ISBN : 2742756590
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
La fin du livre ? On l'annonce pour demain depuis le berceau des incunables. S'adressant à une lectrice (imaginaire) qui s'inquiète de l'avenir de la lecture, Hubert Nyssen, fort de sa double expérience d'écrivain et d'éditeur, passe au tamis, avec humeur et humour, les... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par fragglec1974, le 18 octobre 2011

    fragglec1974
    Un essai sur le livre et la lecture aujourd'hui. Rien de neuf (les choses évoluent vite à l'heure du numérique), mais toute la passion et l'intelligence d'Hubert Nyssen qui transparaissent ici, qui plus est avec des mots simples et justes. Hubert Nyssen, un vrai passeur.
    L'auteur
    Rappelons le Hubert Nyssen est le créateur des éditions Actes Sud qui ont le très bon goût d'avoir publié Nancy Huston, Alberto Manguel, Michel Tremblay, Zoé Valdès, Russel Banks et j'en passe. Beaucoup d'auteurs qui ont une place très chère à mon cœur. Mais il est également écrivain, avec à son actif, des romans, des essais, des poèmes, etc.
    Ce qu'il nous dit
    Dans ce petit livre d'une centaine de pages et qui date de 2004, Hubert Nyssen s'adresse à une lectrice fictive au joli nom d'Esperluette. (L'esperluette c'est le doux nom du & en « langage typographique » ).
    Hubert Nyssen nous livre ici son ressenti sur l'avenir du livre et de la lecture, avec ses yeux d'amoureux de la lecture, du livre et de la littérature et sa grande expérience de défricheur de talents (Il a notamment fait traduire et connaitre Nina berberova et Paul Auster en France).
    Ce que j'en ai pensé

    Bien sur on n'échappe pas à quelques poncifs, « c'était mieux avant » et on n'apprend pas grand chose. Mais on ne fait que mieux entrevoir la passion de Nyssen pour la littérature, le goût et le désir des mots. La force du livre (ou la grande intelligence de Nyssen) c'est de faire passer cet amour infini avec des mots simples et universels, jamais pompeux. Et à travers ce livre se dresse le portrait de cet éditeur de talent que j'avais déjà eu plaisir à apprendre à connaitre avec La sagesse de l'éditeur, a
    ux éditions L'œil neuf.
    Ce que j'ai aimé
    Quand il analyse la « crise » (ce terme utilisé à toutes les sauces et ça prend encore plus de relief ces derniers temps).
    Quand il s'en prend au monde de l'édition de best sellers (la quantité contre la qualité).
    Quand il explique comment les 4èmes de couverture sont devenues de purs outils de communications/business, au détriment même du livre.
    Quand il s'en prend aux prix littéraires qui sont encore une fois qu'une opération de communication/business/gros sous, et cette critique acerbe du système prend particulièrement de sens cette année.
    Quand il dit qu'il faudrait que les bibliothèques ouvrent le soir, la nuit… des « bibliothèques de rêve ».
    Et puis il rend hommage aux femmes qui lisent et qui aiment passionnément partager leur lectures (au contraire des hommes).

    Lien : http://delphinesbooksandmore.fr/lira-bien-qui-lira-le-dernier-hubert..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keisha, le 12 avril 2009

    keisha
    Quatrième de couverture :
    "La fin du livre? On l'annonce pour demain depuis le berceau des incunables. S'adressant à une lectrice (imaginaire) qui s'inquiète de l'avenir de la lecture, Hubert Nyssen, fort de sa double expérience d'écrivain et d'éditeur, passe au tamis, avec humeur et humour, les craintes, les espérances, les révisions et les prophéties qu'inspire le spectre continuellement brandi de la crise du livre."
    Quel livre vraiment intéressant ! Ce qui aurait pu être lourd devient vif avec Hubert Nyssen. Belle idée que d'écrire ces courtes lettres adressées à Mademoiselle Esperluette, que l'on devine grande lectrice amoureuse de la littérature et des livres.
    Des réflexions sur le livre et la lecture (ne pas confondre, précise-t-il), allusion aux livres électroniques, à la "présence" des livres, "et les femmes dans tout ça?" , des anecdotes émouvantes de sa vie d'éditeur (réserver les droits d'un auteur danois sans avoir jamais rien lu de lui, juste parce qu'une lectrice avait su lui en bien parler), l'origine justement de la quatrième de couverture, quelques coups de gueule -feutrés cependant-, voilà un survol (forcément réducteur) du contenu de ce petit livre très riche et très intelligent qui pose les bonnes questions et incite à la réflexion sur nos sujets chéris, les livres et la lecture !

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-27771130.html
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Citations et extraits

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  • Par fragglec1974, le 18 octobre 2011

    Et à quoi donc servirait-elle, la lecture, si elle ne nous aidait à comprendre que chaque livre est un passage étroit entre deux « ailleurs », celui d’où nous venons avec souvent si peu de mémoire et celui vers lequel nous allons en aveugles?
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  • Par fragglec1974, le 18 octobre 2011

    Oui, mademoiselle, pour inviter les gens à lire, mieux vaut être soi-même lecteur, grand lecteur – un liseur, comme disait Mme de Sévigné. Et même un liseur heureux car n’est pas bon lecteur le lecteur asservi.
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  • Par fragglec1974, le 18 octobre 2011

    L’écrivain et le lecteur en viennent souvent à rôder aux confins du langage avec le pressentiment qu’il existe, au-delà de la frontière tracée par les mots, des espaces encore peuplés de sens.[...] C’est pourquoi il faut voir dans chaque livre, quel qu’il soit, une invitation à découvrir les interrogations qui stagnent dans les brumes.[...]
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Vidéo de Hubert Nyssen

Qu’est ce qu’écrire ?, tentative de réponse inépuisée avec Paul Auster, Nancy Huston, Paul Nizon, Bahiyyih Nakhjavani écrivains phares de Hubert Nyssen éditeur et sa femme Christine Le Bœuf, traductrice. Un voyage exploratoire sur la musicalité de l’écriture de la force créative de l’exil ou du rôle des langues dans la création…











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