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ISBN : 2757837273
Éditeur : Points (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.82/5 (sur 1075 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphon... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par freude, le 21 mars 2012

    freude
    Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
    Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    A 22 ans, Arnljotur quitte la lave et la glace de sa terre d'Islande pour rejoindre, sur le continent, un monastère dont il doit restaurer la roseraie. Il part avec, dans sa poche, une photo de sa petite fille, dans son coeur, l'amour de son père et de son frère autiste et le souvenir de sa mère trop tôt disparue, et dans son coffre trois boutures de Rosa candida.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai refermé ce petit bijou de la littérature islandaise.
    Tout est beau dans ce livre, les gens, les paysages, les sentiments. Quête initiatique, conte moderne, c'est le parcours d'un jeune homme à la recherche de lui-même qui grâce à des rencontres, à des conseils, à des expériences nouvelles, va découvrir qui il est et qui il peut devenir. J'ai beaucoup aimé Arnljotur, sa candeur, sa fraîcheur, sa bonté. Et j'ai adoré son père, vieux bonhomme complètement dépassé par la mort injuste et inattendue de sa femme, toujours inquiet pour son fils, tellement bon et aimant.
    Un petit livre pour se déconnecter de la dure réalité, à déguster sans modération.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 30 mars 2013

    carre
    Arnljotur est le héros du livre d'A.A.O. (trop long à écrire, tant pis pour le classement graphomane). Ce grand échalas de vingt deux ans prend la direction d'un petit village pour redonner vie à une roseraie, laissée à l'abandon dans un monastère. Il y rencontre le père Thomas, féru de cinéma, qui devient son confident. Car dans le cerveau de notre petit Lobby, surnom donné par son octogénaire de père, sa bouillonne sec : Vie, mort, sexe, choix professionnels, privés, spirituels, sens à donner à sa vie. Autant de questions que le candide jeune homme se pose alors que débarque dans sa vie Anna aventure d'un soir et mère de leur petite fille Flora Sol.
    Audur Ava Olafsdottir (pas si long à écrire finalement) nous raconte une histoire toute simple, avec délicatesse et pudeur d'un jeune contraint de prendre ses responsabilités. C'est joliment écrit, même si parfois les scènes entre Arnljotur et sa fille m'ont paru bien naïves, pour ne par dire plus !
    Mais au final, cette « bulle » de douceur réussit à nous émouvoir. Les scènes avec le père Thomas et Anna sont à mon sens les plus réussis. Pas le chef d'œuvre annoncé donc mais un moment d'apesanteur qui fait du bien, dans un monde ou l'éloge de la lenteur est vu comme un défaut.
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  • Par Ptitgateau, le 09 mai 2012

    Ptitgateau
    J'ai été amenée au cours de ma lecture à me poser bien des questions :
    d'abord sur les personnages : un jeune homme qui ne présente pas vraiment de traits de caractère particuliers, qui se cherche constamment, se pose une foule de questions, qui se décrit sans exprimer de sentiment comme s'il était extérieur à lui-même et sans communiquer son ressenti de façon évidente, un père octogénaire anxieux, soucieux que son fils ne manque de rien, une maman décédée omniprésente, un frère autiste dont je n'ai pas bien cerné le rôle dans ce récit , un moine érudit qui pour répondre aux questions, utilise les moyens dont il dispose : livres et films.
    Ensuite sur l'histoire : sorte d'errance contrôlée du jeune Arnljotur qui quitte le foyer pour se rendre dans un endroit perdu où les gens pratiquent un patois étranger.
    Les lieux : pas d'indication de temps, de lieux.
    Le but du héros : faire revivre sa mère à travers ses passions, ses actions afin qu'elle poursuive son éducation et en fasse un homme.
    Je l'ai abordé finalement comme une sorte de conte avec pour épreuve, devenir un homme, devenir un père et faire son apprentissage de la vie. Ce jeune homme m'a parfois fait sourire et et m'a attendrie, particulièrement lors de son initiation au métier de père qui a tout à apprendre.
    Par ailleurs, ce roman pourrait être assimilé à une œuvre philosophique si on considère que les nombreuses questions que se pose Arnljotur interpellent le lecteur.
    La ligne conductrice de ce récit est fort agréable et poétique : l'histoire d'une rose à huit pétales sans épine, à laquelle peut être comparé notre héros , pacifique et candide.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 17 septembre 2012

    caro64
    Rosa candida porte bien son titre. Si telle est le nom de la rose que Arnjoltur veut aller soigner dans le monastère d'un pays perdu, il est lui ce Candide des temps modernes qui, en allant sauver un jardin, veut surtout découvrir sa propre évidence.

