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ISBN : 2253150711
Éditeur : Le Livre de Poche (2001)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.55/5 (sur 4237 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C'est la question qu'on se pose en découvrant l'invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l'auteur, est confrontée lors d'un emploi de quelques mois au Japon.
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 14 septembre 2012

    carre
    Comme à chaque lecture d'un roman d'Amélie Nothomb, mon sentiment est mitigé, le verre d'eau à moitié plein ou à moitié vide. Et avec une question récurrente, pourquoi cet auteur est-elle aussi adulée ?
    « stupeur et tremblements » fait partie indiscutablement du meilleur Nothomb, les pérégrinations de la jeune héroïne dans cette entreprise sont un vrai chemin de croix, la définition d'harcèlement moral trouvant un incroyable exemple dans ce que subit la jeune Amélie ; Nothomb enchaine les scénettes vachardes et humiliantes avec un sens du rythme qui rend son histoire plutôt intéressante. Hiérarchie désagréable, humiliante au possible, la jeune femme encaisse avec un aplomb et une force de tolérance qui laisse pantois.
    Alors oui un roman efficace, agréable, vite lu comme tout ces romans, mais tout de même rien de quoi susciter une allégeance totale à l'auteur belge. Un mystère, je vous dis.
    A noter la belle et fidèle adaptation du regretté Alain Corneau avec Sylvie Testud dans le rôle titre.
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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2010

    vincentf
    Ce joli petit bouquin et sa jolie petite auteur méritent-ils leur succès planétaire ? Deux attitudes, toutes deux idiotes, tentent le commentateur, l'attaque ou la défense. Soit on adhère corps et âme, comme les milliers d'adolescentes qui ne jurent que par Amélie Nothomb, soit on rejette tout en bloc parce que quand un bouquin marche, c'est qu'il est mauvais, le peuple étant un animal qu'on n'abreuve qu'à coup de débilités. Si l'on cherche à être juste avec Stupeur et Tremblements on se doit cependant, ouf, de nuancer. le livre est agréable à béqueter. Il ne tombe pas des mains. Il séduit. Cool ! Mais force est de constater que cette petite descente comique aux enfers n'est pas renversante pour un lecteur sensible à une certaine épaisseur dans les textes. le style Nothomb est joli, rigolo, mais jamais véritablement beau. On sourit mais on est loin de son compatriote Toussaint, dormir dans les ordures et enlacer un ordinateur étant moins drôle, sous la plume d'Amélie Nothomb, qu'arroser les plantes vertes ou jouer aux fléchettes chez Jean-Philippe Toussaint. On se surprend, en lisant, à espérer les mêmes éléments sous la plume d'un autre. On reste sur sa faim. On garde constamment l'impression de lire un bouquin, un bon bouquin même, pour adolescents. Mais on se dit aussi que c'est peut-être ça qui, justement, fait l'intérêt d'Amélie Nothomb, cette naïve simplicité adolescente dans la description d'un monde adulte pas tout à fait absurde mais en tout cas hors de portée de l'héroïne. On n'apprend certes pas grand chose sur la vie d'entreprise au Japon, mais on découvre un monde intérieur sympathique et un style un peu simplet mais néanmoins original. De là à faire de ce petit bouquin un chef-d'oeuvre, il y a un pas qu'on ne saurait cependant franchir.
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    • Livres 4.00/5
    Par MllePeregrine, le 23 novembre 2011

    MllePeregrine
    Amélie Nothomb, on aime ou on n'aime pas.
    Eh bien j'aime. "stupeur et tremblements" est le 1er roman que j'ai lu d'elle, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant la lecture.
    C'est drôle, grinçant, fulgurant.
    Roman autobiographique, il retrace le parcours de la narratrice, Amélie-Chan, jeune femme fraîchement diplômée qui arrive en tant qu'interprète dans la grande firme Yumimoto.
    Toutefois, ne pas connaître les us et coutumes japonais est fatal pour elle et c'est ainsi que d'impair en impair, elle finit par se retrouver "dame-pipi" de son entreprise.
    On passe un bon moment à la lecture de ce roman! Et j'ajouterai que si vous avez un ado, par là, qui ne sait pas que lire, ça peut marcher! Je l'ai étudié avec une classe de 3ème, ils ont adhéré :)
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    • Livres 3.00/5
    Par comtesseoboulof, le 03 avril 2012

