Je connaissais
Amélie Nothomb de nom seulement. Je l'avais vue, entre autres, dans une entrevue télévisée. J'avais bien l'intention de la lire et ce fut le cas avec «
stupeur et tremblements ».
Ce qui me surprit le plus en me procurant le bouquin à la bibliothèque c'est sa petitesse : environ 170 pages seulement. À cette ampleur, il peut presque s'agir d'une grosse nouvelle littéraire, car le format des caractères est très imposant également. Ça m'a laissé perplexe sur le coup. Comment, si exigu, est-il parvenu à contenir une oeuvre aussi grande, selon les dires de certains? Je me demandais alors s'il était question d'une autre auteure populaire sans réelle substance, ni originalité ou d'un génie qui réussit à nous ébahir qu'avec quelques phrases.
C'est original, certes, mais c'est moyen comme anecdote. Je suis assez mitigé sur mon avis, car les attentes étaient haute vu la popularité du roman. La raison est que cette histoire n'aurait pu être qu'un petit essai sur la vie en entreprise au Japon. On retrouve ici une aventure autobiographique de l'auteur, c'est inintéressant pour le commun des mortels. C'est bien écrit, on y entre facilement, on rigole parfois, mais c'est tout. J'aurais préféré qu'il s'agisse d'une invention, au moins, elle aurait eu l'avantage d'avoir créé quelques choses, mais… c'est simplement un évènement dans sa vie qu'elle relate, point.
Ce qui est, en revanche, captivant, c'est l'immersion dans la culture fermée nippone. le monde des affaires et du travail est différent là-bas. Quoiqu'il soit courant de connaître la rigidité des entreprises nippones, il devient intéressant d'avoir eu un avis de l'intérieur. Par contre, il faut se poser la question : s'agit-il vraiment de la réalité? A-t-elle nuancé le tout comme une vengeance face à ses anciens patrons?
En résumé, j'ai aimé le style et l'immersion, mais j'ai détesté le récit ainsi que le format. Lorsque l'histoire est en fait une grosse bulle d'égocentrisme de l'auteur, je décroche. Évidemment, elle écrit bien, et c'est tant mieux. Qu'elle soit tombée amoureuse de sa supérieure immédiate, qu'elle ne soit pas parvenue à faire ce qu'on lui demandait dans son travail et qu'elle ait des problèmes d'estime de soi ne mérite pas un livre, à mon avis. Encore moins une adaptation cinématographique.
À lire quelques critiques sur la toile, il y en a qui détestent l'auteure, allant même jusqu'à l'insulter, tandis que d'autres l'adorent à l'encenser. Pour l'instant, ce roman m'emmène vers une certaine neutralité, mais nous verrons à l'avenir si elle réussit à obtenir quelques points avec ses autres bouquins.
Donc, 4 sur 10 pour sa qualité stylistique et son humour, mais pas pour le récit qui en soit, ne mérite peut-être pas autant de visibilité.
On m'a beaucoup conseillé :
Hygiène de l'assassin. Je crois m'y mettre bientôt. En espérant qu'il soit meilleur que celui-ci.