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Judith Roze (Traducteur)
ISBN : 2848050675
Éditeur : Sabine Wespieser (2008)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 194 notes)
Résumé :
Dans ce roman lumineux, Nuala O'Faolain met en scène une femme généreuse, tourmentée et attachante, qui fait siennes toutes les interrogations de l'écrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et les chimères de l'amour.
Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée. Rien n'a changé dans le quartier populaire où e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
08 mars 2015
  • 5/ 5
Rosie, un personnage de papier? Impossible! Rosie, je la connais, je suis même certaine de l'avoir déjà croisée, en Italie peut-être, en Belgique ou chez elle, en Irlande, seule ou entourée de ses amis, dans un de ses moments d'allégresse, ou peut-être de sourde angoisse quant à son avenir.
Rosie: la cinquantaine, célibataire, encore charmante, séduisante, et de retour chez sa tante Min après des années à bourlinguer. Ses vieux amis ne l'ont jamais laissée tomber, même s'ils ne la comprennent pas toujours - mais elle ne les comprend pas toujours non plus -; il n'y a que sa tante Min, celle qui a sacrifié sa jeunesse pour s'occuper d'elle à sa naissance, cette tante vieillissante et un peu alcoolique dont Rosie décide de s'occuper, il n'y a que cette tante qui, au retour de Rosie, décide que son tour est venu de se lâcher. Sous prétexte de suivre Rosie partie quelques jours aux Etats-Unis pour discuter de son projet littéraire, Min décide d'y refaire sa vie. Elle se trouve quelques petites vieilles comme elle, immigrées, un peu alcooliques, pour une coloc et se dégote des petits boulots pour se faire un peu d'argent.
Désespérée de cet abandon, Rosie elle découvre et retape la maison dans laquelle sa mère et sa tante ont grandi, isolée sur une presqu'île loin de tout.
Maintenant que je commence à connaître Nuala O'Faolain, je dirais que Rosie lui ressemble beaucoup: même humour, même amour des autres, mêmes envies, mêmes angoisses.
Best Love Rosie est délicieux à lire, et pour quelqu'un comme moi qui n'est pas fan du roman épistolaire, ici ça ne m'a pas le moins du monde dérangée. Enfin, j'éprouve beaucoup d'affection pour cette femme livrée aux inquiétudes de son avenir, essayant de retrouver un équilibre, en particulier quand on sait que ce roman a été publié à titre posthume, Nuala O'Faolain étant décédée quelques mois auparavant.
Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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AudreyT
25 avril 2016
  • 4/ 5
Après avoir voyagé, travaillé dans de nombreux pays, rencontré une multitude de gens et aimé des hommes différents, Rosie rentre dans son Irlande natale. Elle croit y revenir pour s'occuper de sa tante, Min. Mais ce qu'elle va découvrir en faisant le bilan de sa vie va l'étonner...
Ne pas trop en dire sur Rosie Barry, c'est la laisser vous raconter elle-même ses craintes, ses joies et ses souvenirs. C'est se laisser porter par l'écriture plaisante et poétique de son auteur... C'est aussi apprendre à regarder autour de soi, derrière et devant...
Ne pas trop en dire c'est vous donner l'envie d'ouvrir les pages de ce roman...
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viou1108
18 juin 2013
  • 2/ 5
Retour au bercail pour Rosie, la cinquantaine mal assumée, qui, après une carrière professionnelle qui l'a menée aux 4 coins du monde et une vie sentimentale dans les bras de nombreux amants, décide qu'il est temps de rentrer à Kilbride (Dublin) pour s'occuper de sa tante Min. Celle-ci, 70 ans, semble glisser sur la pente d'une déprime alcoolisée.
Les retrouvailles ne sont pas exactement cordiales, Rosie s'attendant à être accueillie en sauveuse de l'humanité, alors que Min n'a jamais appris à montrer son affection, à supposer qu'elle en éprouve. Et puis, ces deux femmes évoluent sur des planètes complètement différentes : Rosie n'a cessé de bourlinguer, s'imagine connaître la « vraie » vie et se montre parfois condescendante ; Min n'a jamais quitté sa région et a sacrifié sa jeunesse et sa vie de femme à élever Rosie.
