Voilà un livre qui m'a fort déplu, et que j'ai pourtant terminé (412 pages quand même !).
Il devrait y avoir tout pour me plaire : pas de scénario à proprement parlé, mais une histoire simple, qui pourrait virer pathétique facilement mais ne tombe pas dans ce panneau, l'Amérique du début des années 60, une mère morte, un père absent, des grand-parents et frères durs, le poids de la culpabilité et la légèreté d'une certaine forme d'inconscience, puis surtout la fac, une sororité universitaire de pacotille, un amour
Eux noir assez ignoble, la fausse résurrection du père, le tableau d'une Amérique plus terne qu'on l'imagine... Ca aurait pu !
Sauf que tout est minutieusement décortiqué de manière terne, morne, plate, sans être analysé ni jugé, l'héroïne semble sans vie, décalée, comme se laissant porter. Aucune vie dans l'écriture non plus, aucune passion, tout est écrasé sous un long bavardage hypocritement nombriliste, qui se prend redoutablement au séri
Eux, qui cherche maladroitement à faire croire au lecteur qu'il pourrait comprendre de lui-même les rouages grossiers d'une psychologie rien plus que de comptoir. Insupportable ! C'est vraiment dommage parce qu'on a l'impression continuelle que c'est prêt à démarrer, mais non, ça reste hyper maîtrisé, aucune spontanéité d'écriture, pas d'émotion autre que de papier, jamais aucun humour ni aucun recul, aucune vie là-dedans. C'est soporifique comme les interminables références philosophiques pompeuses, comme l'attachement à l'histoire du bout des doigts, comme ces gens qui s'écoutent parler, contents d'
Eux-mêmes parce qu'ils ont un sujet pas trop tarte, qu'ils emploient de jolis mot et manient remarquablement bien la langue sans voir que ça ne rend pas une langue vivante ni un thème passionnant.
Bref, il manque l'étincelle de vivacité, du coup j'ai trouvé ce live pourtant si prétenti
Eux terriblement ennuy
Eux d'un bout à l'autre ; même plutôt bien blablaté, ça reste du blabla. J'ai lu après (sur la 4ème de couverture, que je ne lis jamais avant) que l'auteure est prof de littérature à Princeton, ça ne m'étonne pas...
Et bien entendu, mon avis n'engage que moi. Paf !
(extraits sur mon blog)
Lien : http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2010/04/23/17665131.html