Ajouter une critique

Critiques sur Les Chutes (31)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 5.00/5
    Par patouche le 21/05/2012


    Il entre dans les dix pour cent de mes livre auxquels j'ai attribué la note de cinq étoiles, c'est dire si j'ai apprécié cette lecture.Apparemment je ne suis pas le seul.Très bon livre de la littérature Américaine .
    Auteur à suivre ( même si j'ai moins apprécié Hudson River ).

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par vlg0901 le 20/04/2012


    On y suit pendant plusieurs décennies le parcours d'Ariah, qui est le personnage central du livre, si ce n'est son héroïne. Mariée “tardivement”, contre toute attente, à un jeune pasteur qui va se jeter dans Les Chutes du Niagara le lendemain de leur nuit de noce. Les raisons de son gestes sont inconnues d'Ariah (mais pas du lecteur), qui va dorénavant se croire “damnée”.

    Pourtant, elle se remarie, par amour cette fois-ci, avec un avocat brillant de Niagara Falls, où ils vivront heureux pendant dix ans, jusqu'à ce que le destin rattrape Ariah.

    C'est un roman très dense, très riche, il s'y passe beaucoup de choses; on suit tour à tour le chemin du premier mari, puis d'Ariah, puis de son second mari, et enfin de leurs enfants devenus adultes, qui cherchent à découvrir d'où ils viennent, à en savoir plus sur leur mère et surtout sur leur père.

    Beaucoup de thèmes sont abordés, c'est surtout une peinture très vivante de l'Amérique des années 50 à 80 : les premières années de mariage d'Ariah font écho à une série comme “Mad Men”, la consommation est reine, avec son corollaire dans cette région au nord des États-Unis : l'industrie chimique qui se développe, envers et contre tout, sans la moindre considération ni pour l'écologie ni pour la santé des gens qui travaillent dans ces usines et vivent dans leurs environs.

    Lorsque les enfants d'Ariah atteignent l'âge adulte, en 1978, le regard porté sur cette industrie chimique a bien changé, mais les dégâts qu'elle a provoqué sont-ils réversibles ?

    Le style de Joyce Carol Oates est très riche, rapide; on y passe sans cesse de la narration aux pensées des personnages qui surgissent, en caractères italiques, pour nous plonger au cœur de la psychologie de chacun des protagonistes.

    Bref, 500 pages (ou 1000, dans l'édition pointdeux) qu'on avale d'une traite, toujours avide de connaître la suite. du coup, j'ai placé “Blonde” sur ma liste de livres à lire, après les vacances sans doute.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par iarsenea le 08/01/2011


    Première réflexion en fermant ce roman après l'avoir terminé : je ne verrai plus jamais Les Chutes du Niagara du même oeil ! Ces chutes, si puissantes et si belles, admirées par des touristes du monde entier, sont aussi un endroit privilégié où des personnes désespérées mettent fin à leurs jours. Leurs Corps sont emportés par le fleuve, et se prennent parfois dans les tourbillons au bas des chutes. Puis, le pourissement de leurs Corps les fait ramener à la surface, défigurés et d'apparence presque inhumaine.
    Jamais en me rendant à Niagara Falls en 2009 je n'aurais cru que cet endroit si impressionnant était également si funeste. Mais c'est normal : on se garde bien de dévoiler ce côté sinistre aux touristes qui viennent en masse admirer Les Chutes.
    Les Chutes de Joyce Carol Oates a été si marquant pour moi que je ne doute pas un seul instant que désormais, lorsque je me rendrai à Niagara Falls, j'aurai une petite pensée pour ce roman.
    L'histoire, se déroulant sur près de trente ans, est si riche qu'il est inutile de vouloir en faire un résumé. Celui de la quatrième de couverture est amplement suffisant.
    L'écriture, elle, m'a hypnotisée, sans que je puisse dire pourquoi. D'habitude, les romans où les dialogues sont presque complètement absents m'agacent, et je les trouve plus que souvent pénibles. Cette fois-ci, c'est à peine si je me suis aperçu qu'il n'y avait pas de dialogues, tellement l'histoire coulait, me fascinait. C'est avec peine que je fermais la lumière, le soir, avant de me coucher. Et ce, sans que je me demande de quelle façon cela allait se terminer, ce qui est un exploit. Je tournais simplement les pages du livre une à une, captivée.
    Et que dire des personnages ! Je n'en ai rarement vus d'aussi travaillés, d'aussi complexes et d'aussi insaisissables ! Ariah a été pour moi un mystère du début à la fin. Je suis incapable de mettre des mots sur les sentiments qu'elle suscitait en moi. Je ne suis même pas capable de dire si, grosso modo, je l'ai aimée ou non.
    Les Chutes n'est certainement pas le dernier livre que je lirai de Joyce Carol Oates !


