Avant dernier tome ! Et je ne sais pas trop comment je me sens par rapport à cela. La série a toujours été très intense en émotions, très dure même, pesante. Pourtant les personnages sont toujours aussi attachants, alors qu'on aurait envie de les secouer à maintes reprises pour leur dire : "Mais enfin, réveillez-vous ! Qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?". Mais c'est ça la vie, non ? Faire des erreurs, essayer d'avancer même si on rencontre des murs à chaque chemin emprunté. C'était nous, c'est un peu le drame que l'on a pas envie de voir défiler devant nos yeux mais qui est quand même là. le titre même du manga nous mettait sur la piste "c'était" et pas "c'est". Je me demande encore si on aura droit à une sorte de happy end. Je ne demande pas que tout le monde soit heureux jusqu'à la fin des temps, mais juste un peu de répit pour nos quatre héros que j'affectionne beaucoup depuis le temps que je l'ai suit.
Cette critique ressemble un peu à celle d'une fin de série, je dois dire, mais j'ai trouvé ce tome très triste tout comme le mot de l'auteur nous prévenant que le prochain tome serait le dernier. En un sens, on a vu Nanami, Yano, Take et Aki grandir comme n'importe quels adolescents puis jeunes adultes. Mais ce que je regrette et que l'on découvre vraiment dans la première partie du tome, c'est qu'ils n'ont finalement pas compris pourquoi ils sont si tristes eux-mêmes. Et c'est assez ironique de voir qu'ils le savent tous, mais que c'est les autres qui leur font prendre conscience.
La fin du tome laisse présager un peu d'espoir... ou du moins des prises de conscience salvatrices. Reste à espérer que
Yuki Obata rende hommage comme il se le doit à ses personnages et qu'elle ne les laisse pas dans cette tristesse si lourde à porter.