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ISBN : 2848051574
Éditeur : Sabine Wespieser (2013)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans une grande maison délabrée, isolée dans la campagne irlandaise, vit Josie, une vieille femme malade et seule qui ressasse le passé et une lancinante culpabilité. Lorsque McGreevy, traqué par toutes les polices, fait intrusio... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 21 décembre 2007

    Woland
    House of Splendid Isolation
    Traduction : Jean-Baptiste de Seynes
    Sur le blog d'Yvon consacré à la littérature celtique, j'avais cru comprendre qu'Edna O'Brien n'était guère partisane d'une construction littéraire "classique" et que "La maison du splendide isolement" faisait exception à cette tendance. C'est donc par là que j'avais décidé de découvrir son oeuvre - laquelle est impressionnante.
    Les premières pages pouvaient cependant faire appréhender une intrigue décousue. Les phrases y sont courtes, sèches, ou alors très vagues. Mais on ne comprendra pourquoi qu'à la fin du roman. Un enfant - quel enfant ? - évoque une maison où il semble vivre (ou, à tout le moins, bien connaître) ainsi que la Vallée du Cochon Noir, ce Gurtaderra décrit dans les livres.
    Puis on tombe en plein dans la cavale d'un membre de l'IRA, McGreevy, et dans les soucis que cela cause au responsable policier qui le traque. Et puis enfin, on en arrive à La maison du splendide isolement.
    C'est dans cette maison isolée que vit Josie, une vieille femme sans enfants qui ressasse les souvenirs de sa jeunesse. Son emploi de serveuse, jadis, à Brooklyn, avant qu'elle ne revînt en Irlande pour s'y dénicher un mari valable. le mauvais choix, bien sûr. Non que James fût un mauvais homme mais ... Un minimum ici est dit sur la sexualité du couple mais on comprend très vite que, pas plus que James n'était fait pour Josie, celle-ci n'était faite pour James. Et puis la frustration qui s'installe de part et d'autre, les nuits passées au pub du village pour lui et les rêveries amoureuses de la jeune femme sur le médecin, puis sur le prêtre ... Et la brutalité, l'alcoolisme, les pleurs, les regrets, le veuvage enfin et la solitude ...
    Tout cela, Josie le découvre peu à peu au lecteur, alors que l'irruption de McGreevy, bien décidé à se cacher chez elle, lui fait, une dernière fois avant qu'elle n'entende ces bruits de chaînes dans l'escalier qui, selon la tradition familiale, annonce leur mort aux habitants de la maison, considérer ce que fut sa vie, avec ses joies (bien modestes) et ses peines (bien plus nombreuses.)
    Une relation étrange, mi-amour, mi-affection mère-fils, se noue pendant ces quelques jours entre le "psychopathe" en cavale et la vieille dame et un peu du passé récent de l'Irlande nous est ainsi restitué : le poids des convenances, le poids de la religion (catho ou protestante, peu importe), le poids de la révolte, le poids de la violence aussi.
    Un livre remarquable mais dans lequel on entre par la petite porte, persuadé qu'il n'y existe pas, en fait, de grande porte. C'est pourtant par celle-ci qu'on en ressort - conquis. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par mariech, le 12 septembre 2011

    mariech
    Rencontre explosive de Mac Greevy , un menbre de l'IRA , recherché par la police , qui a déjà tué à plusieurs rerises et d'une vieille dame malade et solitaire , qui n'a plus que quelques visites . Deux mondes complétement différents qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant ; un jour Mac Greevy vient se réfugier chez Josie , il croit que la maison est vide car dans sa cavale , il a entendu que la propriétaire était à l'hôpital . Il y a dans ce livre un peu du syndrôme de Stocklom , ce fait bizarre qui fait que l'otage se met à aimer son otage , en même temps Josie essaye d'humaniser un peu le terroriste , peu à peu , ils essayent de se comprendre . L'auteur nous livre un portrait tout en finesse d'un psychopathe , en nous montrant même ses côtés humains . Un beau roman mais une petite réserve , un peu touffu . Ce livre me donne envie de découvrir mieux l'auteur .
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 01 février 2011

