> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 274271894X
Éditeur : Actes Sud (1998)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Ces trois courts romans ont en commun leur fraîcheur, leur simplicité et leur concision exemplaires. Mais tous trois se caractérisent aussi par des personnages à la naïveté cruelle, à la perversité troublante. Yoko Ogawa manipule merveilleusement l'art de la description... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Lune, le 29 septembre 2008

    Lune
    Une froideur glaciale anesthésie nos sens et nous suivons la voix/voie personnelle, la rigueur chirurgicale de chaque histoire, la cruauté presqu'acceptable de chacun des héros de ces trois nouvelles qui se lisent avec une facilité déconcertante. Parce que c'est déconcertant de se laisser prendre au jeu sadique proposé. le récit "Les abeilles" est celui qui m'a le plus époustouflée. Yôko Ogawa m'a emmenée sur un chemin, m'y a fait perdre et boutade?, je me suis retrouvée loin de ce que j'avais pu imaginer et j'y pense encore (qu'ai-je vraiment compris? - de qui s'est-on moqué (gentiment) de moi ou de l'héroïne ou de nous deux?). "La piscine" laisse un sentiment glauque sur fond de pluie incessante, de relents de chlore et d'odeurs de pensionnat comme on peut l'imaginer ou s'en souvenir. Que deviendra la jeune adolescente destructrice si la main de Jun ne l'épaule plus? Il est toujours pénible d'apercevoir la laideur derrière le visage d'une fille (ou d'un garçon) aux traits juvéniles à peines formés. Quant à la dernière histoire "La grossesse", des frissons nous parcourent devant l'héroïne diabolique vivant entre sa soeur enceinte, hypocondriaque, d'une nervosité maladive, son beau-frère insipide et ce futur bébé que nous n'osons pas imaginer (il faudra du temps pour déguster du jus de pamplemousse sans penser à la machination...). Cruauté, perversité, fantastique (peut-on aller jusque là?), nous nous démenons entre ces univers présentés si simplement et notre "normalité" bousculée... Livre qui se dévore mais je suis sceptique...
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    • Livres 3.00/5
    Par Dasazi, le 04 juillet 2008

    Dasazi
    Je commence à apprécier Yoko OGAWA. Après avoir lu plusieurs de ses courts romans (dont « Les abeilles » présent dans ce recueil) je restais sur ma faim en refermant ses livres.
    C'est en lisant ces trois textes que j'ai compris qu'il n'y a, à mon avis, rien à comprendre, dans le sens où le point final nous laisse devant une page blanche, comme un goût d'inachevé. Il faut juste se laisser bercer par son écriture, s'imprégner des états d'âmes des personnages, s'étonner de leurs actes sans les juger car si humains.
    Et finalement, la perplexité que me laisse la lecture de ces 3 histoires, tranches de vie frôlant le fantastique, fait partie intégrante de l'envoûtement qui me saisi à leur lecture.
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  • Par christianebrody, le 27 octobre 2011

    christianebrody
    Trois voix féminines qui oscillent entre la cruauté assumée, la naïveté, l'indifférence, le dégout et l'étrange.
    La piscine raconte la vie d'une jeune fille qui ne supporte pas de vivre dans un orphelinat que dirige ses parents et trouve un grand confort moral en assistant aux entrainements de natation de l'un des pensionnaires pour lequel elle nourrit des sentiments ambigus et les séances de torture qu'elle inflige à un bébé.
    Les abeilles est l'histoire d'une jeune femme en attente de rejoindre son mari en Suède qui tue le temps en réalisant des patchworks. L'arrivée d'un lointain cousin, étudiant, cherchant à se loger modestement la plongera dans son passé. Sur ses conseils, elle lui indique une ancienne résidence estudiantine dirigée par un homme à qui il ne reste qu'une jambe, un lieu étrange, vidé de toute vie et frappé par un curieux pourrissement.
    La grossesse retrace les neuf mois de grossesse d'une femme vue à travers les yeux de sa sœur écœurée par tout le processus. Une sœur qui retrouve son calme en confectionnant des quantités astronomiques de confiture aux pamplemousses dont elle gave son aînée.
    Trois récits intimistes emprunts de méchanceté, d'égoïsme, de naïve perversité flirtant avec l'insolite. La simplicité, la concision de l'auteure, la facilité qu'elle a pour décrire les troubles de la personnalité participent à faire de ces courts romans des petites pépites littéraires. A consommer sans modération.

