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Critiques sur L'annulaire (17)


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    • Livres 4.00/5
    Par Lostinmypal le 26/01/2012


    Voilà un livre bien étrange. J'ai longtemps hésité à lire cet auteur car son univers me semblait malsain et peu ragoûtant. Après des années d'insistance de la part d'une amie et à l'occasion d'un challenge ABC, j'ai enfin cédé et je ne le regrette pas du tout. Certes, c'est vraiment très spécial mais la quatrième de couverture a raison, c'est « malsain et fascinant ». On est constamment mal à l'aise et pourtant on veut savoir, on se demande même si l'auteur ne nous mène pas en bateau en voulant nous faire croire à des choses bizarres quand tout ne serait que très banal. C'est ainsi que ce très court livre se lit d'une traite.
    J'ai beaucoup aimé le style d'Ogawa. C'est vraiment bien écrit avec clarté et efficacité.
    Cela reste très « japonais » dans le sens où l'on ressent une froideur et un détachement qui me laissent toujours frustrée. Cela dit, j'ai été moins gênée avec ce roman qu'avec d'autres oeuvres d'écrivains japonais dans lesquelles je n'avais pu entrer.
    Ce livre profond et aux relents poétiques vaut vraiment le détour.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par bibliame le 24/03/2011


    C'est un récit vraiment particulier et bien que l'idée soit très originale, sa lecture m'a laissée un goût de malaise.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Lune le 14/01/2009


    Court et d'une densité qui solliciterait un échange verbal entre lecteurs tant il est porteur de sensations et d'interprétations diverses. L'écriture suggère plus qu'elle ne dit. Elle soulève en nous images et réflexions. Un univers clos, une jeune femme, deux dames âgées, un taxidermiste du souvenir, aucun ne laisse indifférent. Que poursuivent-ils? Que poursuivons-nous lors de cette lecture? Psychanalyse et littérature se rejoignent. Il y a d'un côté Yoko Ogawa qui écrit, projette et de l'autre, nous qui lisons et projettons à notre tour. C'est là que l'échange serait intéressant et riche. Les souvenirs (cela va de champignons à une mélodie en passant par les os d'un oiseau...) amenés par certaines personnes au laboratoire en disent long sur chacunes et sur le chemin poursuivi : ôter de soi-même un moment douloureux de l'existence en le transformant en "spécimen". J'ai un poids, je le dépose. La route qu'emprunte l'héroïne et ses chaussures symboliques qui l'entraînent ou la musèlent est édifiante. Qu'en penser? Est-ce elle-même qu'elle va porter en "spécimen" ou est-ce pour forcer l'amour qu'elle éprouve pour cet étrange Mr Deshimaru ou encore est-elle sous la coupe du mystère qui enveloppe le laboratoire dans lequel elle n'a jamais pénétré, Mr Deshimaru est-il la métaphore de la mort séduisante qu'elle rejoint? Sa durée dans le temps est étrange puisque les filles la précédant ont toutes disparu au bout de quelques mois (là aussi, le mystère plane). Il y a chez les clients comme chez les principaux protagonistes le rejet de se confronter à soi-même. Cette démarche de laisser à l'extérieur ce qui fait mal semble une fuite et le refus de regarder la vie telle qu'elle est : le bien, le mal, le laid, le beau, le sale, le propre, etc... Même dans la relation amoureuse, Mr Deshimaru ne s'implique jamais. Il y a une incommunicabilité totale et malsaine entre lui et elle... qui cherche, quoi? Court, dense, à relire.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par krol-franca le 01/10/2011


    J'ai découvert les textes de Yoko Ogawa il y a quelques mois, et pas un, pour l'instant, ne m'a déçue.

    Là encore, lorsque j'ai refermé le livre, j'ai sifflé d'admiration. Si, si ! Non, j'ai plutôt exhalé un « ouah ouh ! » époustouflé.
    Quelle écriture fabuleuse.
    Comme d'habitude, l'auteur réussit à nous plonger dans un univers étonnant, fascinant, dérangeant, avec une douceur incroyable. C'est le livre de l'envoûtement. Un personnage se laisse emmener vers sa fin en toute conscience, de même que le lecteur se laisse bercer par les mots de Yoko Ogawa et emmener vers une issue fatale avec délicatesse.

    Mais commençons par le début, quelle est l'histoire ?
    Une jeune fille est engagée par un directeur de laboratoire de spécimen. Les gens apportent un objet, un souvenir auquel ils souhaient échapper. « le sens de ces spécimens est d'enfermer, séparer et achever. Personne n'apporte d'objets pour s'en souvenir encore et encore avec nostalgie. » le taxidermiste va le recueillir puis le conserver. « En préparant les spécimens, nous apportons une réponse à ces problèmes personnels. » Mais la jeune fille va peu à peu subir l'envoûtement de cet homme…

    Tout d'abord, je n'ai pas bien compris ce qu'étaient les fameux spécimens. Puis, lorsque la lumière s'est faite dans mon esprit, j'ai été subjuguée par la façon dont l'auteur nous emmenait dans cet univers étrange, inquiétant, sans en avoir l'air. C'est oppressant et en même temps, on y plonge avec délectation. Incroyable !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Marguerite87 le 16/01/2011


    Yoko Ogawa est une auteure qu'on apprend à aimer je crois. Après cette lecture, qui est la troisième oeuvre d'elle que je lis, j'ai une admiration grandissante pour elle. J'ai aimé La Formule préférée du professeur et Parfum de glace mais L'annulaire est celle que j'ai préférée d'entre les trois malgré qu'il soit très court. Certaines scènes y sont très fortes et j'ai l'impression qu'elles me marqueront pour un certain temps.

    Dans ce récit encore, elle explore l'étrange et fait ressortir de ses scènes des détails très particuliers. Son regard est unique. Cela fait d'elle, une auteure au style qui ne ressemble à personne. À chaque fois, je me dis que j'ai probablement passé à côté de certaines significations symboliques pour comprendre l'histoire à cent pour cent mais je ne m'en fais plus. Si je persiste à lire Ogawa, c'est pour l'ambiance parfois oppressante et mystérieuse, parfois simplement décalée qu'on retrouve dans ses romans.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par yoshi73 le 03/07/2010


    Alors qu'elle travaille dans une usine qui met en bouteille de la boisson gazeuse, la narratrice a un accident du travail et perd une partie de son Annulaire. Elle décide de chercher un nouveau travail et tombe sur l'annonce de M. Deshimaru. Ce dernier cherche une assistante. Elle va ainsi travailler pour lui. M. Deshimaru est taxidermiste de son état. Il se propose de créer des spécimens avec n'importe quel objet. L'objectif étant de libérer les propriétaires d'un passé pesant lié à l'objet en question. La narratrice a pour rôle d'accueillir les clients et de les mettre à l'aise.
    Très vite, elle tombe sous le charme de son patron, cet homme froid et énigmatique.
    Ce roman qui s'apparente plus à une nouvelle compte tenu de sa longueur, se passe dans une ambiance de huis clos pesant. Il y a quelques personnages secondaires mais la majeure partie des scènes se déroulent entre la narratrice et M. Deshimaru. L'auteur ne nous livre pas grand chose, là encore, comme souvent dans les romans japonais que j'ai pu lire, la plupart des choses restant suggérées. Par exemple, le nom de la narratrice n'est jamais évoqué tout au long de cette histoire (ou alors, c'est une donnée qui m'a échappée). La jeune femme reste donc assez impersonnelle tout au long du roman comme pour signifier qu'elle n'a pas d'importance réelle. D'ailleurs, elle est l'une des nombreuses assistantes de M. Deshimaru. Les précédentes ont toutes disparues du jour au lendemain. Ainsi, on a comme l'impression que la narratrice est la prochaine sur la liste et qu'il y en aura d'autres par la suite ....
    Un roman étrange mais pas désagréable à découvrir. Si vous voulez vraiment vous en faire une idée, le mieux reste de le lire!

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Zazette97 le 26/08/2010


    "L'annulaire" est un court récit, paru au Japon en 1994 et traduit en français en 1999, de l'écrivaine japonaise Yoko Ogawa, notamment auteure de "La Formule préférée du professeur", "Parfum de glace", "Cristallisation secrète" ou plus récemment de "Les tendres plaintes".
    Employée dans une usine de fabrication de sodas, une jeune femme est victime d'un accident de travail qui lui fait perdre l'extrémité de son Annulaire gauche.
    Amputée d'une partie d'elle-même, elle entreprend de trouver un autre emploi et se fait rapidement embaucher dans un curieux laboratoire tenu par un naturaliste, M. Deshimaru.
    Son travail consiste à recevoir les gens désireux de commander un spécimen.
    Ils confient ainsi aux bons soins du laboratoire des objets de toute nature (des ossements, une partition de musique, des champignons, une cicatrice,...) souvent liés à un souvenir émotionnel fort qu'ils souhaitent oublier et que le laboratoire se charge de naturaliser et de consigner précieusement.
    Si la jeune femme apparaît curieuse et fascinée par son travail, elle se montre tout autant intriguée par cet homme mystérieux qu'est le professeur...

    J'ai toujours eu du mal à apprécier les romans (et les films) japonais. Cela tient principalement au fait que les histoires qui y sont contées sont souvent insaisissables voire dérangeantes, autant dans le fond (pour l'instant je n'ai lu que des drames...) que dans la forme (une écriture froide qui laisse place aux non-dits).
    Cela dit, comme je ne demande qu'à être détrompée, je poursuis tant bien que mal ma découverte d'auteurs japonais. Ainsi, après Junichiro Tanizaki et Yukio Mishima, j'ai tenté une première incursion dans l'univers particulier de Yoko Ogawa.

    On ne sait pas grand chose sur la jeune fille qui nous conte son histoire - pas plus que sur M.Deshimaru d'ailleurs - si ce n'est qu'avant de rejoindre le laboratoire, elle travaillait dans une usine de limonade, qu'elle a perdu une partie de son Annulaire dans une machine et qu'elle est depuis incapable de boire un verre de soda sans imaginer son morceau de doigt flottant à la surface...

    Le lecteur se voit parachuté au milieu de ce laboratoire, un ancien pensionnat pour jeunes filles à peine visité par quelques clients venus y déposer leurs souvenirs pénibles comme si il s'agissait d'un confessionnal. Il y règne une ambiance propice au mystère comme au rapprochement des deux personnages principaux.
    La narratrice se retrouve ainsi sous la coupe de ce professeur autoritaire et fétichiste qui lui offre des chaussures et l'emmène régulièrement visiter la salle de bains...

    "L'annulaire" est avant tout une histoire de huis-clos qui aborde le thème du souvenir et de la soumission. Portée par une écriture ciselée, minutieuse, elle intrigue par son ambiance envoûtante en exerçant au fil des pages une étrange fascination.
    Difficile d'en dire davantage sur les 95 pages qui constituent ce récit comme de me prononcer sur le talent de l'auteure. J'en sais cependant assez que pour avoir envie de continuer à la lire !


    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/08/lannulaire-yoko-ogawa.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par myriamdb le 01/06/2010


    Yoko Ogawa est une de mes auteures favorites. D'origine japonaise et publiée chez la prestigieuse maison Actes Sud, celle-ci a déjà fait paraître plus de 20 bouquins, comprenant des romans ainsi que des recueils de nouvelles. L'annulaire a été écrit en 1994.

    Ce dernier raconte l'histoire d'une jeune femme qui, après avoir eu un incident et coupé un bout de son Annulaire dans l'usine de limonade où elle travaille, semble avoir perdue une partie d'elle-même avec ce doigt incomplet. Elle décide de quitter l'usine et, par hasard, se trouve un travail dans une sorte de clinique/laboratoire où les gens viennent faire don d'un objet qui a été important dans leur vie et dont ils veulent faire le deuil afin qu'il soit conservé par un certain Docteur Deshimaru, "taxidermiste du souvenir" (tel que décrit sur le site d'Actes Sud).

    http://mamereetaithipster.blogspot.com/2010/02/lAnnulaire-yoko-ogawa.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle le 20/12/2008


    La narratrice, dont nous ne connaîtrons jamais l'identité, travaille depuis bientôt un an comme assistante et réceptionniste auprès de M. Deshimaru, directeur d'un laboratoire de spécimens. M. Deshimaru est un taxidermiste d'un genre un peu particulier à la clientèle tout aussi particulière : il recueille, analyse et enferme à jamais les blessures et les souvenirs des personnes qui désirent se détacher de ces vestiges en les laissant à demeure au laboratoire.