Le voyage à New York est le pivot du livre : Rosie s'y rend pour motifs professionnels, laissant Min dans une maison de repos. Celle-ci, refusant cette prison, débarque elle aussi en Amérique. Elle y découvre un autre monde, qui lui convient si bien qu'elle y restera le temps de son visa touristique, au grand dam de Rosie. Celle-ci, de retour en Irlande, entreprend de se réapproprier la maison de son grand-père, confisquée pendant 50 ans par le gouvernement.
Les semaines passent, Min ne rentre pas, et Rosie se vautre dans la mélancolie. Elle s'interroge sur le sens de sa vie, elle qui n'a pas voulu d'enfants et n'a jamais vraiment rencontré « l'Amour. »
Le dernier chapitre est intitulé « l'hiver », je laisse le soin à ceux/celles qui liront ce livre de découvrir s'il faut comprendre ce titre comme la dernière saison de la vie avant la mort, ou comme une période d'hibernation, de ressourcement et de recentrage sur soi avant une renaissance au printemps suivant…
Il m'a fallu environ 250 pages (sur 450) pour entrer dans cette histoire. Ce n'est qu'à ce moment-là que je me suis vraiment intéressée au sort des personnages, à avoir envie de savoir s'ils trouveraient l'apaisement.
Sinon, il faut bien dire qu'à part les aventures de Min aux USA, il ne se passe pas grand-chose, et qu'on passe le temps à observer Rosie traîner son ennui et son spleen.
D'ailleurs, Rosie, parlons-en : je n'ai pas son âge, ni ses questionnements (et donc peut-être, « je ne peux pas comprendre », encore que pas besoin d'avoir 50 ans passés pour craindre la solitude), mais ce personnage m'a énervée plus d'une fois, dans le style « pauvre petite fille riche ». Dieu qu'elle est pénible à se lamenter sur son sort, alors qu'elle n'a que 55 ans, qu'elle est intelligente, belle et appréciée de ses amis. Mais non, elle croit sa vie finie, inutile, pleure sur ses rides et ses cheveux gris, ce qui ne l'empêche pas, paradoxalement, de rédiger un petit guide de développement personnel sur le « comment bien vieillir », et de faire étalage, gratuitement, de sa connaissance du moindre bled de ce vaste monde.
De manière générale, tout le roman crie, hurle, le besoin d'amour de la plupart des personnages. Ce qui m'a gênée dans cette atmosphère pessimiste, c'est que l'auteur insiste trop lourdement sur le fait d'une part que seul « l'Amour » (amour « amoureux », pas filial, maternel ou amical) rend la vie supportable et lui donne un sens, et d'autre part, que la vie s'arrête à 50 ans. Tout en laissant cependant la place à un peu d'espoir (ouf !), le personnage de Min en est la meilleure illustration.
Heureusement, il y a aussi de l'humour, principalement dans certains passages cocasses consacrés aux péripéties de Min.
Enfin, une chose m'a frappée, c'est le contraste entre l'état d'esprit américain (positif à l'excès) et l'irlandais (beaucoup plus négatif et réaliste).
Rien à redire quant à l'écriture, au style, à l'analyse très fine des sentiments, mais tout ça est trop sombre et désespérant pour moi. Je le relirai peut-être dans 20 ans…
Un extrait, qui illustre l'état d'esprit de Rosie : « Je pense que l'humanité n'est rien d'autre – des hordes de gens qui font la queue avant de plonger dans la mort. Tout le reste, c'est du divertissement. Si on sait quoi faire pour se divertir, ce qui n'est pas mon cas en ce moment. »
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sylvaine
14 avril 2016
  • 4/ 5
Rosie Barry ah que j'aurais aimé croiser votre chemin! Vous qui dans les années 1960 avez voulu quitter le carcan étouffant de cette Irlande catholique jusqu'aux bouts des ongles, êtes partie à travers le monde voir du pays, voir d'autres gens, découvrir d'autres façons de vivre, vivre l'amour sans pudeur, sans tabous ni interdits . Ah que j'aurais aimer vous voir revenir à Dublin pour prendre soin de Min , votre tante, votre mère adoptive, celle qui vous a élevée après la mort de votre mère et qui est restée auprès de votre père et de vous!
