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les gens sont des pays. Il est merveilleux qu’il en existe tant et qu’une perpétuelle dérive des continents fasse se rencontrer des îles si neuves. Mais si cette tectonique des plaques colle le territoire inconnu contre votre rivage, l’hostilité apparaît aussitôt. Il n’y a que deux solutions : la guerre ou la diplomatie
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Si Melvin était un artiste, je l’avais privé d’une qualité essentielle à l’art : le doute. Un artiste qui ne doute pas est un individu aussi accablant qu’un séducteur qui se croit en pays conquis. Derrière toute œuvre, se cache une prétention énorme, celle d’exposer sa vision du monde. Si une telle arrogance n’est pas contrebalancée par les affres du doute, on obtient un monstre qui est à l’art ce que le fanatique est à la foi.
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Par hopla33 le 24/10/2010
Mais cette fois, je ne parvenais pas à m'abîmer dans la contemplation du paysage céleste. Mon cerveau avait un caillou dans la chaussure.
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Par Lagagne le 06/10/2010
Un corps obèse est-il vivant ? La seule preuve qu'il n'est pas mort, c'est qu'il grossit encore. C'est ça la logique de l'obésité
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Tout écrivain contient un escroc [...].
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Par Amethyst le 10/09/2010
"De toutes les drogues,la bouffe est la plus nocive et la plus addictive."
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Par Marsup le 05/09/2010
Derrière toute oeuvre, se cache une prétention énome, celle d'exposer sa vision du monde. Si elle n'est pas contrebalancée par les affres du doute, on obtient un monstre qui est à l'art ce que le fanatique est à la foi.
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Par athena1 le 21/08/2010
Le 11 septembre 2001, le pauvre Melvin Mapple avait dû se rendre compte de son erreur. Non, l'époque n'était pas à la paix. Sa faim allait lui coûter cher.
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Par athena1 le 21/08/2010
On attribue à ce dernier un nom fabuleux : ami, amour, camarade, hôte, collègue, selon. C'est une idylle. L'alternance entre l'identité et l'altérité ("C'est tout comme moi ! c'est le contraire de moi !") plonge dans l'hébétude, le ravissement d'enfant. On est tellement enivré qu'on ne voit pas venir le danger.
Et soudain, l'autre est là, devant la porte. Dessaoulé d'un coup, on ne sait comment lui dire qu'on ne l'y a pas invité. Ce n'est pas qu'on ne l'aime plus, c'est qu'on aime qu'il soit un autre, c'est à dire quelqu'un qui n'est pas soi. Or l'autre se rapproche comme s'il voulait vous assimiler ou s'assimiler à vous.
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[...] faut-il rencontrer les écrivains ?
Il n’existe pas de réponse parce qu’il en existe trop. Il est incontestable que quelques auteurs nuisent gravement à leur œuvre. J’ai discuté avec des gens qui avaient rencontré Montherlant et le regrettaient : un homme m’a dit que suite à une brève conversation avec cet écrivain, il n’avait plus jamais été capable de lire cette œuvre qu’il admirait, tant l’individu l’avait dégoûté. Á côté de cela, on m’a affirmé que la prose de Giono était encore plus belle si on avait eu le bonheur de le côtoyer. Et puis il y a ces auteurs que l’on aurait pas songé à lire si on ne les avait pas rencontrés, sans oublier les plus nombreux, ceux dont la présence nous indiffère à proportion de leurs livres.