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Critiques sur Je vous emmène (5)


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    • Livres 3.00/5
    Par mariech le 24/10/2011


    Roman ardu , qui demande un effort de lecture mais à la fin du livre , l'impression positive d'avoir passé un bon moment dans ma vie de lectrice .
    L'héroïne nous emmène dans l' Amérique du début des années 60 , au temps où on ne parlait pas encore de révolution sexuelle ( la pilule n'existait pas ) , où on appelait un noir un nègre ...
    On sent que ce roman est en grande partie autobiographique , l'auteur fait une critique au vitriol de la société de l'époque . La jeune fille est douée d'une intelligence exceptionnelle , ce qui ne l'empêche pas de faire parfois exactement le contraire de ce qu'elle doit faire , elle est pleine de paradoxes , de contradictions , elle se laisse accuser de choses qu'elle n'a pas faites puis finit par se rebeller , comme seules les timides en sont capables . Elle qui enfant à toujours pensé que son père ne l'aimait pas , sera étonnée de le voir arriver à la remise des diplômes où elle est première , pour la première fois , il va l'a comparer de façon positive à sa mère , décédée lorsqu'elle avait 18 mois ; il est fier d'elle ; elle retrouvera d'ailleurs son père à la fin de sa vie . Elle nous raconte sa passion sans avenir avec un étudiant noir beaucoup plus âgé qu'elle , qui se rend compte , lui aussi de son intelligence supérieure , mais qui aime plus que tout souligner ses failles .
    Cet auteur me fait penser à Philip Roth pour sa critique sans concession de l'époque et les différents thèmes abordés , ils sont d'ailleurs à quelques années près de la même génération.
    En résumé , je conseille ce roman aux fans de Joyce Carol Oates car malgré quelques digressions parfois difficiles à suivre , ce livre contient des pépites d'or qui font notre bonheur de lecteurs .

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par morin le 19/10/2011


    C'est l'histoire d'une jeune américaine, dont la naissance a entraîné quelques mois plus tard le décès de sa mère ; elle se persuade, à tord ou à raison que ses 3 frères, plus âgés qu'elle et son père, lui en veulent. L'image de sa mère l'accompagne presque en permanence. Très intelligente elle obtient une bourse pour faire des études à l'université ; dans un premier temps elle s'inscrit dans une sororité où elle se sent déclassée par rapport à ses compagnes très aisée financièrement. Elle quitte cette sororité pour un logement plus modeste, tombe amoureuse d'un étudiant en doctorat de philosophie, noir, Vernor Matheus, ce qui n'était pas évident dans l'Amérique des années 60. la philosophie et les philosophes(Wittgenstein, Nietzsche, Descartes, Kant, Spinoza) semblent régir leur vie.
    Alors qu'elle écrit son premier livre, elle apprend de l'un de ses frères que leur père qu'ils avaient cru mort, est en vie, mais qu'il est en train de mourir d'un cancer.
    Elle traverse une partie des États Unis pour revoir son père et l' accompagner dans ses deniers jours. La compagne de son père qui la reçoit lui demande de ne jamais regarder son père, totalement défiguré par son cancer. Elle désobéira avec une petite glace.
    Alors que dans l'ensemble du livre la narratrice (nous ne connaissons pas son vrai prénom...son père l'appelle "toi", a la sororité on l'appelle Marie-ALice, son amant l'appelle Anellia, la compagne de son père Mon Chou) nous apparaît comme une écorchée, elle semble enfin connaître une certaine sérénité après le décès de son père.
    Ce livre est intéressant, mais il nécessite un certain effort de lecture.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Plouf_le_loup le 20/03/2012


    Voilà un livre qui m'a fort déplu, et que j'ai pourtant terminé (412 pages quand même !).

