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ISBN : 275785982X
Éditeur : Points (03/10/2016)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 134 notes)
Résumé :
Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a, pour des raisons peu claires, rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Un héros très entamé dans sa chair et dans sa tête, dont pourtant Cressida, la jeune sœur rebelle de Juliet, est secrètement amoureuse. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne lais... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Jackiedream
07 février 2016
Dieu que j'aime Carol Oates. Dieu que cette femme a du talent. Celui de raconter l'Amérique et les êtres humains comme nul autre. Celui de sonder les sombres méandres de l'âme humaine. Chacun de ses livres est pour moi une claque magistrale...
Ici c'est une famille américaine, les Mayfield, qui vit dans une petite ville nommée Carthage. le père, Zeno, est estimé pour ses fonctions de maire. Il a deux filles, Juliet et Cressida. L'une est belle, appréciée de tous, souriante et tranquille. L'autre est laide, "compliquée", tourmentée. Un jour, Cressida, la "laide" disparaît. Il semble alors que ce soit l'ancien fiancé de Juliet qui l'ai tuée. Brett Kincaid est en effet brisé, physiquement comme psychiquement, par la guerre d'Irak. Très vite, le jeune homme fait ses aveux, confirmant les soupçons qui pesaient sur lui.
Le livre est très dense, hypnotique. Encore une fois Joyce Carol Oates parvient à créer des personnages absolument convaincants, qui sonnent incroyablement justes. Des hommes et des femmes avec leurs faiblesses, mais qui s'aiment malgré tout très fort. J'ai trouvé le personnage de Cressida très puissant, allant jusqu'à m'identifier à cette jeune fille incomprise de tous, si fragile au fond. Il y a également des thèmes qui m'ont beaucoup plus : le retour au pays après la guerre, la prison, le couloir de la mort... Une plongée dans l'Amérique profonde, dans tout ce qu'elle a de plus excessif et de plus particulier. Je n'ai pas pu lâcher le roman, que j'ai dévoré. le récit est écrit très habilement, l'auteure alterne les narrateurs et les points de vue, laissant toujours le lecteur dans l'expectative. Il y a ainsi un vrai suspense. J'ai trouvé l'histoire incroyablement touchante, bouleversante. Ces personnages sont tous blessés, chacun à leur manière, pourtant ils ne cessent de s'aimer et de se supporter les uns les autres. C'est donc aussi une très belle histoire d'amour, mais un amour de la vraie vie, fort et douloureux. Je crois que c'est ce que j'apprécie par dessus tout : la justesse des mots qui fait qu'on ne cesse jamais de croire au récit et aux personnages.
Que dire de plus, à part que cette écrivaine est définitivement l'un de mes auteurs préférés.
Lien : http://lantredemesreves.blog..
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indira95
16 novembre 2016
Alors que seulement une semaine s'est écoulée depuis la victoire de Trump, j'ai éprouvé le besoin de me plonger à corps perdu dans un roman américain. Peut-être l'envie de comprendre le pourquoi du comment, de sonder l'âme américaine qui nous semble à nous, Européens, parfois trop complexe à appréhender. Et le hasard faisant bien les choses, je m'étais récemment offert un des derniers romans de la grande Joyce Carol Oates, Carthage. Et comme un fait exprès, ce roman nous y parle de la guerre, celle d'Irak plus précisément et le traumatisme qu'elle a engendré à la fois sur ces soldats partis vaillamment défendre une certaine idée de la liberté, porte-étendards d'une démocratie chrétienne, croisade post-moderne menée à des fins non moins économico-stratégiques et sur ceux restés au pays. Et qui mieux que cette grande dame de la littérature américaine pour dénoncer avec un art consommé, cette imposture et le désespoir d'une société américaine moribonde. Dieu que j'ai aimé ce roman ! Pour tout dire, j'ai dévoré avidement plus de 600 pages le temps d'un week-end, entraînée malgré moi dans ce pays divisée, berné, à la fois libertaire et conservateur, ouvert sur l'autre et pour autant, chien enragé prêt à défendre son modèle, son système de valeurs, persuadé qu'il n'y en a pas de meilleur.
