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ISBN : 2757862456
Éditeur : Points (2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.8/5 (sur 1604 notes)
Résumé :
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée.
Un lien les unissait: le jardin et la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (338) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
sandrine5725 janvier 2012
  • Livres 5.00/5
A 22 ans, Arnljotur quitte la lave et la glace de sa terre d'Islande pour rejoindre, sur le continent, un monastère dont il doit restaurer la roseraie. Il part avec, dans sa poche, une photo de sa petite fille, dans son coeur, l'amour de son père et de son frère autiste et le souvenir de sa mère trop tôt disparue, et dans son coffre trois boutures de rosa candida.
Un peu de douceur dans ce monde de brutes! Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit quand j'ai refermé ce petit bijou de la littérature islandaise.
Tout est beau dans ce livre, les gens, les paysages, les sentiments. Quête initiatique, conte moderne, c'est le parcours d'un jeune homme à la recherche de lui-même qui grâce à des rencontres, à des conseils, à des expériences nouvelles, va découvrir qui il est et qui il peut devenir. J'ai beaucoup aimé Arnljotur, sa candeur, sa fraîcheur, sa bonté. Et j'ai adoré son père, vieux bonhomme complètement dépassé par la mort injuste et inattendue de sa femme, toujours inquiet pour son fils, tellement bon et aimant.
Un petit livre pour se déconnecter de la dure réalité, à déguster sans modération.
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Gwen21
Gwen2103 mars 2015
  • Livres 3.00/5
Je m'apprête à écrire un avis de lecture sur "Rosa Candida" de l'islandaise Audur Ava Olafsdottir. Pour cela, je m'assois à mon bureau, je fais un peu de place pour pouvoir ouvrir mon ordinateur. Papa dirait que le bureau est très mal rangé ; Maman n'aurait sûrement fait aucune remarque à ce sujet. Je pose mon portable sur le bureau et je l'allume. Pendant le démarrage, mon regard se porte vers la fenêtre. Dehors, il fait gris, cependant on perçoit un peu de soleil derrière un gros nuage, pareil à un énorme mouton mérinos. Voilà, l'écran s'allume, l'anti-virus me supplie comme chaque jour de télécharger sa mise à jour ; comme chaque jour, je clique sur non. Je me connecte à internet et j'attends que Babelio s'affiche. En attendant, je reporte mon regard vers dehors. A travers la vitre - qu'il faudrait que je nettoie - je n'aperçois plus le gros mouton mérinos ; à la place, il y a un timide rayon de soleil. Papa dirait qu'il va pleuvoir ce soir ; Maman n'aurait sans doute rien dit mais aurait sûrement souri. Je reviens à mes moutons et je clique sur le bouton qui permet d'ajouter une critique. Comme à chaque fois que je veux écrire une critique, je pense à tous les nouveaux usagers du site qui peuvent se tromper et cliquer sur le bouton pour ajouter une citation. Je ne vois pas bien mon écran à cause du soleil qui puise des forces dans la douceur du printemps. Alors, je change de position, je recule ma chaise pour limiter les reflets sur l'écran. Papa dirait qu'il vaut mieux tirer le rideau ; Maman aurait sans doute tiré le rideau. Je pose mes mains sur le clavier, prête à saisir mon avis. Ce faisant, je m'aperçois que mes mains sont très sèches et je me fais la réflexion que l'hiver n'a pourtant pas été bien rude cette année. Peut-être que la peau qui s'assèche est un signe visible et incontestable de vieillissement ? Pourtant je n'ai pas encore trente-cinq ans. Etrange, vraiment, j'y penserai plus tard. Le chat bondit soudain sur mes genoux. Il a de grands yeux verts et il se frotte contre mon ventre. Je le chasse après lui avoir caressé le crâne une seconde. J'essaie de me concentrer sur la critique à rédiger mais cette histoire de mains sèches me perturbe, je ne parviens pas à me concentrer. Je me lève et quitte le bureau. Je marche jusqu'à la salle de bains, empruntant le grand escalier. J'entends le chat grimper derrière moi. J'ai dans l'idée de me passer de la crème hydratante sur les mains, peut-être que j'en mettrai aussi un peu sur les poignets. Papa dirait que ça ne sert à rien, mieux vaut utiliser de l'huile végétale ; Maman aurait fait remarquer que le tube de crème est ouvert depuis trop longtemps, que peut-être la crème n'est plus si efficace. Dans la salle de bains, il y a une très faible lumière, le soleil a dû à nouveau se cacher derrière un nuage. Je me demande quelle forme il a, celui-là. Je fouille dans les placards, à la recherche de la crème pour les mains. Je mets plusieurs minutes à la trouver. le chat me regarde depuis le pas de la porte. Je remets la main sur le coupe-ongles que je croyais perdu depuis des lustres. Maman aurait eu raison, le tube de crème semble vraiment vieux ; Papa dirait que c'est parce que jusqu'à présent on utilisait plutôt de l'huile végétale, bien plus efficace. J'emporte quand même le tube jusqu'au bureau. Je me rassois devant mon ordinateur, qui s'est mis en veille. Il faut que je m'y mette, à écrire cette critique, sinon le soleil sera couché avant que je me souvienne du sujet du livre. Vu le nombre d'avis déjà déposés, je ne pense pas que ma contribution révolutionnera la blogosphère mais bon, ça me permettra toujours de garder un souvenir de ma lecture. Papa dirait que c'est important de se souvenir ; Maman aurait dit que les souvenirs ne servent qu'à rassurer l'avenir.
Eh, vous êtes toujours là ? Vous ne vous êtes pas écroulés, endormis, devant votre ordi ? Non ? Bon, alors voilà, si vous avez survécu à la lecture de cette critique, vous survivrez à la lecture de ce roman.
Un rythme que je qualifierais de lent ; une narration qui m'est souvent apparue comme une énumération de lieux communs (cf. les citations extraites) et de détails superflus mais qui, dans l'ensemble, réussit la prouesse de rester assez agréable à lire ; un ton doux comme du coton ou le précieux duvet des eiders islandais, mélodique comme une berceuse susurrée ou le vent balayant un champ de lave ; un chemin initiatique vers la paternité (et l'apprentissage culinaire) trop lisse pour être vraiment palpitant ; des personnages terriblement nordiques, c'est-à-dire calmes, fair-play, solitaires, introvertis, limite associables, pas très attachants ; une atmosphère étrange qui entraîne le lecteur dans des lieux quasi mystiques, pas tout à fait réels mais pas tout à fait fictifs non plus. Au final, un roman assez inclassable qui a pour lui de ne ressembler à aucun autre mais qui, à mes yeux, souffre d'être trop intimiste sans pour autant distiller de vraie poésie. Pourtant, on y parle de l'Islande, de fleurs, de sentiments, d'une maman, d'un bébé, de rencontres… mais non, pas de véritable alchimie en ce qui me concerne.
Sinon, pour savoir de quoi parle ce roman, vous pouvez vous référer aux 279 autres critiques publiées, sans doute bien plus instructives.

Challenge de lecture 2015 - Un livre qui se déroule à un endroit où vous avez toujours voulu aller (Islande)
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freude
freude21 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Quelle douceur que ce roman ! Il coule tout seul, à la fois tendre et triste, drôle et apaisant. Il m'a fait un bien fou. Arnljotur, ce personnage si jeune, si bringueballé par la vie avec sa mère chérie et décédée, son frère autiste qui s'en sort plutôt bien, son bébé "tombé du ciel" est tellement attachant. Il est si intiment lié à la terre via son amour des roses qu'il paraît fort et serein. Son père vieillissant qui se retrouve seul après le départ de son fils poursuit son bout de chemin, affrontant son deuil en annexant au fur et à mesure les recettes de cuisine de sa défunte épouse est lui aussi très émouvant. Et ce jardin de monastère oublié qui reprend vie peu à peu sous les doigts du jeune jardinier, je rêverais qu'il existe pour aller y passer l'après-midi...
Ajoutons à cela, la jolie relation qui se tisse entre le père et l'enfant et on n'a plus qu'attendre impatiemment d'autres romans d'Olafsdottir !
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Ptitgateau
Ptitgateau09 mai 2012
J'ai été amenée au cours de ma lecture à me poser bien des questions :
d'abord sur les personnages : un jeune homme qui ne présente pas vraiment de traits de caractère particuliers, qui se cherche constamment, se pose une foule de questions, qui se décrit sans exprimer de sentiment comme s'il était extérieur à lui-même et sans communiquer son ressenti de façon évidente, un père octogénaire anxieux, soucieux que son fils ne manque de rien, une maman décédée omniprésente, un frère autiste dont je n'ai pas bien cerné le rôle dans ce récit , un moine érudit qui pour répondre aux questions, utilise les moyens dont il dispose : livres et films.
Ensuite sur l'histoire : sorte d'errance contrôlée du jeune Arnljotur qui quitte le foyer pour se rendre dans un endroit perdu où les gens pratiquent un patois étranger.
Les lieux : pas d'indication de temps, de lieux.
Le but du héros : faire revivre sa mère à travers ses passions, ses actions afin qu'elle poursuive son éducation et en fasse un homme.
Je l'ai abordé finalement comme une sorte de conte avec pour épreuve, devenir un homme, devenir un père et faire son apprentissage de la vie. Ce jeune homme m'a parfois fait sourire et et m'a attendrie, particulièrement lors de son initiation au métier de père qui a tout à apprendre.
Par ailleurs, ce roman pourrait être assimilé à une oeuvre philosophique si on considère que les nombreuses questions que se pose Arnljotur interpellent le lecteur.
La ligne conductrice de ce récit est fort agréable et poétique : l'histoire d'une rose à huit pétales sans épine, à laquelle peut être comparé notre héros , pacifique et candide.

Lien : http://1001ptitgateau.blogsp..
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carre
carre30 mars 2013
  • Livres 3.00/5
Arnljotur est le héros du livre d'A.A.O. (trop long à écrire, tant pis pour le classement graphomane). Ce grand échalas de vingt deux ans prend la direction d'un petit village pour redonner vie à une roseraie, laissée à l'abandon dans un monastère. Il y rencontre le père Thomas, féru de cinéma, qui devient son confident. Car dans le cerveau de notre petit Lobby, surnom donné par son octogénaire de père, sa bouillonne sec : Vie, mort, sexe, choix professionnels, privés, spirituels, sens à donner à sa vie. Autant de questions que le candide jeune homme se pose alors que débarque dans sa vie Anna aventure d'un soir et mère de leur petite fille Flora Sol.
Audur Ava Olafsdottir (pas si long à écrire finalement) nous raconte une histoire toute simple, avec délicatesse et pudeur d'un jeune contraint de prendre ses responsabilités. C'est joliment écrit, même si parfois les scènes entre Arnljotur et sa fille m'ont paru bien naïves, pour ne par dire plus !
Mais au final, cette « bulle » de douceur réussit à nous émouvoir. Les scènes avec le père Thomas et Anna sont à mon sens les plus réussis. Pas le chef d'oeuvre annoncé donc mais un moment d'apesanteur qui fait du bien, dans un monde ou l'éloge de la lenteur est vu comme un défaut.
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Les critiques presse (1)
LaPresse11 février 2013
Un livre quasi miraculeux sur l'amour paternel sous toutes ses coutures.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (208) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages19 août 2016
- C'était comment, de recevoir un enfant ? demande ma voisine dans la voiture.
- Surprenant.
- Qu'est-ce qui t'a surpris ?
- On pense à la mort. Quand on a eu un enfant, on sait qu'on mourra un jour.
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AmbagesAmbages17 août 2016
- Combien de temps a duré votre relation ?
- Une demi-nuit, dis-je.
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TheomaTheoma01 décembre 2010
- Comment savoir si une femme vous aime ?

- Il est difficile d'être sûr de quoi que ce soit en amour, dit l'abbé en poussant la poupée vers l'enfant.

- Et si une femme dit qu'elle a peur que l'homme ne revienne pas quand il va faire une course ?

- Alors il se peut que ce soit elle qui ait envie de partir seule.

(...)

- Et quand une femme a l'esprit ailleurs, est-ce que cela veut dire qu'elle n'est pas amoureuse ?

- Cela peut vouloir dire ça, mais aussi qu'elle est amoureuse.

- Et si une femme dit à un homme qu'il ne doit pas tomber amoureux d'elle ?

- Cela peut vouloir dire qu'elle l'aime. Il me vient à l'esprit un vieux film italien que tu aurais peut-être plaisir à voir et qui traite du même problème. Le metteur en scène fait assurément fi des dialogues pour démêler les sentiments.

- Et si elle dit qu'elle n'est pas prête pour une union ? (...)

- Ça peut vouloir dire qu'elle est prête mais qu'elle ne sait pas si toi, tu l'es et qu'elle redoute que tu la rejettes.

- Et si elle dit qu'elle a envie de partir et qu'elle veut être seule ?

- Ça peut vouloir dire qu'elle veut que tu viennes avec elle.
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AproposdelivresAproposdelivres12 octobre 2014
Moi, je me sens tout drôle de me trouver sur le lieu même, si j’ose dire, de la procréation, en compagnie de mon vieux père et de mon demeuré de frère jumeau qui est là, juste derrière la vitre. Papa ne croit pas aux coïncidences, du moins pas quand il s’agit des événements primordiaux de l’existence, comme la naissance et la mort ; la vie ne s’allume pas, ni ne s’éteint comme ça, par hasard, dit-il. Il ne peut pas comprendre que la conception puisse résulter d’une rencontre fortuite, que l’occasion de coucher avec une femme puisse se présenter à l’improviste, pas plus qu’il ne peut comprendre que la mort puisse résulter d’une flaque d’eau ou de gravillons dans un virage, quand on peut se référer à autre chose : aux chiffres et aux calculs arithmétiques. Papa pense les choses autrement, le monde tient par des chiffres ; ils sont au cœur même de la création et on peut lire dans les dates une vérité profonde, y voir de la beauté. Ce que moi j’appelle hasard ou occasion, selon le cas, est pour papa un élément d’un système complexe. Trop de coïncidences, ça n’existe pas, une à la rigueur, mais pas trois ; pas de coïncidences en série, dit-il : l’anniversaire de maman, la date de naissance de sa petite-fille et le jour de la mort de maman, tout ça le même jour du calendrier, le sept août. Pour ma part, je ne comprends pas les calculs de papa ; d’après mon expérience, c’est justement quand on se met à escompter quelque chose de précis, que tout autre chose arrive. Je n’ai rien contre la marotte d’un électricien à la retraite à condition que ses calculs n’aient rien à voir avec ma négligence en matière de préservatifs.
« Tu n’es pas en train de filer à l’anglaise, mon petit Lobbi ?
— Non, je leur ai dit au revoir hier. » Je n’irai pas plus loin dans son sens et il change alors de conversation.
«Tu ne sais pas si ta mère avait par hasard une bonne recette de soupe au cacao ? J’ai acheté de la crème à fouetter.
— Non, mais on pourrait peut-être trouver ensemble comment faire. »
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PtitgateauPtitgateau08 mai 2012
Je mets une pièce dans le tronc et allume un cierge. Sur la pancarte, il est dit que saint Joseph a été un époux fidèle, travailleur et pieux. il était père adoptif me dis-je, et il a endossé le rôle qui lui était destiné. Moi je ne suis pas un père adoptif comme Joseph; Ma fille a les mêmes lobes d'oreille que moi et un grain de beauté au même endroit de l'aine, elle est la chaire de ma chair si l'on peut s'exprimer ainsi théologiquement parlant. J'éprouve tout de même de l'empathie pour saint Joseph. Il a dû se sentir bien seul sous la couette.
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Videos de Auður Ava Olafsdottir (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Auður Ava Olafsdottir
Bienvenue ! Les infos sont en dessous, déroulez ! Pas d'introduction pour cette vidéo pour cause de soucis de PC :)
La chaine d'Hajar: https://www.youtube.com/channel/UCNiHgACg7fk9y7fhsUnyDhw
La chaine de Fann : https://www.youtube.com/channel/UCMa_H3fog1EOVcOxtqMd83g/videos Les livres présentés : Rosa Candida - Auður Ava Olafsdottir Avant-toi - Jojo Moyes
Mon blog : http://www.treky.fr Ma page facebook : https://www.facebook.com/trekylivres Ma page Livreaddict : http://www.livraddict.com/profil/treky/
---------------------------------------------------------- Music - "Cherubs" by Josh Woodward. Free download: http://joshwoodward.com/song/Cherubs
Music - "Goodbye To Spring" by Josh Woodward. Free download: http://joshwoodward.com/song/GoodbyeToSpring
Music - "Crazy Glue" by Josh Woodward. Free download: http://joshwoodward.com/song/CrazyGlue
Music - "I'll Be Right Behind You, Josephine" by Josh Woodward. Free download: http://joshwoodward.com/song/IllBeRightBehindYouJosephine
Intro de Laurent Caccia : http://www.laurentcaccia.com/
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