> Catherine Eyjolfsson (Traducteur)

ISBN : 2843045215
Éditeur : Zulma (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.92/5 (sur 339 notes) Ajouter à mes livres
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par freude, le 21 mars 2012

    freude
    Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
    Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !
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    Critique de qualité ? (31 votes positifs)
  • Par Ptitgateau, le 09 mai 2012

    Ptitgateau
    J'ai été amenée au cours de ma lecture à me poser bien des questions :
    d'abord sur les personnages : un jeune homme qui ne présente pas vraiment de traits de caractère particuliers, qui se cherche constamment, se pose une foule de questions, qui se décrit sans exprimer de sentiment comme s'il était extérieur à lui-même et sans communiquer son ressenti de façon évidente, un père octogénaire anxieux, soucieux que son fils ne manque de rien, une maman décédée omniprésente, un frère autiste dont je n'ai pas bien cerné le rôle dans ce récit , un moine érudit qui pour répondre aux questions, utilise les moyens dont il dispose : livres et films.
    Ensuite sur l'histoire : sorte d'errance contrôlée du jeune Arnljotur qui quitte le foyer pour se rendre dans un endroit perdu où les gens pratiquent un patois étranger.
    Les lieux : pas d'indication de temps, de lieux.
    Le but du héros : faire revivre sa mère à travers ses passions, ses actions afin qu'elle poursuive son éducation et en fasse un homme.
    Je l'ai abordé finalement comme une sorte de conte avec pour épreuve, devenir un homme, devenir un père et faire son apprentissage de la vie. Ce jeune homme m'a parfois fait sourire et et m'a attendrie, particulièrement lors de son initiation au métier de père qui a tout à apprendre.
    Par ailleurs, ce roman pourrait être assimilé à une œuvre philosophique si on considère que les nombreuses questions que se pose Arnljotur interpellent le lecteur.
    La ligne conductrice de ce récit est fort agréable et poétique : l'histoire d'une rose à huit pétales sans épine, à laquelle peut être comparé notre héros , pacifique et candide.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ballad, le 10 mars 2012

    ballad
    Un ouvrage plein de tendresse et d'humour racontant les périples d'un jeune homme passionné d'horticulture, et, surtout, de sa petite fille, Flora Sol. L'histoire commence alors que le père et le frère jumeau d'Amljotur lui offrent un dîner d'adieu avant son départ pour le sud. Celui-ci quitte son pays froid et peu lumineux, son champs de lave incultivable, et ses marais dangereux, emportant avec lui, pour les replanter dans le sud, quelques fragiles boutures d'une variété de roses uniques que sa mère avait miraculeusement créées dans sa serre. C'est une rose pourpre à huit pétales et sans épines, voisine de la « Rosa candida ».
    Il y a beaucoup d'humour et d'émotion dans ces pages, des moments attendrissants. On peut peut-être dire que c'est un livre sur l'instinct paternel ? Un livre qui fait penser aux mères en tout cas, au côté "saint" de la maternité. Même si j'ai adoré le livre, j'apporte un bémol : j'ai préféré les deux premiers tiers du livre, car je n'ai pas pu m'intéresser complètement à l'histoire du foyer à partir du moment où l'auteur ne parlait quasi plus du monastère et de la roseraie. Des recettes à essayer en tout cas ! C'est un livre qui de toute façon se dévore : à ne pas ouvrir à n'importe quel moment de la journée.
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 25 janvier 2012

    sandrine57
    A 22 ans, Arnljotur quitte la lave et la glace de sa terre d'Islande pour rejoindre, sur le continent, un monastère dont il doit restaurer la roseraie. Il part avec, dans sa poche, une photo de sa petite fille, dans son coeur, l'amour de son père et de son frère autiste et le souvenir de sa mère trop tôt disparue, et dans son coffre trois boutures de Rosa candida.
    Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai refermé ce petit bijou de la littérature islandaise.
    Tout est beau dans ce livre, les gens, les paysages, les sentiments. Quête initiatique, conte moderne, c'est le parcours d'un jeune homme à la recherche de lui-même qui grâce à des rencontres, à des conseils, à des expériences nouvelles, va découvrir qui il est et qui il peut devenir. J'ai beaucoup aimé Arnljotur, sa candeur, sa fraîcheur, sa bonté. Et j'ai adoré son père, vieux bonhomme complètement dépassé par la mort injuste et inattendue de sa femme, toujours inquiet pour son fils, tellement bon et aimant.
    Un petit livre pour se déconnecter de la dure réalité, à déguster sans modération.
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    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 12 décembre 2010

    Seraphita
    Arnljótur, un jeune homme de 22 ans, décide de quitter le cocon douillet du foyer paternel où il vivait aux côté de Jósef, son frère jumeau autiste. Sa mère est tragiquement décédée dans un accident de voiture. Elle lui a légué un héritage, celui de l'horticulture et notamment de la culture d'une magnifique rose à huit pétales. Il s'exile loin de la terre d'accueil paternelle dans un monastère qui abrite une roseraie réputée. Malgré son exil, ses responsabilités se rappellent à lui.
    J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix littéraire des lecteurs Angevins et des Inter-CE 2011. J'avais beaucoup entendu parler de ce roman islandais. Il m'a semblé plutôt inégal : j'ai beaucoup aimé les deux premiers tiers et me suis beaucoup ennuyée au dernier tiers. L'écriture est simple, les phrases sont concrètes. Si cet aspect séduit de prime abord, le côté prosaïque des faits narrés peut lasser au final.
    Je me suis beaucoup attachée au début au narrateur, le jeune Arnljótur. Sa naïveté, sa candeur campent un sympathique personnage. Il découvre la vie loin de ses parents : de son père tout d'abord dont il quitte le foyer douillet, même s'il l'appelle très souvent ; de sa mère ensuite, par la force des choses : elle est décédée brutalement dans un accident de la route et l'a appelé juste avant de mourir. Il découvre ses responsabilités, notamment celle de père. Son aventure avec Anna semble peu crédible ; malgré cela, j'ai adhéré à ce fil conducteur. J'ai beaucoup aimé la tendresse d'Arnljótur pour sa petite fille. Les sentiments affleurent dans ce roman.
    J'ai aimé les explications d'horticulture que donne le narrateur aux moines du monastère où il est accueilli. Cela donne sens au titre du roman :
    - Rose à huit pétales ; ce sont huit pétales soudés au fond de la corolle et puis deux fois huit autres à l'extérieur, vingt-quatre pétales en tout, en trois rangs qui forment le bouton, presque toujours humide de rosée, dis-je en guise d'explication. C'est exact qu'elle est apparentée à Rosa candida, à ceci près qu'elle n'est pas blanche. Il s'agit d'une souche plus robuste, probablement le seul spécimen au monde, dis-je. Bien que j'aie parcouru d'innombrables livres sur les roses, je n'ai encore jamais trouvé de variété comparable (p. 161).
    J'ai également apprécié un certain sens de l'humour chez l'auteur, perceptible dans cette phrase :
    Lorsque la sage-femme fut partie et qu'Anna se fut endormie pour la nuit, je tirai le berceau de plexiglas jusqu'au canapé et me penchai au-dessus pour regarder la toute petite. J'étais seul avec elle. Elle était éveillée et me regardait aussi. L'incarnation de ma négligence en matière de contraception me regardait en face (p. 125).
    Mais le dernier tiers du livre m'a semblé ennuyeux : l'auteur accumule les détails prosaïques, décrivant les tourments culinaires du narrateur : on y apprend de nombreuses façons d'accommoder les plats, mais on s'ennuie beaucoup tant l'action est réduite à néant. La relation avec Anna se transforme, mais on n'y croit plus guère.
    Un livre en demi-teinte, un peu décevant, que des adolescents pourraient apprécier. Un roman un peu trop long (plus de 300 pages) qui nous fait réfléchir sur les vertus initiatiques du voyage et la paternité.
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Citations et extraits

