histoire d'amour avec Rinri passe au second plan. Heureusement, la fin recentre le tout sur l'essentiel, c'est-à-dire ce couple étrange ou d'ailleurs Amélie n'a pas du tout le beau rôle. C‘est vite lu, amusant et très stylé mais ce n'est pas à mon avis, son meilleurs roman.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 0.00/5
    Par MissG le 02/12/2010


    C'est un livre complémentaire avec "Stupeur et Tremblements" car il se passe à la même époque et permet de découvrir une toute autre facette d'Amélie Nothomb.
    C'est un livre qui traite de la relation amoureuse, mais également de la vie et des codes à respecter dans la société japonaise.
    L'un de mes souvenirs de lecture est son ascension du mont Fuji, c'est très bien décrit et le lecteur vit les mêmes émotions qu'elle, ça donne envie de le faire en tout cas.
    C'est très bien écrit, avec un peu d'humour, l'histoire nous permet de découvrir la vie quotidienne au Japon, je ne regrette absolument pas cette lecture.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par yokai le 29/03/2008


    Comme Métaphysique Des Tubes, Biographie de la faim et Stupeur et Tremblements, ce livre est un récit autobiographique ou une autofiction se déroulant au Japon. Amélie a, au moment du récit, 21 ans et nous raconte son bonheur d'étudiante vécu juste avant l'horreur du monde de l'entreprise relatée dans Stupeur et Tremblements. Son bonheur, c'est le Japon personnifié par un beau et riche jeune homme prénommé Rinri. [...]
    http://aubonroman.blogspot.com/2007/09/ni-deve-ni-dadam-par-amlie-nothomb.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)






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