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ISBN : 275781902X
Éditeur : Points (2012)

Note moyenne : 2.57/5 (sur 23 notes)
Résumé :

Qui est Bobbie Gotteson ? Musicien et meurtrier, paria et vedette, cet " incatalogable " porte le poids d'une identité morcelée, le destin s'acharnant contre lui depuis sa " naissance " dans la consigne d'autobus à New York. Librement inspirée des méfaits de Charles Manson, cette fausse confession met en scène une conscience dynamitée, parasitée par les voix du Dehors, les jurés du tribunal faisant figure de ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
KrisPy
KrisPy24 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
Un cinglé nommé Bobby Gotteson (goat son... fils de bouc) nous raconte son histoire de tordu... Il déteste, que dis-je, exècre les femmes, et fantasme de les tuer. Il en tue, je crois... On a peine à distinguer le fantasme de la réalité dans ce récit chaotique comme la psyché du concerné...
Inspiré de Charles Manson, le personnage de ce très court roman de Joyce Carol Oates, est un déroutant et dégoutant petit bonhomme qui s'imagine être sous les feux des caméras en permanence, et semble posséder un charisme étrange auprès de certains paumés...
Le style de cet essai, bizarre et limite cohérent, met mal à l'aise, mais c'est pour mieux refléter cet esprit malade sans aucun doute.
Mais aussi, je crois, un essai d'écriture différente, une approche artistique et stylistique d'un sujet brûlant à l'époque...1976... le procès de Manson n'avait eu lieu que 6 ans auparavant.
Et c'était me semble-t-il, assez nouveau pour l'époque que d'écrire en se mettant à la place du bourreau...
Sentiment mitigé donc pour ce livre de Joyce Carol Oates, dont j'ai adoré le solaire "Foxfire", et l'étrange "Fille noire, fille blanche"...
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Zazette97
Zazette9707 juin 2012
Publié aux USA en 1976 et traduit en français en 2010, "Le triomphe du singe-araignée" est un court roman de l'écrivaine américaine Joyce Carol Oates, notamment auteure des romans "Délicieuses pourritures", "Viol, une histoire d'amour", "Premier amour" , "Reflets en eau trouble" ou plus récemment du recueil de nouvelles "Le Musée du Dr Moses".
"Le triomphe du singe-araignée" nous plonge et nous aspire dans les méandres d'un cerveau "qui vit de l'autre côté de la santé mentale".
LienAbandonné à la naissance par sa mère tandis que son père purgeait une peine de prison, Bobbie Gotteson fut retrouvé par la police dans le casier d'une consigne.
Confié à plusieurs familles, il atterrit finalement chez Melva où il tient à la fois le rôle de l'amant et celui de père de substitution pour ses 2 fils.
A la suite de longs séjours en prison et de multiples déconvenues artistiques, voilà que Bobbie troque sa guitare contre un autre instrument, une machette dont il se sert pour découper des femmes...
Bon sang mais quel bouquin...A peine 130 pages mais croyez-moi, c'est bien suffisant pour rentrer dans la tête de celui qui durant tout le roman portera les surnoms de "taré", "monstre", "créature" ou encore "métèque".
Bobbie c'est le nouveau-né abandonné à son sort dans une consigne, le petit garçon qui devient la risée de ses camarades parce qu'il s'est oublié dans son pantalon, le jeune homme dont les blagues font rire les autres taulards et le charme attire les femmes, le bouffon qui amuse la galerie.
Privé d'amour durant toute sa vie, Bobbie développe une haine envers les femmes, à commencer par la malsaine Melva, sa "mère" d'adoption qui se plait à débattre avec ses fils du rôle de frère ou de père dont héritera Bobbie.
Le jeune homme se montre volontiers enjôleur auprès des femmes en ne perdant pas de vue que toutes se jouent de lui. le petit singe se fait alors multiple, convoque ses "pouvoirs", tisse une toile et escalade leurs balcons pour leur faire payer leur mépris.
Les romans de Oates que j'ai pu lire jusqu'à présent exerçaient sur moi un curieux mélange de fascination et de malaise. Ici le malaise domine.
Ce qui m'a véritablement bousculée, ce ne sont pas tant les détails sanguinolents (relativement peu nombreux finalement) que tous ces souvenirs marquants qui ressurgissent à l'improviste et rendent compte d'une cruauté connue dès le plus jeune âge et dont on peut se dire qu'elle a certainement contribué à renforcer sa nature violente.
Sans parler de toutes ces choses qui passent par la tête de Bobbie lorsqu'il procède à leurs exécutions.
Comment vous dire ? C'est comme si on y était, comme si l'on pouvait lire la terreur dans les yeux de ses victimes.
On sent combien l'auteure s'est attachée à creuser loin dans la noirceur, d'autant que son écriture vertigineuse, délirante accompagne horriblement bien le récit des événements et la personnalité dérangée de Bobbie.
Le roman ne s'encombre d'aucune chronologie, laissant place à une "confession désarticulée" dont j'ai peiné à m'extirper.
J'étais soulagée de finir ce roman insoutenable, de sortir ce type de ma tête, c'est vous dire comme le procédé est fort réussi...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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bina
bina09 août 2013
  • Livres 3.00/5
Bobbie n'a pas tiré le bon numéro de la loterie de la vie.
Dans le récit à la première personne, Bobbie Gorreson se présente comme un homme un peu marginal, au centre des moqueries de son entourage, et particulièrement des femmes, sans vraie famille. Il essaie de percer comme musicien, compositeur, acteur. On ne sait exactement ce qui est vrai de ce qui relève de l'imagination. Il laisse entendre qu'il a plusieurs personnalités qu'il contrôle à volonté avec son esprit. Mais on se demande jusqu'où va son ou ses dédoublements de personnalité, lorsqu'il fait allusion à quelques meurtres.
Dans les passages en italique, nous avons le point de vue des ''autres'', psychiatres, juges qui s'occupent de lui. On apprend que sa spécialité est le découpage de femmes à la machette, il les regarde mourir, leur parle jusqu'à la fin...
Bobbie est décrit comme ''un énergumène, faciès de singe et jambes velues". tous les représentants des différentes institutions lui reprochent de coûter cher à la société, de gaspiller les impôts des braves citoyens américains.
Alors il est coupable, oui, sans aucun doute, de crimes monstrueux. Mais il est aussi victime, cet enfant abandonné et retrouvé dans une consigne de gare. "Mis au monde par le Maitre des Clés, autorisé par son créateur à ouvrir tous les casiers, toutes les consignes à louer 25 cents par 24 heures - Mis au monde par un salopard en uniforme, indigné et stupéfié devant une foule d'abord surprise puis furieuse et enfin déçue. ( Il est encore vivant...un bébé, ouais, enfermé la-dedans...mais il respire encore. Cassons nous)"
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casscrouton
casscrouton03 juin 2015
  • Livres 2.00/5
Je n'ai pas trop aimé ce roman de Joyce Carol Oates. Il y a du positif mais qui est largement passé à la trappe sous les aspects négatifs.
La lecture de ce livre est assez difficile. Les mots se déchiffrent, les phrases se décomposent, le texte ne fait pas sens immédiatement. La narration est extrêmement complexe. Je pense que l'auteur a voulu rendre compte de l'état avancé de la maladie mentale de Bobbie Gotteson à travers une narration farfelue mais cela rend très difficile la compréhension de la lecture. On passe de la troisième personne à la première personne sans transition, ce qui est un peu perturbant. Tout au long du récit, on peut comprendre que c'est Bobbie lui-même qui raconte son histoire, même s'il s'exprime à la troisième personne en parlant de lui parfois (ce qui n'est pas étonnant puisqu'il souffre de trouble de dissociation). Son récit est entrecoupé de passage en italique qui font référence à son procès, avec le point de vue des personnes extérieures. On peut ainsi comparer la vision des choses du « singe-araignée » et celle des autres qui diffère totalement.
Ce roman est intéressant par sa construction. On a l'impression d'avoir entre les mains un recueil de documents sur la personne de Bobbie Gotteson. On y trouve des poèmes qu'il a écrit dans sa jeunesse, des interviews, des passages du procès et sa propre pensée. Il est très intéressant d'avoir diversifier ce qui rend compte de sa personnalité, pour la rendre réelle justement.
Bobbie est également placé en tant que victime à quelques moments, ce qui rend extrêmement mal à l'aise lorsque l'on sait tout ce qu'il a fait. Il est ainsi perçu comme un personnage ambigu et rend déroutante la situation. C'est une personnalité très complexe. Il pense dire la vérité, rien que la vérité alors que le reste du monde semble convaincu du contraire, il pense avoir des pouvoirs, ce qui, clairement relève d'une grande pathologie. Sa réalité n'a rien à voir avec celles des autres et c'est intéressant à comparer.
En bref, ce roman est intéressant mais sa forme décousue, à la chronologie aléatoire, rend la lecture difficile et ne permet pas aisément de rentrer dans l'histoire. Je n'ai pas trop aimé. J'ai lu il y a quelques temps un autre roman de Joyce Carol Oates, Zombi, qui à mon sens était bien meilleur.

