Au soir de sa vie, malade et perclus de douleurs,l'humaniste Marc-Antoine Muret entreprend la rédaction de ses mémoires.
Né dans le Limousin en 1526, Muret développe très vite l'amour des Belles-Lettres et un esprit aussi studieux que voluptueux. Amateur de bonne chère, de bon vin et de beaux garçons, il s'adonne avec délectation à toutes les jouissances.Mais en France, liberté charnelle rime mal avec morale chrétienne.L'ami et professeur des grands poètes de son temps est contraint à l'exil. Il gagne néanmoins le respect de Rome, où il meurt en 1585.
Si
Ronsard ou
Montaigne ont franchi la barrière du temps, il n'en a malheureusement pas été de même pour Marc-Antoine Muret, tombé dans l'oubli après le 19ème siècle.
Heureusement pour nous,
Gérard Oberlé nous le réhabilite et nous le ressuscite avec vitalité et ferveur dans ce récit brillant et érudit.
Portrait d'un homme haut en couleur, jouissif et épicurien, peinture d'une Renaissance entre bacchanales et cultes chrétiens, ces Mémoires, au vocabulaire riche et soutenu, nous entraînent comme une gigue endiablée dans un siècle turbulent et baroque.