> Diane Ménard (Traducteur)

ISBN : 2070574687
Éditeur : Editions Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
" C'était en novembre, un mardi après l'entraînement de natation. La chose avec Mr Tracy, le prof d'anglais de Darren. La chose c'est en ces termes que Darren y penserait par la suite. La chose, un mot vague, indéfini. La chose qui n'était pas arrivée de toute façon. "<... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Sexy est mon premier roman de cet auteur.Il s'agit d'un roman de jeunesse, édité dans la collection SCRIPTO (très jolie collection!).L'histoire : Darren Flynn, 16 ans, est un magnifique garçon. Bon nageur et plongeur, tout le monde l'admire, sauf que lui ne comprend pas pourquoi. Il n'est pas très bon élève et même dans son sport, il pourrait être meilleur. Sa vie bascule le jour où son professeur, M. Tracy le raccompagne en voiture chez lui. Que s'est-il passé ou ne s'est-il pas passé?Partant de la pédophilie comme point de départ, le sujet de JC OATES glisse vers un autre thème et ses conséquences- je garde le silence pour le suspense.L'écriture de JC Oates est agréable, simple et directe. Elle s'adresse à des jeunes et ne prend pas des gants, elle appelle "un chat, un chat". Son écriture est dynamique : de courts chapitres qui brossent le récit, qui passent d'un personnage à l'autre, qui entrainent le lecteur au long des pages.Ce premier tome m'a donné envie de découvrir encore plus cet auteur, en littérature adulte autant qu'en jeunesse. Je suis contente d'avoir enfin acheter ce bouquin que je lorgnais depuis déjà un bout de temps.Une lecture agréable, un sujet prenant, des personnages attachants.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Marguerite87, le 11 juillet 2010

    Marguerite87
    Ne vous fiez pas aux apparences car même avec ce titre Sexy, cette couverture turquoise ensoleillée et ces adolescents qui plongent, ce livre, c'est du lourd. C'est le premier titre de Joyce Carol Oates que je lis et elle m'a complètement subjuguée avec ce drame. Elle a créé une histoire très prenante et opressante qui donne, à certains moments, froid dans le dos.
    Fils d'une modeste famille vivant dans un petit comté du New Hampshire, Darren est un adolescent qui se cherche et qui ne semble avoir que peu de contrôle sur sa vie. Il vit dans une société américaine aux valeurs très judéo-chrétiennes qui a peur de l'étranger. Ce roman, c'est son histoire et un peu celle de Mr Tracy aussi qui voit sa réputation salie par quelques uns de ses élèves. La plus grande peur de tous les enseignants, sans doute ! L'auteur démontre à quel point une bonne réputation est dur à bâtir mais tellement facile à détruire.

    Les principaux sujets de ce livre sont difficiles à aborder et Mme Oates le fait vraiment bien. C'est parfois cru, parfois violent mais parfaitement réaliste. La particularité de ce roman réside dans les non-dits. L'atmosphère est chargée de peur et de regrets. Les personnages possèdent tous un petit morceau de l'immense puzzle mais le garde pour Eux. le lecteur n'en sait donc pas plus que Darren et cherche aussi des réponses dans tout ce brouillard. Je ne vEux pas en dire plus pour ne pas vous gâcher la lecture si vous decidez de l'entreprendre. La fin, cependant, m'a quelque peu laissé sur ma faim sans quoi ce court roman aurait probablement figuré parmi mes coups de coeur.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 02 juin 2011

    missmolko1
    L'histoire de base est bonne, le personnage du professeur est étrange ou est-ce la vision que l'élève nous renvoie ? Un livre mystérieux mais assez dérangeant je trouve. J'en sort vraiment partagé car la narration est pour moi ennuyeuse, on suit les pensées de ce garçon de 16 ans (qui ne pense qu'au sport et au sexe) et je le trouve assez antipathique.
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ZetaZeta, le 29 mars 2010

    ZetaZeta
    Pour faire bref : c'est l'histoire d'un garçon très beau (c'est ce que tout le monde lui répète même s'il n'a pas l'air d'y croire) qu'on soupçonne d'avoir été abusé par son prof de littérature. Ça se lit très facilement, mais la traduction est vraiment passable et je suis toujours un peu énervée quand on essaie de tout transposer au système (scolaire, ici) français au détriment de la culture du pays où se déroule l'intrigue. Globalement le personnage principal, un adolescent paumé, en début de révolte, est le point fort du livre ; l'intrigue en elle-même est un peu décevante au final.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par barbarawahl, le 22 novembre 2010

    barbarawahl
    Un étonnant beau jeune homme
    Etonnant ce Darren, jeune homme portant sa beauté comme un fardeau, pur parmi les impurs, silencieux et tetu dans sa timidité. C'est un personnage attirant que crée Oates, un adolescent comme on en rencontre parfois dans la littérature,qui ne sont pas intéressants par leur age ou le moment de transition qu'ils traversent, mais plutot par la vision claire et nette qu'ils ont du monde. Ce sont des etres moraux, sans les concessions des adultes, sans les grossièretés de leurs jeunes camarades. A' travers son Corps athlétiqe et son visage séduisant, Darren dévoile les turpitudes ou les faiblesses des personnes qui gravitent autour de lui, sans jamais se départir de sa candeur, de sa réserve. Il est un regard porté sur les autres, sévère et lucide, comme celui de Oates, souffrant de voir ce qu'il y a de malfaisant autour de lui, mais refusant d'y participer.
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Au lycée, il arrive souvent à Darren de sentir des regards appuyés se poser sur lui et d’en être gêné, surtout depuis qu’il s’est aperçu que son corps ne laissait pas les hommes indifférents. Séduisant, l’adolescent n’est pourtant pas très épanoui. Loin de vivre en héros les compétitions de natation où il excelle, il se sent seul, y compris dans sa famille. Le jour où Mr Tracy, son professeur de littérature, le ramène chez lui en voiture, Darren éprouve un malaise face aux encouragements et à l’intérêt manifestés par l’enseignant. Lorsqu’une rumeur commence à sourdre, Darren ne fera aucun geste pour s’y opposer. Dès lors, la mécanique du soupçon se déroule comme une tragédie grecque, transformant un professeur compétent et exigeant en bouc émissaire. Dans les esprits échauffés, l’amalgame se fait entre pédophilie et homosexualité. Victime de la haine générale pour s’être montré différent et sincère, l’enseignant se suicide. A la suite logique de Zarbie les yeux verts et Nulle et grande gueule (voir LJ n°105 et 112), Joyce Carol Oates décrit l’ambiance machiste et bienpensante du milieu sportif et des lycées aux Etats-Unis. Après le drame commencent les interrogatoires tendancieux de la police…Véritable machine à créer des coupables, comme le dénonçait Robert Cormier dans ses romans, l’arsenal judiciaire est en route, implacable. Le récit alterne le « je » des réflexions de Darren et la voix d’un narrateur externe, distancié. Une fin bien menée permet au jeune héros de racheter sa conduite passive et de rendre un dernier hommage à la victime de la haine collective. Ce roman fort, qui dénonce la vindicte populaire, se lit d’un trait. Cécile Robin-Lapeyre
  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Ce roman fait écho au précédent Zarbie les yeux verts. Amérique contemporaine à peine stéréotypée, personnages crédibles, situation tout à fait envisageable… On éprouve pourtant, comme pour ce dernier une sensation de déjà vu : tous les ingrédients y sont, mais peut-être y en a-t-il trop, justement ! Joyce Carol Oates nous mène là où elle le désire certes, mais sans grande inventivité. Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par petronilleaimelire, le 31 mars 2011

    "C'était bizarre. Darren ne s'identifiait pas au garçon représenté sur ces photos. Sur certaines d'entre elles, on aurait cru voir quelqu'un de dix-neuf, vingt ans. On n'aurait pas pensé qu'il était si jeune. Qu'il avait des boutons à la naissance des cheveux et sur les épaules, dus, selon le coach, à sa nervosité. On n'aurait pas pensé que son coeur battait à l'intérieur de sa poitrine sous ses muscles tendus, et qu'il avait la peur au ventre à l'idée de rater. Quand il était avec ses copains, il paraissait confiant, souriant et sûr de lui. Même sur le plongeoir le plus haut, il avait une expression calme, imperturbable. C'était probablement l'impression que Darren Flynn donnait de lui aux autres. Il fallait cacher tellement de choses!"
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  • Par julinou, le 09 août 2010

    Il devait l'admettre, il aimait être envié, ça redonnait de l'énergie quand on n'avait pas le moral. On marchait alors d'un pas un peu plus vif, on tenait la tête un peu plus haut qu'on ne l'aurait probablement fait en étant seul, sans aucun regard posé sur soi.
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La chronique de Gérard Collard - J'ai réussi à rester en vie
J'ai réussi à rester en vie de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Rey Regardez l'avis de Gérard Collard... La présentation du livre "J'ai réussi à rester en vie" par l'éditeur : le matin du 11 février 2008, Raymond Smith, le mari de Joyce Carol Oates, s'est réveillé avec un mauvais rhume. Il respire mal et son épouse décide de l'emmener aux urgences où l'on diagnostique une pneumonie sans gravité. Pour plus de sûreté, on le garde en observation. Une semaine plus tard, au moment même où il devait rentrer chez lui, Raymond meurt d'une violente et soudaine infection nosocomiale. Sans avertissement ni préparation d'aucune sorte, Joyce est soudain confrontée à la terrible réalité du veuvage. Au vide. À l'absence sans merci. J'ai réussi à rester en vie est la chronique du combat d'une femme pour tenter de remonter de ce puits sans fond. de poursuivre une existence amputée du partenariat qui l'a soutenue et définie pendant près d'un demi-siècle. En proie à l'angoisse de la perte, à la désorientation de la survivante cernée par un cauchemar de démarches administratives, et les absurdités pathétiques du commerce du deuil, Oates décrit l'innommable expérience du chagrin, dont elle ne peut s'extraire qu'à grand peine, de temps à autre, en se tournant vers ses amis. Avec sa lucidité coutumière, parfois sous-tendue d'un humour noir irrésistible (quand, par exemple, elle se lamente sur l'absurdité des luxueux paniers gargantuesques de saucissons et de pop corn au chocolat déposés ...








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