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/01/les-chutes.html

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Melisende le 03/12/2011


    Il y a quelques semaines, Libfly appelait les lecteurs pour une opération autour de titres édités chez Points et Point2. Après un rapide coup d'œil, rien ne me tentait vraiment mais je me suis quand même laissée tenter par les deux livres de Joyce Carol Oates proposés. de cette auteure, je n'avais qu'une vague idée, me la représentant comme une de ces auteures contemporaines américaines qui ont du succès ici et outre-Atlantique mais qui restent très floues pour moi. Je n'avais jamais eu l'occasion de tester la plume de la Dame, c'était le moment où jamais de réduire mon inculture !
    En recevant Petite sœur, mon amour et Les chutes, je me suis tout de suite tournée vers le premier titre, plus inspirée par le résumé. Malheureusement, après plus de 200 pages, la pause s'est révélée indispensable. J'ai donc commencé ce « petit » Point2 et, contre toute attente, contrairement à Petite sœur, mon amour, Les chutes a eu l'effet escompté puisqu'il m'a mené au bout de ses 992 pages.
    Difficile de mettre des mots sur cette expérience de lecture. Ai-je aimé ? Sincèrement, je n'en sais rien. Je reconnais à Joyce Carol Oates un talent certain pour créer des atmosphères particulières et pour traiter ses personnages dans le détail mais finalement, après 992 pages, qu'ai-je retenu ?

    Ariah, vieille fille trentenaire (oui, dans les années 50, pas mariée à 30 ans c'était plutôt mauvais…), a enfin trouvé, à l'aube de la seconde moitié du XXème siècle, un homme qui veut d'elle et qui satisfait ses parents. Alors que les deux jeunes mariés ont échangé leurs vœux moins de 20 heures plus tôt, l'époux est porté disparu. La mariée passe les sept jours suivants de sa lune de miel, seule, dans un état second, refusant d'accepter l'inévitable : après sa nuit de noces, le mari dégoûté s'est jeté du haut des chutes du Niagara. le Corps repêché, Ariah capitule, elle est « la Veuve blanche des Chutes ».
    Quelques semaines plus tard, elle se lance Corps et âme dans une relation avec Dirk Burnaby, avocat rencontré lors de la tragédie. Ce second mariage la transforme et l'épanouit, mais l'angoisse persiste : elle est damnée. Pour s'attacher cet époux qu'elle est persuadée perdre tôt ou tard, elle fait tout pour avoir des enfants…

    Avec Les chutes, point d'intrigue policière, de suspense insoutenable, d'actions à toutes les pages,… non. Juste l'histoire d'une femme et de sa famille, étendue sur 28 années (1950 - 1978). Ce « manque » plapable de fil conducteur peut déstabiliser et je suis la première à m'être demandée en tournant la 992ème page : « Oui, et alors ? Tout ça pour ça ?! ». En prenant un peu de recul et en réfléchissant un peu à cette lecture, je me suis rendue compte que la force du texte de Joyce Carol Oates n'est pas dans l'intrigue mais dans sa façon de traiter ses personnages. C'est un texte très contemplatif, j'imagine qu'on pourrait le classer du côté des « romans psychologiques » (si une telle dénomination existe). On pourrait craindre l'ennui mais l'auteure amène si bien les choses que ce n'est pas le cas et on se surprend à atteindre la 992ème page sans vraiment s'en être rendu compte.

    La figure principale des Chutes est donc Ariah, cette « Veuve blanche » étrange, silencieuse, un peu comme une apparition fantomatique dont tout part. Sous ses airs de petite femme rousse fragile, elle cache une part d'ombre qui impressionne et effraie son entourage. Si je n'ai jamais compris sa façon d'être et d'agir, ce besoin de se complaire dans sa fatalité et donc, si je n'ai jamais réussi à m'attacher à elle, je félicite tout de même Joyce Carol Oates pour ce portrait marquant ; nul doute qu'Ariah la pianiste damnée restera dans mes pensées.
    Dirk Burnaby, le second époux, m'a fait l'effet d'un auto-stoppeur. Entrant dans l'histoire à un moment donné, faisant un bout de chemin avec l'héroïne - sans jamais vraiment être bien présent -, repartant dans le paysage quelques centaines de pages plus loin. Si son existence est indispensable pour le bien fondé de certains éléments (à commencer par les trois enfants et leur apprentissage de la vie), il m'a semblé n'être qu'un maillon de la chaîne : indispensable mais bien vite oublié.
    Les trois enfants que l'on apprend à connaître plus longuement dans le dernier tiers du texte, tentent tant bien que mal de se construire entre un père disparu et une mère distante. Chandler l'aîné mal-aimé, Royall le magnifique et Juliet la cadette sur laquelle reposait tous les espoirs d'Ariah. Trois enfants, trois destinées marquées par Les chutes du Niagara.