Joyce Carol Oates nous raconte cette société post 11 septembre par le prisme d'une ville, Carthage, bourgade moyenne de l'état de New-York. Zeno Mayfield, ancien maire de la ville, cherche désespérément sa fille, Cressida, 19 ans, qui n'a toujours pas reparu depuis la veille au soir. Tout Carthage est sollicité pour retrouver cette jeune femme, pourtant peu appréciée, petit bout de femme-adulte à qui on donnerait à peine 12 ans, que d'autres diraient moche, mais dotée d'une intelligence remarquable qui vire à l'effronterie. Quand on est moche, reste le verbe, acerbe, le jugement trop rapidement porté sur cette communauté de pequenauds qui n'y comprennent rien. Jusqu'au prénom, Cressida, acre, dérageant, déroutant. le dernier à l'avoir vue en vie serait Brett Kincaid… Ah ce brave Brett, héros d'Irak, purple heart comme seule récompense, blessé au combat, rapatrié, rendu aux siens mais dans quel état, n'étant plus rien du beau jeune homme parti la fleur au fusil défendre la démocratie. Un être blessé, bête repliée sur elle-même, homme défiguré, handicapé, adieu avenir radieux auprès de la belle et douce Juliet, la fille ainée des Mayfield, la soeur aînée de Cressida. Deux soeurs radicalement différentes d'ailleurs, que tout oppose.
Pourquoi Cressida a-t-elle été à la rencontre de Brett seulement une semaine après qu'il aie rompu ses fiançailles avec Juliet ? Que s'est-il passé ce fameux soir dans la réserve naturelle des Adirondacks qui est toute proche ? Sans corps, difficile d'accuser et pourtant l'ancien soldat avoue le meurtre. En filigrane ces interrogations : Brett est-il une victime innocente d'un système qui envoie à l'abattoir sa jeunesse à des fins économiques, exaltant avec perfidie la fibre patriotique ? Cressida n'est-elle pas un peu responsable de son malheur, à force de vouloir se démarquer des autres par un ton et une posture qui dérangent la morale bien pensante ?
Carthage est une saisissante radiographie d'une Amérique malade. Que de thèmes brassés, ça virevolte dans tous les sens : guerre, sentiment patriotique, culpabilité, rédemption, famille, peine de mort. Whaouh, quelle maitrise, quelle fougue madame Oates !  Je suis restée suspendue aux lèvres de ce grand écrivain, qui manie le verbe avec tant de panache, fascinée par son regard sans complaisance mais jamais accusateur ou moralisateur. 600 pages auprès de Cressida qu'on a envie de détester, de Brett qu'on aurait envie de pardonner, de Zeno, le père qu'on aurait envie de réconforter. Mais rien n'est jamais aussi simple dans la vie. Telle est la morale de cette brillante histoire.
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spleen
17 janvier 2016
Comme souvent, J C Oates dissèque avec minutie les failles , les faiblesses et les peurs de l'Amérique, acutisées par le 11 Septembre 2001.
Son livre est divisé en trois parties distinctes .
La première est une tragédie grecque ; elle se déroule dans la petite ville de Carthage en 2005 et débute par la disparition de Cressida, la fille cadette de Zeno et Arlette Mayfield, famille honorablement connue, le père , ancien maire est apprécié par les habitants et tous se mettent à la recherche de la jeune fille .
Les soupçons se dirigent rapidement vers le Caporal Brett Kincaid, l'ex fiancé de Juliet, la soeur ainée de Cressida .
En parallèle de ces recherches , J C Oates nous fait entrer dans l'histoire de ces personnages : l'opposition entre les deux soeurs : La belle ( Juliet ) et l'Intelligente mais laide (Cressida ) ;
l'engagement dans l'armée de Brett Kincaid comme une évidence pour cet homme jeune après les attentats du 11 Septembre mais son retour comme beaucoup d'autres soldats en homme brisé, blessé et infirme sans espoir de retrouver une vie normale et anéanti psychologiquement par ce qu'il a vécu .
La deuxième partie, peut-être la plus marquante : "le conte philosophique" avec la visite du couloir de la mort d'une prison de Floride par l'Enquêteur et la Stagiaire, un plaidoyer contre la peine de mort , une performance pour l'écrivain qui dénonce les vices du système carcéral actuel.
La dernière partie sous forme de parabole: le retour de l'enfant prodigue : c'est celle que j'ai la moins aimée, plus lente donc plus longue.
On ne sait pas vraiment à la fin du livre ce qui c'est réellement passé, sans doute que cela importe peu et ce n'est pas le but de l'écrivain de nous livrer une enquête policière en bonne et due forme.
Il faut noter également un style narratif particulier : les faits principaux sont donnés en préambule des chapitres puis J C Oates sonde en profondeur ses personnages pour donner une vision ciselée de l'âme humaine et de ses défaillances .
Donc, une nouvelle fois un roman marquant de J.C Oates !