    Lien : http://www.immobiletrips.com/dramatique/la-piscine-les-abeilles-la-g..
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 20 juin 2011

    liratouva2
    Aya est une jeune adolescente dont les parents gèrent un orphelinat. Elle est malheureuse et seule, se sentant délaissée par ses parents, trop occupés par les autres enfants.
    Son seul plaisir est d'aller à La piscine en cachette pour admirer le corps de Jun lorsqu'il plonge dans l'eau. C'est un garçon de son âge élevé avec elle, toujours d'humeur égale, le seul ancrage positif de son existence.
    Le côté négatif d'Aya, en revanche, est sa tendance à persécuter le bébé d'un an et demi qu'on lui confie souvent, une jolie petite fille qu'elle fait pleurer puis qu'elle l'enferme,comme par jeu, dans une jarre et enfin qu'elle rend très malade en lui offrant consciemment un gâteau avarié.
    Un soir, au retour de La piscine, Jun remarque qu'il sait qu' elle est la responsable de ces méfaits car lui non plus ne la quitte pas des yeux.
    C'est un récit des plus ordinaires et des plus troublants à la fois, bien spécifique de l'écriture de Yoko Ogawa qui aime décrire la perversité d'êtres inncocents et fragiles, à la recherche d'eux-mêmes, partagés entre leur désir de pureté et de plénitude tranquille d'un côté et de l'autre par leurs tendances au sadisme et à la cruauté. Simple constatation au-delà de tout morale qui n'est pas de mise ici.
    Plus je lis Ogawa, plus je l'apprécie.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/06/yoko-ogawa-la-piscine.html
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    • Livres 4.00/5
    Par wictoria, le 02 avril 2009

    wictoria
    La piscine
    Titre original (Japon) : Diving pool (1990)
    57 pages
    Le sujet :
    Aya-chan, une jeune lycéenne habite dans un institut qui accueille des enfants, orphelins, abandonnés, maltraités. Elle souffre de voir ses parents s'intéresser à d'autres enfants et trouve refuge dans une sorte d'obsession mentale. Elle passe son temps libre à La piscine, à observer les muscles de Jun, un jeune garçon pensionnaire de l'institut, lorsque celui-ci s'entraîne aux plongeons. Un jour, elle découvre une nouvelle jouissance : faire souffrir la jeune Rie.
    Lire la suite :

    Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/04/la-piscine-les-abeilles-la..
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 20 juin 2011

    Jun avance sur le plongeoir de dix mètres. Il a pour maillot le slip de bain rouge foncé que j’ai vu hier pendu sous l’auvent de la fenêtre de sa chambre. Arrivé à l’extrémité de la planche, il tourne lentement le dos à la surface de l’eau et aligne les talons. Tous les muscles de son corps sont bandés à l’extrême, comme s’il retenait sa respiration. C’est la ligne musculaire qui part de la cheville pour atteindre la cuisse à ce moment-là que je préfère dans son corps. Elle a l’élégance glacée d’une statue de bronze.
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  • Par liratouva2, le 20 juin 2011

    Tout en suivant son profil du regard, je pris conscience du fait que je ne pourrais plus rien lui demander. Ni caresses, ni protection, ni chaleur. Il ne plongerait sans doute plus jamais dans ma propre piscine troublée par des pleurs d’enfants orphelins. Des vagues de regrets arrivaient sur moi, doucement mais sans relâche.
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  • Par wictoria, le 02 avril 2009

    Tout en jouant avec la terre, Rie venait me voir à intervalles réguliers, toutes les deux ou trois minutes, pour que je lui nettoie les mains. Cette régularité toute simple me conduisait progressivement vers un sentiment impitoyable. Ce n'était pas désagréable au point d'en éprouver de l'irritation, car il m'apportait même une sorte de bien-être secret. Ces derniers temps, il m'arrivait souvent d'être la proie de ce "sentiment de cruauté".
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  • Par liratouva2, le 20 juin 2011

    Je voulais encore entendre des sanglots de bébés ; je voulais goûter à toutes sortes de pleurs.
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