> Florence Lévy-Paoloni (Traducteur)

ISBN : 2070787788
Éditeur : Joëlle Losfeld (2010)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
À travers le portrait subtil et touchant de ses personnages, Kate O’Riordan donne à lire un roman magistral et perspicace sur l’amour et la vie de famille.

Connie et Matt Wilson sont parvenus à réaliser leurs rêves ; ils ont fondé un mariage stable et viv... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 14 février 2011

    chocobogirl
    Connie a tout pour être heureuse. Mariée à celui qu'elle aime depuis l'enfance, elle s'est construit une petite vie parfaite avec Matt, son mari dentiste, et ses 3 garçons. Elle habite une belle maison londonienne et s'épanouit dans une activité créatrice de cartes postales personnalisées qu'elle a créée avec son amie Mary. Jusqu'au jour où son petit monde va basculer.
    Connie et Matt, partis pour un petit séjour en amoureux à Rome, vont voir leurs certitudes voler en éclats : Matt y recroise Greta, son premier amour, en plein malheur. Son jeune fils est mort dans l'incendie de sa maison et Greta se sent particulièrement responsable de cet accident. Matt n'arrivera pas à quitter Greta et ses souvenirs. Connie se voit alors obligée de rentrer seule à Londres où elle va devoir affronter le regard de ses enfants et de son amie Mary, à qui elle cache les faits. Commence alors pour elle l'attente, le déchirement et les souffrances de l'amour....
    Voilà plus de 3 mois que j'ai lu ce roman.... J'ai trainé, trainé à faire ce billet.... Non pas parce que le livre m'a ennuyée mais plutôt parce qu'il m'a énormément touchée... Bouleversée presque.
    Un roman, vieux de 3 mois dont je me souviens encore très bien et que pour une des premières fois de ma vie, je souhaite déjà relire.... (avis aux généreux donateurs ^^ comme dirait certaine...)
    Kate O'Riordan nous raconte ici l'histoire d'une femme en plein drame conjugual. Dissequant les êtres et les relations qui les lient, elle nous offre de magnifiques portraits.
    Il y a les 3 garçons de Connie : Fred, l'ainé et le plus responsable, et Joe, l'adolescent insupportable. Et Benny qui, à 10 ans, est un enfant étrange qui parle peu mais est celui qui comprend mieux le monde par sa sensibilité exacerbée, celui "qu'on aime de telle manière qu'on en a le coeur serré".
    Il y a Mary, la bonne amie et associée. Célibataire, elle ne vit qu'à travers la famille de Connie et cherche le meilleur pour Connie.
    Il y a Greta, qui vit comme un fantôme depuis la mort de son fils. Poussant Matt à retourner vers sa femme, elle n'en est pas moins reconnaissante de sa présence à ses côtés, ravivant une flamme qui ne s'était peut-être jamais éteinte.
    Il y a Matt, coupable de trahir sa femme mais incapable d'abandonner Greta. Matt et ses souvenirs d'enfance où la jeune fille d'alors le menait par le bout du nez.
    Et enfin, il y a Connie. Connie qui joue la comédie du tout va bien pour ses enfants, pour ne pas les inquiéter Mais aussi pour ne pas sombrer. Connie qui attend que son mari revienne à la maison et se persuade que tout reprendra comme avant. Mais une Connie qui se souvient également de son enfance commune avec Matt et Greta, de tous ces moment passés à observer les 2 amoureux, de sa volonté de fer d'épouser envers et contre tout un Matt qui fut abandonné autrefois par une Greta sauvage et libre. Une Greta qui fascinait la toute jeune Connie.
    Les relations entre les hommes sont souvent beaucoup plus compliquées qu'elles n'y paraissent.
    Au départ, passive, Connie attend que son mari lui revienne. Elle fait jouer la corde sensible de son amour, de ses enfants auprès de lui. Mais Connie refuse à son tour l'acceptation passive de son mari.
    Matt reviendra-t'il ou pas ? Je vous laisse le découvrir. Dans tous les cas, Connie finira par ne plus supporter le bouleversement que Greta provoque chez son mari. Car loin de simuler, Matt affiche une transparence et un refus du mensonge qui se révèleront bien pire pour Connie. La vérité est parfois plus douloureuse que la dissimulation.
    Mais qui est le plus mensonger des 2 ? Matt qui assume ses sentiments tout en ne voulant pas faire souffrir sa femme ?
    " Les peines les pires sont celles qu'on ressent quand quelqu'un ne veut surtout pas vous en faire."
    où bien est-ce Connie qui s'est illusionnée dans un mariage, en espérant pouvoir effacer le passé ?
    " Il ne l'a jamais oubliée. Pas un seul jour. Je crois qu'il ne le savait même pas. Moi, si, j'ai toujours compris. "
    Connie finira par prendre en main son destin, seule ou pas. Acceptant l'éclatement de ses illusions, brisée en pleine de regret sur ce qui a été et aurait pu être, elle trouvera nénanmoins la force de continuer.
    " Dehors sur le balcon, un merle saluait le matin en chantant à tue-tête. Son chant laissait entrer le regret dans la pièce, le regret de ce qui a été perdu, du temps qui passe, de la souffrance subie et de la souffrance infligée, des vies qui ne se sont pas déroulées comme elles avaient autrefois été prévues avec une impatience fébrile, de l'occasion ratée quand tout aurait pu changer."
    " Regarder un feu mourant tard le soir - il y avait toujours cette autre vie qu'on aurait pu vivre. Celle qui s'était éclipsée quand on ne regardait pas. Celle qui continuait à se dérouler le long d'une langue de flamme presque invisible qu'on n'aperçoit que du coin de l'oeil. "
    "Un autre amour" est un roman sublime. Juste, subtil et extrêmement fort sur les affres du coeur et les drames du quotidien que chacun a / aurait pu vivre.
    Un roman sur le couple et sa faillite, sur le poids du passé.
    Un roman dur et pessimiste sur la nature humaine, où les Hommes se font souffrir.
    Un roman qui va droit au coeur et parlera à tout le monde.
    Enorme coup de coeur donc, vous l'aurez compris !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-un-autre-amour-kate-o-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 13 mai 2012

