ISBN : 2916330496
Éditeur : Krakoen (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Libéré sur paroles après avoir purgé dix ans de pénitencier, Mosley J. Varell coule des jours ternes dans un coin reculé du Montana. Il vivote en écrivant des scénarios de dessins-animés. Gougou le kangourou, c'est lui. Astreint à pondre des histoires à décerveler les m... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 02 février 2011

    Onclepaul
    Une lettre écrite à l'encre bleue, reçue par Mosley et celui-ci sent que sa vie vient de basculer. La dernière fois qu'il a reçu ce genre de bafouille, c'était dix ans auparavant, alors qu'il était au pénitencier. Depuis il s'est installé dans le Montana, en compagnie de Bess, ancienne actrice d'une série télévisée qui eut son heure de gloire. Mais Bess a forci, n'est plus la jeune première prometteuse, et son caractère a évolué. Mosley écrit des scénarii de dessins animés plus ou moins débiles, mais les jeunes s'en contentent, alors pourquoi être plus royaliste que le roi. Il s'est attelé aussi à un biopic sur David Goodis, l'auteur de Cauchemar, Lune Blafarde et combien titres tous empreints de désespérance. Mosley décide de partir à Rochelle, en Louisiane, retrouver ce père qu'il déteste. Il plaque Bess, n'emportant avec lui qu'un cahier, des crayons, et quelques bricoles dont une bouteille de Bourbon. Si seulement ses mains ne le démangeaient pas, cela irait, mais il est obligé de porter en permanence des gants. Des mains qui le démangent au propre comme au figuré. Sacré eczéma physique et mental. le voyage est long du Montana jusqu'en Louisiane, et il ne peut se déplacer que par voie terrestre, ayant une phobie de l'avion. Dans le car qui l'emmène vers le Sud, il fait la connaissance d'une jeune femme, très jolie, mais il ne pouvait en être autrement sinon l'aurait-il remarquée, et répondu à sa proposition de l'héberger pour la nuit. Il accepte, tout heureux de pouvoir se reposer dans un lit, même déjà occupé par quelqu'un d'autre.
    Max Obione excelle dans ses histoires, forcément noires, et ce nouvel opus ne déroge pas à cette règle. La road story de Mosley s'inscrit dans l'une de ces réussites qui prouvent que les Américains n'ont pas l'apanage de ce genre d'histoires, et qu'il n'est nul besoin de s'échiner sur 800 pages et plus pour construire une histoire prenante, épurée presque, aussi bien dans l'écriture du récit que dans les dialogues. Un style solide qui parfois s'apparente au staccato d'une mitraillette. Avec des personnages croqués en quelques lignes qui se suffisent. Max Obione offre aux lecteurs quelques bonus, dont les pages extraites du scénario sur David Goodis, scénario qui pourrait être un calque de la vie de Mosley dont on n'apprend qu'à la fin sa motivation à entreprendre un voyage retour vers le père honnit. Mais comme si l'épilogue ne se suffisait pas à lui-même, l'auteur en ajoute un second, qui complète le premier et le transcende. Un véritable plaisir de lecture.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PierreF, le 01 mars 2011

    PierreF
    Fantastique, c'est le premier adjectif qui me vient pour ce polar dans la plus pure tradition des romans noirs américains (alors que l'auteur est français et qu'il situe l'action outre-atlantique). Ce roman est un vrai hommage envers les grands auteurs du siècle passé mais aussi envers ceux d'aujourd'hui. Un hommage réussi qui a l'avantage de porter la signature personnelle de Max Obione. Il ne fait pas comme eux, mais prend tous les codes du genre pour en faire son œuvre, et c'est très réussi.
    Il y a Mosley le méchant, le tueur qui transforme ses crimes en accidents, sans sentiments, uniquement mené par ses pulsions et poussé par son objectif : retrouver son père. Il y a Herbie le gentil, le flic obsédé, qui délaisse son ménage pour enfermer celui qui incarne le mal absolu, peut être par vengeance envers ceux qui se moquent de son apparence. Il y a le contexte d'une Amérique pauvre, sale, faite de gens laissés sur la bas coté de la grande route. Tout cela est bien noir.
    Et puis, il y a le style. Ce roman divisé en deux se lit comme on boit un café, court serré et sans sucre. Les chapitres consacrés à Mosley sont écrits à la première personne, avec un style court, sec, acéré, parfois sans verbe ce qui permet de ressentir le manque d'humanité du bonhomme, ceux consacrés à Herbie à la troisième personne, avec un style plus littéraire. Quel brio d'opposer aussi les deux personnages par ce biais !
    Malgré les hommages à une littérature que certains jugeraient dépassés, ce roman est bien rafraîchissant, et vous vous devez de le lire urgemment. Tout de l'intrigue aux personnages, du style à l'ambiance y sont parfaits pour passer un excellent moment de littérature noire, tout ce que j'aime. Je vous conseille de commander ce livre par le site Internet des éditions KraKoen, vous bénéficierez d'un prix de 9 euros au lieu de 10 euros et les frais de port sont offerts. Une excellente affaire pour un excellent roman.

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-scarelife-de-max-obione-edi..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 09 mars 2010

    MarcBibliotheca
    Une chose est sûre, l'écrivain français Max Obione excelle dans le roman noir, et c'est un pur bonheur de découvrir ce dernier né, ...

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7724601/scarelife--max-obione..
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (2)

Videos de Max Obione

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Max Obione

critique de Scarelife, le dernier roman noir de Max Obione








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Scarelife par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz