> Patrick Reumaux (Traducteur)

ISBN : 2859408843
Éditeur : Phébus (2003)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Prototype (à l'irlandaise) du polar métaphysique — cartésiens s'abstenir. Joyce salua en O'Brien son égal : « Un écrivain authentique, doué du véritable esprit comique. » Brendan Behan : « Je le lis avec soulagement et jalousie. » Edna O'Brien : « Avec Joyce et Beckett ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 04 août 2008

    Woland
    The Third Policeman
    Traduction : Patrick Reumaux
    Que voilà un livre difficile à résumer ! Il commence "à l'irlandaise", de façon presque lugubre, par le meurtre du vieux Mathers par le narrateur et son compère, Divney, le tout à coups de pompe à vélo. le narrateur enterre Mathers et, sur les indications de Divney, se met en quête du magot du défunt - car nos deux personnages ont évidemment besoin d'argent. Finalement, le narrateur entre - par effraction - dans la petite maison de Mathers où l'argent se trouverait sous une latte du plancher, dans une caissette noire. Et, comme le dit son complice :
    Citation:
    "[...] ... Bravo ! (..) Mais rappelle-toi ceci, si tu rencontres quelqu'un, tu ne sais pas ce que tu cherches, tu ne sais pas dans quelle maison tu es, tu ne sais rien.
    - Je ne sais même pas mon nom," répondis-je.
    Je prononçai là une parole remarquable car lorsqu'ensuite on me demanda mon nom, je ne pus répondre, je ne le savais plus. ... [...]"
    Mais voilà que, à peine entré chez Mathers, le narrateur se trouve confronté à son spectre, un spectre vraiment très aimable quoique peu bavard au début, avec qui il finit par prendre le thé et chez qui il passe la nuit. Puis, le lendemain, toujours dans l'espoir de trouver le fameux magot, le narrateur quitte la maison de Mathers pour se rendre au poste de police le plus proche ...
    A partir de là, nous tombons dans un absurde total et doucement ironique, saupoudré de nombreuses considérations sorties de l'oeuvre d'un certain DeSelby (les notes de bas de page sont souvent un régal). On songe à un Lewis Carroll pour adultes mais qui serait né en Irlande et aurait hérité quelques solides grains de folie purement celtique.
    Le monde dans lequel on entre à la suite de notre narrateur est en effet un monde où les cyclistes finissent par présenter un taux de ... (de quoi, déjà ? ... ) ... disons de "cellules", faute d'un mot mieux approprié, provenant de leur bicyclette favorite, où une bicyclette peut même être pendue en lieu et place du contrevenant à qui elle appartenait, où l'on ne peut entrer dans un ascenseur que si l'on pèse le même poids que celui qu'on faisait quand on s'est pesé pour la première fois à l'intérieur de l'engin (pourquoi se peser dans un ascenseur ? Je l'ignore et je n'essaierai pas mais chez O'Brien, les policemen vous conseillent de le faire), où les bicyclettes sont susceptibles de se dévoyer parce qu'elles perdent les pédales, et où le chapitre final explique quelques subtilités de l'intrigue mais pas toutes ...
    Un livre à lire mais certainement à relire, un livre jubilatoire où éclate le talent très particulier d'un homme qui nous prouve que, en matière d'humour et de non-sense, l'Irlande n'a rien à envier aux Anglo-saxons. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piling, le 04 août 2008 Première phrase du livre

    incipit :
    Not everybody knows how I killed old Phillip Mathers, smashing his jaw in with my spade ; but first it is better to speak of my friendship with John Divney because it was he who first knocked old Mather down by giving him a great blow in the neck with a special bicycle-pump which he manufactured himself out of a hollow iron bar. Divney was a strong civil man but he was lazy and idle-minded. He was personnally responsible for the whole idea in the first place. It was he who told me to bring my spade. He was the one who gave the orders on the occasion and also the explanations when they were caled for.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Piling, le 14 septembre 2011

    De Selby has some interesting things to say on the subject of houses. A row of houses he considered as a row of necessary evils. The softening and degeneration of the human race he attributes to its progressive predilection for interiors and waning interest in the art of going out and staying there.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Piling, le 16 septembre 2011

    Not unnaturally my thoughts were never very far from De Selby. All his works – but particularly Golden Hours – have what one may a therapeutic quality. They have a heart-lifted effect more usually associated with spirituous liquors, reviving and quietly restoring the spiritual tissue.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Piling, le 14 septembre 2011

    Of all the many striking statements made by de Selby, I do not think that any of them can rival his assertion that 'a journey is an hallucination'.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Troisième policier par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (22)

> voir plus

Quiz