> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742766847
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Une petite fille touchée par l'élégance d'un vieil homme le suit dans son île et devient son alliée face à l'hostilité du monde environnant. Dans la maison vit aussi un hamster. Le regard de ces petits animaux dépourvus de paupières ne s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 10 février 2011

    Lune
    Huit nouvelles - Un dénominateur commun : le sommeil ou plutôt son absence. Jeux de miroirs entre les histoires, jeux de l'inconscient où le sourire se mêle au dégoût voire à la répulsion. Difficile de démêler les entrelacs, nous passons du réel à l'irréel : où la frontière se situe-t-elle? Yôko Ogawa est maline, son écriture à l'accès aisé, ses descriptions qui situent rapidement mais précisément lieux et personnages, tous ces ingrédients permettent une lecture rapide qui nous immerge dans la nouvelle sans qu'on puisse la lâcher : où nous emmène-t-elle? Que comprendre? Que ne pas comprendre? (c'est peut-être dans ce vide et son silence que se trouve la clé). Faut-il tout comprendre? (peu importe, des traces restent, qui resurgiront un jour ou l'autre).
    •C'est difficile de dormir en avion - On s'installe avec la narratrice, on écoute l'autre passager, est-ce un conte? est-ce une histoire vraie? Elle est belle et émouvante, un véritable "récit pour dormir" mais pirouette finale : "Il y avait un petit bloc de mort à l'intérieur de ma main." ...
    •L'art de cultiver les légumes chinois - le chiffre 12 entouré sur le calendrier, l'étrange est au rendez-vous. Ombre et lumière divisent la vie.
    Les Paupières - Rideaux du regard. Un homme ridé à la chevelure impeccable, glauque, poursuit l'interminable secret de cette fine peau qui recouvre ces miroirs. Relation mystérieuse avec une jeune fille de quinze ans. Entourage de silhouettes non moins étranges.
    •Le cours de cuisine - Soixante ans de déchets aspirés sous les yeux de la narratrice et de la cuisinière. Une musique métaphorique en fond. Des élèves fantômes. Une "certaine" légèreté.
    •Une collection d'odeurs - Thème récurrent chez Ogawa. Des odeurs collectionnées au paroxysme par une délicate personne. Des fioles, des flacons, des étiquettes, des étagères en hauteur et une découverte faite par le narrateur, découverte qui laisse pantois.
    •Backstroke - Autre thème cher à l'auteur, l'eau, La piscine. Un garçon dont on suit la descente aux enfers. On comprend tellement : subir l'exigence, la comparaison, être le meilleur... le corps parlera et ...
    •Les ovaires de la poétesse - J'ai repensé à ce musée, à cette chambre où les gens déposent ou collectionnent des objets représentatifs d'une profondeur de leur souffrance, encore un thème de cette auteure. Ce musée en fait partie. Une jeune insomniaque part en quête de meilleures nuits dans une ville inconnue et visite le musée-mausolée de la poétesse. Son inconscient, grâce à cette histoire, se libérera et lui permettra d'accéder au sommeil.
    •Les Jumeaux de l'Avenue des Tilleuls - Serait-ce l'histoire d'un vide, de deux vies siamoises à jamais liées à l'enfance saccagée par l'arrivée de la guerre et l'absence d'un père qui a "fui". Ces vies semblent arrêtées et s'être poursuivies à l'écart de La Vie. Il y a un malaise tout au long de l'entrevue entre le narrateur et les jumeaux.
    Livre agréablement déstabilisant
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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 02 mars 2008

