> Claude Seban (Traducteur)

ISBN : 2253152854
Éditeur : LGF - Livre de Poche (2002)


Note moyenne : 4.01/5 (sur 77 notes) Ajouter à mes livres
In Blonde, Joyce Carol Oates--one of America's most prestigious and versatile writers, author of numerous novels and short fictions--joins the ranks of those who have competed to tell the story of one of her nation's most compelling legends: Norma Jeane Baker, or Marily... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par vanuatu2000, le 29 janvier 2012

    vanuatu2000
    Encore Marilyn!
    Encore et toujours Marilyn.
    Qui ne connait pas sa vie? Combien de livres autobiographiques, témoignages pointus sur sa vie intime, et romans ont été publiés sur elle. Mais qu'à t-elle donc cette Marilyn de continuer de nous fasciner?
    Qu'à donc de si extraordinaire sa vie?
    Enfance cahotique, difficultés à percer à Hollywood, mariages catastrophiques et problèmes d'alcool. Quoi de plus banal pour une actrice à Los Angeles?
    Que peut bien donc nous apprendre de plus ce livre qui n'a déjà été dit mille fois sur cette icône?
    Et là surprise, le roman nous parle de... Norma Jean et non de la légende éternelle, la Blonde Marilyn.
    Car le mythe Marilyn a étouffé la petite Norma Jean. On l'oublie souvent. Une Norma Jean écorchée par une vie sans affection, sans repères stables. le récit de Joyce Carol Oates, mèlant fiction et réalité, nous fait suivre le parcours sensationnel et triste de celle qui reste à jamais la Blonde éternelle.
    Destin tragique qui ne peut que parler à tous." Maman, papa aimez moi, vous tous aimez moi "ne cesse de crier l'enfant Norma Jean à l'intérieur de Marilyn.
    Toute notre vie, anonymes comme stars ne chantonnant nous pas intérieurement "Amour y-es-tu? M'accepte-tu?".
    De la Norma Jean de ce roman poignant éclate une détresse universelle.
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 22 septembre 2011

    soukee
    Blonde est un roman de l'auteure américaine Joyce Carol Oates publié en 2000.
    Tout en se fondant sur des éléments de la vie de Marilyn, Joyce Carol Oates a pris le parti, avec Blonde, d'en faire un roman. Elle l'annonce dès le prologue : « Blonde est une "vie" radicalement distillée sous forme de fiction et, en dépit de sa longueur, la synecdoque en est le principe. » (p.9)
    Tout au long de ces 1100 pages, la vie de la belle actrice se déploie sous les yeux du lecteur, non pas comme une biographie, mais comme un mythe. Et c'est ce qui est intéressant. Loin de vouloir savoir à tout prix ce qui s'est passé durant les trente-six années de l'Actrice Blonde, comme elle la surnomme souvent, Joyce Carol Oates présente une femme, dans toute la complexité de ses doutes et de ses failles.
    Si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman - la partie consacrée à l'enfance de Marilyn est souvent pesante - je me suis par la suite complètement immergée dans cette fiction, ne sachant pas réellement ce qui était de l'ordre de la biographie et ce qui était du fantasme. L'alternance de narrateurs brouille les pistes et participe de cette impression de flou quant à la vie de Marilyn tout en faisant écho à ses tumultes intérieurs.
    Blonde s'adresse, selon moi, à un lecteur qui connaît déjà en détail la vie de Marilyn, ses films, ses mariages, ses coups d'éclat comme ses passages à vide. Car Joyce Carol Oates refuse de se faire biographe et de s'attarder sur toute la vie de la belle. Elle picore ça et là des épisodes qu'elle a estimé importants dans son parcours personnel et professionnel et nous les distille de façon parfois codée. Joe Dimmagio devient ainsi l'Ex-Sportif, Arthur Miller, le Dramaturge, et tous les réalisateurs ne sont évoqués que par l'initiale de leur nom de famille. Autant donc savoir ce qu'il en est avant d'ouvrir ce roman.
    Blonde est une lecture très forte, qui m'a émue et conquise. Quatrième livre que je lisais consacré au parcours de celle qui fut, un temps, la Blonde d'Hollywood, Blonde a su me séduire par sa longueur (j'étais pendant de longues heures au plus près de sa vie), son originalité de traitement - loin des biographies plus ou moins élogieuses consacrée à Marilyn - et son ton. Joyce Carol Oates, par sa plume poétique, plonge dans cette vie parfois minuscule pour en faire émerger la quintessence et casser l'image publique rêvée de Norma Jeane. Où s'arrêtent les souvenirs ? Où commence le mythe ? Et dans quelle mesure cette vie connue de tous est fictionnalisée ici ? Je reste sans réponse, mais là n'est pas l'essentiel.