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  • Par marmarly, le 24 mai 2012

    C'est fatiguant d'avoir à expliquer à tout le monde la même chose - cette histoire de cheveux. La photo date d'un mois, la petite n'en avait que six quand elle à été prisé. Ça ne se voit pas tout de suite les cheveux blonds comme ça.
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  • Par tojadi, le 18 mai 2012

    Il y a tant de facettes à l'union d'un homme et d'une femme, que ce n'est pas un tiers qui pourra comprendre ce qui se passe entre eux .
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  • Par pile, le 05 février 2012

    Je pourrais assurément me demander, tout comme elle, si je ne suis peut-être pas assez porté sur les femmes. Je peux bien tenir une femme dans mes bras pendant la moitié d’une nuit, mais je ne suis pas sûr de pouvoir la protéger contre ce qu’elle redoute. Les filles ont en général bien plus de choses à dire que moi, elles parlent de leur relation avec le grand-père dont elles étaient les chouchoutes, racontent qu’il leur a appris à jouer aux échecs et qu’il les emmenait au concert avant de tomber malade du cancer de la prostate. Elles vont parfois évoquer quelque événement dramatique, survenu dans leur famille, éventuellement au siècle dernier, si rien de tragique en dehors de la mort du grand-père, et parfois de la grand-mère peu après, ne s’est passé au cours des dernières années. Les femmes ont une très longue mémoire et sont sensibles à l’effet des choses singulières qui se sont produites dans leur famille au cours des deux cents dernières années ; après quoi elles vont jusqu’à essayer de me relier à leurs racines historiques. J’aurais bien du mal à me présenter de la sorte à qui que ce soit, même s’il est tout à fait envisageable de coucher avec une fille.
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  • Par Theoma, le 01 décembre 2010

    - Comment savoir si une femme vous aime ?

    - Il est difficile d'être sûr de quoi que ce soit en amour, dit l'abbé en poussant la poupée vers l'enfant.

    - Et si une femme dit qu'elle a peur que l'homme ne revienne pas quand il va faire une course ?

    - Alors il se peut que ce soit elle qui ait envie de partir seule.

    (...)

    - Et quand une femme a l'esprit ailleurs, est-ce que cela veut dire qu'elle n'est pas amoureuse ?

    - Cela peut vouloir dire ça, mais aussi qu'elle est amoureuse.

    - Et si une femme dit à un homme qu'il ne doit pas tomber amoureux d'elle ?

    - Cela peut vouloir dire qu'elle l'aime. Il me vient à l'esprit un vieux film italien que tu aurais peut-être plaisir à voir et qui traite du même problème. Le metteur en scène fait assurément fi des dialogues pour démêler les sentiments.

    - Et si elle dit qu'elle n'est pas prête pour une union ? (...)

    - Ça peut vouloir dire qu'elle est prête mais qu'elle ne sait pas si toi, tu l'es et qu'elle redoute que tu la rejettes.

    - Et si elle dit qu'elle a envie de partir et qu'elle veut être seule ?

    - Ça peut vouloir dire qu'elle veut que tu viennes avec elle.
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  • Par Ptitgateau, le 08 mai 2012

    Je mets une pièce dans le tronc et allume un cierge. Sur la pancarte, il est dit que saint Joseph a été un époux fidèle, travailleur et pieux. il était père adoptif me dis-je, et il a endossé le rôle qui lui était destiné. Moi je ne suis pas un père adoptif comme Joseph; Ma fille a les mêmes lobes d'oreille que moi et un grain de beauté au même endroit de l'aine, elle est la chaire de ma chair si l'on peut s'exprimer ainsi théologiquement parlant. J'éprouve tout de même de l'empathie pour saint Joseph. Il a dû se sentir bien seul sous la couette.
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