ISBN : 2253150711
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2001)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 1041 notes) Ajouter à mes livres
Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C'est la question qu'on se pose en découvrant l'invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l'auteur, est confrontée lors d'un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2010

    vincentf
    Ce joli petit bouquin et sa jolie petite auteur méritent-ils leur succès planétaire ? Deux attitudes, toutes deux idiotes, tentent le commentateur, l'attaque ou la défense. Soit on adhère corps et âme, comme les milliers d'adolescentes qui ne jurent que par Amélie Nothomb, soit on rejette tout en bloc parce que quand un bouquin marche, c'est qu'il est mauvais, le peuple étant un animal qu'on n'abreuve qu'à coup de débilités. Si l'on cherche à être juste avec Stupeur et Tremblements on se doit cependant, ouf, de nuancer. le livre est agréable à béqueter. Il ne tombe pas des mains. Il séduit. Cool ! Mais force est de constater que cette petite descente comique aux enfers n'est pas renversante pour un lecteur sensible à une certaine épaisseur dans les textes. le style Nothomb est joli, rigolo, mais jamais véritablement beau. On sourit mais on est loin de son compatriote Toussaint, dormir dans les ordures et enlacer un ordinateur étant moins drôle, sous la plume d'Amélie Nothomb, qu'arroser les plantes vertes ou jouer aux fléchettes chez Jean-Philippe Toussaint. On se surprend, en lisant, à espérer les mêmes éléments sous la plume d'un autre. On reste sur sa faim. On garde constamment l'impression de lire un bouquin, un bon bouquin même, pour adolescents. Mais on se dit aussi que c'est peut-être ça qui, justement, fait l'intérêt d'Amélie Nothomb, cette naïve simplicité adolescente dans la description d'un monde adulte pas tout à fait absurde mais en tout cas hors de portée de l'héroïne. On n'apprend certes pas grand chose sur la vie d'entreprise au Japon, mais on découvre un monde intérieur sympathique et un style un peu simplet mais néanmoins original. De là à faire de ce petit bouquin un chef-d'oeuvre, il y a un pas qu'on ne saurait cependant franchir.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par coquelicot5602, le 23 novembre 2011

    coquelicot5602
    Amélie Nothomb, on aime ou on n'aime pas.
    Eh bien j'aime. "stupeur et tremblements" est le 1er roman que j'ai lu d'elle, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant la lecture.
    C'est drôle, grinçant, fulgurant.
    Roman autobiographique, il retrace le parcours de la narratrice, Amélie-Chan, jeune femme fraîchement diplômée qui arrive en tant qu'interprète dans la grande firme Yumimoto.
    Toutefois, ne pas connaître les us et coutumes japonais est fatal pour elle et c'est ainsi que d'impair en impair, elle finit par se retrouver "dame-pipi" de son entreprise.
    On passe un bon moment à la lecture de ce roman! Et j'ajouterai que si vous avez un ado, par là, qui ne sait pas que lire, ça peut marcher! Je l'ai étudié avec une classe de 3ème, ils ont adhéré :)
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par LiliGalipette, le 03 novembre 2011

