> Judith Roze (Traducteur)

ISBN : 2848050675
Éditeur : Sabine Wespieser (2008)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Dans ce roman lumineux, Nuala O'Faolain met en scène une femme généreuse, tourmentée et attachante, qui fait siennes toutes les interrogations de l'écrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et les chimères de l'am... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 31 août 2010

    caro64
    Comme toujours chez Nuala O'Faolain, ce sont des histoires de femmes irlandaises qui sont au cœur de Best Love Rosie.
    Abandonnant, l'âge venu une vie de liberté et de voyages, Rosie ressent le besoin de revenir au pays, dans la banlieue populaire de Dublin où elle a passé sa jeunesse mais dont elle a fui la mentalité étriquée, corsetée par un catholicisme étouffant. Elle se doit de prendre en charge sa tante, une seconde mère pour elle, mais qui connaît un peu trop le chemin du pub… Pour échapper à l'ennui, Rosie a l'idée d'entamer la rédaction d'un livre de maximes sur le thème : entrer dans la cinquantaine avec philosophie. Elle se rend à New-York pour rencontrer son éditeur et réalise que face à la vieillesse, la nostalgie fataliste irlandaise s'oppose radicalement à l'optimisme forcené et obligatoire des Américains. C'est alors qu'elle voit débarquer sa tante échappée de la maison de retraite. La vieille dame est aussitôt emballée par la frénésie cosmopolite new-yorkaise. Les chemins des deux femmes vont alors prendre un tournant totalement inattendu…
    Au fil des pages, Nuala O'Faolain accompagne l'humour de lucidité, pour composer le portrait d'une femme d'âge mûr confrontée au vieillissement et à la solitude. Déchirée entre son sentiment de rébellion et sa volonté d'acceptation, Rosie oscille entre ses souvenirs et ses projets, ses envies de mouvement et son attachement viscéral à l'Irlande.
    Dire que cette lecture m'a énormément émue, attendrie, pas vraiment. Pourtant impossible de lâcher ce livre…
    Peut-être pour cette énergie qu'a Rosie, à ne pas se résigner malgré les échecs, les déceptions, les effets irréversibles de la gravité.
    Pour l'intrigue riche de surprises.
    Et pour l'Irlande, le plaisir de s'immerger dans l'environnement irlandais. Elle est à la fois la toile de fond et le centre du livre, tant sa présence est indissociable de la vie des protagoniste.
    Un bon moment de lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 04 mai 2011

    Aline1102
    "Best Love Rosie" raconte l'histoire de deux femmes: Min et Rosie. Rosie a voyagé toute sa vie, mais, à 55 ans, elle décide de rentrer en Irlande pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée après la mort de ses parents.
    La cohabitation entre les deux femmes ne se passe pas vraiment bien: Min est dépressive et a tendance à boire trop. Pour l'aider, Rosie décide de lire des livres de développement personnel, dans lesquels elle espère trouver des idées pour sortir Min de son lit et du pub.
    Mais ce genre de lecture ne s'adresse pas aux personnes de plus de 50 ans. Rosie s'en rend bien compte et, pour faire entendre la voix d'une personne de son âge (et aussi pour gagner un peu d'argent, puisqu'elle a arrêté de travailler pour s'occuper de Min), elle décide d'écrire elle-même un ouvrage de développement personnel pour aider les gens à vieillir sereinement.
    Rosie reprend alors contact avec un ami d'enfance, Markey. Celui-ci vit aux Etats-Unis et a des contacts avec des éditeurs qui pourraient publier l'ouvrage de Rosie. Mais cette dernière doit se rendre à New York afin de rencontrer Markey. Elle décide donc de laisser Min dans une maison de retraite, le temps d'un aller-retour à New York.
    Quelques jours plus tard, Min rejoint Rosie aux Etats-Unis. Et en plus, elle refuse de partir: elle se plaît beaucoup en Amérique, s'y est fait des amis et a trouvé un emploi.
    Rosie repart donc seule vers l'Irlande, où l'attend une lettre l'informant que l'armée restitue à Min la maison que son père (le grand-père de Rosie) avait construite à Stoneytown, au bord de la mer. Rosie décide d'aller jeter un coup d'oeil à la maison et tombe sous le charme de cette contrée sauvage.
    "Best Love Rosie" est une merveilleuse réflexion sur l'amitié, l'amour, la maturité, le retour vers ses racines et la vie en général.
    Nuala O'Faolain pousse chacun d'entre nous à s'interroger sur ses choix, comme le fait Rosie. Cette femme pleine de doutes et d'interrogations semble si proche, malgré la différence d'âge que l'on craint de se retrouver aussi seul et déboussolée qu'elle au même âge. Un beau prétexte pour mettre un peu d'ordre dans sa propre vie...
    Les descriptions de Stoneytown sont magnifiques: elles donnent envie de sauter dans un avion à destination de l'Irlande et de se mettre à la recherche de ce lieu magique et sauvage à la fois.
    Ecrit avec beaucoup d'humour et d'émotion, "Best Love Rosie" est un de ces petits trésors de la littérature. A découvrir!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 07 août 2011

    Chouchane
    Best Love Rosie est à classer dans les "grands livres" et pour en apprécier toute la profondeur il faut avoir l'esprit clair - par exemple ne pas avoir lu un gros roman d'aventure avant ce que j'avais fait et qui a paralysé ma lecture pendant les 50 premières pages - . Une fois dans le roman, le style tout en finesse et l'histoire de vie d'une femme vieillissante mais encore jeune donne toute sa puissance. le paysage de l'Irlande avec son temps changeant brutalement s'accorde avec les réflexions de Rosaleen qui approche de la soixantaine et mesure le temps qui passe, l'absence de compagnon, d'enfants. Elle a été élevée par sa tante qui, elle, a plus de soixante dix ans décide de vivre intensément son rêve d'Amérique. Des portraits de femme touchants avec une dimension philosophique qui permet à tous, quel que soit notre âge, de s'approprier le message du livre. Un merveilleux livre, donc, sur le goût de bonheur à cueillir dans le présent, sur le sens de la vie qui n'en a pas d'autre que de vivre.
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 08 novembre 2008

    sentinelle
    Décédée cette année à l'âge de 68 ans à Dublin, l'écrivaine irlandaise Nuala O'Faolain est l'auteur de cinq romans dont le dernier « Best Love Rosie ». Elle a notamment obtenu le prix Fémina du roman étranger pour L'histoire de Chicago May, chroniqué sur ce blog.
    Récits d'inspiration le plus souvent biographique et autobiographique, Nuala O'Faolain se dévoile beaucoup dans ses romans, que ce soit au sujet du poids des traditions et de la religion dans la très catholique Irlande, de son alcoolisme, de sa sexualité, de sa défense des droits de la femme, de la nécessité de s'exiler de son Irlande bigote tant houspillée pour revenir malgré tout à son Irlande tant aimée aussi. En définitive, Nuala O'Faolain nous parle avant tout des problèmes auxquels sont confrontés les femmes irlandaises de sa génération, nées au début des années quarante, tout en demeurant très actuelle dans ses questionnements intimes et ses tâtonnements, doutes et craintes diverses. Un exercice d'introspection sans fards dans lequel de nombreuses femmes se reconnaissent sans difficultés. « Best Love Rosie » ne fait pas exception à la règle.
    Rosie, la cinquantaine bien entamée et quasi célibataire depuis que son amant a le moral en berne, décide de tirer avantage de sa vie d'indépendante sans mari ni enfant et de la fin de son contrat pour rentrer en Irlande après avoir vécu une vie bien remplie aux quatre coins du monde. Sa vieille tante Min, cette femme qui l'a élevée depuis la mort de sa mère et qui s'enfonce jour après jour un peu plus dans l'alcool et dans la dépression, a plus que jamais besoin de ses soins et de toute son attention. Mais le retour au bercail est douloureux : les souvenirs ressurgissent, la solitude afflige, les doutes émergent. Pour échapper à la morosité, Rosie décide d'échafauder un projet de manuel de développement personnel pour cinquantenaires avec l'aide de son vieil ami Markey. Aujourd'hui libraire à Seattle, Markey fut l'homme pour lequel elle avait éprouvé tant d'amour... elle ne comprit d'ailleurs jamais pourquoi celui-ci n'avait jamais répondu à ses attentes jusqu'au jour où elle découvre qu'il préfère les garçons ! Rosie a toujours eu un don pour les amours impossibles…
    Rosie, qui aimerait discuter de son projet avec Markey, décide de se rendre pour un court séjour en Amérique, tout en ayant placé auparavant sa tante Min dans une maison de retraite jusqu'à son retour. Mais une surprise de taille l'attend lorsqu'elle apprend que Min, qui a fait une fugue, s'est mise en tête de la rejoindre à Manhattan. Très vite les rôles s'inversent : la vielle Min, qui se sent galvanisée par sa découverte de l'Amérique, décide de rester dans la patrie de l'oncle Sam afin d'y trouver du travail au noir et des logements insalubres en compagnie de ses nouveaux amis, clandestins tout comme elle. Alors que Min trouve une seconde jeunesse en Amérique, Rosie rentre plus seule que jamais en Irlande…
    C'est avec beaucoup d'humour, de sensibilité et de tendresse que Nuala O'Faolain nous présente l'histoire de ces deux femmes, l'une en fin de vie qui décide de brûler ses dernières cartouches dans un feu de joie, l'autre dans un tournant de sa vie de femme, en pleine crise de l'âge mûre que la vieillesse angoisse, l'âge où le corps décline alors qu'il est toujours aussi désirant tout en étant de moins en moins désirable.
    On peut présenter le thème majeur du roman comme celui de la difficulté d'être une femme et de vieillir tout en demeurant séduisante et désirable, mais ce ne serait pas lui faire justice en n'allant pas au-delà, puisqu'on y parle également d'exil, de nostalgie, de solitude, du sentiment maternel, des tourments de l'âme, d'amitié, du manque, des hommes…
    Il y a décidément beaucoup de chaleur humaine qui se dégagent de ces pages, sans oublier des personnages pour lesquels, nous lecteurs, ne pouvons que ressentir beaucoup d'empathie et de sympathie.
    Une belle humanité pour un dernier au revoir… quant à moi, je vous dis à bientôt Madame Nuala O'Faolain, dans la mesure où je compte bien de pas en rester là puisqu'il me reste encore à découvrir trois de vos romans.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-24554449.html
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 11 mai 2011

