> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742749594
Éditeur : Babel (2004)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Il y a quelque chose dans le suicide de l'être aimé qu'on ne parvient jamais à accepter. C'est le cas de Ryoko, lancée irrésistiblement dans une espèce de quête, gouvernée par la volonté de comprendre pourquoi Hiroyuki, parfu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 10 décembre 2008

    Lune
    D'un côté il y a Hiroyuki et de l'autre Rooky. Une seule et même personne aimée par Ryoko. A la disparition par suicide de ce jeune prodige parfumeur, Ryoko poursuivra d'autres prodiges : ceux de la mémoire et ceux qu'elle découvrira petit à petit en tentant de reconstituer la vie de celui qui fut un étrange compagnon. "Source de mémoire", le parfum qu'il lui dédia et dont elle n'aura de cesse de trouver la source est une invitation incontournable. Pendant toute cette quête, elle ira de surprise en surprise : un être apparaît qu'elle ne connaissait pas, une descente tourbillonnante dans l'intériorité d'un "autre" et... d'elle-même. Pour mieux l'aimer, pour plus l'aimer. Vivre n'est pas aussi facile qu'on peut l'imaginer. Hiroyuki en fut le héros et la victime. Victime d'une mère castatrice l'étouffant d'un amour ambitieux et destructeur qui perdurera maladif même après la mort de l'enfant trop idolâtré. Est-ce de l'amour? La métaphore de la grotte, du gardien des paons et des coeurs conservés après la mort de l'animal peut paraître surréaliste. Mais métaphore il ya qui nous bascule dans l'amplitude de toute vie dont chacun peut être le détenteur. Les mathématiques sont à nouveau présentes dans leur beauté révélée (on repense à "La Formule préférée du professeur"). On retrouve le même souffle que dans les autres livres mais il semble plus "extérieur" que d'habitude. Cependant un écho perdure qui montre à quel point Yoko Ogawa touche en nous des profondeurs insoupçonnées dans lesquelles notre "mémoire" et les "mémoires aimées disparues" se débattent. A nous d'en trouver la "source" revigorante.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 31 mars 2009

    Bunee
    Encore un très beau roman de cet auteur dont j'ai déjà lu quelques œuvres...
    On y retrouve des thèmes récurrents chez cet auteur, comme le rapport à la mort, et le travail de mémoire.
    L'écriture est, comme souvent chez Yoko Ogawa, très belle, très aérienne et poétique.
    Dans cette histoire, nous rencontrons la jeune Ryoko, dont le petit ami surnommé Rooky , avec qui elle vivait depuis une année, vient de se suicider.
    Elle fait la rencontre du frère cadet de Rooky et, en cherchant des explications à cet acte, va découvrir au fur et à mesure de son enquête beaucoup de choses qu'elle ignorait de son compagnon: celui-ci, parfumeur doué, était également un patineur artistique et ... un mathématicien de Génie très tôt poussé par sa mère (devenue folle) à passer des concours (D'ailleurs je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison, à supposer que c'était comparable, avec "La solitude des nombres premiers", sur la façon dont le refuge dans l'abstraction des maths était abordé, comparaison dont Yoko Ogawa sort d'ailleurs largement vainqueur mais je vous expliquerai ça dans la review sur la SDNP).
    Ryoki va donc enquêter, et cette enquête sera un prétexte, un point de départ, pour aborder de façon symbolique: la source de la mémoire, le fossé qui se creuse entre la réalité et les apparences, le tout avec une sorte d'enchevêtrement des causes et des effets.
    Du Japon à Prague, courir après le passé de l'autre, ses fantômes.
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    • Livres 3.00/5
    Par monito, le 02 mars 2011