    Il devrait y avoir tout pour me plaire : pas de scénario à proprement parlé, mais une histoire simple, qui pourrait virer pathétique facilement mais ne tombe pas dans ce panneau, l'Amérique du début des années 60, une mère morte, un père absent, des grand-parents et frères durs, le poids de la culpabilité et la légèreté d'une certaine forme d'inconscience, puis surtout la fac, une sororité universitaire de pacotille, un amourEux noir assez ignoble, la fausse résurrection du père, le tableau d'une Amérique plus terne qu'on l'imagine... Ca aurait pu !
    Sauf que tout est minutieusement décortiqué de manière terne, morne, plate, sans être analysé ni jugé, l'héroïne semble sans vie, décalée, comme se laissant porter. Aucune vie dans l'écriture non plus, aucune passion, tout est écrasé sous un long bavardage hypocritement nombriliste, qui se prend redoutablement au sériEux, qui cherche maladroitement à faire croire au lecteur qu'il pourrait comprendre de lui-même les rouages grossiers d'une psychologie rien plus que de comptoir. Insupportable ! C'est vraiment dommage parce qu'on a l'impression continuelle que c'est prêt à démarrer, mais non, ça reste hyper maîtrisé, aucune spontanéité d'écriture, pas d'émotion autre que de papier, jamais aucun humour ni aucun recul, aucune vie là-dedans. C'est soporifique comme les interminables références philosophiques pompeuses, comme l'attachement à l'histoire du bout des doigts, comme ces gens qui s'écoutent parler, contents d'Eux-mêmes parce qu'ils ont un sujet pas trop tarte, qu'ils emploient de jolis mot et manient remarquablement bien la langue sans voir que ça ne rend pas une langue vivante ni un thème passionnant.
    Bref, il manque l'étincelle de vivacité, du coup j'ai trouvé ce live pourtant si prétentiEux terriblement ennuyEux d'un bout à l'autre ; même plutôt bien blablaté, ça reste du blabla. J'ai lu après (sur la 4ème de couverture, que je ne lis jamais avant) que l'auteure est prof de littérature à Princeton, ça ne m'étonne pas...

    Et bien entendu, mon avis n'engage que moi. Paf !

    (extraits sur mon blog)


    Lien : http://ploufsurterre.canalblog.com/archives/2010/04/23/17665131.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Glacha le 25/04/2012


    Les années 60, dans un campus américain, Annellia, une jeune étudiante en philosophie tombe amoureuse d'un étudiant noir qui assiste également au cours de philosophie. Elle va vivre une véritable obsession, passion, pour ce jeune homme, à une époque, où les conflits raciaux régnaient, et les expériences amoureuses libres n'étaient pas bien vues.
    Le personnage d'Annellia est très travaillé, notamment la notion de culpabilité qu'elle éprouve depuis la mort de sa mère juste après sa naissance, ses relations avec sa famille, et ses profonds états d'âmes, son sentiment de différence face aux autres étudiants.
    Ce roman de Joyce Carol Oates, se passe dans un campus américaine, tout comme délicieuse pourritures ; et j'ai ressenti dans les deux romans, une même sorte de malaise.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Kroustik le 26/01/2012


    Plus de deux mois de lecture à petits pas mais j'ai fini par accrocher à ce qui est finalement une relecture.C'est un roman difficile à approcher du fait de son atmosphère très sombre. Le personnage principal, Anellia est pluriel, accrocheur, à la fois rebelle et sensible. C'est le portrait d'une adolescente devenant adulte en faisant l'expérience de la vie en communauté, d'un premier amour et finalement du décès de son père. J'ai senti l'évolution du caractère de la jeune femme (ce que je n'avais pas senti lors de ma première lecture), plutôt rebelle sans cause au début, et plus cohérente à la fin, dans un dépassement de ses traumatismes d'enfance et de ses souffrance d'adolescente qui montre que toute difficulté construit aussi.En toile de fond l'auteur soulève les problèmes raciaux, une critique acérée de certains milieux et de la vie en communauté féminines et la philosophie. En conclusion un roman peu gai, dense, et finalement optimiste, qui vaut l'effort de lecture.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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