Éditeur : Hachette (2011)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 144 notes) Ajouter à mes livres
Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue... Peu à... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pascaline59, le 05 février 2011

    Pascaline59
    Adieu Vampire, loup-garou et autres zombies, bienvenue dystopie, nouvelle tendance de cette année 2011, mais tant que c'est pour nous livrer des petites merveilles comme Delirium, moi je dis TANT MIEUX !Il faut dire que Delirium était "le" Black Moon attendu et en effet, je me suis régalée.
    Certains l'ont chanté, mais si l'amour était vraiment une maladie? Palpitation, stress, maux de coeur, dépression, insomnie... Tous ses symptômes sont bien réels. A l'époque de Lena, le problème a été résolu : plus d'amour, plus de désir, plus de sentiments excessifs. Les scientifiques ont trouvé un remède à l'amour : le "protocole". A dix-huit ans, chaque adolescent se fait opérer pour oublier, oublier l'amour, oublier le malheur. "Une personne qui ne désire plus rien est une personne heureuse", telle pourrait être la devise du gouvernement.
    On pourrait croire que Lena est une rebelle, il n'en est rien. Elle le dit elle-même : "c'est tout ce que je désire, tout ce que je n'ai jamais désiré. C'est la promesse de la guérison". Il est donc là le talent de Lauren Oliver : nous faire une héroïne humaine, une jeune fille à qui on peut s'identifier. Elle est drôle, tête en l'air, naïve, un peu froussarde. Bref je l'adore. Et on voit Lena évoluer, petit à petit, ce qui en donne une dimension réelle. Lena va aimer pour la première fois mais ce n'est pas pour autant qu'elle va changer du tout au tout. On doute avec elle, on mesure le pour et le contre.
    Grâce à la plume légère de l'auteur, on se retrouve bien vite embarqué dans l'histoire. Lauren Oliver met en avant une question que l'on s'est tous posé. Comment serait la vie si on ne pouvait plus rien ressentir ? Voilà pourquoi ce livre est une véritable claque. Il met en avant une société "futuriste" mais qui n'est pas si invraisemblable que ça.
    Si l'intrigue du livre a réussi à me convaincre, il en est de même pour les personnages qu'ils soient principaux ou secondaires, tous ont leur importance dans le livre. Je vous ai déjà un peu parlé de Lena, l'héroïne du livre. Alex est tout aussi persuasif. Il est tout ce qu'on attend d'un héros : fort, protecteur, joyeux, bref le petit ami idéal.
    Il y a ensuite d'autres personnages qui, je pense, ont une grande place dans le livre. Notamment Hana, Gracie, qui, malgré leurs caractères opposés, ont réussi à me toucher.
    En lisant le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à "La forêt des damnés" de Carrie Ryan. Même si l'histoire est complètement différente, je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser. Je trouve que la "trame" générale de l'histoire et la façon d'écrire se ressemblent beaucoup. En tant que fan de Carrie Ryan, cela ne m'a pas du tout dérangé. L'action à proprement parlé est un peu longue à venir, pourtant, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Commencer Delirium, c'est être obligé de tourner les pages, les unes après les autres ( on n'est même parfois tenter de les tourner plus vite que celà !). Tout le long, le livre nous tient en haleine jusqu'au bout. La fin en est même frustrante. J'en aurais pleuré de rage. Pire, il va falloir se montrer patient : après tout, Pandemonium, le tome deux, est prévu pour 2012 (même en VO snif). le tome trois, Requiem, est quand à lui prévu pour 2013.
    Après tout, comme le proverbe dit, "qui aime bien, chatie bien".
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Archessia, le 07 mars 2011

    Archessia
    Déjà quelques temps avant sa sortie, ce titre me faisait de l'oeil. Mon envie de le lire a grandit en voyant fleurir les excellentes critiques sur le net. J'étais donc ravie de pouvoir le recevoir, et je comprends maintenant l'engouement qu'il provoque !
    Dans notre monde, et dans pas mal d'années (peut-être une bonne centaine), l'amour et les autres sentiments forts ont été déclarés dangereux par l'état, et des scientifiques ont même réussis à trouver un remède pour éliminer ceux-ci.
    Grâce à une opération que l'on fait à toute personne lors de ses 18 ans, les humains ont trouvés une sérénité, une paix intérieure et extérieure, qu'aucun sentiments puissant ne vient perturber.