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/09/22/22108449.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Ladybug, le 10 août 2011

    Ladybug
    Joyce Carol Oates nous dépeint Marilyn telle qu'elle était perçue par ceux qui l'aiment, une Marilyn à la candeur enfantine, d'une fragilité poignante. C'est son enfance qui m'a le plus émue. Elle ne s'en tire pas sans blessure profonde, les peurs, les expériences traumatisantes, les manques, une mère défaillante sont des freins à des relations apaisées. Ce qui frappe le plus tout au long de sa vie, c'est l'absence d'attache familiale et amicale durable. Je comprends aussi qu'elle ait pu paraître inconstante, déconcertante aux personnes qui l'ont fréquentée dans sa vie personnelle ou professionnelle, une personne instable et tourmentée demande une attention de tous les instants et une grande solidité.
    JCO a le talent de reconstituer une vie avec des détails et descriptions d'une grande intensité : enfance, vie de femme avant Hollywood, ses débuts de modèle et d'actrice, son ascension et la suite. En ce qui concerne l'écriture, j'ai quelquefois été gênée par quelques longueurs, des grandes envolées au style un peu saccadé.
    Il y a quand même quelque chose en moi qui résiste sur le fait d'aborder le destin d'une personne par le biais d'un roman, de mêler le vrai au faux, d'impliquer des personnes réelles, il s'en dégage forcément une confusion entre fiction et réalité. C'est pourquoi je ne perdrai jamais de vue que c'est un roman, que certains faits et caractères attribués à des personnes sont sortis de l'imagination de l'auteure.
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    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 28 avril 2008

    Giwago
    Monumental !!! J'étais relativement sceptique en entamant la lecture de ce roman et sa taille – 1 100 pages – me faisait très peur. Je me suis très rapidement laissé prendre au piège. Si on ne connaît pas la vie de Marilyn – tel fut mon cas – on est totalement incapable de séparer fiction et réalité dans ce livre. On a affaire à un personnage d'une réelle sensibilité, torturé au plus haut point, influençable et fragile. Si l'on se fie au texte de Joyce Carol Oates, Marilyn n'était pas la « potiche » que l'on peut s'imaginer. Pour ne rien gâcher, le style est simple, fluide, beau. Au final, il s'agit d'une très belle rencontre, ou plutôt devrai-je dire de deux belles rencontres : Marilyn et Joyce Carol Oates. Un vrai coup de cœur.
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    • Livres 4.00/5
    Par MClo85, le 09 janvier 2011

    MClo85
    Ce n'est pas une biographie de Marilyn Monroe, Joyce Carol Oates s'est inspirée de sa vie pour écrire ce livre. Il est difficile de ne pas penser à la vraie Marilyn lorsque l'on lit ce livre. Comment ne pas être perturbée quand on vit avec une mère pertubée, quand on se sent responsable de la mort de sa grand-mère et que l'on recherche son père ?
    L'auteur nous décrit un monde impitoyable, celui d'Hollywood. L'actrice Blonde appartient aux Studio. Il y a aussi la chasse aux Communistes. Tout est passé en revue.
    J'ai été captivée par l'actrice Blonde, parfois agacée par son comportement en trouvant des longueurs dans les descriptions de ses liaisons.
    L'auteur a su mettre en valeur le caractère de Marilyn, son obsession de vouloir être quelqu'un de bien, son exigence de la perfection, sa naïveté, sa sensiblilité....
    Un très beau roman difficile à appréhender (1100 pages) mais on en vient à bout et je reste très marquée par cette vie de souffrances.
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Citations et extraits

