> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742756612
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune femme vient de confier sa grand-mère à une institution médicalisée. Dépendante, silencieuse et immobile, la vieille dame semble peu à peu s'effacer de toute réalité. Dans la mémoire et l'inconscient de sa petite-fille, la solitude est immense...Une jeune fille... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 16 février 2009

    Lune
    Poursuivant la lecture des oeuvres de cet auteur, ce livre m'a semblé plus dur et déstabilisant. Il est constitué de deux nouvelles. La première raconte l'intimité entre un frère mourant et sa soeur. La démarche introspective de l'un et surtout de l'une est poignante. Comment conjurer cette douleur de vie et de mort dans l'espace étroit d'une chambre d'hôpital où tout est aseptisé, ne laissant rien passer de la Vie telle qu'elle est quand rien ne la menace. C'est dans un huis-clos tendu que la jeune femme se débat, "l'amour plus fort que la mort" même si l'on sait que l'autre ne sera plus. Tout se mesure, tout est dérisoire, tout a valeur. La deuxième nouvelle "La désagréagtion du papillon" est ardue à lire. Métaphores, conscient, inconscient : tout s'y mêle. Sa dureté réside non dans le style mais dans le fond qui interpelle cruellement. Normalité et anormalité, réel et irréel, moi et moi... notions perturbantes qui rappellent à l'ordre. L'héroïne obligée de "placer" sa grand-mère dans une institution vit l'absence en un dédoublement douloureux qui interpelle chacun d'entre nous sur la fin de vie. Il n'y a pas de description de maladie ni de mort mais une descente précise dans tout le ressenti de la perte et dans tout ce qui se greffe à jamais au profond de nous.
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    • Livres 5.00/5
    Par krol-franca, le 18 mai 2011

    krol-franca
    Ces deux nouvelles qui ont pour thème commun « le passage de la vie à l'absence » sont de véritables petits bijoux d'intelligence et de finesse.
    Dans la première nouvelle, la narratrice accompagne son frère dans son chemin vers la mort. Elle passe toutes ses journées auprès de lui.
    Ce texte est d'une grande subtilité. On entre dans l'intimité profonde d'une jeune femme avec tact et on partage avec elle ses pensées les plus personnelles. Cette nouvelle est d'une puissance incroyable. Une chambre parfaitement propre pour un corps qui s'oublie et qui tend vers la pureté, vidé de sa substance organique.
    Dans la seconde nouvelle, une jeune femme vient d'emmener sa grand-mère, avec qui elle vivait, dans une institution spécialisée. La vieille femme oubliait, s'absentait de la réalité mais sa véritable absence de la maison ne sera que plus difficile à vivre. Qu'est-ce que la réalité ? Qui est atteint de folie ? Où commence-t-elle ? Où est la normalité ?
    Yoko Ogawa a un véritable talent pour entrer dans les tréfonds de l'âme de ses personnages.

    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-une-parfaite-chambre-de-mal..
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    • Livres 3.00/5
    Par claracambry, le 28 août 2010

    claracambry
    Ce livre est composé de deux longues nouvelles.
    La première, Une parfaite chambre de malade, parle d'un jeune homme en phase terminale atteint d'un cancer. Il est la seule famille qui reste pour sa sœur ainée. Cette dernière passe tout son temps à l'hôpital à ses côtés et développe une obsession (ou un TOC ?) concernant l'hygiène et les déchets. Mariée, elle voit très peu son mari et noue une relation amicale mais ambiguë avec un médecin qui lui apporte du réconfort.
    La seconde nouvelle La désagrégation du papillon met en scène une jeune femme et sa grand-mère. Toutes les deux vivaient ensemble mais la démence sénile de sa grand-mère oblige la jeune gille à la placer dans un institut médicalisé le nouveau Monde. Elle vit très mal la séparation et se lance dans de grandes réflexions…
    Avertissement : la gaité est inexistante dans ce livre… pour les sourires, l'enthousiasme, la joie de vivre, merci de revenir une autre fois.

    Et une fois de plus, je dois dire que la lecture de cette auteure m'a laissée perplexe...
    La description de l'obsession maladive de la jeune femme m'a amenée à faire de nombreuses grimaces exprimant mon dégoût profond.
    Dans la seconde nouvelle, j'ai trouvé très juste la description de la vieillesse.
    Par contre, je suis complètement passée à côté des questions métaphysiques sur la normalité qui sont au cœur de ce texte…
    Même si l'écriture est agréable, je n'ai pas compris l'intérêt ou le but final de ces deux nouvelles.


