> Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)

ISBN : 284805087X
Éditeur : Sabine Wespieser (2010)


Note moyenne : 2.68/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Edna O’Brien écrit ici le roman tumultueux et enfiévré de l’amour maternel. Il faudra un long chemin à Eleanora pour comprendre la vraie nature de sa mère, Dilly, qui pour elle avait toujours représenté le poids de la morale et de la tradition.Dilly avait eu beau vouloi... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 11 février 2011

    Cath36
    Entrer dans un nouveau livre m'intimide toujours un peu. C'est comme d'être présenté à quelqu'un: Comment faut-il l'aborder, vais-je lui plaire, allons-nous pouvoir nous comprendre, et me voilà hésitante et maladroite dans les premières pages. Et plus le livre me semble étrange et plus je suis mal à l'aise. Et puis on finit par s'apprivoiser mutuellement. Mais là la froideur anglo-saxonne d'un style glacial m' a laissé presque indifférente, ne me donnant pas l'envie de renouveler l'invitation. Cela dit, c'est un livre riche, sans concessions, analysant en profondeur les relations humaines entre irlandais quelques peu "brut de pomme", avec toutefois un mélange de longueurs narratives et de concision stylistique sur lesquelles j'ai achoppé.
    En fait de rencontre avec un auteur , l'apéro suffira.Tant pis pour l'irish coffee.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par maevedefrance, le 24 mars 2012

    maevedefrance
    Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je me suis royalement fait suer avec ce roman. Je n'avais jamais encore lu la sulfureuse Edna O'Brien, qui fit scandale dans les années 60 en Irlande et je dois dire que là, j'ai dû vraiment m'accrocher pour terminer le livre. Une écriture qui imite parfois le langage oral, dans des phrases à rallonge qui rappelle Proust (mais sans réussir à faire le même effet parce que son écriture est "raide"), des temps narratifs qui s'embrouillent finissent par donner une impression de fouillis : on ne sait plus trop où l'on en est, on en perd le sujet et on se demande où est-ce qu'elle veut en venir...
    Vraiment dommage, parce que l'histoire annoncée par la quatrième de couverture était bien alléchant et cela faisait un moment qu'Edna O'Brien m'intriguait, que je voulais découvrir son univers littéraire si décrié dans son pays il y a quarante ans et par certains aujourd'hui encore. On l'a dit féministe etc. Bref, elle avait tout pour me plaire. Peut-être faut-il lire ses premières oeuvres...
    En plus je n'aime pas dire du mal de la littérature irlandaise, alors je suis doublement frustrée !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par caro64, le 22 février 2011

    caro64
    Tout commence pourtant bien, par un beau prologue qui évoque « la soirée esseulée des mères qui disent que ce n'est pas notre faute si nous pleurons, c'est la faute de la nature, qui nous a faites d'abord pleines, puis vides. Tel est le courroux des mères(…) qui n'en finit pas jusqu'au dernier jour(…) au crépuscule et à la poussière des mortels. » Il s'agit bien d'un livre sur cet amour si complexe, si fort et à la fois si étouffant : l'amour maternel. Mais, je n'ai pas accroché... le Crépuscule irlandais ne m'a pas touchée, je n'ai pas du tout été émue par cette chronique douce-amère américano-irlandaise au terme de laquelle l'amour maternel doit triompher….
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Claire_C, le 13 avril 2011

    Claire_C
    « La lamentation des mères »
    Edna O'Brien est un auteur irlandais réputé pour ses romans qui parlent de son pays natal avec un ton résolument moderne et anticonformiste. Dans ce livre elle nous dévoile le secret si bien gardée des mères de son pays : le poids de la tradition en lutte contre leurs passés aux couleurs plus vives.
    Tout commence par un prologue magnifique qui évoque « la soirée esseulée des mères qui disent que ce n'est pas notre faute si nous pleurons, c'est la faute de la nature, qui nous a faites d'abord pleines, puis vides. Tel est le courroux des mères(…) qui n'en finit pas jusqu'au dernier jour(…) au crépuscule et à la poussière des mortels. »
    Il s'agit donc bien d'un livre sur cet amour si complexe, si fort et à la fois si étouffant : l'amour maternel.
    Il est encore plus complexe dans un pays comme l'Irlande où le destin des femmes est resté si longtemps sous le joug combiné de la tradition et de la morale. Ici tout part du domaine de Rusheen où Dilly, âgée de 77 ans, emballe ses affaires pour partir en maison de soin afin de se faire soigner d'une maladie qui sera sans doute la dernière. En mettant de côté ses objets auxquels elle tient elle se remémore sa vie passée, sa fille Eleanora si vite partie pour écrire des livres qui font d'elle une paria dans son pays natal, et Cornélius son mari si dépendant d'elle.
    Une fois internée à l'hôpital ses souvenirs tourneront surtout autour de cet épisode qu'elle chérit plus que tout : son séjour de plusieurs mois à New-York lorsqu'elle était encore une jeune femme. Et surtout elle pense à Gabriel, ce premier amour qui l'a fait souffrir si cruellement après des mois de frustrations qui avaient fini par briser en mille morceaux son rêve américain. L'amertume de trop qui la fera rentrer au pays pour lui faire épouser le premier garçon qui l'invitera à danser, et fera d'elle un autre des maillons de la chaîne de traditions qui entoure les femmes irlandaises.
    Mais comme elle le dit « On a été élevées au Moyen-âge », et son éducation reprendra le dessus pour lui servir de modèle quand viendra son tour d'être mère. Eleanora passera sa vie d'adulte à fuir ce carcan transmis par sa mère. Et même sachant Dilly hospitalisée elle ne lui fera qu'une courte visite, pressée qu'elle est de retrouver un amant, tellement dans l'urgence qu'elle fera tomber de son sac son journal intime. Il constituera une sorte de lien profond et secret entre la mère et la fille depuis si longtemps éloignées.
    Un roman troublant et magnifique écrit par cet auteur si important pour la condition de la femme en Irlande, faisant partie du mouvement intellectuel du révisionnisme culturel qui a contribué à ce que les irlandais portent un regard critique sur le nationalisme dans leur pays. Ses livres furent longtemps interdits en Irlande, mais elle est depuis toujours soutenue par son lectorat américain qui a toujours aimé son style si puissamment évocateur qui lui vaut d'être surnommée la Colette anglophone.

