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> Ryôji Nakamura (Traducteur)
> René de Ceccatty (Traducteur)

ISBN : 2070442748
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
traduit du japonais par Ryoji Nakamura et René de Ceccatty

Un adolescent fête ses dix-sept ans dans l'indifférence de sa famille, en pleine décomposition. Complexé, mal dans sa peau, incompris de ses parents, il est terriblement frustré. Obnubilé par ses ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 04 septembre 2013

    sandrine57
    Il se pense laid et sans intérêt. Il est complexé, introverti. Sans cesse titillé par ses pulsions sexuelles, il passe son temps à se masturber mais son plaisir est de courte durée, très vite, la honte et le dégoût prennent le dessus. Au lycée, il n'a pas d'amis. A la maison, il ne rencontre que l'indifférence de sa famille. D'ailleurs, il vient de "fêter" ses 17 ans et ses parents n'y ont même pas songé. C'est un adolescent mal dans sa peau dans le Japon des années 60, pas encore remis de la défaite de 45. Mais lui n'est pas engagé politiquement. Il se dit de gauche, simplement. C'est pourtant à droite, et même à l'extrême droite, qu'il va trouver un nouveau sens à sa vie. Approché par un camarade de classe, il est engagé pour applaudir lors des meetings politique du parti de l'Action impériale. Et très vite, il se prend au jeu, emporté par le charisme de son leader. Radical et violent, le parti lui offre enfin l'occasion d'exprimer toute sa frustration et sa colère. Fort de son appartenance à un groupe, fier de porter l'uniforme, il devient l'homme puissant et cruel qu'il a toujours rêvé d'être.

    Ecrite dans les années 60 alors que le Japon subit une poussée nationaliste, Seventeen est une nouvelle qui s'inspire d'un fait réel : le meurtre par un adolescent d'un leader socialiste. Kenzaburô ÔE y dénonce la façon dont les partis extrémistes jouent avec la fragilité d'une jeunesse en perte de repères pour en faire des robots prêts à tout. Son héros, perdu dans une famille qui se délite et un pays qui panse encore ses blessures de guerre, passe lentement d'opprimé à oppresseur, d'agressé à agresseur, de vaincu à vainqueur. Violence et cruauté montent en puissance, tout le mépris et la haine qu'il éprouvait contre lui-même trouvent un autre coupable vers qui se tourner. Ce sont les autres qui désormais sont laids et sans intérêt, ce sont les socialistes, les rouges qui dirigent le pays vers sa perte et doivent être combattus par tous les moyens. Marionnette d'un leader qui sait caresser dans le sens du poil, l'adolescent se sent grand et fort, patriote et sûr de son bon droit.
    Belle description du parcours d'un jeune homme en mal d'identité qui bascule dans la sauvagerie, Seventeen est un texte sombre et dérangeant qui trouve encore un écho des décennies plus tard, l'adolescence, période troublée de questionnements et de malaises, étant le terrain propice dans lequel les extrémistes cherchent toujours à planter la graine de la haine.
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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 03 janvier 2012