    monito
    Rooky se suicide dans les toutes premières pages de ce court roman initiatique sous forme d'investigation. Sa compagne Ryoko est prévenue par un coup de fil et dès lors se joue la vie d'un jeune homme qui semble avoir été un parfait inconnu à sa compagne depuis un an.
    Ryoko était un nez, mais pas que cela. Un prodige des mathématiques aussi. Un patineur talentueux. Pourquoi, comment découvre-t-on que cet homme si silencieux a dû se construire dans le mensonge de la dissimulation après avoir été longtemps une « bête à concours ».
    Rooky va suivre sa trace, son odeur, aiguisée par un parfum spécialement conçu pour elle et baptisée par Rooky « Source de mémoire ».
    Sur la glace, chez sa mère, à Prague, avec un frère qu'elle ne lui connaissait pas, Ryoko construit son deuil en redéfinissant les contours d'un homme dont elle ne connaissait finalement que les effluves mais aussi et ainsi ses fondements. Voyage poétique dans la mémoire et les parfums de ces odeurs qui font trace et vous reprennent au moindre croisement comme autant de moments indélébiles marqués en vous. Tant de souvenirs, qui sait, peut-être stockés dans les cœurs de paons bien au calme, au bord de la Vltava, où sont préservés tous nos souvenirs.
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    • Livres 2.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Si j'ai compris le sens de ce roman, je n'ai pas pour autant été sensible à son traitement. Il y a quelques passages poétiques et l'évocation de la mémoire dans le cadre du deuil est joliment présentée MAIS l'histoire est trèèèès lente, beaucoup de scènes m'ont semblé inutiles ou redondantes et, en définitive, je ne suis jamais entrée dans le livre. J'ai lu tellement mieux de la part d'Ogawa que ce roman m'a paru dénué de charme ; c'est vraiment dommage.
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    • Livres 2.00/5
    Par yokai, le 12 novembre 2011

    yokai
    Commencez par une bonne dose de parfum, saupoudrez d'une pincée de mathématiques, ajoutez des glaçons et remuez pour obtenir Parfum de glace.
    Le livre débute par la mort, a priori par suicide, du fiancé de Ryoko, Hiroyuki, un jeune homme discret et intelligent exerçant le métier de parfumeur. Mais Hiroyuki n'est pas celui que croit être Ryoko malgré le fait qu'ils vivaient ensemble. En enquêtant sur les raisons de sa mort, elle va découvrir les nombreuses facettes de ce jeune homme hors du commun.
    Disposer des bons ingrédients ne garanti pas forcément la réussite de la recette — ou du parfum. J'ai été séduit pour le début de l'histoire et dérouté par la suite. le récit, trop onirique, m'a lassé et déçu. Tout est suggéré et Yoko Ogawa laisse volontairement le lecteur dans le doute entre rêve et réalité. C'est assez au final assez frustrant. le parallèle entre le détergeant dans le café et le flacon d'éthanol anhydre est troublant. Que doit-on en conclure ? Il n'y a pas à dire, je suis vraiment passé à côté...

    Lien : http://www.aubonroman.com/2011/05/parfum-de-glace-par-yoko-ogawa.html
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 20 septembre 2009

    J'ai pensé à la mémoire que Rooky portait. J'ai pensé à moi qui n'étais pas perdue dedans. Alors que la sensation sur mon épaule était douce, elle ne me consolait pas. J'avais l'impression qu'elle me poussait à me lamenter encore plus.
    - Vous voulez bien rester comme ça encore un peu ? dis-je.
    - Autant de temps que vous voulez, répondit le gardien.
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  • Par zorazur, le 28 octobre 2011

    Goutte d'eau qui tombe d'une fissure entre les rochers. Air froid et humide d'une grotte. Réserve de livres hermétiquement fermée. Poussière dans la lumière. Frasil sur un lac à l'aube. Mèche de cheveux d'un défunt formant une légère boucle. Vieux velours qui a gardé sa douceur.
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  • Par Dylou, le 05 décembre 2011

    Nous étions là seuls tous les deux, alors qu'il y avait tant de livres. Il me semblait que tout un tas d'entre eux n'auraient plus jamais l'occasion d'être tenus en main et ouverts. J'avais l'impression que si je tendais l'oreille je pourrais les entendre ronronner dans leur sommeil. Je marchais lentement pour ne pas déranger les couches de temps accumulées.
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