    Les chutes, parlons-en. Elles donnent son titre à ce livre et son atmosphère lourde, oppressante. Même si l'auteure ne rappelle pas constamment leur présence, elles sont bel et bien là, dans notre esprit, tourbillonnantes, impressionna antes, fascinantes, dérangeantes… Autant dire que si un jour, par le plus grand des hasards, je me retrouve près des Chutes du Niagara (pas à l'occasion de ma lune de miel, hors de question après cette lecture !), je ne manquerai pas de me souvenir de l'écrit de Joyce Carol Oates

    Dernier point, positif qui plus est : la plume (ou la traduction, puisque je me base sur celle-ci). Difficile de décrire cet aspect du livre avec des mots simples. le style de Joyce Carol Oates est particulier. Etouffant, oppressant, poignant. On s'imprègne facilement de l'atmosphère, des personnages et de leur destinée, d'autant plus que l'auteure décide de multiplier les points de vue et de les alterner. On glisse progressivement de la vision d'Ariah à celle de sa fille Juliet en passant par tous les protagonistes qui se sont trouvés entre elles : le premier époux suicidé, le second tué, les deux autres enfants,… L'histoire est la même mais grâce au changement de point de vue, certains éléments se trouvent éclairés d'un jour nouveau. Ainsi, pendant les 28 ans qui s'écoulent dans ces 992 pages, le lecteur est témoin de la vie de cette famille bien particulière, fondée sur un suicide au sommet des Chutes du Niagara…

    Je termine la rédaction de cet avis et la question persiste : ai-je aimé cette lecture oui ou non ? Et bien, je n'ai toujours pas la réponse mais suis persuadée que cette découverte de Joyce Carol Oates marquera ma vie de lectrice. Merci donc à Libfly et à Point2 pour cette expérience hors du commun !


    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/les-chutes-de-joyce-carol-..

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Marple le 05/05/2012


    Je termine ma lecture avec un sentiment positif, bien qu'un peu mitigé : j'ai adoré le début, bien aimé la fin, mais le milieu m'a semblé vain et plutôt ennuyEux. Pour tout dire, si ce livre n'avait pas fait partie de mon challenge ABC, je me serais probablement arrêtée en cours de route... pourtant, je suis bien contente d'avoir été 'forcée' à aller au bout !

    Ce roman psychologique assez dense s'organise autour du personnage d'Ariah, femme excessive, excentrique et torturée. Il relate sa vie et celle de ses proches sur une trentaine d'années dans l'Amérique des industries chimiques, des pauvres blancs ou des premiers recours collectifs. Loin d'être linéaire, le récit entremêle les points de vues (Ariah, ses maris, ses enfants...) et les différentes époques. le style est surprenant (je crois que c'est mon premier livre de Joyce Carol Oates) : pas mal d'ellipses, souvent des paragraphes en italiques pour les pensées des personnages, plein de phrases bien trouvées qu'on a envie de retenir et de réutiliser...

    Ce que j'ai tellement aimé dans le début du roman, c'est qu'on entre véritablement dans la vie des protagonistes : on comprend leurs motivations, leurs rêves et leurs difficultés; on vibre avec Eux, on désespère avec Eux, on aime avec Eux; tout cela semble très naturel (alors même que les événements sont hautement improbables).
    Ainsi, le désarroi d'Ariah face à son célibat tardif et à la pression sociale des Années 50 devient palpable et évident. de même pour son rejet des conventions et sa volonté de suivre son propre chemin par la suite...

    Puis, d'un seul coup, le livre sonne beaucoup moins juste et moins vrai à mes yEux : l'obsession des enfants, l'éloignement de Dirk, l'affaire Love Canal... Bof, pas vraiment passionnant tout ça, je me suis bien détachée de l'histoire et des personnages à ce moment-là.