    Malaura
    Comment, quand on a 17 ans, en arrive-t-on à adhérer à l'Action Impériale, le parti ultranationaliste japonais?
    « Seventeen » relate l'embrigadement d'un jeune garçon dans un parti d'extrême-droite.
    Dans le Japon des années 1960, le narrateur vient d'avoir 17 ans ; il a fêté son anniversaire dans l'indifférence générale. Mal dans sa peau, complexé, inhibé, il se déteste autant qu'il déteste le monde, « je suis un Seventeen pitoyable et laid ». le cœur empli de colère, de dégoût, de mépris, il se sent incompris et rejette aussi bien sa famille que ses camarades de classe, « j'ai envie de les tuer tous à la mitraillette, j'ai envie de les massacrer tous ! »…
    De plus, dominé par des pulsions sexuelles qu'il ne maîtrise pas, il s'adonne à l'onanisme avec une frénésie morbide et un sentiment croissant de honte et de dégoût.
    L'adolescent, replié sur lui-même, en proie à un terrible sentiment d'infériorité, alterne crises de larmes et crises de violence, écœuré par un monde qu'il ne comprend pas, « tout dans ce monde me paraît incertain, difficilement compréhensible et insaisissable. J'ai le sentiment que le monde appartient à autrui et que je ne dispose de rien. »
    Jusqu'au jour où un camarade l'emmène écouter le discours du leader de l'Action Impériale, un parti d'extrême-droite.
    Les mots de l'orateur, agressifs, chargés de fiel et de hargne résonnent dans l'esprit du jeune homme comme s'ils appartenaient à sa propre voix intérieure. Cette musique haineuse et vociférante est la sienne, il a enfin trouvé Sa Vérité !
    Flatté par le leader, embrigadé, l'adolescent devient un membre actif de ce parti ultra violent aux méthodes radicales.
    Ce faisant, il prend conscience de sa nouvelle nature, il n'a plus peur de rien désormais, le port de l'uniforme lui donne un sentiment de puissance et de supériorité qui l'exalte. Il n'est plus le misérable ado se masturbant pour calmer ses angoisses mais bel et bien un homme nouveau ayant abandonné tout individualisme au profit d'un patriotisme primaire et absolu.
    C'est dans les années 1960, alors que le Japon est en proie à une montée alarmante des mouvements nationalistes, que paraît cette histoire sombre et violente inspirée par l'assassinat d'un chef de parti socialiste par un membre de l'extrême-droite.
    Son auteur, l'écrivain japonais Kenzaburô Ôé y relate par le menu l'effrayant processus qui conduit un adolescent mal dans sa peau à adhérer à un groupe de nationalistes radicaux.
    En construisant son histoire à la première personne du singulier, l'auteur nous fait entrer de plain-pied dans la conscience tourmentée de son personnage et c'est avec un sentiment croissant de malaise que l'on assiste à ce déferlement de violence intérieure, de frustrations, de complexes, d'obsessions spirituelles et sexuelles dont l'apaisement ne viendra que par la soumission à une entité dominante, ici l'Action Impériale et la loyauté offerte à l'empereur du Japon.
    Une écriture au plus près du réel qui dissèque et analyse remarquablement les tourments du narrateur, nous offrant ainsi une radioscopie impitoyable de toute une génération, celle des japonais des années 1960, tiraillée entre tradition et modernité, en proie aux inquiétudes, aux questionnements et aux indécisions face à un monde qui change et se modernise.
    Mais si le message antimilitariste et anti-ultranationaliste de Kenzaburô Ôé était très audacieux et d'une insolente modernité pour l'époque, il demeure d'une redoutable efficacité. La montée des extrémismes, la recrudescence d'adolescents en mal d'identité et de reconnaissance choisissant la voie du radicalisme, qu'il soit politique ou religieux, prouvent s'il est besoin, que le texte de l'auteur reste aujourd'hui encore bien trop d'actualité.
    Prix Nobel de Littérature en 1994, l'auteur japonais offre avec cette nouvelle extraite du recueil « Le faste des morts », un texte fort d'où sourd une violence désespérée que le manque de communication, l'incompréhension et l'indifférence ont rendue totalement irrépressible.
    « Ah, si ce monde me tendait seulement une main, que je puisse saisir avec simplicité, certitude et passion ! »
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    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 17 février 2013