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  • Par Yuko, le 03 janvier 2012

    Une fille au corps luxuriant dans la plénitude de sa beauté physique. Dans une robe bain de soleil en crêpe Georgette ivoire, les seins moulés dans les plis soyeux onduleux de l'étoffe. Elle est débout, jambes nues écartées sur une grille de ventilation du métro new-yorkais. Sa tête blonde est extatiquement rejetée en arrière tandis qu'un courant d'air soulève sa large jupe évasée, révélant une culotte de coton blanc. Du coton blanc ! La robe de crêpe ivoire flotte, magiquement aérienne. La robe est magique. (...) Elle rit et pousse des cris aigus comme une enfant de quatre ans quand un nouveau courant d'air soulève sa jupe. Genoux dodus, jambes musclées de danseuse. Une fille solide et saine. Épaules, bras et seins sont ceux d'une femme en pleine maturité mais le visage est celui d'une petite fille. Frissonnant dans l'été new-yorkais quand le passage d'une rame de métro soulève sa jupe comme le souffle précipité d'un amant.
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  • Par Lowra, le 22 janvier 2012

    "C'était un miracle quelquefois. D'accord, c'est un cliché, mais il se trouve qu'il est vrai. Monroe se pointait avec des heures de retard et parfois le bruit courrait qu'elle était à l'hôpital de Reno (pour avoir tenté de se suicider la veille !) et pourtant elle arrivait souvent toute douce & l'air timide & bagayant des excuses, et les acclamations fusaient même si on venait tous de maudire cette garce. Quand Monroe arrivait, on voyait que ce n'était pas une garce mais seulement une force de la nature comme un vent violent ou un orage, on voyait qu'elle était elle-même la proie de cette force de la nature et on ne demandait qu'à lui pardonner"
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  • Par soukee, le 22 septembre 2011

    Il y a quelque chose en toi que personne n'a, MARILYN. Aucune femme que je connais. Tu vis pour être touchée. Pour être soufflée comme une flamme. Pour être blessée, même ! On dirait que tu t'exposes à être blessée, je ne connais aucune femme qui te ressemble, MARILYN. Aucune image filmée ni aucune photographie n'ont montré ton âme, MARILYN, comme je l'ai vue ce soir.
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  • Par soukee, le 22 septembre 2011

    Pourquoi l'aimaient-ils ? pourquoi quand sa vie était en lambeaux comme de la soie lacérée ? pourquoi quand sa vie était en morceaux comme du verre fracassé ?
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  • Par MClo85, le 09 janvier 2011

    "Elle avait dû lutter contre le sommeil, dans une robe du soir sans bretelles cousue sur son corps superbe, au corsage si serré qu'elle pouvait à peine respirer; le cerveau privé d'oxygène, et les yeux vitreux derrière le masque de céramique de Marilyn sculpté par son maquilleur Whitney sur sa peau cireuse maladive et son âme meurtrie"
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La chronique de Gérard Collard - J'ai réussi à rester en vie
J'ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey Regardez l'avis de Gérard Collard... La présentation du livre "J'ai réussi à rester en vie" par l'éditeur : le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s'est réveillé avec un mauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l'emmener aux urgences où l'on diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d'une violente et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d'aucune sorte, Joyce est soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l'absence sans merci. J'ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d'une femme pour tenter de remonter de ce puits sans fond. de poursuivre une existence amputée du partenariat qui l'a soutenue et définie pendant près d'un demi-siècle. En proie à l'angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l'innommable expérience du chagrin, dont elle ne peut s'extraire qu'à grand peine, de temps à autre, en se tournant vers ses amis. Avec sa lucidité coutumière, parfois sous-tendue d'un humour noir irrésistible (quand, par exemple, elle se lamente sur l'absurdité des luxueux paniers gargantuesques de saucissons et de pop corn au chocolat déposés ...








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