Arrivée à cet âge dit senior , il vous a fallu faire le bilan d'une vie animée par une volonté d'indépendance, de féminisme et dresser le constat . Quand vous avez vu Min, la timide, l'effacée, prendre enfin son envol , se poser en Amérique et enfin vivre à près de 7O ans , vous vous êtes sentie frustrée, orpheline , abandonnée, vieille avant l'heure...
Et puis il y a l'Irlande vue à travers vos yeux, vos larmes, vos fous rires , vos coups de gueule et vos déclarations d'amour et là aussi j'aurais aimé être à vos côtés...
Un roman plein de tendresse écrit par une femme en pleine maturité loin de se douter que la maladie allait l'emporter quelques mois plus tard . Un roman qui raconte cette période que chacune-que chacun- traverse plus ou moins bien quand les décennies s'accumulent, un regard sans concession mais plein d'espoir.
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spleen
27 juin 2016
  • 4/ 5
Rosie, la cinquantaine a passé sa vie à parcourir le monde , sans attache de lieu ou d'amants .
Le doute sur son pouvoir de séduction s'installe avec Léo, son amant italien vieillissant, leur relation s'émousse et Rosie éprouve alors le besoin de rentrer au bercail .
Son pays c'est l'Irlande , sa seule famille c'est Min, la tante de 70 ans qui l'a élevée à la mort de sa mère et qui a mis sa vie entre parenthèse à l'âge de 15 ans pour s'occuper du bébé.
Il lui reste aussi quelques amis de son âge, fidèles même s'ils n'approuvent pas toujours ses choix .
Min, elle, ne l'attend pas les bras ouverts et préfère passer des heures dans un pub à boire plus que de raison ou rester couchée une bonne partie de la journée : ce ne sont pas les retrouvailles espérées par Rosie !
Le lecteur lors de la mise en place des personnages reste un peu sur sa faim, mais le roman prend une autre tournure lorsque, à l'occasion du projet de la rédaction de petits opuscules sur l'art d'aborder la cinquantaine , Rosie part à New-York, bientôt rejointe par sa tante qui a décidée de mener enfin une nouvelle vie au grand étonnement de sa nièce et parfaite illustration de ce qu'on peut entreprendre à tout âge .
Si l'une s'ouvre au nouveau monde, Rosie de retour en Irlande découvre la maison de ses grands-parents et par la même , leur histoire et s'entête à vouloir restaurer la bicoque et vivre dans ce coin perdu.
Nuala O'Faolain aborde dans ce roman deux thèmes principaux .
Celui du peuple irlandais avec ce besoin ou cette nécessité de fuir un pays où la pauvreté a longtemps perduré , pas d'espoir , pas d'avenir , envie d'aller voir ailleurs, de rêver d'un futur plus souriant, une ouverture au monde que les gens les plus vaillants ne sentaient pas dans leur pays natal mais ce départ n'est que partiel, une partie du coeur restant profondément attaché au à l'Irlande.
Et puis l'amour, omniprésent, celui pour ses enfants ou ceux qu'on élève, souvent ingrat ou décalé et l'amour de l'autre, recherche d'un partenaire pour quelques heures de plaisir ou quête de l'âme soeur .
J'ai bien aimé le portrait touchant de ces femmes et de leurs amis, l'évocation du sol irlandais où les racines sont profondes et les convictions bien ancrées , la fierté nationale de ces gens même s'ils sont partis pour fuir justement le carcan qui les oppressait .
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Citations & extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
liratouva2liratouva213 janvier 2011
Leo s’est endormi presque instantanément et j’ai dû affronter seule la tempête qui se déchaînait en moi.