    Under_The_Moon
    Kenzaburô Öé fait partie du cercle très fermé des écrivains qui ont été récompensés par un Prix Nobel - en 1994 dans son cas. Un fait connu de tout bon rat de bibliothèque, que l'on soit un amateur de littérature japonaise ou pas. Je n'avais jamais rien lu de cet auteur, et du fait que je fait partie de la 1ère catégorie de lecteurs - précédemment cités - j'ai voulu palier à ce manque.
    Il y a quelques jours, je tombe sur Seventeen. le sujet me paraît original et prometteur, alors je craque.
    Le récit peut être divisé en 2 parties. Dans la 1ère moitié, on découvre peu à peu un jeune garçon mal dans sa peau obnubilé par la masturbation, qui est la seule façon pour lui de contrôler un corps qui le révulse et lui échappe. Il nous parle de 2 "personnages" qu'il admire : Bandit, un chat sauvage, et Shin-Tôhô, un élève de son lycée. A travers ces 2 figures, on comprend les désirs et les frustrations que le jeune garçon a au plus profond de lui.
    Puis le récit s'accélère lorsqu'il écoute un genre de prédicateur d'un groupuscule extrémiste, vindicatif et frustré d'avoir l'étiquette de perdant de la guerre. Là tout bascule. La haine qu'il avait jusque là contre lui-même est redirigée vers ceux qu'il estime plus faibles que lui. L'adolescent, jusque là pathétique (au sens grec) devient méprisable tant sa cruauté grandit.
    Kenzaburô Ôé retrace très bien ce parcours d'une victime devenue agresseur et il expose la haine de soi et la haine de l'autre - en opposition binaire "je vs ils" - avec brio. L'atmosphère est pesante et de plus en plus oppressante, façon nippone.
    On reconnaît donc sans peine l'écriture d'un maître. A tel point qu'il fait partie, je pense, de ceux dont on peut apprécier pleinement l'oeuvre qu'a posteriori, après très mure réflexion !
    Mais il m'a manqué le petit je ne sais quoi en plus pour me donner envie de retourner vers cet auteur dans l'immédiat.
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  • Par Aela, le 04 janvier 2012

    Aela
    C'est l'histoire d'un jeune garçon de 17 ans, d'où le titre du roman : "Seventeen".
    I vit dans le Japon dans les années 60, avec un père enseignant, une soeur, une famille somme toute "classique".
    Toutefois, il va cultiver des frustrations grandissantes. Sa famille ne le prend pas au sérieux, on oublie même de lui souhaiter son anniversaire.
    Il se replie sur lui-même et a du mal à communiquer avec ses camarades.
    Il devient vite une proie idéale pour les militants d'extrême droite qui recrutent des jeunes au sein du parti de l'Action impériale.
    Cette oeuvre est inspirée de faits réels: elle est inspirée par l'assassinat du chef de file du parti socialiste par un militant d'extrême droite de 17 ans, dans les années 1960.
    Il faut souligner qu'après la publication de cette nouvelle, Kenzaburô Oé est inquiété par l'extrême-droite japonaise, a reçu des menaces de mort et a dû censurer son récit qui ne compte plus dans la version finale la scène de l'assassinat du leader socialiste.
    Cette nouvelle m'a permis de découvrir cet écrivain japonais, par ailleurs lauréat du Prix Nobel de littérature en 1994.
    Un écrivain japonais proche de la culture française puisqu'il a écrit une thèse sur Jean-Paul Sartre. C'est aussi un écrivain original qui rejette les systèmes des valeurs de la société dominante et reflète les inquiétudes de la génération d'après-guerre.
    Un livre concis mais saisissant.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 31 août 2011

