Nikki Eaton, 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, n'a jamais prétendu ni voulu se vivre en fille modèle. Sa mère, Gwen, l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entre... > voir plus
Pour moi, ce livre est une galerie de portraits magnifique permettant d'approcher une facette de la société américaine. Une mère disponible, prête à rendre tous les services possibles, une fille indépendante, un peu junkie et une soeur au bord de la crise de nerf. L'histoire commence comme un policier mais très vite on se rend compte que l'on se trompe de genre. En effet, face à un évènement tragique, comment ses deux soeurs vont évoluer, se transformer pour mieux se reconnaître?
C'est la fête des mères chez les Eaton, et, comme d'habitude, la mère de Nikki a invité toute une tablée de gens improbables. Depuis que son mari est mort, Mme Eaton se plait à jouer les Saint-Bernard, ce qui inquiète ses filles.
Un jour qu'elle ne répond pas au téléphone, Nikki va vérifier chez elle si tout va bien, et la découvre morte dans son garage. L'inspecteur Strabane est chargé de l'enquête et découvre très vite le coupable : un marginal sous méthadone qui cherchait de l'argent.
Arrive l'heure pour les filles Eaton de vider la maison de leur mère. Mais peu à peu Nikki s'y refuse et décide d'habiter la maison. Elle va découvrir, au fond du grenier, le secret de sa maman. Autant le dire, j'ai lu consciencieusement jusqu'à la page 134, puis j'ai lu en diagonal : trop long, parfois trop glauque.
Bref, je n'ai pas aimé...
L'auteur a voulu encore une fois flirter avec les méandres de la mort. Cette fois-ci, elle nous décrit les comportements de deux filles face à l'assassinat de leur mère. Elle pose dans son récit l'avant et puis elle analyse l'après. Autant j'avais appréciée "Les Chutes", autant je trouve "Mère disparue" un peu ennuyeux, trop long pour ne pas décrire grand chose. J'ai vraiment été déçue. La transformation des personnages, leurs hésitations, les faits et anecdotes sont peut-être assez réalistes mais me semblent "surdécrits" pour les besoins du roman sans doute.
Bien que le résumé ne me plaise pas, le trouvant mal traduit, j'ai adoré ce livre. Il est violent, par la mort de la mère, mais la quête du deuil de sa fille Nikki est touchante. Peut on dire qu'on connait vraiment sa mère? Nikki, un brin rebelle, va carrément prendre la place de sa mère, se mettant sa soeur à dos, pour mieux la connaître et remonter dans le passé et l'enfance de Gwen. Quand le procès de l'assassin arrive enfin, maintes fois repoussé, Nikki pourra enfin faire son deuil. Magnifique histoire.
" La dernière fois que vous voyez quelqu'un sans savoir que ce sera la dernière fois.Et tout ce que vous savez maintenant,si seulement vous l'aviez su alors.mais vous ne saviez pas, et maintenat il est trop tard. Et vous vous dites Comment aurais-je pu savoir, je ne pouvais pas savoir.
Vous vous dites.
Je raconte ici comment ma mére me manque. Un jour, d'une façon qui ne sera qu' à vous, ce sera aussi votre histoire."
La dernière fois que vous voyez quelqu'un sans savoir que ce sera la dernière fois. Et tout ce que vous savez maintenant, si seulement vous l'aviez su alors. Mais vous ne saviez pas, et maintenant il est trop tard
La chronique de Gérard Collard - J'ai réussi à rester en vie J'ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey Regardez l'avis de Gérard Collard... La présentation du livre "J'ai réussi à rester en vie" par l'éditeur : le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s'est réveillé avec un mauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l'emmener aux urgences où l'on diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d'une violente et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d'aucune sorte, Joyce est soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l'absence sans merci. J'ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d'une femme pour tenter de remonter de ce puits sans fond. de poursuivre une existence amputée du partenariat qui l'a soutenue et définie pendant près d'un demi-siècle. En proie à l'angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l'innommable expérience du chagrin, dont elle ne peut s'extraire qu'à grand peine, de temps à autre, en se tournant vers ses amis. Avec sa lucidité coutumière, parfois sous-tendue d'un humour noir irrésistible (quand, par exemple, elle se lamente sur l'absurdité des luxueux paniers gargantuesques de saucissons et de pop corn au chocolat déposés ...