    Quand il quitte sa maison, son père et son jeune frère autiste, Arnjoltur n'a aucune idée de ce qu'est le monde. Il se résume à son Islande natale, à la serre où il a mis enceinte Anna, par le hasard d'une nuit entre les Rosa candida, ces roses à huit pétales dont il emportera des plants dans son périple.
Quel périple ! Arnjoltur a l'ignorance et l'ingénuité de sa jeunesse. Son voyage est une succession de découvertes, de petits bonheurs et de gros malheurs. Mais rien ne saurait dévier sa route, car il y a ce jardin au bout de la quête. Dans ce monastère, un moine cinéphile et un peu adepte du petit verre d'alcool lui donnera à voir un peu plus loin que le bout de son nez. Et puis, débarque Anna et leur petite-fille, Flora Sol, et sa vie de célibataire sera chamboulée...
    Rosa candida est un livre touchant, comme on en lit peu. Même si elle n'est pas trépidante, cette jolie histoire que nous offre Audur Ava Ólafsdóttir est presque un conte initiatique qui oscille entre gravité et légèreté, joie et tristesse. Et où elle dépeint avec finesse et humour un personnage principal insolite dont la naïveté et la candeur le rendent profondément attachant. Un beau roman, qui fait du bien.
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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 11 février 2013
    Un livre quasi miraculeux sur l'amour paternel sous toutes ses coutures.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par kirae17, le 16 octobre 2014

    Un roman initiatique sur la quête de l autre. Une écriture douce, poètique qui nous fait voyager avec notre héros. La beauté des descriptions de l auteur nous transporte des profondeurs glacées de l Islande aux montagnes perdues et ensoleillées d un pays imaginaire. Sans oublier des rencontres humaines qui nous guideront vers notre périple. Ce roman est une vraie méditation.

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  • Par Aproposdelivres, le 12 octobre 2014

    Moi, je me sens tout drôle de me trouver sur le lieu même, si j’ose dire, de la procréation, en compagnie de mon vieux père et de mon demeuré de frère jumeau qui est là, juste derrière la vitre. Papa ne croit pas aux coïncidences, du moins pas quand il s’agit des événements primordiaux de l’existence, comme la naissance et la mort ; la vie ne s’allume pas, ni ne s’éteint comme ça, par hasard, dit-il. Il ne peut pas comprendre que la conception puisse résulter d’une rencontre fortuite, que l’occasion de coucher avec une femme puisse se présenter à l’improviste, pas plus qu’il ne peut comprendre que la mort puisse résulter d’une flaque d’eau ou de gravillons dans un virage, quand on peut se référer à autre chose : aux chiffres et aux calculs arithmétiques. Papa pense les choses autrement, le monde tient par des chiffres ; ils sont au cœur même de la création et on peut lire dans les dates une vérité profonde, y voir de la beauté. Ce que moi j’appelle hasard ou occasion, selon le cas, est pour papa un élément d’un système complexe. Trop de coïncidences, ça n’existe pas, une à la rigueur, mais pas trois ; pas de coïncidences en série, dit-il : l’anniversaire de maman, la date de naissance de sa petite-fille et le jour de la mort de maman, tout ça le même jour du calendrier, le sept août. Pour ma part, je ne comprends pas les calculs de papa ; d’après mon expérience, c’est justement quand on se met à escompter quelque chose de précis, que tout autre chose arrive. Je n’ai rien contre la marotte d’un électricien à la retraite à condition que ses calculs n’aient rien à voir avec ma négligence en matière de préservatifs.
    « Tu n’es pas en train de filer à l’anglaise, mon petit Lobbi ?
    — Non, je leur ai dit au revoir hier. » Je n’irai pas plus loin dans son sens et il change alors de conversation.
    «Tu ne sais pas si ta mère avait par hasard une bonne recette de soupe au cacao ? J’ai acheté de la crème à fouetter.
    — Non, mais on pourrait peut-être trouver ensemble comment faire. »
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  • Par Aproposdelivres, le 12 octobre 2014

    Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman – quelque chose qu’elle aurait pu cuisiner en pareille occasion.
    « J’ai pensé, dit-il, à de l’églefin pané à la poêle et ensuite une soupe au cacao avec de la crème fouettée. » Pendant que papa essaie de trouver comment s’y prendre pour la soupe au cacao, je vais chercher mon frère à son foyer dans la vieille Saab qui va sur ses dix-huit ans. Jósef m’attend depuis un moment, planté sur le trottoir et visiblement content de me voir. Il est sapé à bloc parce que c’est ma soirée d’adieu, il porte la chemise que maman lui a achetée en dernier, violette à motifs de papillons.
    Pendant que papa fait revenir l’oignon alors que les morceaux de poisson attendent, tout prêts, sur leur lit de chapelure, je vais dans la serre chercher les boutures de rosier que je vais emporter. Papa m’emboîte le pas, ciseaux à la main, pour couper de la ciboulette destinée à l’églefin et Jósef, silencieux, le suit comme son ombre. Il n’entre plus dans la serre depuis qu’il a vu les débris de verre causés par la tempête de février qui a réduit en miettes beaucoup de vitres. Il reste dehors, près de la congère, et nous suit du regard. Papa et lui portent le même gilet noisette avec des losanges jaunes.
    «Ta mère mettait toujours de la ciboulette avec l’églefin », dit papa, tandis que je lui prends les ciseaux des mains et m’étire pour atteindre dans le coin de la serre la touffe toujours verte dont je lui tends une poignée. C’est moi le seul héritier de la serre de maman, comme papa me le rappelle régulièrement. Ce n’est pas qu’il s’agisse d’une culture de grande envergure comme trois cent cinquante pieds de tomate et cinquante plants de concombre qui se transmettraient de mère en fils ; il ne s’agit en fait que de roses qui poussent toutes seules, sans qu’on ait besoin de s’en occuper spécialement, et peut-être de la dizaine de plants de tomate qui restent. Papa se chargera d’arroser en mon absence.
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  • Par Aproposdelivres, le 12 octobre 2014

    « Je n’ai jamais été porté sur les légumes, mon petit Lobbi, c’était le dada de ta mère. Moi, je pourrais tout au plus manger une tomate par semaine. À ton avis, à la récolte, ça va donner combien de fruits par plant ?
    — Tâche de les donner, alors.
    — Je ne peux tout de même pas frapper à tout bout de champ chez les voisins avec mes tomates.
    — Et Bogga ? »
    Je dis cela tout en me doutant bien que la vieille amie de maman doit avoir les mêmes goûts que papa.
    «Tu ne veux tout de même pas que j’aille toutes les semaines rendre visite à Bogga avec trois kilos de tomates. Elle insisterait pour que je reste à dîner. »
    Je pressens aussitôt ce qu’il va dire ensuite.
    « J’aurais voulu inviter la demoiselle et l’enfant, poursuit-il, mais va savoir si tu n’y serais pas opposé.
    — Oui, j’y suis opposé. La demoiselle, comme tu dis, et moi, on n’est pas un couple et on ne l’a jamais été, même si on a un enfant ensemble. Ça a été un accident. »
    J’ai déjà mis les choses au point et papa doit bien se rendre compte que l’enfant est le fruit d’un instant d’imprudence, et que ma relation avec la mère s’est limitée au quart, que dis-je, au cinquième d’une nuit.
    «Ta mère n’aurait pas vu d’objection à les inviter au dernier repas. » Chaque fois que papa a besoin de donner du poids à ses paroles, il tire maman de sa tombe pour l’appeler en renfort.
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  • Par Theoma, le 01 décembre 2010

    - Comment savoir si une femme vous aime ?

    - Il est difficile d'être sûr de quoi que ce soit en amour, dit l'abbé en poussant la poupée vers l'enfant.

    - Et si une femme dit qu'elle a peur que l'homme ne revienne pas quand il va faire une course ?

    - Alors il se peut que ce soit elle qui ait envie de partir seule.

    (...)

    - Et quand une femme a l'esprit ailleurs, est-ce que cela veut dire qu'elle n'est pas amoureuse ?

    - Cela peut vouloir dire ça, mais aussi qu'elle est amoureuse.

    - Et si une femme dit à un homme qu'il ne doit pas tomber amoureux d'elle ?

    - Cela peut vouloir dire qu'elle l'aime. Il me vient à l'esprit un vieux film italien que tu aurais peut-être plaisir à voir et qui traite du même problème. Le metteur en scène fait assurément fi des dialogues pour démêler les sentiments.

    - Et si elle dit qu'elle n'est pas prête pour une union ? (...)

    - Ça peut vouloir dire qu'elle est prête mais qu'elle ne sait pas si toi, tu l'es et qu'elle redoute que tu la rejettes.

    - Et si elle dit qu'elle a envie de partir et qu'elle veut être seule ?

    - Ça peut vouloir dire qu'elle veut que tu viennes avec elle.
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