    Zazette97
    Publié en français en 2010, "Un autre amour" est un roman de l'irlandaise Kate O'Riordan, également auteure de "Intimes convictions", "Une mystérieuse fiancée", "Le garçon dans la lune" ou encore de "Pierres de mémoire".
    Matt et Connie Wilson mènent une vie tranquille, entourés de leurs trois fils. Alors que le couple profite d'une escapade à Rome, Matt recroise Greta, son premier amour, et décide de prolonger son séjour pour l'aider à traverser le cap difficile du deuil de son fils.
    Rentrée seule à Londres, Connie fait face aux interrogations de son entourage, aux démons du passé, à son enfance indissociable des souvenirs de ce couple heureux qu'elle observait autrefois avec envie.
    A-t-elle vraiment réussi à succéder à Greta dans le coeur de Matt ? Est-elle prête à se battre pour sauver leur mariage ?
    Attention coup de coeur ! " Un autre amour" est le roman des équations amoureuses insolubles.
    Greta était l'amour de jeunesse de Matt. Partie du jour au lendemain sans explications, elle a fait de lui un homme dévasté que Connie prendra sous son aile et aimera comme elle en avait toujours rêvé.
    Bien qu'étant sincèrement attaché à sa femme, Matt n'a jamais réussi à chasser totalement Greta de ses pensées.
    Une histoire relativement simple me direz-vous. On peut facilement imaginer ces deux femmes-là se déchirer pour le même homme, multipliant les avances comme les coups bas.
    Sauf que Kate O'Riordan a choisi des personnages complexes, passionnés, rongés par leur culpabilité et leur souci de faire au mieux.
    Connie a souffert durant toute sa jeunesse d'un manque de reconnaissance de la part de Matt et Greta, ce couple que rien ni personne ne pouvait détourner de leur amour.
    Ce sentiment de transparence revient avec le retour de Greta.
    Elle tente de dissimuler au mieux son désarroi à ses fils et à sa meilleure amie Mary tout en se persuadant que son mari reviendra à la maison.
    Greta a perdu un fils au cours d'un incendie dont elle se sent responsable. Elle retrouve en Matt ce port d'attache lumineux, comme si le temps ne s'était pas écoulé.
    Homme de principes, Matt est partagé entre deux femmes qu'il aime différemment mais sincèrement.
    Mais la vraie question n'est pas tellement de savoir ce que décidera Matt tant il apparaît que c'est bien entre ces deux femmes que tout se joue.
    Amoureuses du même homme, elles entretiennent des rapports tortueux, chargés de tension dont émane toutefois une certaine forme de respect, une authenticité qui les préserve de la mesquinerie, une reconnaissance de la souffrance de l'autre, qui rendent le final d'autant plus poignant.
    Alternant au départ les situations respectives de Matt et de Connie, le récit s'ouvre ensuite aux points de vue des enfants, loin d'être dupes de la situation, et de Mary, la meilleure amie impulsive qui s'attache à vouloir protéger une vie de famille vécue par procuration à travers Connie.
    A travers leurs fragilités, leurs mauvaises consciences et cette tendance commune à se mentir à eux-mêmes, tous ces personnages laissent entrevoir des comportements si humains qu'on en oublie vite le caractère romanesque du récit.
    Comme Connie, je suis passée par tout un cheminement émotionnel allant du déni à la résignation en passant par la lutte et j'ai vécu à travers elle cette terrible incertitude face à une alchimie hors de portée, ce désordre intérieur et désespéré qui pousse à la maladresse en ayant sans cesse l'impression de ne jamais poser le bon choix.
    Kate O'Riordan se livre ici à une fine analyse de toutes les composantes du couple à la dérive doublée d'une perception très juste de la psychologie féminine.
    Une lecture qui m'a laissée mélancolique mais bien décidée à relire cette romancière de talent.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2012/05/un-autre-amour-kate-oriord..
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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Que s'est-il passé à Rome ? Connie rentre seule de son week-end touristique avec Matt. Elle redoute les questions de leurs trois fils et la perspicacité de sa grande amie Mary. Il va lui falloir également expliquer l'absence prolongée de son mari dentiste au cabinet. Par égard pour ses proches et pour son époux, mais aussi pour se persuader elle-même que rien n'a changé, Connie va se faire un devoir de continuer comme avant, quitte à s'enferrer dans ses mensonges...
    Kate O'Riordan dissèque la crise d'un couple et les tourments d'une femme, quand surgit une ex du mari après vingt ans de mariage. On retrouve des thèmes déjà présents dans Le garçon dans la lune : grave crise conjugale, disparition d'un enfant, deuil... C'est minutieux, lent, l'écriture est tour à tour délicieuse et fastidieuse, tant l'auteur s'attarde sur des détails et s'attache aux sentiments des protagonistes. J'ai beaucoup pensé à Alison Lurie pour le style savoureux et la subtilité. Kate O'Riordan dépeint parfaitement les atermoiements de ce père de famille qui doit choisir entre deux femmes aimées, l'effondrement de l'épouse délaissée, l'incompréhension des enfants, les retrouvailles difficiles et tristes, empreintes de culpabilité d'un côté, de rancoeur de l'autre... Un roman bouleversant, pertinent et sensible, sur la crise de la quarantaine, l'adultère et la persistance d'un amour de jeunesse. Je déplore seulement que le récit n'acquière vraiment sa puissance que dans le dernier tiers de l'ouvrage.
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    • Livres 5.00/5
    Par ph_hugot, le 28 avril 2011