    BMR
    On avait déjà eu l'occasion de parler de la japonaise Yoko Ogawa, avec L'annulaire et plus récemment avec La petite pièce hexagonale.
    Revoici la reine de l'étrange avec deux recueils de nouvelles parus simultanément l'an passé : La Bénédiction inattendue et Les Paupières.
    Les nouvelles des paupières mettent en scène des rencontres : un passager dans un avion, une vieille femme qui vend des légumes, un vieux célibataire et une écolière, ou encore une collectionneuse d'odeurs.
    Les nouvelles de la bénédiction ont pour thème récurrent l'écriture, et Yoko Ogawa s'y met elle-même en scène : l'une des nouvelles raconte comment l'inspiration lui est venue pour écrire une nouvelle de l'autre recueil et ainsi la boucle est bouclée.
    Ces deux recueils qui se reflètent l'un dans l'autre sont tous deux excellents et l'auteure y maîtrise parfaitement l'art de l'étrange, du bizarre, de l'insolite. La moindre des situations banales et quotidiennes prend très vite sous sa plume des allures inquiétantes, sans que l'on sache trop où cela va nous mener.
    Comme si Yoko Ogawa avait l'art et la manière de déceler dans notre quotidien les fissures, les failles entre notre monde et un autre qui se déploit juste à côté, sous les yeux de ceux qui savent regarder, un monde parallèle.
    Pendant un moment, le temps d'une petite nouvelle, on oscille ainsi entre deux univers, sans jamais basculer de l'autre côté, mais sans jamais revenir tout à fait intact de notre côté.
    Si vous avez déjà la chance de connaitre Yoko Ogawa ne manquez pas ces deux recueils.
    Sinon, ne ratez pas l'occasion de découvrir à travers ses deux meilleurs bouquins une figure incontournable de la littérature japonaise contemporaine.
    Malgré les évidents jeux de miroirs entre les nouvelles de l'un et l'autre, ces deux livres peuvent bien sûr être lus indépendamment l'un de l'autre.
    Pour celles et ceux qui aiment jeter un oeil de l'autre côté du miroir comme Alice.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par livranne, le 16 janvier 2010

    livranne
    toujours aussi fascinante Ogawa mêle le rêve à la réalité - s'immerger dans cette littérature me fait l'effet d'une séance d'hypnose les mots entraînent un décrochement complet de la réalité
    a lire sans retenue
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 23 juillet 2010

    claracambry
    Pourquoi ce livre? J'avais tout simplement envie de lire un auteur japonais. Mon choix s'est porté sur Yogo Ogawa dont les livres sont mondialement reconnus. Toujours est-il que j'ai raté le coche avec ce recueil de nouvelles...
    Huit nouvelles et à la fin de chacune, j'ai pensé fortement "tout ça pour ça". Pas de chute ou de nouveauté ce qui m' a laissé un goût amer et profond de déception.
    Toutes ces nouvelles ont un thème récurrent le sommeil. L'écriture est limpide, fluide mais ça n'a pas été suffisant...


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/07/yoko-ogawa-les-paupieres.html
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    • Livres 3.00/5
    Par TheBee, le 03 juin 2010

    TheBee
    Quelques nouvelles à la fois fascinantes et dérangeantes, et toujours insolites.
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 08 novembre 2009

    - Quoi qu'il arrive, je ferme les yeux. Je me renferme dans l'obscurité.
    Il recroisa ses jambes dans l'autre sens, lissa sa couverture. Il ne regardait pas dans ma direction et parlait en fixant un point dans la pénombre.
    - Et dans l'obscurité se déroule le récit qui me conduit au sommeil.
    - Le récit ? répétai-je.
    - Oui, le récit, me répondit-il. Tout le monde a un récit pour dormir qui lui appartient en prore. Une sorte de guide qui le conduit dans le monde du sommeil en lui disant de se détendre, qu'il n'a rien à craindre.
    Je me retournai légèrement vers lui et arrangeai mon oreiller de manière à mieux pouvoir l'écouter.
    (C'est difficile de dormir en avion)
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  • Par BMR, le 02 mars 2008

    [...] - Il y a quelqu'un qui nous épie.
    - Ce n'est pas grave, disait-il, comme s'il le savait depuis longtemps. C'est le hamster. C'est lui qui nous observe. Il a fallu lui enlever les paupières à cause d'une maladie des yeux, et il ne peut plus les fermer.
    Et ses doigts arrivèrent à mes yeux. Ils se promenèrent à loisir sur mes paupières.
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La marche de Mina - Yôko Ogawa Marque Page 01-03-2011








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