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> Catherine Eyjolfsson (Traducteur)

ISBN : 2843045215
Éditeur : Zulma (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 1110 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphon... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par freude, le 21 mars 2012

    freude
    Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
    Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    A 22 ans, Arnljotur quitte la lave et la glace de sa terre d'Islande pour rejoindre, sur le continent, un monastère dont il doit restaurer la roseraie. Il part avec, dans sa poche, une photo de sa petite fille, dans son coeur, l'amour de son père et de son frère autiste et le souvenir de sa mère trop tôt disparue, et dans son coffre trois boutures de Rosa candida.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai refermé ce petit bijou de la littérature islandaise.
    Tout est beau dans ce livre, les gens, les paysages, les sentiments. Quête initiatique, conte moderne, c'est le parcours d'un jeune homme à la recherche de lui-même qui grâce à des rencontres, à des conseils, à des expériences nouvelles, va découvrir qui il est et qui il peut devenir. J'ai beaucoup aimé Arnljotur, sa candeur, sa fraîcheur, sa bonté. Et j'ai adoré son père, vieux bonhomme complètement dépassé par la mort injuste et inattendue de sa femme, toujours inquiet pour son fils, tellement bon et aimant.
    Un petit livre pour se déconnecter de la dure réalité, à déguster sans modération.
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 30 mars 2013

    carre
    Arnljotur est le héros du livre d'A.A.O. (trop long à écrire, tant pis pour le classement graphomane). Ce grand échalas de vingt deux ans prend la direction d'un petit village pour redonner vie à une roseraie, laissée à l'abandon dans un monastère. Il y rencontre le père Thomas, féru de cinéma, qui devient son confident. Car dans le cerveau de notre petit Lobby, surnom donné par son octogénaire de père, sa bouillonne sec : Vie, mort, sexe, choix professionnels, privés, spirituels, sens à donner à sa vie. Autant de questions que le candide jeune homme se pose alors que débarque dans sa vie Anna aventure d'un soir et mère de leur petite fille Flora Sol.
    Audur Ava Olafsdottir (pas si long à écrire finalement) nous raconte une histoire toute simple, avec délicatesse et pudeur d'un jeune contraint de prendre ses responsabilités. C'est joliment écrit, même si parfois les scènes entre Arnljotur et sa fille m'ont paru bien naïves, pour ne par dire plus !
    Mais au final, cette « bulle » de douceur réussit à nous émouvoir. Les scènes avec le père Thomas et Anna sont à mon sens les plus réussis. Pas le chef d'œuvre annoncé donc mais un moment d'apesanteur qui fait du bien, dans un monde ou l'éloge de la lenteur est vu comme un défaut.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 17 septembre 2012

    caro64
    Rosa candida porte bien son titre. Si telle est le nom de la rose que Arnjoltur veut aller soigner dans le monastère d'un pays perdu, il est lui ce Candide des temps modernes qui, en allant sauver un jardin, veut surtout découvrir sa propre évidence.

    Quand il quitte sa maison, son père et son jeune frère autiste, Arnjoltur n'a aucune idée de ce qu'est le monde. Il se résume à son Islande natale, à la serre où il a mis enceinte Anna, par le hasard d'une nuit entre les Rosa candida, ces roses à huit pétales dont il emportera des plants dans son périple.
Quel périple ! Arnjoltur a l'ignorance et l'ingénuité de sa jeunesse. Son voyage est une succession de découvertes, de petits bonheurs et de gros malheurs. Mais rien ne saurait dévier sa route, car il y a ce jardin au bout de la quête. Dans ce monastère, un moine cinéphile et un peu adepte du petit verre d'alcool lui donnera à voir un peu plus loin que le bout de son nez. Et puis, débarque Anna et leur petite-fille, Flora Sol, et sa vie de célibataire sera chamboulée...
    Rosa candida est un livre touchant, comme on en lit peu. Même si elle n'est pas trépidante, cette jolie histoire que nous offre Audur Ava Ólafsdóttir est presque un conte initiatique qui oscille entre gravité et légèreté, joie et tristesse. Et où elle dépeint avec finesse et humour un personnage principal insolite dont la naïveté et la candeur le rendent profondément attachant. Un beau roman, qui fait du bien.
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  • Par Ptitgateau, le 09 mai 2012

    Ptitgateau
    J'ai été amenée au cours de ma lecture à me poser bien des questions :
    d'abord sur les personnages : un jeune homme qui ne présente pas vraiment de traits de caractère particuliers, qui se cherche constamment, se pose une foule de questions, qui se décrit sans exprimer de sentiment comme s'il était extérieur à lui-même et sans communiquer son ressenti de façon évidente, un père octogénaire anxieux, soucieux que son fils ne manque de rien, une maman décédée omniprésente, un frère autiste dont je n'ai pas bien cerné le rôle dans ce récit , un moine érudit qui pour répondre aux questions, utilise les moyens dont il dispose : livres et films.
    Ensuite sur l'histoire : sorte d'errance contrôlée du jeune Arnljotur qui quitte le foyer pour se rendre dans un endroit perdu où les gens pratiquent un patois étranger.
    Les lieux : pas d'indication de temps, de lieux.
    Le but du héros : faire revivre sa mère à travers ses passions, ses actions afin qu'elle poursuive son éducation et en fasse un homme.
    Je l'ai abordé finalement comme une sorte de conte avec pour épreuve, devenir un homme, devenir un père et faire son apprentissage de la vie. Ce jeune homme m'a parfois fait sourire et et m'a attendrie, particulièrement lors de son initiation au métier de père qui a tout à apprendre.
    Par ailleurs, ce roman pourrait être assimilé à une œuvre philosophique si on considère que les nombreuses questions que se pose Arnljotur interpellent le lecteur.
    La ligne conductrice de ce récit est fort agréable et poétique : l'histoire d'une rose à huit pétales sans épine, à laquelle peut être comparé notre héros , pacifique et candide.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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Critiques presse (1)


  • LaPresse , le 11 février 2013
    Un livre quasi miraculeux sur l'amour paternel sous toutes ses coutures.
    Lire la critique sur le site : LaPresse

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Citations et extraits

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  • Par Theoma, le 01 décembre 2010

    - Comment savoir si une femme vous aime ?

    - Il est difficile d'être sûr de quoi que ce soit en amour, dit l'abbé en poussant la poupée vers l'enfant.

    - Et si une femme dit qu'elle a peur que l'homme ne revienne pas quand il va faire une course ?

    - Alors il se peut que ce soit elle qui ait envie de partir seule.

    (...)

    - Et quand une femme a l'esprit ailleurs, est-ce que cela veut dire qu'elle n'est pas amoureuse ?

    - Cela peut vouloir dire ça, mais aussi qu'elle est amoureuse.

    - Et si une femme dit à un homme qu'il ne doit pas tomber amoureux d'elle ?

    - Cela peut vouloir dire qu'elle l'aime. Il me vient à l'esprit un vieux film italien que tu aurais peut-être plaisir à voir et qui traite du même problème. Le metteur en scène fait assurément fi des dialogues pour démêler les sentiments.

    - Et si elle dit qu'elle n'est pas prête pour une union ? (...)

    - Ça peut vouloir dire qu'elle est prête mais qu'elle ne sait pas si toi, tu l'es et qu'elle redoute que tu la rejettes.

    - Et si elle dit qu'elle a envie de partir et qu'elle veut être seule ?

    - Ça peut vouloir dire qu'elle veut que tu viennes avec elle.
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  • Par mamansand72, le 11 novembre 2014

    Elle m’observe pourtant quelquefois quand je joue avec la petite, mais je ne suis pas sûr qu’elle me regarde autant que moi je la regarde. Elle est probablement en train de m’étudier sous l’angle de l’hérédité par rapport à sa fille. Mon soupçon se confirme lorsque je tourne le pain à l’envers sur la planche.
    « Tu es gaucher ? » demande-t-elle en me regardant de ses yeux vert-bleu attentifs.
    Du fait que nous vivons momentanément sous le même toit et que l’appartement est petit, nous sommes parfois obligés de nous faufiler pour passer l’un devant l’autre et il arrive que nous nous heurtions involontairement. Et puis je l’ai effleurée une ou deux fois exprès. Je pense toujours autant au corps, mais j’essaie de me limiter aux heures où Anna n’est pas là, comme lorsque je suis en train de travailler au jardin. J’ai tellement peur que mes pensées se voient sur mon visage. Anna est sûrement une de ces personnes sensibles qui voient les pensées sous forme d’images entourées de dentelle nuageuse, avant même qu’on les ait cogitées soi-même jusqu’au bout. Maman était comme ça, elle pouvait dire ce que j’étais en train de penser. Je ne demande pas mieux que d’avoir Anna comme amie mais le fait qu’elle soit une femme et que nous ayons un enfant ensemble complique incontestablement les choses. Quand nous sommes dans la même pièce, la mère de mon enfant et moi, je me surprends sans arrêt à perdre le fil de la conversation. Surtout quand elle vient de prendre sa douche, et qu’elle a les cheveux mouillés ou mis une barrette pour écarter sa frange du visage. Ce n’est pas avant d’être sous ma couette, en plein monologue de l’âme, alors que mère et fille sont endormies dans la pièce voisine, que je puis m’autoriser à penser au corps - à me rappeler une fois de plus que je suis vivant. J’avoue avoir envisagé la possibilité que quelque chose s’allume entre Anna et moi - je veux dire quelque chose d’autre qu’une nouvelle vie. Ce qui me sauve de l’impasse de pulsions charnelles, c’est la fenêtre ouverte de la cuisine. En droite ligne de mon oreiller, dans l’obscurité, se dresse le mur infranchissable du monastère et, derrière lui, du côté où la vigne sommeille, se trouvent mes parterres de roses que je dois absolument arroser demain. Je suis le seul homme à connaître l’existence d’une certaine variété de rose vivace, là-bas dans le noir, sous la lune jaune.
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  • Par Aproposdelivres, le 12 octobre 2014

