ISBN : 2848761946
Éditeur : Philippe Rey (2011)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres

Le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s’est réveillé avec unmauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l’emmener aux urgences où l’ondiagnostique une pneumonie sans gr... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par labayonnaise, le 01 novembre 2011

    labayonnaise
    J'ai pris ce livre à reculons tant j'avais peur de lire quelque chose de déprimant et désespéré. Mais j'avais confiance dans le talent de narrateur d'Oates pour espérer un livre certes triste et touchant mais aussi tendre, noir, intelligent et teinté d'humour.
    Je n'ai pas été déçue. Ce livre est un récit terre à terre voire prosaïque de sa nouvelle vie, de sa situation de veuve qui essaie de "gérer" son chagrin et les démarches administratives, de vivre son deuil comme elle peut avec la culpabilité de ne pas avoir été au chevet de son mari quand il meurt.
    C'est une histoire douloureuse où Oates décrit exactement les passages obligés du deuil, les états que l'on traverse quand on perd un être cher, la douleur morale mais aussi physique. le manque insupportable.
    Mais Oates est une femme intelligente et intellectuelle qui ne s'arrête pas là. Elle fait part de ses souvenirs, parle de feu son mari et offre même ses réflexions sur l'écriture, l'enseignement, la politique universitaire et l'Amérique.
    C'est un compte-rendu de la douleur, du deuil et de "la vie d'après" qui mérite d'être partagé.


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Critiques presse (4)


  • LaLibreBelgique , le 13 décembre 2011
    Le livre, parfois bouleversant, toujours si humain, s’achève un an après la mort du mari quand JCO peut afficher cette triste victoire : "le jour du premier anniversaire de la mort de son mari, la veuve devrait se dire : j’ai réussi à rester en vie". On sait que, depuis, JCO s’est remariée.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Telerama , le 09 novembre 2011
    Ces microfictions rédigées en italique sont des bouffées d'oxygène pleines d'humour noir, qui montrent la force de recyclage de l'imagination, rumination altière d'espoirs déchus et d'illusions réparatrices.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeMonde , le 04 novembre 2011
    Le résultat est bouleversant. Jamais larmoyant. Parfois même drôle - par exemple quand le livre tourne au "Manuel de la veuve" ou quand l'auteur décrit certains rituels absurdes comme ces "corbeilles de condoléances de luxe" qu'on envoie aux Etats-Unis pour les deuils ("Les gens s'imaginent-ils que truffes et pâté de foie gras adoucissent le chagrin ?").
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 11 octobre 2011
    Joyce Carol Oates tombe le masque en racontant sa propre expérience du chagrin et du deuil. Des sentiments de désarroi profond provoqué par la mort inattendue de son mari Raymond.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par M-Pi, le 16 mai 2012

    L'individu blessé, la veuve, est désincarné; elle doit faire d'immenses efforts pour rappeler le «moi» perdu - comme on gonflerait un énorme ballon, obligé chaque matin de gonfler ce ballon grandeur nature, ce ballon qui est vous, un effort épuisant et déprimant parce qu'il ne semble avoir d'autre but que de créer un ballon à habiter, dont, lentement, l'air s'échappera pendant les douze heures à venir jusqu'à ce que vous puissiez enfin vous effondrer dans le «sommeil» - ou une forme quelconque d'oubli bienheureux. Mais le lendemain, il faut recommencer.
    Encore et encore!
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  • Par M-Pi, le 16 mai 2012

    Les mots peuvent être «impuissants» - et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines, de même que nous sommes, les uns pour les autres, tout ce que nous avons.
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  • Par M-Pi, le 10 mai 2012

    Terrible de penser que notre identité - la personne que les gens croient reconnaître en nous : notre «personnalité» - est une question d'oxygène, d'eau, de nourriture et de sommeil - qu'un seul de ces éléments vienne à manquer, et notre être physique se modifie presque instantanément - très vite, nous ne sommes plus «nous-mêmes» pour les autres - et pourtant qui sommes-nous d'autre?
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  • Par M-Pi, le 10 mai 2012

    Elle était très amnésique, une sorte de version plus imprécise et moins animée d'elle-même, à la façon d'une estampe qui pâlit et perd de ses nuances à force d'impressions.
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  • Par M-Pi, le 10 mai 2012

    Dans la nature, il n'y a ni «bien» ni «mal». Juste la vie en guerre contre la vie. La vie consommant la vie. Mais nous souhaitons penser que la vie humaine a plus de valeur que les autres formes de vie - surtout quand elles sont aussi primitives que les bactéries.
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