    Lien : http://chezclairebis.blogspot.com/2010/09/crepuscule-irlandais-o-bri..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par bibliame, le 22 avril 2011

    bibliame
    Ce livre fait partie de ceux que j'ai fermés avant de l'avoir fini.
    Une écriture en langage parlé, des flashbacks qui surgissent d'une phrase à l'autre, des phrases parfois trop longues dans lesquelles on perd le fil du récit et où l'on s'essouffle, comme par exemple cette phrase :
    (p 21 et 22) Madame Corbeau encore sur son perchoir avec ses croa-croa-croa, la matinée encore fraîche, mais pas de ce froid glacial d'il y a une semaine, quand elle a dû mettre des mitaines à cause de ses engelures, qu'il fallait traîner l'appareille de chauffage d'une chambre à l'autre pour empêcher les affaires de prendre l'humidité, le papier peint de prendre l'humidité, ses bibelots froids comme la pierre qu'on les aurait crus gelés, et ce souvenir lancinant quand elle a mis sa joue contre la joue d'une dame, une dénommée Gala, pour se retrouver soudain dans ce cimetière de Brooklyn avec le barbu, Gabriel, et le baiser qui avait goût de neige fondue, mais, bon Dieu, avec le feu dedans. (fin p21 et 22)

    Bref un style qui ne m'a absolument pas convaincue. de même que l'histoire touffue, désordonnée, car chargée d'anecdotes qui alourdissent le récit. Arrivée à la troisième partie de ce livre qui en comprend huit, j'ai eu l'impression qu'enfin j'arrivais peut-être dans le cœur du sujet : la volonté de la mère puis de sa fille de s'affranchir de leur destinée tracée et statique ; le choix de rompre les liens avec leur famille afin de pouvoir espérer vivre la vie tant recherchée ; la difficulté de l'amour mère-fille. Hélas, arrivée à la fin de la quatrième partie, j'ai définitivement fermé ce livre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 20 février 2012
    Un magnifique roman sur l'amour maternel, le poids du silence et de la morale.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cath36, le 11 février 2011

    La paix qu'elle et son mari avaient faite était fragile... Il; travaillait la nuit. Une lumière à sa fenêtre, et une lumière à la sienne, voilà ce que trouverait par hasard un voyageur, deux lumières qui signifiaient une maison divisée... Ombre et pénombre, ils déambulaient entre les rangées d'arbres au clair de lune, avec la lumière qui zébraient le chemin où ils marchaient et s'arrêtèrent, chacun surpris de trouver l'autre dehors à une heure aussi tardive. Elle était sortie par la porte de l'arrière-cuisine et lui, se dit-elle, il avait dû sortir par la porte qui donnait sur la serre de bouturages. Puis passèrent leur chemin, comme le ferait des inconnus.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Cath36, le 09 février 2011

    Plus tard, au lit, elle a dit que les gens au pays, les siens, croyaient que l'Amérique était un pays de riches, mais que rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité. L'Amérique était un pays de bluff et de rêves brisés, et j'aurais de la veine si je trouvais une place de bonne dans une grande maison. Je serais une femme de chambre, un canari de cuisine
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Cath36, le 11 février 2011

    Il paraît que t'aurais dit que tous les écrivains sont toqués, et qu'ils sont dispensés des moeurs ordinaires. Ils ne le sont pas et ils doivent pas l'être. A toi de dominer l'écriture plutôt que de te laisser dominer par elle. Il ne fait pas bon fuir la réalité dans la vie, comme t'en as l'habitude.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par maylibel, le 17 juillet 2011

    Le calme règne. On sent la chaleur étouffante, le soleil qui frappe la cime des arbres assoupis, les champs indéfinissables, à perte de vue jusqu’à la chaîne bleuâtre des montagnes. Plus tard, alors que le temps se rafraîchira et qu’elles seront rentrées, le cri du râle des genêts traversera ces mêmes champs et survolera le lac en direction du nimbe bleu de la montagne, un cri qui sent la solitude du soir, la soirée esseulée des mères qui disent que ce n’est pas notre faute si nous pleurons, c’est la faute de la nature, qui nous a faites d’abord pleines, puis vides.
    Tel est le courroux des mères, tel est le cri des mères, telle est la lamentation des mères, qui n’en finit pas jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière nuance bleuâtre, aux fourmis, au crépuscule et à la poussière des mortels. (p. 13-14)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Cath36, le 11 février 2011

    Petite transaction, par exemple de leurs petites vies dans leurs petites maisons et leurs petits jardins, de leurs coeurs qui se contractaient jour après jour, s'infligeant de petites méchancetés les uns aux autres au lieu du bonheur qui leur était passé à côté.
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Crépuscule irlandais par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (42)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz