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> Diane Ménard (Traducteur)

ISBN : 2070574687
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"C'était en novembre, un mardi après l'entraînement de natation. La chose avec Mr Tracy, le prof d'anglais de Darren. La chose c'est en ces termes que Darren y penserait par la suite. La chose, un mot vague, indéfini. La chose qui n'était pas arrivée de toute façon."> voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 11 avril 2012

    Aela
    Joyce Carol Oates, auteur américaine prolifique est l'une des grandes figures de la littérature américaine contemporaine. Elle est très appréciée en France où elle a reçu le prix Femina en 2005 pour son livre "Les Chutes";
    Ici malgré la légèreté évoquée par le titre, il s'agit d'un sujet grave, une accusation de pédophilie, qui nous entraîne dans le monde universitaire américain, que Joyce Carol Oates connaît bien.
    Darren est un jeune homme de 16 ans, un des espoirs de l'équipe de natation.
    Il est très beau et attire les regards sur lui.
    Un jour son professeur de littérature anglaise le raccompagne chez ses parents et Darren a la sensation que ce professeur est attiré par lui, d'où son malaise, surtout quand ce professeur, Mr Tracy, lui demande de l'appeler par son prénom.
    Par la suite, le professeur Tracy est de plus en plus exigeant en ce qui concerne le travail de ses élèves et fait renvoyer un des copains de Darren de l'équipe de natation, sous prétexte qu'il a plagié Google pour rendre un travail sur un poète américain.
    Suite à ce renvoi, les camarades de Darren montent un plan diabolique pour faire accuser le professeur de pédophilie.
    C'est une lente descente aux enfers pour le professeur et pour le jeune Darren, ce sera un véritable cas de conscience qui va le déchirer!: défendre l'honneur de son professeur ou trahir les copains?
    Un sujet grave et difficile formidablement bien mené par cet écirvain de grand talent qui a l'art de décortiquer tous les travers de la société et de la mentalité américaines.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marguerite87, le 11 juillet 2010

    Marguerite87
    Ne vous fiez pas aux apparences car même avec ce titre Sexy, cette couverture turquoise ensoleillée et ces adolescents qui plongent, ce livre, c'est du lourd. C'est le premier titre de Joyce Carol Oates que je lis et elle m'a complètement subjuguée avec ce drame. Elle a créé une histoire très prenante et opressante qui donne, à certains moments, froid dans le dos.
    Fils d'une modeste famille vivant dans un petit comté du New Hampshire, Darren est un adolescent qui se cherche et qui ne semble avoir que peu de contrôle sur sa vie. Il vit dans une société américaine aux valeurs très judéo-chrétiennes qui a peur de l'étranger. Ce roman, c'est son histoire et un peu celle de Mr Tracy aussi qui voit sa réputation salie par quelques uns de ses élèves. La plus grande peur de tous les enseignants, sans doute ! L'auteur démontre à quel point une bonne réputation est dur à bâtir mais tellement facile à détruire.

    Les principaux sujets de ce livre sont difficiles à aborder et Mme Oates le fait vraiment bien. C'est parfois cru, parfois violent mais parfaitement réaliste. La particularité de ce roman réside dans les non-dits. L'atmosphère est chargée de peur et de regrets. Les personnages possèdent tous un petit morceau de l'immense puzzle mais le garde pour Eux. le lecteur n'en sait donc pas plus que Darren et cherche aussi des réponses dans tout ce brouillard. Je ne vEux pas en dire plus pour ne pas vous gâcher la lecture si vous decidez de l'entreprendre. La fin, cependant, m'a quelque peu laissé sur ma faim sans quoi ce court roman aurait probablement figuré parmi mes coups de coeur.
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 05 avril 2012

    le-mange-livres
    Lu en quelques heures de train ce vendredi alors que je faisais l'aller-retour à Lyon pour une réunion, et ce malgré le fait que j'étais à l'envers et sacrément malade dans le train (oui, c'est possible). Mais, étrangement, il s'est avéré que la lecture était plus attrayante que la perspective de corriger les copies dont je m'étais pourtant soigneusement munie.
    Mais quid de Sexy ?
    Cela commence comme ça : "Dès qu'il eut seize ans, qu'il s'étoffa et commença à attirer les regards, les choses prirent une drôle de tournure". Darren Flynn est un adolescent du New Hampshire. Lycéen, il est l'une des étoiles montantes de l'équipe de natation et de plongeon ; très beau, séduisant en diable, il suscite la fascination autour de lui, chez les femmes, les hommes ou les garçons et les filles de son âge. Pour autant, Darren est loin d'être sûr de lui, et on découvre un tempérament profondément angoissé.
    Darren est un jour confronté à un comportement ambigu de la part de son brillant professeur d'anglais, un épisode qu'il préfère oublier, mais qui ressurgit lorsque ses amis décident d'organiser une vengeance contre ce même professeur.
    Un peu dans la même veine que d'autres romans américains, tels que Rêves de garçons de Laura Kasischke (mais en moins angoissant) ou Paranoid Park de Blake Nelson, sur la manière dont un évènement plus ou moins traumatique construit un jeune homme ou une jeune fille. Un roman court et rapidement lu - dont j'ai vu qu'il avait été d'abord publié dans une collection jeunesse (ce que je trouve tout de même un peu dur !).
    J'aime énormément Joyce Carol Oates (si ce n'est pas encore fait, précipitez-vous sur Nous étions les Mulvaney). Ici, il ne s'agit certes pas de l'un de ses grands romans, mais il se lit sans déplaisir - et qui devrait plaire à Madle.
    C'est un roman psychologique, comme toujours servi par une analyse très fine, qui propose une plongée troublante dans l'univers adolescent (qui paraît toujours si étranger une fois qu'on l'a quitté !), ses préjugés, ses contradictions. Darren est un garçon finalement très attachant et très touchant.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2010/11/sexy-joyce-carol-oates.html
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 30 mars 2012

    liratouva2
    Darren, 16 ans, est un garçon poli, bien élevé, un peu gauche sans doute, d'une bonne famille d'un milieu moyen, choyé et soutenu par les siens. Il travaille plutôt bien mais pourrait mieux faire, lui dit-on toujours. Il brille surtout en sport, d'ailleurs il est un des meilleurs éléments de l'équipe de natation de son lycée de North Falls où il est en première. Plongeur prometteur, c'est selon son coach, un type qui monte et qui retient de plus en plus l'attention.
    Ses amis sont les mêmes, depuis toujours, et il a Molly, une fille de sa classe avec laquelle il s'entend bien, une fille sage et bosseuse, une amie très sûre.
    Une vie sans histoire par conséquent. Darren est né sous une bonne étoile.
    Seulement voilà, il a seize ans et il est beau, ce dont il ne se rend pas très bien compte encore. . Les filles, elles, cependant, le trouvent très Sexy et même certains professeurs le taquinent en lui trouvant un petit air de Brad Pitt. Alors lui qui est très timide et veut passer inaperçu, fait tout son possible pour se rendre laid. Rien à faire: il attire les filles comme la lumière les papillons de nuit et même certains hommes fixent des yeux affamés sur lui si bien qu' il apprend à baisser les yeux, à ne jamais avoir de contact visuel.
    Mais c'est alors que les choses prennent une drôle de tournure.
    D'abord il commence à réaliser que ses professeurs le notent mieux qu'il ne mérite, qu'ils ne cessent de l'encourager et de lui en demander plus sous prétexte qu'il est un brave garçon, sympathique et un bon athlète. Il prend peur surtout quand Mr Tracy, son prof d'anglais qui assiste à tous ses entraînements, le raccompagne en voiture un soir d'orage et lui demande de l'appeler par son prénom. Darren se crispe, très mal à l'aise.
    Seulement ensuite Mr Darcy doit renvoyer un de ses copains de l'équipe de natation et la bande d'amis se venge en l'accusant de pédophilie. le piège se referme sur le professeur qui ne peut se disculper contre la rumeur qui va s'amplifiant.
    La suite est le nœud du récit.
    Darren est pris dans l'engrenage, entre deux feux. Il est très malheureux, cherche à comprendre ce qui arrive tour à tour lâche et généreux, loyal et décontenancé. Les faits le dépassent et le bouleversent. Il se fâche avec tout le monde jusqu'à ce que la colère en lui éclate enfin, le libérant de ses doutes, de ses hésitations, de ses peurs et le propulsant en athlète plus affirmé, plus sûr de lui. le voilà prêt pour sa nouvelle vie de jeune étudiant qui s'annonce sous des aspects plutôt plaisants.
    J'ai aimé ce parti pris optimiste de l'auteur à la fin quand je m'attendais au pire pendant un bon moment. Décidément, cette romancière ne me déçoit pas! D'elle, j'ai adoré Les chutes et juste un peu moins Hudson River. Je lis son Journal en ce moment mais de façon trop intermittente à mon goût.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.fr/2012/03/sexy-de-joyce-carol-oates.html
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    • Livres 5.00/5
    Par EymericM, le 30 octobre 2013

    EymericM
    J'aime particulièrement cette capacité qu'à Joyce Carol Oates de nous faire entrer dans la peau d'un personnage en adaptant son style : c'est beaucoup le cas ici au tout début du roman. Elle arrive, par ailleurs, parfaitement bien à rendre les interrogations qui secouent le héros, et la différence entre ces interrogations, et son apparence placide.
    Sa relation avec M. Tracy est effectivement assez ambigüe : étant élevé dans un milieu où les préjugés sur l'homosexualité, et la peur d'en être, sont nombrEux, il est effectivement très perturbé par le désir qu'il semble deviner dans les yEux de son professeur, et éprouve un certain dégoût pour ce qu'il suscite auprès de certains hommes. En ce sens, il peut être vu, par une petite phrase qu'il a prononcé contre M.Tracy lors d'une virée avec ses amis, comme l'un des déclencheur de la calomnie qui s'abattra sur lui. Il a en même temps un certain sens de la justice, qui l'amène à condamner l'acte de ses amis : diffuser de fausses accusations de pédophilie contre le professeur, ce qui contribuera à l'isoler. le dilemne attendra son paroxysme lorsqu'il se retrouve devant des officiers de police, prêts à tout pour obtenir des preuves de la culpabilité de M. Tracy... alors que rien ne s'est réellement passé entre le professeur et ses élèves, si ce n'est des regards.
    Le regard de Joyce Carol Oates sur les "petites mentalités" de cette Amérique profonde est assez implacable : elle décrit le dégoût de l'homosexualité, la peur de certains parents d'avoir un enfant aux traits trop féminins, au caractère trop doux, d'être corrompus par Eux. Comme dans d'autres romans, elle n'hésite pas à visiter la part la plus sombre de ses personnages et à aborder de façon frontale des sujets tabous dans nos sociétés.
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Au lycée, il arrive souvent à Darren de sentir des regards appuyés se poser sur lui et d’en être gêné, surtout depuis qu’il s’est aperçu que son corps ne laissait pas les hommes indifférents. Séduisant, l’adolescent n’est pourtant pas très épanoui. Loin de vivre en héros les compétitions de natation où il excelle, il se sent seul, y compris dans sa famille. Le jour où Mr Tracy, son professeur de littérature, le ramène chez lui en voiture, Darren éprouve un malaise face aux encouragements et à l’intérêt manifestés par l’enseignant. Lorsqu’une rumeur commence à sourdre, Darren ne fera aucun geste pour s’y opposer. Dès lors, la mécanique du soupçon se déroule comme une tragédie grecque, transformant un professeur compétent et exigeant en bouc émissaire. Dans les esprits échauffés, l’amalgame se fait entre pédophilie et homosexualité. Victime de la haine générale pour s’être montré différent et sincère, l’enseignant se suicide. A la suite logique de Zarbie les yeux verts et Nulle et grande gueule (voir LJ n°105 et 112), Joyce Carol Oates décrit l’ambiance machiste et bienpensante du milieu sportif et des lycées aux Etats-Unis. Après le drame commencent les interrogatoires tendancieux de la police…Véritable machine à créer des coupables, comme le dénonçait Robert Cormier dans ses romans, l’arsenal judiciaire est en route, implacable. Le récit alterne le « je » des réflexions de Darren et la voix d’un narrateur externe, distancié. Une fin bien menée permet au jeune héros de racheter sa conduite passive et de rendre un dernier hommage à la victime de la haine collective. Ce roman fort, qui dénonce la vindicte populaire, se lit d’un trait. Cécile Robin-Lapeyre
  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Ce roman fait écho au précédent Zarbie les yeux verts. Amérique contemporaine à peine stéréotypée, personnages crédibles, situation tout à fait envisageable… On éprouve pourtant, comme pour ce dernier une sensation de déjà vu : tous les ingrédients y sont, mais peut-être y en a-t-il trop, justement ! Joyce Carol Oates nous mène là où elle le désire certes, mais sans grande inventivité. Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par sharpayloves, le 25 juillet 2014

    Combien de choses, dans la vie, valent-elles la peine d'être écrites ?

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  • Par Aela, le 11 avril 2012

    Dans la classe de Mrs Katzman, Darren avait de bonnes notes dans l'ensemble. Tout le monde savait qu'elle notait plus large que Mr Tracy. Tout le monde savait que le cours de Mrs Katzman se déroulait au RALENTI.
    On pouvait y digérer son déjeuner, sommeiller à son aise. Mrs Katzman était une femme corpulente, à la poitrine généreuse, qui affichait toujours un petit sourire blessé. Un de ces professeurs sans nom qu'on aime bien mais qu'on oublie dès qu'on n'est plus dans leur classe.
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  • Par Ganamera, le 01 novembre 2012

    Certains de ceux qui le regardaient, fixant des yeux affamés sur lui, n'étaient ni des filles, ni des jeunes femmes, mais des hommes. Il voyait ça dans leur regard à quoi ils pensaient, et ça le dégoûtait. Avoir ce pouvoir l'excitait et l'effrayait à la fois. Sauf que ce n'était pas vraiment son pouvoir. Sauf qu'il n'en voulait pas vraiment. Parfois les hommes ( Darren était écœuré quand il y pensait, réellement choqué) étaient des adultes qu'il avait déjà rencontrés, des habitants de la ville, des hommes qui connaissaient sa famille.
    Sexe, sexy. Être sexuel.
    Il avait appris à baisser les yeux. A ne jamais avoir de contact visuel.
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  • Par chardonette, le 12 juillet 2012

    C'était un avertissement. Comme un billet qu'on laisse avant de se suicider. Pas de procès. Je ne le supporterai pas.
    Darren lut et relut le message. Il se dégoûtait. Pourquoi ne l'avait-il pas lu plus-tôt? Quand Lowell Tracy était encore en vie.
    J'aurais dû l'aider. Pourquoi ne l'ai-je pas fait...?
    Par lâcheté, voilà pourquoi. Il avait eu peur de ce que les autres auraient dit. Il avait eu peut de ce son père aurait dit.
    Et il n'aurait pas pu dénoncer ses amis. Il n'aurait tout simplement pas pu.
    Darren était un vrai mec, un sportif à cent pour cent. Sinon, qu'est-ce qu'il était?
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  • Par Ari, le 10 décembre 2012

    Sauf que : sa tête est si lourde ! Ses paupières se ferment. Il espère que ses parents seront couchés lorsqu'il rentrera. Son père pourrait supporter de le voir dans cet état, mais pas sa mère.
    Il faut protéger les mères de tellement de choses, mais ça en vaut la peine.

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