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ISBN : 2809727228
Éditeur : Editions Philippe Picquier (01/09/2016)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Izumi, jeune mère célibataire, rencontre Chiyoko, lycéenne en classe de terminale, au moment où celle-ci s'apprête à se jeter sous un train. Quelques jours plus tard, elles feront l'amour sur la terrasse d'Izumi et ne se quitteront plus. Avec le petit Sosûke, le fils d'Izumi, elles trouvent refuge dans un village de montagne, sous le plus beau ciel étoilé du Japon, où Chiyoko donne naissance à la bien nommée Takara-le-miracle ; ils forment désormais la famille Takas... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
24 septembre 2016
★★★★★
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Cela aurait pu être l'histoire d'une famille banale, avec ses bonheurs, ses cris, ses joies et ses chagrins. Cela aurait pu être un amour fou, qui prend toute la place, un couple qui se trouve et ne se sépare plus. Cela aurait pu être une famille recomposée, où les liens du sang s'efface au profit des liens du coeur. Cela aurait pu être une vie, perchée dans un village reculé du Japon mais au sein d'une maison ouverte à tous... Mais finalement l'histoire d'Izumi et de Chiyoko, de leur fils Sosûke et de leur fille Takara, est bien plus que ça. C'est une leçon de respect et de tolérance, de combat et de passion...
Ito Ogawa signe ici un nouveau roman serein et rempli de sagesse. Autour de ce couple de lesbiennes, elle crée un monde où les valeurs de vérité et de partage sont essentielles. Son écriture est généreuse et philosophique, tout en étant très contemporaine. C'est un plaisir de partager le quotidien de la famille Takashima et de croire avec elle que notre monde peut être tolérant et aimant...
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sandrine57
07 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
La trentaine usée par un mariage raté et la routine du quotidien, Izumi mène une existence sans relief, éclairée seulement par la présence de son petit garçon, Sosûke. Un jour, sur un quai de gare, elle empêche une adolescente de commettre l'irréparable. Sur sa lancée, elle l'invite chez elle pour partager un repas. Au fil des jours et des rencontres Izumi et Chiyoko se rapprochent et acceptent le coup de foudre qui les a réunies. Pour vivre cet amour tout neuf, les deux femmes partent, avec Sosûke, sur les routes du Japon et s'installent au ''Machu Picchu'', un village de montagne où les ciel est le plus étoilé du pays. Ici commence l'histoire de la famille Takashima, contraction de leur deux noms, qui s'agrandit encore avec la naissance de Takara, la fille de Chiyoko. Plus ou moins acceptée par les villageois, cette famille hors normes se construit une nouvelle vie et ouvre un gîte ouvert à tous : le jardin arc-en-ciel.
Hymne à la tolérance, manifeste en faveur de l'homosexualité et de l'homoparentalité, le Jardin arc-en-ciel a le mérite de traiter d'un sujet qui reste encore tabou au Japon. Oui mais voilà...A moins d'être un Bisounours, on a du mal à adhérer à cette guimauve dégoulinante de bons sentiments. Il faut bien se rendre à l'évidence, c'est fade, c'est larmoyant et c'est surtout très mièvre. Les personnages féminins sont insupportables de naïveté et de niaiserie, le garçonnet est trop gentil pour être vrai. Les couleurs de l'arc-en-ciel sont noyées par le rose bonbon d'une histoire qui ne touche pas car trop prévisible. Oui, chacun a droit au bonheur, oui, le chemin est difficile pour y accéder, oui, la vie réserve parfois des coups durs, oui, une famille homosexuelle est une famille comme les autres, avec des hauts et des bas, de l'amour et des enfants épanouis...mais fallait-il forcer le trait à ce point ? Habituellement plus subtile, Ito Ogawa s'égare ici dans les clichés et la bien-pensance facile.
Grosse déception donc pour une auteure qui sait faire tellement mieux !
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book-en-stock
31 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Une famille recomposée où chacun cherche sa couleur pour vivre sa vie vraiment.
Izumi, une femme divorcée et dépressive, rencontre Chiyoko, jeune fille sur le point de se suicider. Izumi tente alors de détourner ses pensées et peu à peu les deux femmes s'apprivoisent et se découvrent, jusqu'à décider de vivre ensemble et former une famille. S'ajoutent le fils d'Izumi qui a 7 ans puis l'enfant que porte déjà sans le savoir Chiyoko.
Ensemble ils vont retaper une vieille maison dans la montagne où les hivers sont rigoureux et enneigés. Ce sera la maison du bonheur.
L'originalité est dans la construction du récit en 4 parties avec le point de vue d'un protagoniste à chaque fois. D'abord Izumi, puis Chiyoko, Sôsuke le garçon et enfin Takara la plus jeune. Chacun a sa place et son point de vue dans cette famille donc dans le récit également.
L'auteur nous parle des difficultés de vivre différemment, d'assumer ses choix personnels et de vivre heureux. Cependant elle est positive, optimiste et le ton n'est jamais pleurnichard. Elle croit en la force de l'amour (entre deux êtres, maternel, fraternel…). Pourtant la vie n'est pas toujours tendre et la maladie ou les accidents se mêlent de la compliquer.
On pourrait trouver le ton quelque peu mièvre parfois mais nous sommes au Japon dans une culture où les codes sociaux sont plus marqués et le sujet de l'homosexualité est encore tabou. Les personnages pleurent beaucoup que ce soit de peine ou de joie car ils sont à fleur de peau. Dans leurs réactions, j'ai trouvé un rapprochement avec le personnage de Mayumi Inaba dans «20 avec mon chat», femme divorcée là aussi qui tente de se reprendre en main.
