Classer par:      
Date
   
Les plus appréciées
Roman court où le mystère règne encore une fois mais beaucoup de choses restent inexpliquées. Un peu déçu par la fin baclée et donc beaucoup de questions qui restent sans réponses.
D'où proviennent les chaussures? Que se cache derrière la porte en bois du sous sol? Qu'est devenu la fille qui a la brulure sur le visage? Où sont passé les autres assistantes?
J'ai beaucoup aimé le personnage de la vieille dame de la chambre 223 et de l'homme qui apporte le spécimen du moineau et qui est cireur... ces grâces à ces deux personnes qu'on a envie de savoir plus...mais malheureusement l'auteur en a choisit autrement
Lien : http://aufildespagestournees.blog4ever.com/blog/index-309386.html
Court et d'une densité qui solliciterait un échange verbal entre lecteurs tant il est porteur de sensations et d'interprétations diverses. L'écriture suggère plus qu'elle ne dit. Elle soulève en nous images et réflexions. Un univers clos, une jeune femme, deux dames âgées, un taxidermiste du souvenir, aucun ne laisse indifférent. Que poursuivent-ils? Que poursuivons-nous lors de cette lecture? Psychanalyse et littérature se rejoignent. Il y a d'un côté Yoko Ogawa qui écrit, projette et de l'autre, nous qui lisons et projettons à notre tour. C'est là que l'échange serait intéressant et riche. Les souvenirs (cela va de champignons à une mélodie en passant par les os d'un oiseau...) amenés par certaines personnes au laboratoire en disent long sur chacunes et sur le chemin poursuivi : ôter de soi-même un moment douloureux de l'existence en le transformant en "spécimen". J'ai un poids, je le dépose. La route qu'emprunte l'héroïne et ses chaussures symboliques qui l'entraînent ou la musèlent est édifiante. Qu'en penser? Est-ce elle-même qu'elle va porter en "spécimen" ou est-ce pour forcer l'amour qu'elle éprouve pour cet étrange Mr Deshimaru ou encore est-elle sous la coupe du mystère qui enveloppe le laboratoire dans lequel elle n'a jamais pénétré, Mr Deshimaru est-il la métaphore de la mort séduisante qu'elle rejoint? Sa durée dans le temps est étrange puisque les filles la précédant ont toutes disparu au bout de quelques mois (là aussi, le mystère plane). Il y a chez les clients comme chez les principaux protagonistes le rejet de se confronter à soi-même. Cette démarche de laisser à l'extérieur ce qui fait mal semble une fuite et le refus de regarder la vie telle qu'elle est : le bien, le mal, le laid, le beau, le sale, le propre, etc... Même dans la relation amoureuse, Mr Deshimaru ne s'implique jamais. Il y a une incommunicabilité totale et malsaine entre lui et elle... qui cherche, quoi? Court, dense, à relire.
Subtil, envoûtant, tels sont les premiers mots pour décrire ce roman. Bien que le thème du roman ne soit pas la sexualité, il existe au fil des pages une certaine tension sexuelle. L'épisode le plus marquant à mon goût est le passage des chaussures à talons, légèrement teinté d'érotisme (certains diront fétichisme).
Lien : http://thracinee.blogspot.com
Roman ou nouvelle ? récit très court. Il y a une ambiance très étrange tout au long du récit. La lecture est très angoissante mais prenante.
Bon livre mais un peu de mal à rentrer dedans.
Une jeune ouvrière de 21 ans quitte son village et la fabrique de limonade dans laquelle elle a laissé un tout petit morceau de son annulaire, tombé dans une cuve de limonade ou disparu dans le désinfectant. Dès son arrivée en ville, elle trouve un emploi d'assistante-réceptionniste dans une sorte de laboratoire de spécimens où officie le docteur Deshimaru dont elle ne tarde pas à devenir la maîtresse. Le jour où celui-ci invite une cliente dans le laboratoire jusque là zone interdite, la jeune femme, jalouse, tente d'y pénétrer à son tour.
lire la suite
Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/05/lannulaire.html
La narratrice, dont nous ne connaîtrons jamais l’identité, travaille depuis bientôt un an comme assistante et réceptionniste auprès de M. Deshimaru, directeur d'un laboratoire de spécimens. M. Deshimaru est un taxidermiste d’un genre un peu particulier à la clientèle tout aussi particulière : il recueille, analyse et enferme à jamais les blessures et les souvenirs des personnes qui désirent se détacher de ces vestiges en les laissant à demeure au laboratoire.
C’est un léger incident qui se trouve être à l’origine ce nouvel emploi : elle travaillait auparavant dans une usine de fabrication de boissons rafraîchissantes jusqu’au jour où elle se coinça le doigt entre la cuve pleine et la chaîne.
« Heureusement, la blessure n’était pas grave. Je m’étais juste arraché un morceau de chair à l’extrémité de l’annulaire de la main gauche. Mais il se peut que cela ait été plus grave que je le pensais. J’avais quand même perdu une partie de mon corps. Pour autant, je n’étais pas blessée au point de provoquer de l’inquiétude dans mon entourage.»
L’image obsédante de « ce petit bivalve rose comme une fleur de cerisier, souple comme un fruit mûre », tombant au ralenti dans la limonade et restant au fond tremblotant avec les bulles, la rend désormais incapable de boire la moindre boisson gazeuse. Elle décide donc de quitter l’usine et de s’éloigner pour la première fois de ce village au bord de mer. Pour aller où ? En ville, seule, sans famille ni amis, incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de déambuler dans les rues sans aucun but précis. C’est dans ces circonstances que ses pas la mèneront devant une annonce de recrutement collée sur le pilier en brique de l’entrée d’une vaste construction.
« Quand je l’ai découvert, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un immeuble qui attendait la démolition. C'est-à-dire à quel point il semblait vétuste et abandonné. »
Il s’agit en fait d’un ancien foyer pour jeunes filles, un important bâtiment construit en béton défraîchi à trois étages, comportant un nombre incalculable de pièces. L’annonce est rédigée très simplement : recherche une employée de bureau, expérience et âge indifférents.
C’est en pénétrant dans ce qui est devenu un laboratoire décrépit en apparence mais d’assez bonne tenue à l’intérieur qu’elle rencontrera son futur employeur, M. Deshimaru. Devenue son assistance, elle ne tardera pas à tomber sous le charme de cet homme étrange et quelque peu vénéneux…
« L’annulaire » est mon premier roman de Yôko Ogawa. Je pense sans me tromper que c’est une très bonne pioche pour faire connaissance de son œuvre, tellement j’ai eu le sentiment d’approcher quelques-unes des obsessions essentielles de l’auteure : personnages insolites, temps et lieux incertains, contours flous, lieux clos, relations malsaines, désirs troubles, fétichisme, raffinements pervers et opacité des événements. Un style qui peut éblouir mais aussi désarçonner le lecteur.
Une très agréable découverte qui laisse néanmoins présager le meilleur comme le pire, ce genre de littérature étant tellement sur le fil du morbide et du pernicieux qu’il peut facilement tomber dans certains écueils un peu nauséeux. Quoi qu’il en soit, « L’annulaire » m’a sans aucun doute donnée envie d’aller voir plus loin !
Notons également que ce très court roman (ou longue nouvelle) a reçu les plus grandes récompenses japonaises. Le film "L’Annulaire" de Diane Bertrand est l’adaptation du roman.
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-25991213.html
L'univers de Yôkô Ogawa est décidément bien étrange. Comme dans Le musée du silence il est question dans L'annulaire de collecter toute sorte d'objets très divers, dans un laboratoire cette fois, pour en faire des "spécimens". Il faut croire qu'il s'agit d'une obsession chez cette auteure. L'ambiance est froide teintée d'un érotisme glacé. Il a un rapport un peu sado-maso entre la jeune secrétaire et son employeur et pas de vrais sentiments ni d'émotions...
la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-13104671.html
J'avais fait connaissance avec les récits de cet auteur via Une parfaite chambre de malade, suivie de La désagrégation du papillon, chroniqué ici
L'annulaire reste dans le même style, cette fois à mi chemin entre le roman et la nouvelle (estampillé "récit")
Une jeune femme d'une vingtaine d'années devient l'assistante de M. Deshimaru.
Ce dernier a un rôle très particulier: cloitré dans son laboratoire, il prépare des specimens à longueur de temps. Ce n'est pas un taxidermiste ordinaire: les gens ont recours à ses services pour figer, cristalliser dans l'instant tel ou tel objet représentant une part d'eux même, au sens propre comme au sens figuré.
L'objet est ensuite stocké au laboratoire, dans des salles de conservation, et peut recevoir la visite de son propriétaire, un peu comme un souvenir recevrait la visite de celui qui fait travailler sa mémoire.
(...)
http://lelabo.blogspot.com/2008/05/yoko-ogawa-lannulaire.html