    Moi, je me sens tout drôle de me trouver sur le lieu même, si j’ose dire, de la procréation, en compagnie de mon vieux père et de mon demeuré de frère jumeau qui est là, juste derrière la vitre. Papa ne croit pas aux coïncidences, du moins pas quand il s’agit des événements primordiaux de l’existence, comme la naissance et la mort ; la vie ne s’allume pas, ni ne s’éteint comme ça, par hasard, dit-il. Il ne peut pas comprendre que la conception puisse résulter d’une rencontre fortuite, que l’occasion de coucher avec une femme puisse se présenter à l’improviste, pas plus qu’il ne peut comprendre que la mort puisse résulter d’une flaque d’eau ou de gravillons dans un virage, quand on peut se référer à autre chose : aux chiffres et aux calculs arithmétiques. Papa pense les choses autrement, le monde tient par des chiffres ; ils sont au cœur même de la création et on peut lire dans les dates une vérité profonde, y voir de la beauté. Ce que moi j’appelle hasard ou occasion, selon le cas, est pour papa un élément d’un système complexe. Trop de coïncidences, ça n’existe pas, une à la rigueur, mais pas trois ; pas de coïncidences en série, dit-il : l’anniversaire de maman, la date de naissance de sa petite-fille et le jour de la mort de maman, tout ça le même jour du calendrier, le sept août. Pour ma part, je ne comprends pas les calculs de papa ; d’après mon expérience, c’est justement quand on se met à escompter quelque chose de précis, que tout autre chose arrive. Je n’ai rien contre la marotte d’un électricien à la retraite à condition que ses calculs n’aient rien à voir avec ma négligence en matière de préservatifs.
    « Tu n’es pas en train de filer à l’anglaise, mon petit Lobbi ?
    — Non, je leur ai dit au revoir hier. » Je n’irai pas plus loin dans son sens et il change alors de conversation.
    «Tu ne sais pas si ta mère avait par hasard une bonne recette de soupe au cacao ? J’ai acheté de la crème à fouetter.
    — Non, mais on pourrait peut-être trouver ensemble comment faire. »
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  • Par pile, le 05 février 2012

    Je pourrais assurément me demander, tout comme elle, si je ne suis peut-être pas assez porté sur les femmes. Je peux bien tenir une femme dans mes bras pendant la moitié d’une nuit, mais je ne suis pas sûr de pouvoir la protéger contre ce qu’elle redoute. Les filles ont en général bien plus de choses à dire que moi, elles parlent de leur relation avec le grand-père dont elles étaient les chouchoutes, racontent qu’il leur a appris à jouer aux échecs et qu’il les emmenait au concert avant de tomber malade du cancer de la prostate. Elles vont parfois évoquer quelque événement dramatique, survenu dans leur famille, éventuellement au siècle dernier, si rien de tragique en dehors de la mort du grand-père, et parfois de la grand-mère peu après, ne s’est passé au cours des dernières années. Les femmes ont une très longue mémoire et sont sensibles à l’effet des choses singulières qui se sont produites dans leur famille au cours des deux cents dernières années ; après quoi elles vont jusqu’à essayer de me relier à leurs racines historiques. J’aurais bien du mal à me présenter de la sorte à qui que ce soit, même s’il est tout à fait envisageable de coucher avec une fille.
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  • Par Ptitgateau, le 08 mai 2012

    Je mets une pièce dans le tronc et allume un cierge. Sur la pancarte, il est dit que saint Joseph a été un époux fidèle, travailleur et pieux. il était père adoptif me dis-je, et il a endossé le rôle qui lui était destiné. Moi je ne suis pas un père adoptif comme Joseph; Ma fille a les mêmes lobes d'oreille que moi et un grain de beauté au même endroit de l'aine, elle est la chaire de ma chair si l'on peut s'exprimer ainsi théologiquement parlant. J'éprouve tout de même de l'empathie pour saint Joseph. Il a dû se sentir bien seul sous la couette.
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