    LiliGalipette
    La narratrice, Amélie, est belge et nul ne saurait ignorer qu'elle est un avatar de l'auteure. Passé ce premier constat, voici l'histoire. En 1990, Amélie est embauchée dans l'entreprise japonaise Yumimoto, au 44° étage. Comme elle le dit elle-même, « après tout, ce que j'avais voulu, c'était travailler dans une entreprise japonaise. J'y étais. » (p. 14) Après tout ? Oui, parce que le beau rêve d'Amélie tourne vite au réveil doux-amer. L'entreprise Yumimoto est soumise à des codes abscons pour les Occidentaux et à une hiérarchie totalement verrouillée. Pour avoir osé défier, sans le vouloir ni le savoir, sa supérieure directe, la magnifique Fubuki Mori, Amélie va connaître tous les échelons de l'humiliation. « le Japon est un pays qui sait ce que ‘craquer‘ veut dire. » (p. 60) Alors qu'elle briguait une place d'interprète, elle finit responsable des toilettes du 44° étage. Toutefois, dans un esprit tout japonais d'honneur, elle ne démissionne pas et se soumet. « J'avais à présent sous les yeux l'horreur méprisante d'un système qui niait ce que j'avais aimé et cependant je restais fidèle à ces valeurs auxquelles je ne croyais plus. » (p. 134)
    Amélie apprend donc l'humiliation auprès de la belle et perverse Fubuki Mori. Seule femme cadre de l'entreprise et décidée à ne pas perdre son poste. Fubuki représente le mur sur lequel se brisent les espoirs et les ambitions d'Amélie qui rappelle que, « dans l'ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l'on s'adressera à l'Empereur avec ‘STUPEUR ET TREMBLEMENTS‘. » (p. 172) Dans une comédie plus ou moins sincère, c'est ainsi qu'Amélie quitte l'entreprise et le Japon.
    Ce roman n'est pas mal écrit, le style est enlevé et je lui reconnais une fluidité certaine. Mais – comme diraient certains critiques avisés – sans plus. J'ai tout de même apprécié les quelques pages où la narratrice décrit les conditions de vie des Japonaises : c'est toute une leçon de féminité, certes particulière pour des yeux étrangers, mais riche en enseignements. le fantasme récurrent de la défenestration est assez original, de même que cette envie de se répandre sur la ville nippone et d'être enfin absorbée par ce grand-tout. Dommage que cela ne soit pas davantage mis en avant. Lirai-je encore un roman d'Amélie Nothomb ? Il s'agit là d'un deuxième essai et je pense que cela suffira.
    Le film d'Alain, Corneau, avec Sylvie Testud dans le rôle principal, est assez intéressant. Il reprend au mot près les phrases du titre. L'échevelée Sylvie Testud s'oppose violement à l'actrice qui incarne Fubuki, toujours impeccable et inaccessible. L'image met clairement en évidence que, dans la société nippone, la hiérarchie est source d'humiliation, mais également de souffrances. Bref, un moment plaisant, mais – encore une fois – sans plus.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/11/03/225664..
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par jwpack, le 03 septembre 2011

    jwpack
    Je connaissais Amélie Nothomb de nom seulement. Je l'avais vue, entre autres, dans une entrevue télévisée. J'avais bien l'intention de la lire et ce fut le cas avec « stupeur et tremblements ».
    Ce qui me surprit le plus en me procurant le bouquin à la bibliothèque c'est sa petitesse : environ 170 pages seulement. À cette ampleur, il peut presque s'agir d'une grosse nouvelle littéraire, car le format des caractères est très imposant également. Ça m'a laissé perplexe sur le coup. Comment, si exigu, est-il parvenu à contenir une oeuvre aussi grande, selon les dires de certains? Je me demandais alors s'il était question d'une autre auteure populaire sans réelle substance, ni originalité ou d'un génie qui réussit à nous ébahir qu'avec quelques phrases.
    C'est original, certes, mais c'est moyen comme anecdote. Je suis assez mitigé sur mon avis, car les attentes étaient haute vu la popularité du roman. La raison est que cette histoire n'aurait pu être qu'un petit essai sur la vie en entreprise au Japon. On retrouve ici une aventure autobiographique de l'auteur, c'est inintéressant pour le commun des mortels. C'est bien écrit, on y entre facilement, on rigole parfois, mais c'est tout. J'aurais préféré qu'il s'agisse d'une invention, au moins, elle aurait eu l'avantage d'avoir créé quelques choses, mais… c'est simplement un évènement dans sa vie qu'elle relate, point.
    Ce qui est, en revanche, captivant, c'est l'immersion dans la culture fermée nippone. le monde des affaires et du travail est différent là-bas. Quoiqu'il soit courant de connaître la rigidité des entreprises nippones, il devient intéressant d'avoir eu un avis de l'intérieur. Par contre, il faut se poser la question : s'agit-il vraiment de la réalité? A-t-elle nuancé le tout comme une vengeance face à ses anciens patrons?
    En résumé, j'ai aimé le style et l'immersion, mais j'ai détesté le récit ainsi que le format. Lorsque l'histoire est en fait une grosse bulle d'égocentrisme de l'auteur, je décroche. Évidemment, elle écrit bien, et c'est tant mieux. Qu'elle soit tombée amoureuse de sa supérieure immédiate, qu'elle ne soit pas parvenue à faire ce qu'on lui demandait dans son travail et qu'elle ait des problèmes d'estime de soi ne mérite pas un livre, à mon avis. Encore moins une adaptation cinématographique.
    À lire quelques critiques sur la toile, il y en a qui détestent l'auteure, allant même jusqu'à l'insulter, tandis que d'autres l'adorent à l'encenser. Pour l'instant, ce roman m'emmène vers une certaine neutralité, mais nous verrons à l'avenir si elle réussit à obtenir quelques points avec ses autres bouquins.
    Donc, 4 sur 10 pour sa qualité stylistique et son humour, mais pas pour le récit qui en soit, ne mérite peut-être pas autant de visibilité.
    On m'a beaucoup conseillé : Hygiène de l'assassin. Je crois m'y mettre bientôt. En espérant qu'il soit meilleur que celui-ci.