    ph_hugot
    Les critiques des lecteurs de Babelio sont mitigées, or pour moi, c'est LE livre de la rentrée 2010.
    Le garçon dans la lune, un des précédents livres qui avait fait connaitre l'auteur en France m'avait déja enthousiasmé, et là, si on retrouve un certain nombre de ses thématiques (la perte d'un enfant, le retour à ses racines rurales...), je trouve peut etre ce roman encore plus riche, encore mieux écrit, bref encore plus beau.
    Tout m'a ému dans cette histoire de femme de 50 ans, toujours amoureuse de son mari, mais qui le voit s'éloigner d'elle lors d'un séjour en Italie qui au contraire aurait du les rendre encore plus amoureux.
    Tout est absolument juste et tous les personnages ont une vraie épaisseur, une humanité, et ne sont pas des pantins sans consistance: le mari, notamment qui dans certains romans écrits par des femmes aurait été condamné derechef, coupable de toutes les ignonimies est ici une personne qui souffre, qui a ses doutes et qui est sans cesse tiraillé entre cet amour de jeunesse qui revient à la surface et le fait de ne pas blesser sa femme qu'il l'aime toujours, mais d' Un autre amour.
    Le personnage de la maitresse, également échappe totalement aux stéréotypes : loin de la bimbo sans scrupules, c'est une femme profondément blessée par un deuil qui essaie de revivre au contact de cet homme.
    Tous ces liens sont absolument magnifiques de délicatesse et de justesse et confirme Kate O Riordan comme une immense portraitriste des relations conjugales.
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    • Livres 3.00/5
    Par lillou, le 04 novembre 2010