    comtesseoboulof

    Suite et fin de mes tribulations avec Amélie Nothomb, après avoir partagé avec vous dimanche ma critique sur « Métaphysique des tubes » j'ai enchaîné avec « stupeur et tremblements ».
    La première découverte de cette écrivaine avait eu lieu il y a bien longtemps et je n'avais pas accroché, vos critiques m'ont incité à y regoûter . C'est finalement intéressant de lire les deux à la suite, après Amélie enfant terrible ,qui se dit japonaise dès la prime enfance, la retrouver adulte, postulant et travaillant pour une entreprise au Japon, est une suite logique et encore un moment sympathique même si je l'ai trouvé moins brillante que dans le premier.
    Choc des cultures, différence des statuts homme/ femme, culture d'entreprise sclérosante, Amélie Nothomb aborde tous ces sujets avec humour, même si j'ai trouvé cela glauque par moment notamment quand elle nous conte le carcan moral imposé aux femmes japonaises
    Dès la début, elle met les pieds dans le plat, son statut étant le plus petit , elle est susceptible d'être aux ordres de tout le monde, ne s'attendant tout de même pas à descendre si bas dans l'ascenseur social nippon. On peut d'ailleurs se demander : pourquoi l'ont- ils embaucher !
    Son parcours y est presque surréaliste de la tâche photocopieuse recommencée des dizaines de fois pour un dossier jugé mal centré à l'impression, au changement du rouleau de papier toilette des commodités du 44ème étage.
    Mais là n'est pas l'intérêt du livre il l'est dans l'observation des cadres de cette société, la soumission consentie, le mode de pensée différent de notre culture européenne et le recul pris par cette jeune française pour aller au bout de cette expérience.
    On retrouve comme dans « Métaphysique des tubes » cet esprit brillant, scrutateur , qui marche à toute puissance, qui surmonte chaque étape avec philosophie et humour.
    Je fais une pause à présent dans l'univers de ce romancier, sauf si quelque un me souffle à l'oreille un incontournable de Madame Nothomb…
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    • Livres 5.00/5
    Par selena_974, le 05 décembre 2013

    selena_974
    Dans la catégorie des romans autobiographiques, nous retrouvons donc ici notre Amélie fraîchement embauchée pour une durée de 1 an dans une société japonaise. le choc des cultures va être tel que les choses vont forcément mal se passer, et d'interprète, Amélie va devenir comptable, distributrice de courrier, serveuse de café, avant le grand drame final qui la mènera à passer ses journées à récurer les toilettes du 44e étage de la société.
    Ce livre est hilarant. En tant qu'occidentale, je comprends tout à fait les difficultés auxquelles Amélie a dû faire face, mais elle a l'art et la manière de le raconter avec un humour de tous les instants et de toutes les situations, même les plus délicates. le portrait de l'entreprise japonaise qu'elle nous propose ici est fait sans concession, mais, loin de paraître injuste ou méchant, il semble tout à fait réel, et Amélie pousse son humilité jusqu'à nous fournir également un portrait peu flatteur d'elle-même.
    Un très bon Nothomb !
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Critiques presse (1)


  • BDGest , le 26 juillet 2011
    Tônoharu offre de découvrir le Japon par le prisme d’un américain qui peine à définir ce qui l’a mené en ces terres éloignées, et qui semble dépité de constater que ce dépaysement n’a, en fin de compte, que peu d’impact sur son existence.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par kraken56, le 20 décembre 2014

    "Vous êtes ma supérieure, oui. Je n'ai aucun droit, je sais. Mais je voulais que vous sachiez combien je suis déçue. Je vous tenais en si haute estime".
    Elle eut un rire élégant:
    "Moi, je ne suis pas déçue. Je n'avais pas d'estime pour vous".

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  • Par tigrou, le 04 mai 2008

    Récapitulons, petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus. J’eus rapidement conscience de mon excès d’ambition et acceptai de « faire » martyre quand je serais grande
    Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c’était trop bien pour moi et je dus descendre un échelon pour devenir comptable. Mais il n’y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus mutée au poste de rien du tout. Malheureusement –j’aurais dû m(en douter- rien du tout, c’était encore trop bien pour moi. Et ce fus alors que je reçus mon affectation ultime : nettoyeuse de chiottes.
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  • Par Shana, le 03 mai 2010

    « Non : s’il faut admirer la Japonaise – et il le faut -, c’est parce qu’elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. On lui coule du plâtre à l’intérieur du cerveau : « Si à vingt-cinq ans tu n’es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d’avoir honte », « si tu ris, tu ne seras pas distinguée », « si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire », « si tu mentionnes l’existence d’un poil sur ton corps tu es immonde », « si un garçon t’embrasse sur la joue en public, tu es une putain », « si tu manges avec plaisir, tu es une truie », « si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache », etc. Ces préceptes seraient anecdotiques s’ils ne s’en prenaient pas a l’esprit. »
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  • Par mimifasola, le 20 mai 2013

    Non: s'il faut admirer la japonaise -et il le faut-, c'est parce qu'elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. On lui coule du plâtre à l'intérieur du cerveau: "Si à vingt-cinq ans tu n'es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d'avoir honte", "si tu ris, tu ne seras pas distinguée", "si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire", "si tu mentionnes l'existence d'un poil sur ton corps, tu es immonde", "si un garçon t'embrasse sur la joue en public, tu es une putain", "si tu manges avec plaisir, tu es une truie", "si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache", etc
    Ces préceptes seraient anecdotiques s'ils ne s'en prenaient pas l’esprit.

    Car, en fin de compte, ce qui est assené à la Nippone à travers ces dogmes incongrus, c'est qu'il ne faut rien espérer de beau.
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  • Par Spilett, le 03 avril 2010

    C'est une grande chose que de savoir quand on va mourir. On peut s'organiser et faire de son dernier jour une œuvre d'art.

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Amélie Nothomb - Pétronille
Amélie Nothomb vous présente son ouvrage "Pétronille" aux éditions Albin Michel. Rentrée littéraire 2014.








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