    Lien : http://www.sergeleonard.net/2011/08/31/stupeur-tremblements-damelie-..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par delcyfaro, le 30 mai 2010

    delcyfaro
    Mon premier roman d'Amelie Nothomb... et le meilleur pour moi..
    L'histoire est prenante... vraiment originale... la vision du mond edu travail au Japon est vraiment etonnante..voir effrayante.
    Je me suis vraiment régalée en le lisant. le style, le ton tout est parfait, les situations sont decrites avec un melange de derison, d'humour et d'ironie..
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Critiques presse (1)


  • BDGest , le 26 juillet 2011
    Tônoharu offre de découvrir le Japon par le prisme d’un américain qui peine à définir ce qui l’a mené en ces terres éloignées, et qui semble dépité de constater que ce dépaysement n’a, en fin de compte, que peu d’impact sur son existence.
    Lire la critique sur le site : BDGest

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Citations et extraits

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  • Par tigrou, le 04 mai 2008

    Récapitulons, petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus. J’eus rapidement conscience de mon excès d’ambition et acceptai de « faire » martyre quand je serais grande
    Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c’était trop bien pour moi et je dus descendre un échelon pour devenir comptable. Mais il n’y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus mutée au poste de rien du tout. Malheureusement –j’aurais dû m(en douter- rien du tout, c’était encore trop bien pour moi. Et ce fus alors que je reçus mon affectation ultime : nettoyeuse de chiottes.
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  • Par Shana, le 03 mai 2010

    « Non : s’il faut admirer la Japonaise – et il le faut -, c’est parce qu’elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. On lui coule du plâtre à l’intérieur du cerveau : « Si à vingt-cinq ans tu n’es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d’avoir honte », « si tu ris, tu ne seras pas distinguée », « si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire », « si tu mentionnes l’existence d’un poil sur ton corps tu es immonde », « si un garçon t’embrasse sur la joue en public, tu es une putain », « si tu manges avec plaisir, tu es une truie », « si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache », etc. Ces préceptes seraient anecdotiques s’ils ne s’en prenaient pas a l’esprit. »
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  • Par Spilett, le 03 avril 2010

    C'est une grande chose que de savoir quand on va mourir. On peut s'organiser et faire de son dernier jour une œuvre d'art.
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  • Par coquelicot5602, le 23 novembre 2011

    Récapitulons. Petite, je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c'était trop demander et je mis un peu d'eau bénite dans mon vin de messe: je serais Jésus. J'eus rapidement conscience de mon excès d'ambition et acceptai de "faire" martyre quand je serais grande.
    Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c'était trop bien pour moi et je dus descendre d'un échelon pour devenir comptable. Mais il n'y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus donc mutée au poste de rien du tout. Malheureusement - j'aurais dû m'en douter- , rien du tout, c'était encore trop bien pour moi. Et ce fut alors que je reçus mon affectation ultime: nettoyeuse de chiottes.
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  • Par blogoculture, le 26 janvier 2011

    On lui coule du plâtre à l’intérieur du cerveau : « Si à vingt-cinq ans tu n’es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d’avoir honte », « si tu ris, tu ne seras pas distinguée », « si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire », « si tu mentionnes l’existence d’un poil sur ton corps, tu es immonde », « si un garçon t’embrasse sur la joue en public, tu es une putain », « si tu manges avec plaisir, tu es une truie », « si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache », ect. Ces préceptes seraient anecdotiques s’ils ne s’en prenaient pas à l’esprit.
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Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011
Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.








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