> Hervé Jaouen (Traducteur)

ISBN : 2918135232
Éditeur : Editions-dialogues.fr (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

La Grande Blasket : au sud-ouest de l'Irlande, un gros rocher désolé où quelques familles vivent de la pêche, de la récolte de la pomme de terre et de maigres céréales, et se chauffent à la tourbe, quand les intempé... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 25 mars 2011

    Onclepaul
    Ne vous y méprenez point, la Grande Blasket n'est pas le surnom donné à une jeune femme, comme on dit la Grande Sophie ou autre. Non, la Grande Blasket, c'est la plus grande des six îles qui composent l'archipel des Blasket, sur la côte ouest de l'Irlande, proche de la péninsule de Dingle dans le comté de Kerry. Quelques dizaines d'îliens habitaient sur cette butte de terre, vivant un peu de l'élevage de moutons, de quelques ovins et de la culture de la pomme de terre. Quelques touristes s'aventurent parfois et c'est ainsi qu'Elisabeth O'Sullivan fait la connaissance de George Chambers, un lettré Anglais avec lequel elle va correspondre durant vingt ans, de 1931 à 1951, jusqu'à ce que le gouvernement irlandais décrète en novembre 1953 l'évacuation des vingt-deux îliens restants, jugeant leur condition de vie trop pénible.
    Lorsque débute ce récit épistolaire Elisabeth O'Sullivan, en irlandais gaélique Eibhlís Ní Shúilleabháin, n'a que vingt ans. Elle décrit la vie de la communauté, au fil des saisons, avec ses mots simples, ses approximations, avec naturel, naïveté, fraicheur, candeur, ingénuité. Elle s'amuse de tout et de rien, de même que les autres insulaires qui résident à longueur d'année. Un quotidien frustre bien loin de l'électricité, de la télévision, du modernisme. Il n'y a pas de magasins sur ce tertre posé sur la mer et l'approvisionnement s'effectue par canots jusqu'à la ville, Dingle, quelques fois jusqu'à Dunquin. Outre l'élevage et la pomme de terre, la pêche constitue également l'une des ressources alimentaires, celle au homard étant réservée à la ressource financière, mais il faut acheter le sucre et autres denrées de première nécessité. L'aide sociale, 5 shillings par semaine, ne couvre pas toutes les dépenses. Il faut compter 2 shillings pour le tabac des hommes et le reste est absorbé en thé et confitures. Vivre chichement n'est pas synonyme de morosité. Et puis l'été aidant, les visiteurs débarquent sur l'île. Les visiteurs, terme affectif et pudique pour désigner les quelques touristes qui prennent gîte chez l'habitant. ....

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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  • Par agathe10000, le 28 mai 2011

    agathe10000
    La Grande Blasket est une toute petite île au Sud de l'Irlande où quelques familles vivent recluses.
    Pendant vingt ans, de 1931 à 1951, Elisabeth O'Sullivan (Eibhlís Ní Shúilleabháin ) entretient une correspondance avec Georges Chambers, un anglais. Devant la beauté de ce témoignage, John décidera de les publier : Les Lettres de la Grande Blasket voient le jour
    Elle y décrit sa vie sur l'île : l'organisation pour le ravitaillement concernant la nourriture, les tempêtes, les fêtes qui ponctuent les saisons, mais aussi les décès et les mariages (peu nombreux)…
    Leur façon de vivre, leurs coutumes, leurs croyances (fantôme) y sont décrites et restent assez étonnantes pour un citadin londonien tel que Georges. Les questions de la demoiselle sur Londres nous apparaissent naïves et touchantes, mais vivant en autarcie il ne faut pas oublier que rien (ou presque) ne leur parvient de l'extérieur !
    Toutes ses lettres montrent également l'extinction de sa communauté, Elisabeth ayant quitté, elle –aussi, l'île avec mari et enfant.
    Sa langue d'origine n'est pas l'anglais et cela se ressent tout à fait à la lecture. Sa prose est parfois maladroite mais toujours touchante et authentique.
    Ce recueil de lettres me fait vaguement penser au Cercle littéraire d'épluchures de patates, à la différence ici que rien n'est romancé, et que tout est beaucoup plus tranquille !


    Lien : http://leslivresdagathe.over-blog.com/article-lettres-de-la-grande-b..
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Citations et extraits

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  • Par Onclepaul, le 25 mars 2011

    Le mort était allongé sur son lit avec son costume neuf sur lui, sauf sa casquette et ses souliers comme vous le savez vous-même et il était très agréable à regarder
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  • Par Onclepaul, le 25 mars 2011

    griller des haricots dans le feu, deux à la fois et nous imaginons que ce sont un garçon et une fille. Après les avoir ôtés du feu nous les jetons dans une tasse d’eau et s’ils se rapprochent tous les deux, tralalalalère c’est bon signe pour ce que vous pensez et s’ils ne se rapprochent pas ça ne fait rien, nous nous moquerons et rirons pareil du garçon et de la fille s’ils sont dans la maison
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