    lillou
    Connie Wilson rentre seule d'un week-end passé à Rome avec son mari, Matt. Pour leurs trois fils, pour le cabinet dentiste de son époux, et pour Mary – l'amie de vingt ans qui s'est fondue dans leur clan et semble parfois vivre par procuration –, elle invente des excuses de moins en moins crédibles à mesure que l'absence de Matt se prolonge. Tombé « par hasard » sur son grand amour de jeunesse, Greta, en détresse totale, il a en fait décidé de rester à Rome pour tenter de l'aider. le couple Wilson, en théorie harmonieux et heureux, est ébranlé et Connie totalement désemparée dans leur maison londonienne.
    En alternant les points de vue de Connie, Matt et Mary, Kate O'Riordan complexifie progressivement cette apparemment banale histoire d'adultère et les rôles de chacun.
    Connie n'est pas simplement l'épouse délaissée, elle est aussi la jeune adolescente qui observait et photographiait le couple fascinant de Greta et Matt, et enviait terriblement la superbe fille aux « jeans américains ». Si Connie a toujours rêvé de Matt, lui ne l'a vraiment « vue » qu'après le départ soudain et inexpliqué de sa petite amie. Et, vingt ans après, tomber sur cette femme qu'il n'a peut-être jamais cessé d'aimer, l'incarnation-même de la vie qu'il aurait pu vivre, le fait vaciller dans tout son être – homme droit, bon, époux et père aimant.
    Quant à Greta, elle n'est pas qu'une mangeuse d'hommes : mère éplorée et pétrie de culpabilité après le décès de son petit garçon, elle se débat dans un désespoir abyssal, ne cédant pas à la tentation du suicide uniquement par égard pour sa fille. Elle jette un regard froid sur la vie qu'elle a menée, sans grand intérêt au final, et s'efforce par tous les moyens ne pas devenir la maîtresse pour être enfin « une femme bien »…
    Au milieu de tout cela, les trois garçons si différents – et Mary qui fait comme partie de la famille – comprennent que des événements qui les dépassent se nouent, et chacun joue sa part dans cet essai pour maintenir le cocon familial.
    Le roman se déploie au fil des pages : les sentiments sont davantage imbriqués, les protagonistes de plus en plus perdus, voire désespérés, et le lecteur censeur au départ se met à les comprendre tour à tour. Il a quelque chose qu'on pourrait qualifier de thriller sentimental dans ce roman : on attend avec angoisse le dénouement, qui ne pourra qu'être malheureux, au moins pour une partie des protagonistes. Et pourtant…
    Impressionnant à bien des niveaux – psychologie des personnages, construction narrative –, Un autre amour m'est apparu néanmoins quelque peu faible : peut-être parce que Le garçon dans la lune m'a laissé un souvenir magistral qui souffre difficilement la comparaison, peut-être aussi car l'idée du grand amour qui a tout d'une fatalité me déplaît assez…
    Une très belle lecture quoi qu'il en soit.