    C'est un léger incident qui se trouve être à l'origine ce nouvel emploi : elle travaillait auparavant dans une usine de fabrication de boissons rafraîchissantes jusqu'au jour où elle se coinça le doigt entre la cuve pleine et la chaîne.

    « Heureusement, la blessure n'était pas grave. Je m'étais juste arraché un morceau de chair à l'extrémité de L'annulaire de la main gauche. Mais il se peut que cela ait été plus grave que je le pensais. J'avais quand même perdu une partie de mon corps. Pour autant, je n'étais pas blessée au point de provoquer de l'inquiétude dans mon entourage.»

    L'image obsédante de « ce petit bivalve rose comme une fleur de cerisier, souple comme un fruit mûre », tombant au ralenti dans la limonade et restant au fond tremblotant avec les bulles, la rend désormais incapable de boire la moindre boisson gazeuse. Elle décide donc de quitter l'usine et de s'éloigner pour la première fois de ce village au bord de mer. Pour aller où ? En ville, seule, sans famille ni amis, incapable de faire quoi que ce soit d'autre que de déambuler dans les rues sans aucun but précis. C'est dans ces circonstances que ses pas la mèneront devant une annonce de recrutement collée sur le pilier en brique de l'entrée d'une vaste construction.

    « Quand je l'ai découvert, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un immeuble qui attendait la démolition. C'est-à-dire à quel point il semblait vétuste et abandonné. »

    Il s'agit en fait d'un ancien foyer pour jeunes filles, un important bâtiment construit en béton défraîchi à trois étages, comportant un nombre incalculable de pièces. L'annonce est rédigée très simplement : recherche une employée de bureau, expérience et âge indifférents.

    C'est en pénétrant dans ce qui est devenu un laboratoire décrépit en apparence mais d'assez bonne tenue à l'intérieur qu'elle rencontrera son futur employeur, M. Deshimaru. Devenue son assistance, elle ne tardera pas à tomber sous le charme de cet homme étrange et quelque peu vénéneux…

    « L'annulaire » est mon premier roman de Yôko Ogawa. Je pense sans me tromper que c'est une très bonne pioche pour faire connaissance de son œuvre, tellement j'ai eu le sentiment d'approcher quelques-unes des obsessions essentielles de l'auteure : personnages insolites, temps et lieux incertains, contours flous, lieux clos, relations malsaines, désirs troubles, fétichisme, raffinements pervers et opacité des événements. Un style qui peut éblouir mais aussi désarçonner le lecteur.

    Une très agréable découverte qui laisse néanmoins présager le meilleur comme le pire, ce genre de littérature étant tellement sur le fil du morbide et du pernicieux qu'il peut facilement tomber dans certains écueils un peu nauséeux. Quoi qu'il en soit, « L'annulaire » m'a sans aucun doute donnée envie d'aller voir plus loin !

    Notons également que ce très court roman (ou longue nouvelle) a reçu les plus grandes récompenses japonaises. le film "L'annulaire" de Diane Bertrand est l'adaptation du roman.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-25991213.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par clarinette le 04/07/2008


    L'univers de Yôkô Ogawa est décidément bien étrange. Comme dans Le musée du silence il est question dans L'annulaire de collecter toute sorte d'objets très divers, dans un laboratoire cette fois, pour en faire des "spécimens". Il faut croire qu'il s'agit d'une obsession chez cette auteure. L'ambiance est froide teintée d'un érotisme glacé. Il a un rapport un peu sado-maso entre la jeune secrétaire et son employeur et pas de vrais sentiments ni d'émotions...

    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-13104671.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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