    Lena a 17 ans, et elle attend avec impatience la date de sa Procédure.
    ENFIN, elle se sentira apaisée, et plus jamais elle ne subira les assauts de la jalousie, la honte des complexes ou le pincement de la colère.
    Elle sera comme tout le monde, son esprit sera neutre, vraiment, elle n'attend que ça.
    Bien sûr, elle trouve dommage le fait qu'elle ne sera plus amie avec Hana, car l'amitié est également un sentiment annihilé par l'opération. Mais s'il faut en passer par là, alors elle le fera.
    Par contre, un problème de taille vient perturber tout ce que Lena a toujours pensé : elle va rencontrer Alex, et avec lui, bien des dangers vont déferler dans sa vie.
    Le plus gros, et le plus nuisible de tous étant l'amour.
    Dès les premières pages nous sommes emportés aux côtés de Lena, et l'étrange ambiance que dégagent les premiers chapitres attisent notre curiosité.
    Chaque chapitre est précédé d'un extrait de la nouvelle Bible de l'époque, de poèmes, de comptines, etc ...
    Quelques morceaux choisis nous permettant de mieux cerner la mentalité qui habite la population.
    Vu la façon dont tout le monde parle de l'amour et des autres sentiments forts, on a presque envie de les croire !
    Oui, l'amour nous fait faire des choses folles, chamboule notre appétit, notre moral, notre façon de voir les choses, exacerbe nos actions et nos pensées, nous fait mal également, nous provoque des douleurs qui nous paraissent tellement insurmontables. Et oui, des gens meurent, à cause de l'amour.
    Lena l'a bien comprit, elle est consciente des dangers inhérents à cet état étrange, sa mère étant morte à cause de l'amour. Elle n'a jamais pu supporter la perte de son mari, et elle a voulu le rejoindre, malgré plusieurs opérations ratées effectuées par les autorités médicales.
    Pour Lena donc, c'est un fait, elle ne veut jamais tomber amoureuse, elle veut juste rentrer dans un moule de perfection.
    Mais une fois que la petite graine d'un sentiment est plantée, elle ne peut que grandir, pousser pour devenir un arbre immense qui recouvre tout de son feuillage.
    C'est l'effet qu'aura Alex sur Lena.
    Et c'est beau, puissant, ça vibre, ça touche, ça émeut, ça nous serre la gorge et le coeur.
    Mais en dehors de l'histoire de ces deux amoureux, le livre effleure d'autres sujets, tout aussi importants.
    Le contrôle de la population, la culture de la différence, la peur de la maladie et de la contagion.
    Car dans ce roman, on parle de l'amour comme d'une maladie que l'on attrape et qui peut se répandre à grande vitesse.
    Il y a des passages où des personnes ont peur d'approcher, de toucher une personne amoureuse. Absolument ridicule, n'est ce pas ?
    Et pourtant, je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement avec certains malades de cancer, ou du sida, qui doivent subir à longueur de temps ces comportements ridicules et blessants.
    Ce qui m'a marquée dans ce livre, c'est que malgré que le tout soit assez sombre, que l'univers dépeint soit dur, froid et ultra contrôlé, il y avait toujours une lueur d'espoir pour éclairer le tout.
    Le fait que les sentiments subsistent quelque part, et continuent à exister malgré tout (car, au final, c'est tout ce qu'il y a de plus naturel chez l'être humain ! ), est un formidable message qui nous donne envie de croire, jusqu'au bout, qu'il y a moyen de triompher des épreuves si on s'en donne la peine et si on a des éléments dans nos vies qui nous donnent envie de se battre pour eux.
    Au niveau des personnages, sans être incroyablement attachants, ils sont vraiment très intéressant, et c'est avec avidité que j'ai suivis leur évolution.
    En parlant d'évolution, c'est bien sûr Lena qui fait preuve de la plus grande dans tout le récit.
    Cette jeune fille qui avait ses convictions et qui était certaine de savoir ce qu'elle voulait, voit peu à peu son quotidien se métamorphoser, ses certitudes voler en éclats, et ses yeux s'ouvrent de plus en plus à la société dans laquelle elle évolue, remarquant ses failles et ses abus.