    chocobogirl
    Nous sommes dans les années 60 et nous découvrons les mots d'un jeune garçon de 17 ans qui se confie intimement. Tout débute le jour de ses 17 ans. Sa famille oublie de le lui souhaiter et son indifférence pèse fortement sur le jeune homme qui se sent seul et incompris. Comme tous les adolescents, il est mal dans sa peau , complexé vis à vis de ses camarades et honteux de ses pulsions. Des pulsions qu'il peine à contrôler car la masturbation est une activité qui est devenue prégnante dans sa vie. le narrateur s'y adonne plusieurs fois par jour, même en classe... Des complexes et une solitude qui va bientôt pousser notre garçon dans les filets du parti de l'Action Impériale, extrême-droite japonaise.
    Cette nouvelle, parue en Janvier 1961, a été extraite du recueil Le faste des morts. Ôé s'est inspiré d'un fait réel : le meurtre par un adolescent de 17 ans, militant d'extrême droite, d'un chef du parti socialiste.
    Ici, l'auteur reprend la figure de l'adolescent pour mieux décrypter la psychologie et l'embrigadement d'un jeune homme fragile qui voit dans l'extrême-droite un collectif qui lui donne la puissance et le pouvoir qu'il recherchait désespérément. Loin d'être une explication des méthodes de recrutement de ces partis, Seventeen nous plonge surtout dans l'esprit et la psychologie d'un jeune homme qui va basculer subitement dans un engagement politique qui n'en a que le nom.
    En effet, le narrateur (dont nous ne connaitrons pas le nom) vit replié sur lui-même. Il dort à l'écart de sa famille qui n'affiche que peu d'intérêt pour sa personne, est isolé parmi ses camarades de classe qu'il évite par honte. Sa seule préoccupation est d'assouvir ses besoins de masturbation, qu'il pratique frénétiquement dans la honte. Il se sent véritablement diminué par rapport aux autres et peine à se supporter lui-même.
    La violence sourde déjà en lui et une altercation avec sa soeur est l'occasion de se libérer en la frappant injustement et en s'engageant de manière ridicule pour la cause communiste. Ridicule car le jour où un camarade de classe l'invite à assister à un meeting d'extrême-droite, le jeune homme bascule et trouve dans ce parti la joie ultime d'appartenir à un groupe, d'être apprécié, respecté, craint même. Un sentiment exaltant qui ne le lâchera plus, une sensation de pouvoir et de force qui ne tient aucunement à un engagement politique quelconque.
    Voilà le basculement un peu effrayant d'un adolescent qui semblait comme les autres. Nourri de frustration et de honte, il a trouvé sa place dans un groupe qui le valorise et lui permet d' assouvir d'une certaine façon ses fantasmes. Lui-même parle d'un "orgasme qui durerait ma vie entière ".
    A travers cette nouvelle, Kenzaburô Ôé fait preuve pour l'époque (1961) d'un engagement fort contre cet extrémisme politique et le retour des idées nationalistes dans le pays en abordant un sujet tabou : le culte de l'empereur Hirohito. Il s'oppose ainsi à Mishima qui s'engagera d'ailleurs plus tard dans les forces d'auto-défense du Japon. L'occupation américaine a pris fin il y a seulement 10 ans (1952) et l'idéologie nationaliste, née avant guerre, qui prône le retour aux valeurs traditionnelles et la fidélité à l'empereur, s'est développée. En 1960, le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre le Japon et les USA provoque remous et manifestations avant d'aboutir à l'assassinat de Inejirô Asanuma, chef du parti socialiste en octobre 1960 par Otoya Yamaguchi.
    Les jeunes de l'époque sont priés de choisir leur camp, communiste ou nationaliste. L'auteur qui donne la voix de la narration à un de ces jeunes, perdu dans une société en plein changement et lui-même en pleine construction d'adulte nous plonge totalement dans les pensées et offre au lecteur le portrait plus qu'antipathique d'une jeunesse sacrifiée sur l'autel de la politique.
    Pas de meurtre pourtant dans cette nouvelle qui s'arrête peu après la conversion du jeune homme. Il est à noter cependant qu'à l'origine, le récit comprenait une seconde partie qui évoquait l'assassinat du chef socialiste. Menacé de mort, l'auteur l'a réécrite en supprimant certains passages et en lui donnant une portée plus universelle alors que le rédacteur de la publication dût présenter des excuses.
    Ainsi Seventeen, à travers la mise en mots d'une réalité politique, se révèle un texte fort, symbole de l'engagement de l'auteur pour la paix et de son combat contre les nationalistes qui se poursuit encore aujourd'hui. Un texte certainement essentiel dans le parcours de l'auteur qui s'est d'ailleurs fait connaître avec les 3 nouvelles du faste des morts, écrites à 22 ans.
    A 2€ , inutile de se priver !!
    "Dans Seventeen, j'ai voulu regarder en face la réalité d'un acte terroriste afin de le comprendre. Et aujourd'hui, leur banalisation m'inquiète. Les actes kamikazes peuvent ressurgir au Japon, où la température est critique. Un seul geste pourrait tout faire basculer." Octobre 2006

