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ISBN : 275781902X
Éditeur : Points (2012)


Note moyenne : 2.47/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Qui est Bobbie Gotteson ? Musicien et meurtrier, paria et vedette, cet " incatalogable " porte le poids d'une identité morcelée, le destin s'acharnant contre lui depuis sa " naissance " dans la consigne d'autobus à New York. Librement inspir&#x... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Zazette97, le 07 juin 2012

    Zazette97
    Publié aux USA en 1976 et traduit en français en 2010, "Le triomphe du singe-araignée" est un court roman de l'écrivaine américaine Joyce Carol Oates, notamment auteure des romans "délicieuses pourritures", "Viol, une histoire d'amour", "Premier amour" , "Reflets en eau trouble" ou plus récemment du recueil de nouvelles "Le Musée du Dr Moses".
    "Le triomphe du singe-araignée" nous plonge et nous aspire dans les méandres d'un cerveau "qui vit de l'autre côté de la santé mentale".
    LienAbandonné à la naissance par sa mère tandis que son père purgeait une peine de prison, Bobbie Gotteson fut retrouvé par la police dans le casier d'une consigne.
    Confié à plusieurs familles, il atterrit finalement chez Melva où il tient à la fois le rôle de l'amant et celui de père de substitution pour ses 2 fils.
    A la suite de longs séjours en prison et de multiples déconvenues artistiques, voilà que Bobbie troque sa guitare contre un autre instrument, une machette dont il se sert pour découper des femmes...
    Bon sang mais quel bouquin...A peine 130 pages mais croyez-moi, c'est bien suffisant pour rentrer dans la tête de celui qui durant tout le roman portera les surnoms de "taré", "monstre", "créature" ou encore "métèque".
    Bobbie c'est le nouveau-né abandonné à son sort dans une consigne, le petit garçon qui devient la risée de ses camarades parce qu'il s'est oublié dans son pantalon, le jeune homme dont les blagues font rire les autres taulards et le charme attire les femmes, le bouffon qui amuse la galerie.
    Privé d'amour durant toute sa vie, Bobbie développe une haine envers les femmes, à commencer par la malsaine Melva, sa "mère" d'adoption qui se plait à débattre avec ses fils du rôle de frère ou de père dont héritera Bobbie.
    Le jeune homme se montre volontiers enjôleur auprès des femmes en ne perdant pas de vue que toutes se jouent de lui. le petit singe se fait alors multiple, convoque ses "pouvoirs", tisse une toile et escalade leurs balcons pour leur faire payer leur mépris.
    Les romans de Oates que j'ai pu lire jusqu'à présent exerçaient sur moi un curieux mélange de fascination et de malaise. Ici le malaise domine.
    Ce qui m'a véritablement bousculée, ce ne sont pas tant les détails sanguinolents (relativement peu nombreux finalement) que tous ces souvenirs marquants qui ressurgissent à l'improviste et rendent compte d'une cruauté connue dès le plus jeune âge et dont on peut se dire qu'elle a certainement contribué à renforcer sa nature violente.
    Sans parler de toutes ces choses qui passent par la tête de Bobbie lorsqu'il procède à leurs exécutions.
    Comment vous dire ? C'est comme si on y était, comme si l'on pouvait lire la terreur dans les yeux de ses victimes.
    On sent combien l'auteure s'est attachée à creuser loin dans la noirceur, d'autant que son écriture vertigineuse, délirante accompagne horriblement bien le récit des événements et la personnalité dérangée de Bobbie.
    Le roman ne s'encombre d'aucune chronologie, laissant place à une "confession désarticulée" dont j'ai peiné à m'extirper.
    J'étais soulagée de finir ce roman insoutenable, de sortir ce type de ma tête, c'est vous dire comme le procédé est fort réussi...