Ce roman est un condensé d'émotions, de ressenti, de sensations. La nature décrite offre des parfums, des sensations ainsi que la cuisine de Chiyoko. On a vite envie de partager une tasse de thé avec eux tout en admirant le paysage de ce lieu fabuleux.
Un roman qui fait du bien car il nous permet de croire au bonheur.
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Croquignolle
03 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Une famille de quatre personnes.
Deux femmes.
Un garçon.
Une fille.
Une maison du bonheur au milieu de l'immensité de Dame Nature au Japon.
Voilà les ingrédients d'un roman profondément joyeux et émouvant.
Comme une ode à la Vie.
Pourtant, je n'ai pas su me laisser séduire autant qu'avec le restaurant de l'amour retrouvé du même auteur, lu il y a quelques années et qui m'avait profondément bouleversée.
La plume de Ito Ogawa est toujours aussi belle et vivante. Mais peut-être qu'il m'a manqué l'effet de surprise et le pep's que l'on ressent lors de la découverte d'un nouvel auteur.
Malgré tout je ne peux m'empêcher de penser qu'un petit séjour dans la simplicité et la joie du Machu Pichu me ferait le plus grand bien. Comme un décapage qui enlève toutes les couches pour finalement retrouver l'Essentiel : l'Amour et la Beauté. Merci pour ce beau voyage !
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LiliGalipette
14 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Izumi vit seule avec son fils Sosûke depuis son mari est parti. Quand elle rencontre Chiyoko, une lycéenne en détresse, et l'empêche de se suicider, elle donne un nouvel élan à leurs deux existences. « J'avais cru la sauver, mais réflexion faite, c'était moi qu'elle avait sauvée. » (p. 21) Les deux femmes font l'amour sur le gazon artificiel d'une terrasse en ville et savent qu'elles ne pourront plus vivre l'une sans l'autre. Izumi a 35 ans, Chiyoko en a 19, mais rien ne peut les séparer. « Une famille, ce n'était pas une question de sexe ou d'âge. » (p. 37) Elles partent avec Sosûke vers les montagnes, dans un petit village perché, pour fonder la famille Takashima qui aborde fièrement un pavillon multicolore sur son toit. « Ce drapeau arc-en-ciel, c'était la voix muette de notre famille. » (p. 50) Par miracle, Chiyoko accouche de l'adorable Takara, bébé qui achève de composer une famille unie par l'amour, la patience et la tolérance. « La famille Takashima a décidé de continuer à vivre sereinement, tournée vers l'avenir. Sans rien revendiquer, comme une petite plante qui prendrait discrètement racine dans le sol. Puisque nous ne faisions rien de répréhensible, nous pouvions suivre la voie qui était la nôtre. » (p. 91 & 92) Les années passent et la famille ouvre une maison d'hôtes où l'écoute et la compréhension vont toujours de pair avec un bon repas qui remplit le corps et les coeurs.
Comme le restaurant de l'amour retrouvé, ce roman propose une morale simple, mais certainement pas simpliste. le récit est doux et tendre, apaisant et réconfortant. En dépit de l'hiver, de la neige et des difficultés à s'afficher ouvertement, les deux femmes vivent avec bonheur une existence choisie et assumée. Et elles comprennent qu'elles doivent se faire accepter avec patience. Avec un dernier tiers moins « Bisounours » que le début, plus sombre, mais plus vrai et encore plus bouleversant, le roman s'achève sur une image d'une grande beauté, pleine de lumière. Derrière les grandes espérances, la réalité rattrape et meurtrit le bonheur : en le déformant un peu, elle le rend d'autant plus précieux. « La main que j'avais retirée de celle de la jeune fille était toute moite. Exactement comme si je tenais serrées dans mon poing les larmes qui coulaient sur ses joues. » (p. 5) La narration passe d'un personnage à un autre, chacun comblant les oublis ou les silences des précédents jusqu'à composer un récit arc-en-ciel et chatoyant.
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
AudreyTAudreyT19 septembre 2016
Une famille n'en est pas une dès le départ, elle le devient avec le temps, jour après jour, à force de rires, de colères et de pleurs. Du coup, si on néglige cet effort, malgré les liens du sang, la famille se disloque, se désintègre.
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nounours36nounours3606 septembre 2016
Mon cœur s’est mis à cogner, comme s’il tapait des pieds. Soudain, j’avais du mal à respirer, la gorge sèche. La main que j’avais retirée de celle de la jeune fille était toute moite. Exactement comme si je tenais serrées dans mon poing les larmes qui coulaient sur ses joues.
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CroquignolleCroquignolle03 janvier 2017
- Le mariage, tu sais, je crois que c'est un peu comme former un duo de détectives du bonheur. On s'arrache parfois les cheveux, on lutte contre des ennemis puissants, mais malgré tout on continue à avancer, à la poursuite du bonheur.
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bookworm23bookworm2318 septembre 2016
Moi aussi, j'ai souvent envie de mourir.
[...]
Mais comme j'adore manger, je finis toujours par réfléchir à ce que je pourrais manger au prochain repas. Du coup, ça me donne faim, alors je me dis, autant le faire après avoir mangé et en me répétant mélancoliquement que c'est mon dernier repas, j'engloutis tout jusqu'à la dernière miette. Alors, je suis vaguement satisfaite et je ne suis plus très partante pour mourir. Et au bout d'un moment, j'ai à nouveau faim. Et ça recommence, à chaque fois! (p. 10-11)
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BluerockBluerock20 décembre 2016
Pendant que Sosûke était à l'école, je passais tout mon temps à retaper la maison avec Chiyoko. Les fuites d'eau dans la toiture n'étaient qu'un début, tout, partout était soit abîmé, soit cassé, soit pourri. Pour autant, puisque nous n'avions pas assez d'argent pour payer des artisans, la seule solution était de tout réparer nous-mêmes.
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