Lien : http://www.casscrouton.fr/le..
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Suny
Suny26 juin 2011
  • Livres 1.00/5
Le triomphe du singe-araignée est un récit confus, sans queue ni tête. Je n'ai pas trouvé de logique dans les divagations du narrateur, la chronologie est sens dessus dessous, et à la limite, on aurait pu avoir quelques indices pour s'y retrouver, mais non, faut deviner de quoi on parle et quand ça se passe (si ça se passe ailleurs que dans la tête du Taré)...
Je n'ai d'ailleurs pas trop compris ce qui était censé être réel et ce qui ne l'était pas, c'est peut-être fait exprès mais personnellement ce genre de divagations ne me parle pas...
Quel est au final le but de ce roman? Si son seul but est de raconter un truc incompréhensible, eh bien, c'est réussi... Il y a une tentative de développement d'un personnage à la psychologie tordue et complexe, il me semble, mais je ne la trouve pas réussie... Bobbie Gotteson est juste taré et à moitié débile, et n'a rien d'intéressant, malgré ce qu'il semble penser. Il paraît que c'est inspiré de la psychologie des meurtriers psychopathes, notamment Charles Manson. Ah bon? Si c'est ce que vous recherchez, allez plutôt voir du côté de Poppy Z. Brite!
Pour résumer : ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant fait chier (pardonnez-moi l'expression) à la lecture d'un bouquin. Heureusement, il ne fait que 127 pages...
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
OrpheaOrphea01 décembre 2012
La machette