    ignatus-reilly
    Un sujet rarement abordé : la cinquantaine chez les femmes.
    Rosie Barry est une femme de 57 ans qui s'interroge, elle est célibataire, sans enfant et cherche un sens à sa vie.
    Elle travaille pour des organisations internationales et a beaucoup voyagé.
    Aujourd'hui, elle rentre en Irlande, son pays natal, s'occuper de Min, la tante qui l'a élevée.
    Les deux femmes ont du mal à vivre ensemble malgré leur vif attachement (qui reste non-dit).
    Rosie, qui a quitté l'Irlande dès qu'elle a pu pour échapper au carcan d'un pays de tradition fortement catholique, difficile à vivre pour les femmes, souhaite s'enraciner de nouveau.Min est arrivée à 16 dans leur foyer alors que la mère de Rosie -et sœur de Min- venait de mourir des suites de son accouchement.
    Lors d'un voyage à New-York offert par Rosie, Min prend son indépendance et décide de son destin. Elle trouve du travail et reste aux États-Unis.
    C'est un très beau portrait de femme. L'écriture de Nuala O'Faolain est vive et pleine de fraîcheur, sans complexe, comme son héroïne. On devine l'écrivain derrière Rosie Barry.
    On suit pas à pas Rosie dans ses interrogations, ses doutes et son cheminement, ce à quoi elle pense devoir renoncer et ce qu'elle acquiert.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 08 novembre 2008

    Je répétais à mon cœur : Cesse de brûler, cesse de me faire mal, calme-toi, il n’y a aucun remède à ton angoisse et tes regrets. Je savais que le sexe était bon pour le moral et que je pouvais m’estimer heureuse, parce que beaucoup de célibataires – et sans doute de personnes mariées – de mon âge n’avaient que trop peu d’occasions de faire l’amour. Et j’appréciais pleinement ma chance. Mais le Temps s’était invité dans le lit avec nous – mon ventre mou sur la hanche anguleuse de Leo, son bras osseux autour de moi. Et, à présent, la dure leçon du Temps sur l’impuissance d’autrui à apaiser notre souffrance se rappelait à moi. Je ne pouvais pas dire à Leo : Désole-toi avec moi que les amants vieillissent. Je ne pouvais pas lui dire : Me retrouver si près de toi me fait sentir encore plus cruellement ma solitude ordinaire.


    Chacun doit grandir sans importuner les autres.


    C’était mon problème. Moi seule trimballait le souvenir de ce qui avait été – la gloire du monde tel que je l’imaginais quand j’étais jeune, quand la passion semblait me faire accéder à un immense royaume, quand, parfois, j’avais l’impression de quitter la Terre pour m’élancer dans l’univers et y scintiller de tout mon être. Quand je ne me posais aucune question sur moi-même. Quand j’avais foi en tout.


    Oh, rendez moi cela ! ai-je supplié la pièce obscure et silencieuse. Oh, rendez-le moi ! Que je puisse revivre ma vie avec ce que je sais maintenant ! Rendez-moi un commencement !
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  • Par liratouva2, le 13 janvier 2011

    Leo s’est endormi presque instantanément et j’ai dû affronter seule la tempête qui se déchaînait en moi.
    Je n’ai pas allumé; j’ai tisonné le feu et ajouté un peu de charbon puis je me suis assise, vêtue d’un pull et de ma culotte, avec Bell, le chat sur les genoux.
    Je répétais à mon cœur: Cesse de brûler, cesse de me faire mal, calme-toi,il n’y a aucun remède à ton angoisse et à tes regrets. Je savais que le sexe était bon pour le moral et que je pouvais m’estimer heureuse, parce que beaucoup de célibatires – et sans doute de personnes mariées- de mon âge n’avaient que trop peu d’occasions de faire l’amour. Et j’appréciais pleinement ma chance. Mais le Temps s’était invité dans le lit avec nous – mon ventre mou sur la hanche anguleuse de Leo, son bras osseux autour de moi. Et à présent la dure leçon du Temps sur l’impuissance d’autrui à apaiser notre souffrance se rappelait à moi. Je ne pouvais pas dire à Leo: Me retrouver si près de toi me fait sentir encore plus cruellement ma solitude ordinaire.
    Chacun doit grandir sans importuner les autres.
    C’était mon problème. Moi seule trimballais le souvenir de ce qui avait été – la gloire du monde tel que je l’imaginais quand j’étais jeune, quand la passion semblait me faire accéder à un immense royaume, quand, parfois, j’avais l’impression de quitter la terre pour m’élancer dans l’univers et y scintiller de tout mon être. Quand je ne me posais aucune question sur moi-même. Quand j’avais foi en tout.
    Oh, rendez-moi cela! ai-je supplié la pièce obscure et silencieuse. Oh, rendez-le moi ! que je puisse revivre ma vie avec ce que je sais maintenant! Rendez-moi un commencement!
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  • Par sentinelle, le 08 novembre 2008

    - Et toi, c'est ce que tu veux ?

    - Moi ?" J'ai inspecté la cour, avalé une grande gorgée de thé et pris mon inspiration avant de déclarer : "Je veux un amant qui soit quelqu'un de bien, qui tienne à moi et qui m'apprécie, mais qui apprécie aussi Min et Peg et toi et les chiens et les chats, et qui adore l'Irlande; je veux qu'il soit un peu distant, très responsable et fondamentalement détaché pour ne jamais avoir l'impression de le posséder, passionné par ce qu'il fait, mais ouvert à de nouvelles expériences et tellement en phase avec ma façon de voir les choses qu'on papotera jusqu'à tomber de sommeil et qu'on se réveillera en riant et en s'embrassant - voire plus.

    - Est-ce que, par le plus grand des hasards, tu lui demanderais aussi d'être beau ? s'est enquise Tess au bout de quelques secondes.

    - Oui ! ai-je clamé. Et vigoureusement hétérosexuel tout en restant sensible. Et de n'avoir eu aucune femme avant moi - même pas de mère, maintenant que j'y pense, et bien sûr pas d'enfants.

    - Et l'argent ?

    - Je ne me soucie pas trop de l'argent.

    - Alors tout va bien, a conclu Tess. Tu devrais trouver sans trop de problèmes."

    Nous avons été prises de fou rire et nous sommes roulées sur les dalles tandis que Belle quittait la cour, écoeurée.
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  • Par keisha, le 19 octobre 2008

    "La lune répandait son éclat sur un parterre de nuages floconneux jusqu'aux confins du monde. Comment les humains font-ils pour oublier qu'ils tournoient dans l'espace?"

    "Dans le Kilbride de l'époque, le malheur n'était pas une condition reconnue."

    "Min n'est pas la seule personne, dans cette famille, à ne pas toujours dire aux autres ce qu'ils veulent savoir."

    "J'étais si propre et pimpante dans mon corps aminci que je n'ai pu résister à l'envie de passer une tête par la porte de l'agence en demandant si Aidan était là.
    Il n'y était pas.
    En roulant vers Dublin, je me suis sévèrement remonté les bretelles.
    Laisse tomber ! me disais-je. Arrête tes bêtises. Qu'est-ce que tu voulais, hein ?
    Qu'il me trouve jolie !
    Et pourquoi ? Pourquoi ?
    Tu sais bien pourquoi !"
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  • Par caro64, le 31 août 2010

    La brise faisait voler leurs cheveux dans la même direction ; à les voir ainsi, on eût dit des inséparables, appartenant tous aux même petit clan. Mais je savais combien d’hésitations, combien de questionnements recelaient leurs rapports entre eux et avec moi. Et je ne les en aimais que davantage : chacun avait beau se débattre contre ses problèmes, ils étaient tous généreux, tous partants pour faire la fête avec moi. Trois hommes, dont deux se dégarnissaient rapidement. Deux femmes, toutes deux trop vieilles pour avoir des enfants. Et moi, tout aussi stérile. J’étais émue de nous voir dans l’âge mûr bien plus que je ne l’aurais été par nos jeunes personnes. Je trouvais merveilleux que nous nous soyons arrachés à nos vies respectives pour nous rassembler au sommet de cette colline sans aucun but pratique, juste par amitié.
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