Je n’ai pas allumé; j’ai tisonné le feu et ajouté un peu de charbon puis je me suis assise, vêtue d’un pull et de ma culotte, avec Bell, le chat sur les genoux.
Je répétais à mon cœur: Cesse de brûler, cesse de me faire mal, calme-toi,il n’y a aucun remède à ton angoisse et à tes regrets. Je savais que le sexe était bon pour le moral et que je pouvais m’estimer heureuse, parce que beaucoup de célibatires – et sans doute de personnes mariées- de mon âge n’avaient que trop peu d’occasions de faire l’amour. Et j’appréciais pleinement ma chance. Mais le Temps s’était invité dans le lit avec nous – mon ventre mou sur la hanche anguleuse de Leo, son bras osseux autour de moi. Et à présent la dure leçon du Temps sur l’impuissance d’autrui à apaiser notre souffrance se rappelait à moi. Je ne pouvais pas dire à Leo: Me retrouver si près de toi me fait sentir encore plus cruellement ma solitude ordinaire.
Chacun doit grandir sans importuner les autres.
C’était mon problème. Moi seule trimballais le souvenir de ce qui avait été – la gloire du monde tel que je l’imaginais quand j’étais jeune, quand la passion semblait me faire accéder à un immense royaume, quand, parfois, j’avais l’impression de quitter la terre pour m’élancer dans l’univers et y scintiller de tout mon être. Quand je ne me posais aucune question sur moi-même. Quand j’avais foi en tout.
Oh, rendez-moi cela! ai-je supplié la pièce obscure et silencieuse. Oh, rendez-le moi ! que je puisse revivre ma vie avec ce que je sais maintenant! Rendez-moi un commencement!
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keishakeisha19 octobre 2008
"La lune répandait son éclat sur un parterre de nuages floconneux jusqu'aux confins du monde. Comment les humains font-ils pour oublier qu'ils tournoient dans l'espace?"

"Dans le Kilbride de l'époque, le malheur n'était pas une condition reconnue."

"Min n'est pas la seule personne, dans cette famille, à ne pas toujours dire aux autres ce qu'ils veulent savoir."

"J'étais si propre et pimpante dans mon corps aminci que je n'ai pu résister à l'envie de passer une tête par la porte de l'agence en demandant si Aidan était là.
Il n'y était pas.
En roulant vers Dublin, je me suis sévèrement remonté les bretelles.
Laisse tomber ! me disais-je. Arrête tes bêtises. Qu'est-ce que tu voulais, hein ?
Qu'il me trouve jolie !
Et pourquoi ? Pourquoi ?
Tu sais bien pourquoi !"
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caro64caro6431 août 2010
La brise faisait voler leurs cheveux dans la même direction ; à les voir ainsi, on eût dit des inséparables, appartenant tous aux même petit clan. Mais je savais combien d’hésitations, combien de questionnements recelaient leurs rapports entre eux et avec moi. Et je ne les en aimais que davantage : chacun avait beau se débattre contre ses problèmes, ils étaient tous généreux, tous partants pour faire la fête avec moi. Trois hommes, dont deux se dégarnissaient rapidement. Deux femmes, toutes deux trop vieilles pour avoir des enfants. Et moi, tout aussi stérile. J’étais émue de nous voir dans l’âge mûr bien plus que je ne l’aurais été par nos jeunes personnes. Je trouvais merveilleux que nous nous soyons arrachés à nos vies respectives pour nous rassembler au sommet de cette colline sans aucun but pratique, juste par amitié.
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Myriam3Myriam319 février 2015
La majorité des femmes de quarante ans et plus détestent leur corps nu, d'après une nouvelle enquête; elles lui attribuent une note de trois et demi sur dix, contre sept sur dix au corps de leur jeunesse. Vous ne trouvez pas ça affreux, les filles? Haïr son propre corps!
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tamara29tamara2929 mai 2016
La passion n’était-elle pas la chose au monde la plus proche d’une tornade ? Si envahissante lorsqu’elle était là, si totalement disparue une fois enfuie ?
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