    C'est beau de la voir changer au fil des pages, de la voir devenir quelqu'un de fort, de transporté par l'amour et la foi qu'elle a dans ses nouvelles convictions et envies.
    Alex, sans être le super tombeur, parfait et incroyablement beau, reste quelqu'un d'attirant, mais surtout de protecteur.Non seulement il apporte dans la vie de Lena l'incroyable cadeau de l'amour, mais il devient également une sorte de guide pour elle, il lui montre ce que le monde a à lui offrir, en dehors des murs fermés que le gouvernement a érigé autours des villes.
    Fort et plein de promesses, il est l'image même du premier amour, doux-amer mais tellement puissant.
    Que ce soit pour ses personnages, son scénario, l'évolution de l'histoire ou son message véhiculé, j'ai été séduite par ce livre, et la dernière page m'a vraiment achevée, m'arrachant une larme au passage. La plume poétique et terriblement fluide de Lauren y est pour beaucoup, avec un style très visuel et des descriptions de sentiments à couper le souffle, tellement vivants et réalistes qu'on ne peut que les ressentir pendant notre lecture.
    Un superbe ouvrage qui enchantera énormément de lecteurs.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Melisende, le 22 mars 2011

    Melisende
    Depuis l'excellente surprise de 16 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl l'an dernier, je n'avais pas replongé dans un ouvrage de la collection Black Moon chez Hachette. Lorsque j'ai vu ce partenariat proposé par Livraddict, je me suis donc lancée, curieuse de découvrir ce que se cachait derrière ce titre et cette couvertures étranges. En voyant le « Et si rien n'était plus dangereux que l'amour ? », je l'avoue, j'étais sceptique, m'attendant à une énième histoire à l'eau de rose sur fond de fantastique ou de science-fiction.
    Mais, là où Les Ames vagabondes de Stephenie Meyer m'avait déçue, Delirium de Lauren Oliver tient toutes ses promesses ! En effet, derrière l'histoire d'amour, c'est tout un monde, une façon de penser, une « politique » qui sont développés. Contrairement à Meyer, Oliver nous offre un univers, une réflexion poussée, intelligente et maitrisée, pas juste là pour enrober une histoire d'amour.
    Apparemment, Delirium peut-être classé en dystopie (merci les membres de Livraddict pour les explications) et je suis ravie que de tels ouvrages soient mis en avant par Black Moon et proposés aux lecteurs (plus ou moins jeunes) habitués à la collection.
    C'est vraiment une excellente surprise et il me tarde de lire la suite ! Merci donc à Livraddict et à Black Moon pour leur confiance, et à Lauren Oliver pour ce très bon premier tome !
    Lena aura bientôt 18 ans. Dans trois mois, début septembre, elle subira le « Protocole » et sera enfin heureuse et en sécurité. Avant d'en arriver là, elle doit subir une évaluation devant plusieurs « spécialistes » qui jugeront de sa « qualité » aussi bien physique que morale, et pourront ainsi lui proposer une liste de noms afin qu'elle choisisse un futur mari. Lena s'entraîne à apprendre les réponses qu'on attend d'elle, pressée d'en finir avec cette épreuve.
    Le jour -J, nerveuse, elle s'avance quasi nue sous les regards inquisiteurs du jury, attendant les questions. Sous l'effet du stress, la voilà qui répond « gris » au lieu de « bleu » à la question qui concerne sa couleur préférée, et qui avoue aimer le sacrifice de Roméo et Juliette ! Sacrilège ! Heureusement, elle échappe à la catastrophe grâce au troupeau de vaches qui envahit les lieux et pourra donc repasser une évaluation quelques semaines plus tard. Alors que les juges montent sur les tables pour ne pas être piétinés par les animaux, Lena lève les yeux vers une salle à l'étage et découvre derrière la vitre, un jeune homme riant de la bonne blague, lui faisant un clin d'œil…
    Quelques jours plus tard, alors que leur jogging les conduit vers les laboratoires de la ville, Lena et sa meilleure amie Hana tombent nez à nez avec le mystérieux garçon de l'évaluation qui est en fait un gardien… Il nie ouvertement connaître Lena, mais lui fait comprendre discrètement qu'il est bien celui qu'elle croit… Mais qui est-il vraiment ? Fait-il partie des rebelles ou pire, des Invalides ? Impossible, la marque dans son cou atteste qu'il a subi le « Protocole », et pourtant…
    Comme je le disais en introduction, c'est vraiment le côté science-fiction, dystopie, qui m'a le plus plu ici. On suit une jeune fille trois mois avant son « Protocole » et on découvre petit à petit son « univers ».
    Elle vit à Portland dans une société future où les sentiments (notamment l'Amour) sont formellement interdits car soi-disant dangereux et mortels. On se rend compte que les habitants de la ville sont en fait enfermés dans celle-ci car entourés de barrières électrifiées et surveillées jour et nuit, donc infranchissables. Des mythes et des légendes circulent sur ce qui se passe au-delà de ces limites et surtout sur ceux qui y vivent. le passé et les textes comme Roméo et Juliette sont étudiés à l'école (qui n'est pas mixte, les garçons et filles n'ont aucun contact entre eux avant d'être mariés) et utilisés pour prouver le danger mortel qui peut résulter du moindre sentiment.
    Tout est contrôlé, la moindre personne est surveillée (ses conversations téléphoniques, par exemple). Seuls certains livres, certaines musiques et surtout certaines façons de penser sont admis. Si vous vous en éloignez, vous risquez d'être emprisonnés et jugés comme « Sympathisants »… le gouvernement cherche à robotiser les humains (en leur enlevant leur libre-arbitre grâce au « Protocole ») et à les contenir…
    Heureusement, dans n'importe quelle société, il y a toujours des rebelles… et voilà que Lena en rencontre un !
    Lena est l'héroïne de cette histoire. Son personnage est particulièrement intéressant car connait une évolution importante, une énorme prise de conscience. La jeune fille est au départ, complètement sous l'influence du gouvernement, persuadée du bien fondé des idées et méthodes des autorités. Marquée par le suicide de sa mère qui n'avait jamais été « guérie » malgré ses trois « Protocoles », elle croit dur comme fer qu'il est vital de subir cette opération du cerveau pour échapper à tous les dangers, pour être « normale » et se fondre dans la masse. Cependant, la petite voix qui lui avait soufflé les « mauvaises » réponses le jour de l'évaluation prend de plsu en plus d'ampleur au fil des jours alors que Lena commence à ouvrir les yeux sur ce qui l'entoure. de parfaite citoyenne au cerveau lobotomisé à rebelle active il n'y a qu'un pas, il suffit d'avoir le déclic ! J'ai vraiment apprécié découvrir l'évolution de cette jeune fille, sa prise de conscience. Lauren Oliver met en scène un personnage très « vrai », très touchant.
    Le deuxième personnage principal est évidemment le mystérieux jeune homme, Alex. Il manque peut-être un peu de « profondeur » car est un peu lisse et au final on en sait assez peu sur lui, mais il reste sympathique et nous accroche assez pour qu'on ait, comme Lena, envie de le retrouver.
    En ce qui concerne les autres personnages, je retiens surtout celui d'Hana, l'amie fidèle qui est pour beaucoup dans la prise de conscience de l'héroïne, même si cette dernière a bien du mal à l'accepter. Carol, la tante de Lena, est également une figure qu'on n'oublie pas puisqu'elle est l'exemple type de l'être humain ayant subi un « Protocole » avec succès et appliquant les règles du gouvernement à la lettre.
    Le début est un peu lent, comme ont déjà pu le noter plusieurs lecteurs, mais je n'ai pas été gênée outre mesure, ravie au contraire d'entrer progressivement dans l'univers de Lauren Oliver. En revanche, au cours de ma lecture, j'ai connu quelques passages un peu plus « longuets » mais les évènements de la dernière partie les font tous oublier dans le feu de l'action. le dénouement de ce premier tome, bien que très frustrant (surtout quand on sait qu'il faudra attendre de longs mois avant d'avoir la suite !), me parait parfait. Il n'aurait pu être autre, à mon goût. Je me pose maintenant beaucoup de questions sur ce qu'il pourra se passer et je me perds dans des hypothèses… Bref, j'ai hâte de découvrir ce que nous réserve Lauren Oliver !