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-seventeen-kenzaburo-oe..
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Citations et extraits

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  • Par Mero, le 30 janvier 2014

    Il avait peur que les autres le fragilisent ou le mêlent à des ennuis, pour devoir renouer avec son passé insupportable de soutier. Cet instinct de protection l’empêchait de se déshabiller devant son fils, de crainte que la nudité ne lui fasse perdre son autorité. Il préférait donc ne pas exprimer ses sentiments, en se dégageant de toute responsabilité et en optant pour la froide critique. Ce soir encore, il devait être convaincu d’adopter une attitude éminemment américaine et libérale…
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  • Par Mero, le 31 janvier 2014

    Auparavant, le regard d’autrui me terrorisait, me faisait rougir et me précipitait dans un dégoût de moi aussi timoré que pitoyable : je me trouvais complètement ligoté. Mais désormais, au lieu de me regarder intérieurement, les autres regardaient l’uniforme de droite, non sans quelque frayeur. J’avais dissimulé à jamais une âme vulnérable d’adolescent derrière l’écran de l’uniforme de droite. Je n’avais plus honte, je ne me laissais plus atteindre douloureusement par les regards extérieurs.
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  • Par chocobogirl, le 31 août 2011

    Je suis un seventeen solitaire. A cet âge-là, je devrais mûrir et m'épanouir sous l'oeil bienveillant de tous. Mais personne n'était là pour me comprendre alors que j'étais au bord de la crise... (...) ma tête contenait une cervelle débile faite de sperme de cochon et la conscience qui s’ensuit. Dès que je prenais conscience de moi, j’avais la sensation que tous les regards du monde se portaient sur moi avec malveillance, mes mouvements devenaient maladroits comme si toutes les parties de mon corps se mutinaient et se désolidarisaient entre elles. J’en serais mort de honte. À la seule idée qu’existât en ce monde une conjonction de corps et d’esprit, appelée moi, j’en serais mort de honte. J’aurais préféré opter pour une existence solitaire de troglodyte, comme un homme de Cro-Magnon devenu fou dans sa grotte. J’avais envie de supprimer le regard des autres. Ou carrément me supprimer moi-même.
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  • Par brigetoun, le 15 juin 2011

    Ça m’a mis hors de moi. En hurlant, je lui ai donné un coup de pied en plein dans le front. Elle est tombée à la renverse, les bras tendus vers la table. J’ai vu qu’un des verres de ses lunettes s’était brisée et qu’une de ses paupières saignait. Son visage aux traits ingrats a blêmi de manière effrayante ; de coin de ses yeux étroitement fermés un filet de sang épais coulait vers ses pommettes curieusement saillantes. Ma mère s’est précipitée hors de la cuisine pour lui venir en aide. Hébété d’avoir ainsi agi, je fus pris de tremblements. Le sang de ma soeur avait giclé sur mon orteil : à force de le regarder, je sentis une sorte de brûlure et de démangeaison qui montait le long de ma jambe
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  • Par Iansougourmer, le 14 janvier 2013

    Il faut écraser les rouges, les abattre, les poignarder, les étrangler, les brûler vifs ! Je me suis battu vaillamment, assénant des coups de barre aux étudiants, frappant avec haine les femmes à coups de sabre de bois clouté, les piétinant et les pourchassant.

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