> Carine Rabier (Traducteur)

ISBN : 270670540X
Éditeur : Salvator (2008)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Traduit de l'anglais par Catherine Rabier

- Père, dit le Pape, vous vous demandez pourquoi nous vous avons fait venir ici à Rome dans des circonstances si inhabituelles.
- Oui, Saint-Père.
- L'affaire qui nous échoit ne concerne que très sup... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par KORTO, le 09 novembre 2011

    KORTO
    Pour commencer cette critique une petite précision : Père Elijah m'a été gracieusement attribué dans le cadre de Masse Critique, merci donc à Babélio.
    Que dire d'un livre que l'on n'aurait peut-être pas acheté soi-même ? Que dire d'un « énième » roman d'intrigue « au cœur du Vatican » ? Si ce n'est que celui-ci ne ressemble en rien aux autres…
    Père Elijah, pour replacer le personnage, est issu d'une culture juive, est rescapé de la Shoah, a souffert du terrorisme religieux en Israël, et s'est converti au christianisme, avant de se replier dans un monastère, seul dans la prière, très en retrait du monde extérieur. Personnage par définition ambigu…
    Il est alors appelé au Vatican, pour une mission contre les « forces du mal », et cet homme simple et pur, habité de controverses, de doutes, se retrouve fer de lance d'une « vraie » chrétienté.
    Vous l'aurez compris : le livre est un récit de l'Apocalypse, très religieux, très documenté, la casuistique y est excellente.
    Faut-il préciser, quand on critique un livre, que l'on est athée ? Je me suis retrouvé plusieurs fois très en décalage vis-à-vis de mes convictions profondes, très perturbé par l'image donnée du Vatican et de son dogme conservateur, ainsi que par ce personnage très habilement décrit, dans sa psychologie, ses forces et faiblesses. Plusieurs fois j'ai eu le net sentiment de lire une version moderne du Nouveau Testament, d'ailleurs Père Elijah n'est-il pas le Second Fils de l'Homme, d'où son origine juive? Si l'auteur écrit cette version pro-biblique, le lecteur doit-il être de ce camp ? Est-ce un roman pour grenouilles de bénitier ? Comment suivre un roman quand les notions de Bien et du Mal ne sont pas partagées ?
    C'est là où l'auteur est d'une force stupéfiante : il ôte un par un les vêtements de mon refus, et me pare de ses certitudes, le dialogue se fait entre le livre et la pensée intime, et il en ressort… plus de compréhension vis-à-vis des positions vaticanes, vis-à-vis du dogme et de la pensée catholique. Pour ma part, c'est un sacré tour de force, une belle ouverture que celle entrainée par les mots. On est loin des facilités d'un Dan Brown et de la légèreté médiocre de ses derniers ouvrages (par pitié, ne comparons pas à chaque fois un livre ésotérique au Da vinci code !).
    Au final, Père Elijah est-il un roman ? L'épopée est certes romanesque, avec des complots et des intrigues comme on les aime, mais il me semble qu'un second niveau de lecture peut nous questionner sur la pensée profonde de l'auteur. Pensée profonde ou immersion réelle dans la peau de son héros ? Quelques recherches sur le net me confirment sur le profond lien entre cet auteur et le catholicisme.
    Qu'importe. La notion de morale sur le déclin des cultures, le culte autour des hommes de pouvoir, les dérives de l'Eglise, le pouvoir de l'argent et celui de l'esprit, tous ces thèmes sont traités habilement, finement, tant est que l'on soit un minimum tolérant et ouvert aux mots, aux idées.
    Un livre qui peut plaire à beaucoup de monde, à condition d'en accepter le parti-pris ; un livre qui peut se refermer très vite, si ce n'est pas le cas. Un roman qui peut se lire comme tel, et s'apprécier comme tel. Un roman d'initiation, où chaque histoire à son rôle dans la construction du personnage pour sa bataille finale, même si on ne sent pas à chaque fois comment placer les événements sur le récit global; de nombreuses facettes en somme, qui peuvent énerver (voir d'autres critiques plus excitées que la mienne), interroger (les "ça donne à réfléchir à pas mal de choses"), ou encenser .
    Un grand moins tout de même sur l'ouvrage: le non-respect de la ponctuation, notamment dans les dialogues, qui perturbe sérieusement la lecture.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Tchippy, le 30 octobre 2011

    Tchippy
    Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas de chance avec les livres reçus de masse Critique...
    Merci à Babelo et aux Editions Salvator, comme toujours, mais je commence à en avoir assez de distribuer des deux étoiles à tout va.... Moi qui ne demande pas mieux que de décerner quatre voire cinq étoiles à un livre et de l'encenser sur le net !
    Mais assez de chouineries, passons à la critique. Ou plutôt, à l'explication de pourquoi je n'ai pas aimé.

    Les personnages : Billy est mon préféré, le plus drôle, il met de l'animation dans le roman. Malheureusement, il n'est présent que sur les débuts du roman. On aurait eu pourtant bien besoin de lui pour la suite.
    Elijah promettait d'être intéressant : un rescapé de l'Holocauste, juif, qui se convertit au catholicisme au point d'entrer dans un monastère, et d'entretenir une relation privilégiée avec le Pape.
    Cool, non ?
    Sauf que malgré son passé tumultueux, il n'a aucun caractère, il est tout mou. Officiellement, il est "réservé".
    Mais comme le roman e passe de son point de vue et qu'on ne rentre pas pour autant dans sa tête, il ressemble surtout à un prêtre obscurantiste et dépourvu d'émotions compréhensibles pour le commun des mortels.
    (Je ne suis pas en train de critiquer les moines, comprenez-le bien, on parle d'un personnage entièrement fictif.)

    D'où une impression de superficialité détestable.

    A côté de ça, on baigne dans une ambiance de complot politico-religieux auquel je n'ai rien compris jusqu'à la fin (comprise), avec des scènes d'exorcisme au plein milieu de conversations théologiques, et tout le toutim.

    A propos de théologie, je n'ai aucune notion de catéchisme, même si je connais un minimum la Bible, et je n'ai rien compris non plus à cette partie "religieuse" qui compose plus du tiers du roman. Super compliqué.
    Pour ce qui est des miracles à répétition, ils ont fini par me taper sur le système... Un de temps en temps ça va, mais au bout d'un moment on n'en peut plus !


    Autre chose : des longueurs à n'en plus finir. Pour un livre qui se réclame de la catégorie des thrillers, ne comporter que 50 pages accrocheuse sur près de 500, c'est peu, non ?

    On passe d'un pays à l'autre, d'un environnement à l'autre, ça, on ne peut pas dire que ce livre ne fait pas voyager ! Mais c'est clairement son seul avantage.
    Tout est décousu, des évènement auxquels sont consacrés de chapitres entiers n'interviennent pas dans la suite de l'intrigue et perdent du coup toute leur utilité... (je pense au voyage en Pologne et plus précisément aux longues discussions suivies de la confession de l'abominable vieux noble), bref, toutes ces choses qu'un auteur débutant sait éviter.

    De plus le style de l'auteur est plat, sans intérêt, niveau bac avec la moyenne, même si quelques phrases dans le tas valent la peine d'être lues pour leur second degré ou pour leur beauté poétique (cf les citations).

    Donc aucun point positif sur ce livre, grosse déception qui se laisse lire et refermer avec un bon mal de tête.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par hubker, le 01 juin 2011

    hubker
    Magnifique roman apocalyptique qui donne à réfléchir sur pas mal de choses !
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par 94sophie947708, le 01 novembre 2011

    94sophie947708
    Un bon roman qui aborde des thèmes actuels dans la veine du Da Vinci.
    On y ressent la culture théologique de l'auteur et cela n'est pas gênant car cela donne des précisions sur le fonctionnement de l'Eglise.
    Cependant, il conviendrait parfaitement pour des lecteurs orientés sur ce sujet.
    A noter que l'intrigue est bien menée, malgré le nombre important de pages (500), on ne s'essoufle pas et on le lit d'une traite.
    En conclusion, une lecture agréable mais pas un coup de coeur.

    Lien : http://carnetslecturesophie772.blogspot.com/2011/11/michael-d-obrien..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ivandps, le 13 mai 2010

    ivandps
    Tout simplement excellent...penser globalisation, complot, fin du monde

    Lien : http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-63581-pere-elijah-une-apoca..
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Citations et extraits

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  • Par Tchippy, le 16 octobre 2011

    S'il te plaît, Davy, je veux une épée. Pousse-moi dans le Colisée. Tout sauf cet ennui qui pousse lentement la vie hors du monde.Je voulais être missionnaire mais ils m’ont envoyé à la Secrétairerie d’État. Je voulais être pauvre comme Saint François, vivre en haillons, aimer dieu, mendier ma croûte. Rien à faire. J'ai un appartement et un salaire. Dis-moi pourquoi j'ai té désarçonné de ma Bentley pour atterrir dans une Jaguar ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 16 octobre 2011

    Beaucoup ont été brûlés dans leurs corps et sont morts, dit-elle. D'autres ont été brûlés dans leur âme et ont vécu. Êtes-vous un de ceux-là ?
    Il haussa les épaules : Je dois être un de ceux-là.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Tchippy, le 16 octobre 2011

    En avant pour Mordor ! Cria Billy, brandissant une épée invisible.
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