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.be/2012/06/le-triomphe-du-singe-araign..
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    • Livres 3.00/5
    Par bina, le 09 août 2013

    bina
    Bobbie n'a pas tiré le bon numéro de la loterie de la vie.
    Dans le récit à la première personne, Bobbie Gorreson se présente comme un homme un peu marginal, au centre des moqueries de son entourage, et particulièrement des femmes, sans vraie famille. Il essaie de percer comme musicien, compositeur, acteur. On ne sait exactement ce qui est vrai de ce qui relève de l'imagination. Il laisse entendre qu'il a plusieurs personnalités qu'il contrôle à volonté avec son esprit. Mais on se demande jusqu'où va son ou ses dédoublements de personnalité, lorsqu'il fait allusion à quelques meurtres.
    Dans les passages en italique, nous avons le point de vue des ''autres'', psychiatres, juges qui s'occupent de lui. On apprend que sa spécialité est le découpage de femmes à la machette, il les regarde mourir, leur parle jusqu'à la fin...
    Bobbie est décrit comme ''un énergumène, faciès de singe et jambes velues". tous les représentants des différentes institutions lui reprochent de coûter cher à la société, de gaspiller les impôts des braves citoyens américains.
    Alors il est coupable, oui, sans aucun doute, de crimes monstrueux. Mais il est aussi victime, cet enfant abandonné et retrouvé dans une consigne de gare. "Mis au monde par le Maitre des Clés, autorisé par son créateur à ouvrir tous les casiers, toutes les consignes à louer 25 cents par 24 heures - Mis au monde par un salopard en uniforme, indigné et stupéfié devant une foule d'abord surprise puis furieuse et enfin déçue. ( Il est encore vivant...un bébé, ouais, enfermé la-dedans...mais il respire encore. Cassons nous)"
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    • Livres 1.00/5
    Par Suny, le 26 juin 2011

    Suny
    Le triomphe du singe-araignée est un récit confus, sans queue ni tête. Je n'ai pas trouvé de logique dans les divagations du narrateur, la chronologie est sens dessus dessous, et à la limite, on aurait pu avoir quelques indices pour s'y retrouver, mais non, faut deviner de quoi on parle et quand ça se passe (si ça se passe ailleurs que dans la tête du Taré)...
    Je n'ai d'ailleurs pas trop compris ce qui était censé être réel et ce qui ne l'était pas, c'est peut-être fait exprès mais personnellement ce genre de divagations ne me parle pas...
    Quel est au final le but de ce roman? Si son seul but est de raconter un truc incompréhensible, eh bien, c'est réussi... Il y a une tentative de développement d'un personnage à la psychologie tordue et complexe, il me semble, mais je ne la trouve pas réussie... Bobbie Gotteson est juste taré et à moitié débile, et n'a rien d'intéressant, malgré ce qu'il semble penser. Il paraît que c'est inspiré de la psychologie des meurtriers psychopathes, notamment Charles Manson. Ah bon? Si c'est ce que vous recherchez, allez plutôt voir du côté de Poppy Z. Brite!
    Pour résumer : ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant fait chier (pardonnez-moi l'expression) à la lecture d'un bouquin. Heureusement, il ne fait que 127 pages...
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    • Livres 2.00/5
    Par Odile17, le 23 novembre 2013

    Odile17
    Un récit perturbant, dans la tête d'un tueur assurément dérangé (du genre trouble de la personnalité). Ça se lit vite (128 pages) mais heureusement car, pour ma part, je n'ai pas accroché. J'ai trouvé la lecture assez éprouvante car on a vraiment l'impression d'être plongé dans les pensées (désorganisées) du tueur qui semble osciller entre deux personnalités, utilisant tantôt le "je" tantôt le "il". La ponctuation est inattendue et parfois déficitaire, ce qui m'a fait ressentir l'urgence, la confusion, la violence du personnage, mais m'a aussi gênée dans ma lecture, me plongeant moi-même dans la confusion. C'est peut-être une lecture intéressante pour qui serait tenté d'avoir une représentation d'une certaine "folie", principalement pour les scènes où l'on suit (rapidement, succinctement) les raisons qui poussent le meurtrier à passer à l'acte. Cela reste tout de même assez obscur et c'est peut-être l'intention de l'auteur... Mais je suis restée sur ma faim, ou peut-être déjà écoeurée. Une lecture qui ne laisse pas indifférent, en tout cas.
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    • Livres 2.00/5
    Par MaxSco, le 21 août 2012

    MaxSco
    Ma note ne reflète sûrement pas ce que vaut le livre mais cette histoire qui est celle de la folie de Charles Manson m'a dérangée profondément. C'est très rare qu'un livre fasse cet effet sur moi. Et Joyce Carol Oats est une grande dame de la littérature américaine et un de mes auteurs préférés. Or, le triomphe du singe araignée, je l'ai lu vite, comme si j'avais peur de m'y attarder. Je vais lire des critiques pour savoir si je suis la seule à avoir ressenti cela. Peut-être est-ce l'effet escompté ? On doit échapper à ce monstre...
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 01 décembre 2012

    La machette

    Elle a découpé plus de gens que n'en contiennent les dossiers, ça vous va comme accroche ? Vous pensez que les dossiers de l’État montrent tout ? – chaque lacération ? Il y avait plus de jeunes mariées que je ne m'en souviens. La Machette était, est, longue de soixante-quinze centimètres, et venait d'un magasin des surplus de l'armée, ici en ville, une lame en acier, un manche solide de taille humaine, rien à voir avec la chose que l'Accusation a sous son contrôle. Cette lame-là est émoussée. Si elle porte des tâches, ces tâches sont de la rouille et non du sang. On ne peut pas produire les pouvoirs du Singe-Araignée devant le tribunal ; on ne peut même pas voir la Machette sauf au clair de lune.
    Doreen B. attendait tel un espace tendre d'être passée par la lame, un peu comme un chas attend le fil. Je n'ai appris son nom que le lendemain, quand les journaux l'ont publié.
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  • Par Orphea, le 01 décembre 2012

    Et j'ai donc feint la folie, pour m'épargner le désastre. J'étais pourtant toujours sain d'esprit. Je suis comme vous : une progression d'états mentaux, de formes de santé mentale qui continuent d'évoluer et d'échapper aux définitions. J'étais toujours sain d'esprit et je m'étais si bien exercé à la folie qu'en tombant à travers le plancher je suis tombé sur un moi ancien plus avisé, qui semblait savoir comment sortir de là et n'avait pas besoin que mon ami lui crie dessus. Dehors, sur la terrasse, j'ai été submergé par un éclair de certitude, une vision projeté en avant de ce que je devais faire -- ce que j'avais déjà fait, dans le futur, et qu'il me suffisait de me rappeler dans le détail --, alors j'ai entortillé la lanière de cuir autour du cou de mon ami afin de l'étrangler et de le plonger dans le coma, pas dans la mort absolue, pour pouvoir m'échapper. Tout ça a été fait de façon calculée, même si ça n'a pris que deux ou trois minutes -- hâte, frénésie et vacarme--, et j'ai dévalé les collines dans les sous-bois pour me mettre en sécurité.
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  • Par Zazette97, le 07 juin 2012

    Je vais te remettre dans le foyer pour jeunes garçons ici même dans cette ville et tu éviteras les rues et seras quelque temps à l'abri de ta vicieuse nature. Tu veux bien arrêter de pleurer ? Tu n'as pas de mouchoir ? C'est répugnant, vraiment, de devoir assister à un comportement comme le tien...un homme dans mon genre nourrit d'emblée de grands idéaux, passe ses diplômes pour se consacrer à l'humanité, et avec qui il se retrouve nez à nez ? - des petits salopards à menton bleu, musclés, avec une gueule de macaque comme Bobbie Gadsen...ou Gotsen...ou Gotteson, bref un nom à la con, illisible, la sténo en a biffé la moitié. Tu es un mot qui a été à moitié biffé, Bobbie ! Pauvre petit salopard ! p.29
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  • Par Orphea, le 01 décembre 2012

    lentement nous envahissons la terre
    singes-araignées jacassant escaladant bondissant
    regard lubrique sur des banjos cassés

    le Jukebox des années 40 incapable de nous enfermer
    dans l'hébétude, le bras du mécanisme arrêté
    paralysé

    quand les Singes-Araignées de l'intérieur
    ouvriront les portes-âmes à nous autres singes-araignées écorchés vifs
    la magie de Mon Passage sur Terre
    ne fera qu'un gros titre de plus
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  • Par Suny, le 24 juin 2011

    Le blues de la chaîne alimentaire

    quand vous êtes à l'intérieur du paquet
    vous ne pouvez pas lire la mention dessus
    ni la Date de Péremption magique
    après laquelle vous deviendrez
    non hygiénique.

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