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Renod
21 décembre 2015
Les Mayfield forment une famille exemplaire. Zeno et Arlette et mènent une vie bourgeoise dans un quartier cossu de Carthage, une ville de l'Etat de New York. Tout oppose leurs deux filles. Juliet, l'aînée, ancienne reine du bal des terminales du lycée, est radieuse, sans malice, sans ombre, naturellement heureuse. Quant à Cressida, la cadette, les gens qui connaissent les Mayfield la décrivent généralement comme intelligente, par opposition à sa jolie soeur. Elle est brillante, rebelle, pleine d'une ironie mordante. Plus tortueuse, elle a le sentiment d'être moins aimée que sa soeur. Elle souffre d'une jalousie qu'elle se refuse à avouer. Juliet est fiancée au caporal Brett Kincaid. D'origine modeste, Kincaid est un gars bien et un superbe sportif qui s'est engagé dans l'armée peu de temps après les attentats du 11 septembre. Il participe à deux reprises à la campagne d'Irak. Il reviendra de sa seconde mission grièvement blessé. Invalide, contraint de suivre un traitement très lourd, souffrant de stress post traumatique, il choisit de rompre les fiançailles. Peu après, au cours de l'été 2005, Cressida disparait dans la réserve forestière du Nautauga. Kincaid est retrouvé à proximité, ivre, sans connaissance, au volant de sa jeep. Cressida a été aperçue à ses côtés le soir de sa disparition. Quelques jours plus tard, il avoue le meurtre de la jeune fille. Ce fait divers va briser la vie de ces êtres. Mais le destin réserve parfois des surprises.
Dans "Carthage", Joyce Carol Oates se montre très critique vis-à-vis de l'engagement américain en Irak, la peine de mort et le système pénitentiaire. Elle s'emploie à détailler la complexité et les contradictions des psychologies de cinq personnages. Elle sait détailler avec brio la jalousie d'une soeur, le mal-être d'une adolescente, la désolation d'une famille face à la disparition d'un de ses membres, les différentes manières de faire son deuil, l'âme brisée d'un vétéran, l'éloignement d'un couple que tout unissait, le besoin de pardonner. Carthage est un roman parfaitement pensé et construit, intelligent et agréable à lire.

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Fleitour
03 mars 2016
Joyce Carol Oates situe son nouveau roman au nord de New York à Carthage, ville proche des Adirondacks, dans une famille unie, enviée et reconnue.
La famille Mayfield, une famille où le père fut maire, un homme influent, Arlette la mère est très impliquée auprès d'oeuvres de charité, leurs filles Juliet, belle et organisée, la cadette Cressida, intelligente et brillante .
Juliet est fiancée à Brett Kincaid, un jeune de famille modeste, élevé par sa mère Ethel. Les attentats du 11 Septembre vont convaincre Brett de s'engager.
Il partira en Irak. Il revient meurtri, blessé, cassé dans sa chair et dans son âme, par des actes de guerre totalement insoutenables, des actes commis délibérément et gratuitement par certains soldats, " quand les témoins sont morts il ne reste qu'une seule version ! " blessures intimes, qui le conduiront au bout de l'enfer.
Joyce Carol Oates comme un témoin décrit, plutôt que dresser un pamphlet.
Les actes sont odieux, filmés parfois, impliquant une omerta des crimes commis, des soldats comme Brett en sortiront médaillés mais brisés, ses fiançailles seront rompues avec Juliet
La jeune, soeur de Juliet, Cressida, la mal comprise de la famille, disparaît, enlevée ?
Or rien ne pouvait annoncer un tel drame.
La tragédie s'invite dès les premières pages
Artiste dans l'âme, elle aime dessiner et son inspiration vient du dessinateur MC Escher.
Toute la magie de Joyce Carol Oates se déploie pour nous faire découvrir à travers les témoignages de sa famille la jeune Créssida, qui vient de disparaître.
Créssida est une Hyper Sensible, elle fait partie de ces personnalités si fragiles et si attachantes aussi, qu'un tout petit rien peut déchirer et éparpiller...
Un mot cruel et la voilà si déstabilisée et si blessée que ce qu'elle avait choyé est détruit, un compliment élogieux mais injustifié va aussi déconsidérer son interlocuteur fut-il son père.
Incomprise car insaisissable, susceptible, au point d'imaginer les blessures, les ricanements, elle devient caustique cruelle à l'égard de sa famille puis de ses professeurs.
Joyce Carol Oates dresse un portrait oh combien crédible de ces êtres souvent précoces, hyperactifs mais qu'un grain de sable déstabilise, par manque de confiance en eux, artistes rêveurs mais si entiers.

Brett va avouer être coupable de la disparition de la jeune femme Cressida, mais il reste incohérent, incapable d'expliquer l'enchainement des faits, Joyce Carol Oates nous entraine dans une spirale infernale, une enquête aux multiples interrogations, six années de doutes et de honte, de reconstruction pour Brett , qui va peu à peu se reconstruire en prison.