    Et puis, j'ai vraiment raccroché pour suivre Chandler, Royall et Juliett, surtout Juliett d'ailleurs. Je ne vais pas trop m'étaler sur le sujet, pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs. Juste dire qu'on est dans le vrai à nouveau, qu'on vibre à nouveau et qu'on a même quelques surprises !

    Au final, un livre intéressant ! du coup, je vais certainement bientôt me faire une petite série de Joyce Carol Oates...

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Readingintherain le 22/06/2011


    (...)C'est une espèce de roman choral avant l'heure, où l'on voit une même histoire vue par les yeux de six personnages. Je dis « une même » et pas « la même » puisque les évènements racontés sont différents, dans la continuité les uns des autres mais revenant rarement sur une période déjà décrite par ailleurs. La « Veuve Blanche des Chutes », ses deux maris, ses trois enfants, tous ces personnages plus ou moins tragiques s'entremêlent dans un récit très structuré où l'on ne se perd jamais, et dans lequel on plonge avec un plaisir renouvelé. (...)


    Lien : http://www.readingintherain.com/2011/06/les-chutes-j-c-oates/

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lostinmypal le 28/03/2012


    Une femme se réveille de sa nuit de noces et s'aperçoit que son mari n'est plus là. Comme beaucoup de couples ils ont choisi de passer leur lune de miel aux chutes du Niagara. Très vite, la police comprend que le mari s'est suicidé dans Les chutes (autre tradition locale si je puis dire) mais sa veuve refuse cela jusqu'à la découverte du Corps. L'affaire est très médiatisée.
    Ensuite le roman entre dans une seconde phase où la vie de cette femme change considérablement. Pourtant notre héroïne ne peut s'empêcher de s'estimer damnée et cet état d'esprit marquera toute sa vie.

    Premier contact avec cet écrivain et véritable coup de coeur. J'ai aimé son regard sans concession sur les personnages, son style évocateur, sa façon de travailler ses personnages avec une grande acuité. Pendant 48h je n'ai pu décrocher de ce bouquin qui nécessite d'avoir un sacré moral quand même. J'ai découvert un style qui me plaît énormément et une capacité à écrire un roman d'une grande richesse touchant à beaucoup d'aspects en même temps sans que cela le rende indigeste. Oates m'a épatée et je ne m'en suis pas encore remise…

    MAJ 2012 : je n'ai jamais retrouvé un livre de Oates qui me plaisent depuis ! Quel dommage...

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par argantel le 18/08/2008


    Ce roman était dans ma PAL depuis le début de l'année et m'effrayait quelque peu. Pourquoi, je ne saurais dire, mais j'ai mis 5 mois avant d'oser débuter cette lecture.

    Et là, je n'ai pas regretté de m'être lancée !

    Ce genre de roman est pour moi inclassable car, dans le même livre, on découvre plusieurs histoires totalement différentes les une des autres : l'une qui nous parle d'une vieille fille qui vient de se marier et qui nous plonge dans un monde puritain, l'autre qui nous décrit une violente Amour qui emporte tout sans tenir compte du qu'en dira-t-on, une 3ème décrivant un procès du style de celui décrit dans Erin Brokovitch et enfin la dernière histoire qui nous conte le déni et le rejet face à la mort.

    Cela m'a beaucoup troublée mais en même temps donne un rythme captivant où l'on suit avec passion la vie de cette famille poursuivie par la malédiction.

    Au final, une lecture envoutante qui évoque l'attirance morbide associée aux chutes du Niagara qui sont un "personnage" à part entière de cette "saga".

    C'était mon 1er roman de JC Oates et sûrement pas le dernier car j'ai hâte de voir si ses autres romans parviennent à être aussi originaux.

    http://argantel.canalblog.com/archives/2008/07/12/9842152.html#comments

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Altona le 25/05/2012


    Attirée par la collection pointdeux (Seuil), je n'avais encore trouvé aucun livre qui me tentait ou que je n'avais pas déjà lu.

    Une histoire de contenant plus que de contenu, donc, au départ !

    Après un démarrage un peu difficile et une impression de malaise, j'ai été totalement emportée par le torrent littéraire des Chutes... Un excellent roman américain, des années 1950 à la fin des années 1970.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par CD le 17/11/2011


    j'avais aimé les mulvaney , j'ai plongé dans Les chutes toujours à la découverte de personnages particuliers , différents ...j'ai beaucoup aimé aussi l'image de l'homme qui se bat seul contre des lobbys responsable de la pollution de la ville , qui est incompris et qui finalement avait raison .ça résonne fort !!

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Chutes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (315)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz