> Francis Ledoux (Traducteur)

ISBN : 275780944X
Éditeur : Points (2008)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Maureen Wendall et son clan : une famille ordinaire éprouvée par trente ans de drames et de combats, dans cette ville de Détroit qui semble faire écho à toutes les crises de l'Amérique, de la grande Dépression aux émeutes raciales de 1967.

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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 25 avril 2012

    Glacha
    Les 500 premières pages sont un vrai bonheur ; comme toujours avec Joyce Carol Oates et ses sagas familiales. Ici : la vie de Loretta Wendall puis celle de ses enfants dans les bas-fond de Détroit des années trente jusque la fin des années 60. Les hommes, mais aussi, les femmes sont analysés, critiqués, montrés sous leurs traits les plus vils. Les personnages de Maureen et de Jules sont subtilement racontés par l'auteur, très loin du manichéisme. Rien nous est épargnés. Une réserve sur l' avant dernière partie du livre qui m'a moins embarqué. J'y ai trouvé une certaine longueur. Cependant, la toute fin n' est pas décevante (loin de là..) Les émeutes de Detroit y sont magnifiquement décrites ; la confusion, l'agitation et la rapidité qui y règnent transparaissent et font bouillir le lecteur.
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 30 juillet 2011

    ignatus-reilly
    Une chronique familiale sur une famille de l'Amérique ordinaire, à Détroit, entre la Grande Dépression et 1967. Une famille pauvre qui va de drame en drame et dont chacun des membres essaie de survivre à sa façon.
    Leur histoire est douloureuse et le destin des Wendall hante le lecteur, en particulier, celui de Jules et de Maureen. Ils semblent englués, prisonniers de leur famille.
    Tout quitter, briser les liens sera leur seul échappatoire.
    Cette histoire est inspirée de faits réels, Joyce Carol Oates a connu Maureen Wendall. C'était une de ses élèves lorsqu'elle donnait des cours du soir.
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    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 18 avril 2012

    BVIALLET
    L'histoire d'une famille de prolétaires américains de la région de Détroit principalement dans les années 50 et 60. le personnage central est la mère, Loretta qui se mariera 4 fois et aura 4 enfants. Il y a également le père, Howard, flic renvoyé de la police pour fraude et devenu alcoolique avant de mourir accidentellement, le frère aîné, Jules, qui très jeune traîne dans les rues et fréquente la pègre, Maureen, qui presque sans le vouloir entame prématurément une existence de prostituée, sa petite sœur Betty, véritable petite peste et finalement Randolph le dernier bébé du dernier père. Cette « saga » familiale qui commence avec les grands parents dans les années trente et s'achève en 1967 par des émeutes raciales particulièrement violentes, aurait peut-être pu donner un grand livre s'il avait été écrit autrement par un vrai auteur. (Hugo, Zola, Dostoïevski et tant d'autres n'ont-ils pas déjà labouré les mêmes terres avec autrement de bonheur et de réussite?)
    En effet, il n'y a pour moi que trois sortes de livres : cEux qui se dévorent, cEux qui intéressent ou amusent vaguement et cEux qui tombent des mains. « Eux », malheureusement, relève de la dernière catégorie. Mme Oates ne raconte pas, elle délaye, étale, tartine, se perd dans mille détails insignifiants et au bout du compte, lasse la patience du meilleur lecteur. L'histoire est d'une affligeante banalité et les personnages peu intéressants quand ils ne sont pas carrément antipathiques. Je m'étais déjà infligé la lecture de « Blonde » sur la vie (fantasmée) de Marylin Monroe et en étais sorti profondément déçu. « Eux » est presque pire. On peut faire un détour, on n'aura pas raté le chef d'œuvre du siècle !

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 26 septembre 2010

    pyrouette
    plus de trois semaines pour lire cette histoire... Bon c'est un pavé de 633 pages, c'est vrai! C'est une chose que d'écrire un roman sur la misère, une autre de relater une histoire vraie avec retenue et vérité. Des mères comme Loretta qui ne savent pas protéger leurs enfants, je les connais....Où plutôt je les respire, les sens, avec leurs odeurs différentes, leur air de ne pas y toucher, femmes enfants ou femmes fatales, parfois les deux la plupart du temps, irresponsables mais ça ne se voit pas toujours....Egoïstes toujours! A les entendre elles se sacrifient.... Bref un thème qui me tient à coeur et une histoire dramatique mais trop longue dans les descriptions.


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2009/11/05/15688960.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 26 septembre 2010

    "Depuis la raclée de Maureen en avril, l'arrestation de Furlong et les différentes étapes du divorce, Loretta avait changé : elle avait en permanence un air égaré. Parfois, pensait Jules, elle paraissait presque intelligente, comme si cette souffrance lui avait appris quelque chose. Il se pencha contre la table et posa son menton dans ses mains. Energique partout ailleurs, il se sentait las et vieux en présence de sa mère. Il avait l'impression de vieillir peu à peu tandis qu'elle conservait le même âge ;"
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  • Par ignatus-reilly, le 30 juillet 2011

    Voici comment ça s'est passé : j'étais si déprimé que je voulais mourir. je n'arrivais pas à me secouer, à changer. Alors j'ai pensé à me faire descendre par la police, parce que si je m'en chargeais, ce serait un vrai carnage.
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  • Par ignatus-reilly, le 30 juillet 2011

    Loretta n'écoutant qu'à moitié , avait l'impression que toutes les filles, toutes les femmes qu'elle connaissait avaient des fleuves de mots à répandre en elle, et elle aussi se sentait soulevée par une grande pression de mots, de paroles, de bavardages, de gestes d'excitation, comme un gigantesque battement de cœur qui les rapprochait toutes en quelque sorte - toutes les femmes ; les hommes étaient éternellement silencieux.
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  • Par Alice5, le 12 février 2012

    Je vais avoir dix-sept ans, mais en vérité je suis plus âgée que ma mère. Je ne veux pas être ainsi, mais je n’y peux rien. Tu m’écoutes, Jules ? Tu me crois ?
    - Oui
    - Pourquoi est-ce que je veux dormir tout le temps ? Pourquoi suis-je trop vieille pour tout ?
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  • Par ignatus-reilly, le 30 juillet 2011

    Il se fait une certaine idée de moi, de ma vie. il a dit qu'il aimerait écrire l'histoire de ma vie comme document social. Mais j'ai dit Pourquoi, bon Dieu? Tout ce qui m'est arrivé avant ceci n'est rien - ça n'existe pas ! -ma vie commence seulement aujourd'hui.
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