Elle a découpé plus de gens que n'en contiennent les dossiers, ça vous va comme accroche ? Vous pensez que les dossiers de l’État montrent tout ? – chaque lacération ? Il y avait plus de jeunes mariées que je ne m'en souviens. La Machette était, est, longue de soixante-quinze centimètres, et venait d'un magasin des surplus de l'armée, ici en ville, une lame en acier, un manche solide de taille humaine, rien à voir avec la chose que l'Accusation a sous son contrôle. Cette lame-là est émoussée. Si elle porte des tâches, ces tâches sont de la rouille et non du sang. On ne peut pas produire les pouvoirs du Singe-Araignée devant le tribunal ; on ne peut même pas voir la Machette sauf au clair de lune.
Doreen B. attendait tel un espace tendre d'être passée par la lame, un peu comme un chas attend le fil. Je n'ai appris son nom que le lendemain, quand les journaux l'ont publié.
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OrpheaOrphea01 décembre 2012
Et j'ai donc feint la folie, pour m'épargner le désastre. J'étais pourtant toujours sain d'esprit. Je suis comme vous : une progression d'états mentaux, de formes de santé mentale qui continuent d'évoluer et d'échapper aux définitions. J'étais toujours sain d'esprit et je m'étais si bien exercé à la folie qu'en tombant à travers le plancher je suis tombé sur un moi ancien plus avisé, qui semblait savoir comment sortir de là et n'avait pas besoin que mon ami lui crie dessus. Dehors, sur la terrasse, j'ai été submergé par un éclair de certitude, une vision projeté en avant de ce que je devais faire -- ce que j'avais déjà fait, dans le futur, et qu'il me suffisait de me rappeler dans le détail --, alors j'ai entortillé la lanière de cuir autour du cou de mon ami afin de l'étrangler et de le plonger dans le coma, pas dans la mort absolue, pour pouvoir m'échapper. Tout ça a été fait de façon calculée, même si ça n'a pris que deux ou trois minutes -- hâte, frénésie et vacarme--, et j'ai dévalé les collines dans les sous-bois pour me mettre en sécurité.
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Zazette97Zazette9707 juin 2012
Je vais te remettre dans le foyer pour jeunes garçons ici même dans cette ville et tu éviteras les rues et seras quelque temps à l'abri de ta vicieuse nature. Tu veux bien arrêter de pleurer ? Tu n'as pas de mouchoir ? C'est répugnant, vraiment, de devoir assister à un comportement comme le tien...un homme dans mon genre nourrit d'emblée de grands idéaux, passe ses diplômes pour se consacrer à l'humanité, et avec qui il se retrouve nez à nez ? - des petits salopards à menton bleu, musclés, avec une gueule de macaque comme Bobbie Gadsen...ou Gotsen...ou Gotteson, bref un nom à la con, illisible, la sténo en a biffé la moitié. Tu es un mot qui a été à moitié biffé, Bobbie ! Pauvre petit salopard ! p.29
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OrpheaOrphea01 décembre 2012
lentement nous envahissons la terre
singes-araignées jacassant escaladant bondissant
regard lubrique sur des banjos cassés

le Jukebox des années 40 incapable de nous enfermer
dans l'hébétude, le bras du mécanisme arrêté
paralysé

quand les Singes-Araignées de l'intérieur
ouvriront les portes-âmes à nous autres singes-araignées écorchés vifs
la magie de Mon Passage sur Terre
ne fera qu'un gros titre de plus
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SunySuny24 juin 2011
Le blues de la chaîne alimentaire

quand vous êtes à l'intérieur du paquet
vous ne pouvez pas lire la mention dessus
ni la Date de Péremption magique
après laquelle vous deviendrez
non hygiénique.
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Payot - Marque Page - Joyce Carol Oates - Daddy love
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