Plaidoyer contre la peine de mort, et contre les effets collatéraux de la guerre en Irak, Joyce Carol Oates nous guide dans une visite glaçante du milieu carcéral, dans un quartier de haute sécurité jusque dans le couloir de la mort, avec ce regard qu'elle glisse sur toutes les bavures et les approximations dans l'exécution de la peine de mort.
Le plaidoyer de Victor Hugo plane dans ce décor d'outre tombe où le bourreau ne s'émeut plus, car "si vous saviez ce que les victimes ont subit", victimes invitées aux premières loges au moment des exécutions!
Joyce Carol Oates s'insurge à propos des absences de preuves avérées, ou sur la non utilisation de l'ADN qui implique encore au USA de nombreuses condamnations d' innocents qui se retrouvent dans le couloir de la mort où ils sont exécutés .
Le talent de Oates est sans doute de nous faire sentir les comportements odieux d'une nation ou d'une partie d'un pays qui n'est pas encore prêt à reconnaitre que la violence n'est pas le fait d'une seule communauté ou d'une autre religion.
L'autre talent de Joyce Carol Oates est de nous montrer comment une certaine rédemption est possible, partiellement certes, son écriture si intelligente et son sens si aiguë de l'âme humaine nous fait ressentir toute la complexité d'un véritable pardon.
Quelle intelligence dans l'écriture,Joyce Carol Oates semble en effet au sommet de son art, celui de comprendre les autres quels qu'ils soient.
J'ai ressenti aussi que le personnage de Créssida est si proche de Joyce Carol Oates, que ce livre m'apparait comme un document presque autobiographique, d'une jeune fille hypersensible tenace intelligente, pas d'une beauté Barby, qui va au bout d'elle même, entière, débordante de vitalité et d'intelligence si le sujet la retient .
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Les critiques presse (1)
Telerama03 décembre 2015
La romancière met en scène un drame provincial pour sonder, avec sa clairvoyance rare, la psyché de l'Amérique contemporaine.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod15 décembre 2015
Difficile pour Zeno Mayfield qui avait atteint sa majorité dans les dernières années cyniques de la guerre du Vietnam de comprendre ce qui pouvait pousser un jeune homme intelligent comme Brett Kincaid à s’engager volontairement dans l’armée. Pourquoi, alors qu’il n’y avait pas de conscription ! C’était de la folie.
Il voulait « servir » le pays… le pays de qui ? Quel fils ou fille d’homme politique s’était engagé dans les forces armées ? Quels étudiants ? En 2002, déjà, on pouvait se douter que la guerre serait faite par les classes pauvres, sous la supervision du ministère de la Défense.
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RenodRenod17 décembre 2015
Il était malade de honte. Malade de culpabilité. Amassée en lui comme dans un égout bouché. Il ne pouvait s’en débarrasser.Mieux valait mourir. Mieux aurait valu mourir… « au combat ».Maintenant c’était trop tard. Il avait été tué mais n’était pas mort – pas tout à fait.
Un truc fabriqué à la vague ressemblance d’un être humain, voilà l’effet qu’il se faisait, une momie, un mannequin. Des bouts de vraie peau racornie comme du cuir, des touffes de cheveux comme dans un musée d’histoire naturelle.
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rkhettaouirkhettaoui09 octobre 2015
On ne veut pas décevoir ceux qui vous aiment ou qu’on aime. La solution la plus facile est toujours de les tuer, comme il est plus facile de tuer un civil qui risque de vous foutre dans la merde en portant plainte, plus facile que de négocier un accord, une fois que quelqu’un est mort il n’y a plus deux versions de l’histoire.
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MarjorieDMarjorieD17 février 2017
L'enquêteur avait été un incroyant plein de mépris -un "athée militant"- quand il avait quitté le séminaire et l'Eglise catholique; à présent, des décennies plus tard, il avait toujours le même mépris pour les institutions religieuses, mais davantage de compréhension pour les individus à qui la foi religieuse était indispensable.

PP. 280-281
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michelekastnermichelekastner27 mars 2016
Des hommes étaient morts sur cette table où elle gisait. Dans la cloche à plongeur bleu turquoise, des hommes avaient subi des morts hideuses. Ces hommes qui l'avaient précédée, ce vieillard - Pop Krunk - étaient morts ici. On avait enfoncé des aiguilles dans les bras maigres du vieillard pour injecter du poison, et il s'était affaissé, avait cessé de respirer, et les témoins n'avaient rien vu de plus, sinon que la tête coiffée d'une cagoule noire s'était affaissée, et que cette tête ,'était plus celle d'un être vivant.
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Filigranes.tv, Marie NDiaye présente Blonde de Joyce Carol Oats, Lgf
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