Depuis près d'un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter... > voir plus
Ce traité de philosophie du quotidien est un véritable bonheur qui célèbre un des aspects les plus envoûtants de la pensée orientale. Okakura vécut à l'époque du grand Soseki, à la charnière des XIXème et XXème siècles. Il est l'un des grands défenseurs du japon traditionnel mais sa critique des préjugés occidentaux n'oublie pas les préjugés " orientaux"! La philosophie du thé (le théisme) se conjugue avec le taoisme et avec la pensée Zen. Propreté, simplicité, élégance sous-tendent ce monde qui a son lieu: la chambre du thé; le maître du thé nous y rejoint accompagné du maître des fleurs. La beauté n'est pas dans la surcharge occidentale mais dans le dépouillement ordonné, dans la finesse et l'asymétrie des choses. Les constructions en bois permettaient que toute habitation soit vidée et détruite à la mort de son hôte: éloge de l'aspect éphémère de l'univers .Nous apprenons aussi dans ce traité que les plus infimes évènements de l'existence sont aussi les plus précieux. On apprend à adorer une fleur, à la respecter. On apprend sans doute à essayer de se respecter soi même.Lisez ce petit ouvrage si vous êtes un adepte de la civilisation japonaise car le thé y est " une religion de l'art de la vie".
Ce livre du thé se révèle être un art de vivre à la japonaise : il y est question de chambre de thé, de fleurs, de raffinement, de philosophie zen et taoïste, de lenteur, d'artistes et d'oeuvres d'art... Un art de vivre bien loin de nos vies occidentales faites de vitesse, d'objets en série, ... Un petit livre à lire et à relire, à garder près de soi.
Ceux qui sont incapables de sentir en eux mêmes la petitesse des grandes choses sont mal préparés à discerner la grandeur des petites choses chez les autres.
L'art de la vie consiste en une réadaptation constante au milieu. Le taoïste accepte le monde tel qu'il est et, contrairement aux confucianistes et aux bouddhistes, s'efforce de trouver de la beauté dans notre monde de malheurs et de tracas. (p.40)