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/08/yoko-ogawa-une-parfaite-chamb..
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 30 mai 2008

    Bunee
    Ces deux petites nouvelles sont de vraies perles : l'écriture est délicate et soyeuse, les nuances aussi fragiles qu'une dentelle en papier de soie, l'ambiance sereine et doucement mélancolique.
    Yoko Ogawa y explore les thèmes de la maladie, de la mort, et de la séparation. Si de tels sujets peuvent dans l'absolu paraître excessivement sombres, ce n'est pas du tout ce qui ressort de cette oeuvre somme toute étrangement lumineuse.
    (...)
    http://lelabo.blogspot.com/2005/09/yoko-ogawa-une-parfaite-chambre-de.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Ankya, le 31 juillet 2011

    Ankya
    ce livre est en fait un recueil de deux nouvelles.
    Une parfaite chambre de malade
    La narratrice travaille en tant que secrétaire dans un hôpital et y trouve une place pour son frère, subitement atteint d'une maladie. Il lui reste tout au plus 13 mois à vivre. A partir de ce moment-là, la narratrice va passer beaucoup de temps avec lui, dans sa chambre de malade. Elle va d'ailleurs beaucoup aimer cette chambre. Non pas la maladie qui s'y trouve, mais elle apprécie grandement sa pureté. Tout est blanc, propre, les drats sont amidonnés et bien tendus sur le lit.
    Yoko Ogawa, fidèle à son style d'une douceur à nous faire tout accepter, nous livre une partie de la vie de cette femme. Certes la maladie est présente, elle n'est pas envahissante pour le lecteur. On se concentre sur la chambre, les repas du frère, les souvenirs.
    Une très belle nouvelle !

    La désagrégation du papillon
    La narratrice amène sa grand-mère Sae dans un institut spécialisé pour personnes âgées car elle ne peut plus s'en occuper. En effet, Sae se laisse partir dans un monde à l'intérieur de sa tête et ne fait plus rien seule. Sa petite fille s'est beaucoup occupé d'elle, avec grand amour, mais voilà, après une fugue et aucun autre comportement, le temps est venu de laisser faire les professionnels.
    J'ai beaucoup moins accroché à cette nouvelle car il y avait plus de "saletés" décrites. On se demande au fil de la lecture si la narratrice a toujours toute sa tête puisqu'elle a du mal à dissocier son corps de ses pensées. J'ai trouvé cela très étrange. Limite dérangeant. Autrement, le style d'Ogawa est toujours là, sans aucun doute !

    Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2011/07/08/21499566.html
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Citations et extraits

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  • Par liratouva2, le 06 septembre 2010

    « Je n’avais jamais eu jusqu’ici l’occasion d’apprécier une propreté aussi paisible.
    Si j’aimais tellement cette chambre de malade, c’est parce que la vie n’y avait pas sa place.
    Mais à côté de l’attachement que j’éprouvais pour cette chambre,la maladie était en train d’envahir lourdement l’intérieur du corps de mon frère. …La liste des aliments qu’il pouvait encore assimiler se réduisait vite.
    J’ai perdu l’appétit en même temps que lui ».
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  • Par wictoria, le 17 juillet 2009

    - Combien de temps lui reste-t-il à vivre ?
    Pour moi, c'était la question la plus importante et rien d'autre ne me venait à l'esprit.
    - Disons entre treize et seize mois.
    - Treize...
    Il m'a fallu un peu de temps pour digérer ce chiffre. Parce que, jusqu'alors, je n'avais jamais vraiment réfléchi à ce que cela signifiait. Que pouvait-on faire en treize mois ? Cela permettait à un bébé d'apprendre à se tenir debout et marcher. A un redoublant de devenir étudiant, à des amoureux de se marier. J'ai essayé de mesurer ce chiffre à toutes sortes d'échelles. Mais quand j'ai voulu imaginer ce que pouvaient représenter treize mois pour mon frère, je n'ai pas réussi car je me suis sentie aussi mal que si mon coeur était devenu un fruit trop mûr à la chair éclatée.
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  • Par Ameni, le 13 mai 2011

    Si je réfléchissais à ce que mon mari évoquait pour moi, cela concernait toujours le thème de l'absence. Son absence et sa relation avec moi, la signification de son absence, le moment où son absence finirait. J'analysais son absence sous tous ses aspects. C'est dire à quel point mon mari était fondamentalement absent.
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  • Par claracambry, le 28 août 2010

    Les taches marron clair qui parsèment la peau, de son cou vers la poitrine, sont pulvérulentes tellement elles sont sèches. Son ventre affaissé entre les os du bassin se soulève faiblement à intervalles réguliers. (…) Les deux jambes qui ne savent plus marcher s’étirent, sans force, comme deux tubes de verre creux. (…) Pendant ce temps là, son corps s’est flétri, s’est recroquevillé comme un fœtus.
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  • Par liratouva2, le 06 septembre 2010

    Une chambre d’hôpital est un endroit parfaitement purifié de toutes les turpitudes de la vie. Quand je suis dans cette chambre, j’ai l’impression de devenir un ange ou une fée.
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