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 08 septembre 2010

    Mary tendait le cou, les sourcils levés dans l’attente. Connie ouvrit la bouche et la referma. C’était pitoyable : même avec sa meilleure amie, celle à qui elle confiait la vie de ses enfants, elle jouait un rôle. Il y avait la Connie qu’elle avait façonnée au fil des ans. Mère de trois garçons, épouse de leur père, sœur, fille. On serrait les dents, on continuait, on se levait tous les matins, on s’habillait et on mettait du mascara et du rouge à lèvres, on disait : « Bien, merci, et vous ? » Si on perdait cette personnalité, celle qu’on avait façonnée, il était impossible de savoir qui on trouverait pour la remplacer.
    « Tu as oublié quelque chose ? demanda Mary.
    - Quoi ? Oh, je fais juste ma liste de courses dans ma tête. »
    Mary, avait-elle envie de dire, à quel point crois-tu que Matt ait été malheureux ces derniers temps ? As-tu remarqué une différence, t’a-t-il dit quelque chose ? Il a une carrière respectable, il a trois enfants adorables, il m’a, il a notre maison de rêve. Il a, en fait, tout ce que j’ai toujours voulu.
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  • Par canel, le 16 juin 2011

    (...) dans son innocence, dans sa stupidité aveugle, elle croyait que le temps était tout ce qu'il leur fallait. Du temps pour refermer les blessures, pour se ressaisir, on s'époussette un peu, on met un peu d'ordre et on repart. C'était loin d'être aussi simple. Il n'y avait pas que la trahison de la chair, un corps choisi à la place d'un autre, ce qui en soi était déjà très douloureux, il y avait la trahison des secrets répandus la nuit sur l'oreiller, des peurs profondes et des espoirs fous partagés avec une personne unique dans tout le vaste monde. Il y avait les moments de désespoir, l'enfant malade, les retards de remboursement, la prise du mauvais tournant avant de revenir sur la bonne route. Les sourires intimes au petit déjeuner après l'amour, les deux têtes qui se touchaient presque, penchées sur le nouveau berceau dans la chambre d'enfant. (p. 244-245)
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  • Par Zazette97, le 13 mai 2012

    A vrai dire, la seule chose qu'elle ait jamais voulue avait été d'épouser Matt et de fonder une famille. Elle avait eu honte de l'admettre et quand elle s'était mise à souhaiter davantage, elle avait été confrontée à la frustration face à ce qu'elle était, face à sa vie miniature, ni plus ni moins que ce qu'elle avait prévu et elle n'avait pas suffisamment d'envergure ou d'ambition pour se forcer à aller plus loin.
    Elle avait eu ce qu'elle voulait et elle était paradoxalement fâchée contre elle-même d'avoir voulu si peu. p.212
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  • Par canel, le 16 juin 2011

    Le nuage noir planait entre eux à tous les repas, à chaque échange de paroles dans la maison ; ils voulaient que tout soit comme avant, le bon comme le mauvais, et l'effort les épuisait. Les rares fois où ils faisaient l'amour revêtaient un parfum de désespoir qu'ils n'avaient jamais connu ; chacun voulait à tout prix faire plaisir à l'autre, ce qui se terminait par une sorte de tragédie de la corde raide. C'était bien. Non, tu as été bien. Il leur manquait la langueur de l'habitude, l'utilisation désinvolte du corps de l'autre qui augmente avec les années. Une version de Matt était rentrée et ce n'était pas celle qui était partie. (p. 184-185)

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  • Par Neigeline, le 16 mars 2011

    Il n'y avait pas que la trahison de la chair, un corps choisi à la place d'un autre, ce qui en soit était déjà très douloureux, il y avait la trahison des secrets répandus la nuit sur l'oreiller, des peurs profondes et des espoirs fous partagés avec une personne unique dans tout le vaste monde. Il y avait les moments de désespoir, l'enfant malade, les retards de remboursement, la prise du mauvais tournant avant de revenir sur la bonne route. Les sourires intimes au petit-déjeuner après l'amour, les deux têtes qui se touchaient presque, penchées sur le nouveau berceau dans la chambre d'enfants.
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