    Titine75
    Irlande. Un homme s'est échappé des mains de la gendarmerie royale et de l'armée britannique. Pour eux, cet individu, McGreevy, est un dangereux terroriste, pour ses compagnons c'est un patriote héroïque. McGreevy trouve refuge dans une maison isolée où habite une femme âgée, Josie. le roman d'Edna O'Brien confronte ces deux vies, ces deux solitudes. Josie est seule depuis de nombreuses années, elle ressasse son passé au fil des jours. Jeune femme, elle a tenté de fuir la misère de l'Irlande en travaillant aux Etats-Unis. Mais la vie outre-Atlantique est difficile pour les immigrants et Josie finit par rentrer au prix de son émancipation. Car une fois en Irlande, Josie n'a d'autre choix que de se marier. Et elle, qui rêvait d'autres choses, est forcément déçue par cette union. Son mari est un paysan, rustre et violent. Mais il meurt dans un accident en partie causé par Josie. Alors malgré son amertume due au mariage, elle est rongée par la culpabilité. Elle revient inlassablement depuis toutes ces années sur ces évènements. Et voilà cet homme inconnu qui force son hospitalité. Ce McGreevy décrit comme dangereux par la radio, qui s'est évadé plusieurs fois, tournant en ridicule les forces de police. Cet homme taciturne se laisse découvrir petit à petit, enlève son armure pour laisser voir sa souffrance et son immense solitude. Edna O'Brien sait parfaitement rendre la psychologie, les états d'âme de ces personnages. Ce sont eux qui nous parlent, les voix intérieures de chacun s'entrecroisent, se succèdent sans transition. Nous entendons également celles des gendarmes et surtout un en particulier qui se questionne sur l'engagement de McGreevy.
    La maison du splendide isolement” est bien entendu un livre sur les combats en Irlande. Cette guerre larvée qui ne dit pas son nom et qui oppose les Irlandais entre eux. McGreevy et les gendarmes sont de la même nationalité et pourtant ils s'affrontent. Ils ont pourtant appris la même histoire à l'école : “Miss McCloud leur parlait de batailles et d'insurrections, d'immenses batailles et de moins grandes, de la forge du forgeron qui forgeait les piques et les fusils, de la fuite tragique des Comtes, la fine fleur de la noblesse d'Irlande, contraints de s'enrôler dans les armées d'Europe, puis des années noires, 47 et 48, la mort rampante, les femmes arrachant l'herbe pour nourrir leurs enfants, les hommes décimés se traînant jusqu'aux élevages de bestiaux dans l'espoir de rapporter à leur famille une pinte de sang de boeuf. ” Alors qui sont les vrais patriotes ? Les gendarmes qui souhaitent que leur pays connaisse un peu de paix ou McGreevy qui veut libérer son pays du joug anglais ? le roman d'Edna O'Brien pose aussi la question du sang versé pour la cause. Josie se demande si les idéaux de justice, d'identité de McGreevy valent le sang versé. “La maison du splendide isolement” montre bien le clivage qui partage le peuple irlandais et la culpabilité qui accompagne le combat armé.
    L'écriture d'Edna O'Brien est poétique et lyrique. Elle parle formidablement bien de la campagne irlandaise, chaque page sent la tourbe. La construction par enchevêtrement des récits est très réussie et permet au lecteur de rentrer progressivement dans les pensées de chaque personnage.Un beau roman sur les souffrances de l'Irlande.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 3.00/5
    Par Rhodopsine, le 28 février 2013

    Rhodopsine
    Le terroriste et la vieille dame...McGreevy, militant de l'IRA (branche armée), poursuivi par la police, trouve refuge dans la maison de Josie, une vieille femme malade. L'histoire ne se résume pas à cette rencontre, ni aux liens qui se tissent entre les deux. le récit de la vie de Josie fait écho à l'engagement de McGreevy, la violence de son mariage trouve un reflet dans la violence du fugitif. le récit évite le manichéisme, les policiers et indépendantistes se montrant tour à tour violents ou humains, intransigeants ou pleins de doutes.le prologue un peu déroutant prend tout son sens dans l'épilogue. Un beau roman, une nouvelle fois sur cette guerre interminable entre Anglais et Irlandais.
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