    Enfin, en ce qui concerne un aspect plus formel, je dois avouer que j'ai été surprise, pendant les premières pages, de découvrir une narration au présent, surtout au niveau des dialogues. En effet, les « réponds-je », personnellement, me perturbent. Cela dit, une fois qu'on y est habitué, cela passe très bien et renforce le côté « vivant » et « réel » de l'histoire. Lauren Oliver a en plus choisis d'écrire son texte du point de vue de Lena, à la première personne du singulier, c'est d'autant plus fort et prenant pour les lecteurs. Je n'ai pas grand-chose de plus à ajouter au niveau de la plume que j'ai trouvée abordable et fluide. C'est plutôt bien écrit, pas simpliste… bref, agréable. Les adolescents, les jeunes adultes et les adules ; je pense que tout le monde peut y trouver son compte, alors n'hésitez pas !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/delirium-tome-1-de-lauren-..
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  • Par Olalachick, le 28 mai 2012

    Olalachick
    Face à l'intérêt porté à cette histoire, j'ai décidé de me lancer à mon tour et il s'agit d'une belle découverte, sans être un coup de cœur pour autant.
    Le point fondamental de ce roman et son principal atout est, sans conteste, son histoire. Une société dans laquelle l'amour est considéré comme une maladie et contre laquelle il convient de se faire opérer.. l'idée est vraiment intéressante et j'ai ressenti un vrai plaisir à y voir évoluer les personnages. C'est à la fois terrifiant, car en tant qu'être humain j'ai du mal à considérer supprimer tout sentiment d'amour, c'est tellement agréable de tomber amoureux ! Mais d'un autre côté, je peux presque comprendre cette volonté d'éradication. Qui n'a jamais connu une douleur amoureuse ? Qui ne s'est jamais promis de ne jamais plus tomber amoureux pour ne plus souffrir autant ? C'est tentant de supprimer tout amour pour éviter de souffrir. Mais ce livre montre une partie des dérives qui pourraient en naitre. En effet, paradoxalement, on ne peut souffrir qu'après avoir été heureux. C'est pervers, mais c'est la vie. Prenons un exemple : je n'ai jamais autant aimé le père noël que quand j'en ai réalisé la fiction. C'est la connaissance de sa non existence qui a provoqué la joie et le malheur de cette nouvelle. C'est pareil avec l'amour, ce n'est qu'en en souffrant qu'on peut réaliser tout le plaisir qu'il nous a apporté. Vaut-il donc mieux ne jamais avoir à en souffrir, et pour cela ne pas en ressentir le bonheur, ou tentons-nous le coup, quitte à se bruler les ailes ? L'histoire penche bien évidemment pour la seconde, tout en appuyant sur le fait que concrètement, une telle opération ne marche pas forcément..on le voit bien avec la mère de Lena qui resta amoureuse malgré de multiples opérations. C'est un peu comme les opérations au XIXème siècles pour soigner la folie, à savoir percer des trous dans le cerveau et toucher aux lobes frontaux..on aggravait considérablement la maladie en lobotomisant ces personnes au lieu de chercher la réelle source du problème. Je pense que cela peut avoir été une des sources d'inspiration de ce livre.
    Concernant les personnages, je dois dire que j'ai aimé les deux personnages principaux. Lena connait une réelle avancée : commençant comme une jeune fille très déterminée à se faire opérer dans l'objectif d'être la plus parfaite possible pour faire oublier le péché commit par sa mère, pour évoluer en une jeune femme moins fermée, se posant plus de questions sur son monde et prête à combattre pour ses propres idées. Et cela grâce à Alex, un jeune homme sarcastique, honnête et courageux. Il m'a beaucoup plu en son antagonisme avec Lena et le fait qu'il fait tout ce qu'il peut pour la fille qu'il aime. Ils s'apportent beaucoup l'un l'autre. Pour les autres personnages, la meilleure amie de Lena est intéressante : on nous donne l'impression qu'elle a un esprit très ouvert et se montre critique, mais pour autant il y a une vraie limite à cela et son caractère m'a plutôt surpris, et elle m'a déçue. Pour les familles, elles sont clairement insupportables, la tante de Lena étant obsédée par les apparences, et on sent l'hostilité vivant de toute part.
    L'action et l'atmosphère sont bien menés, il y a un bon élément perturbateur et des déroulements qui s'enchainent rapidement et de manière haletante, ce qui est renforcé par certains détails comme l'existence du couvre feu par exemple. On ressent bien cette pression pesant sur les épaules des habitants et plus encore des jeunes gens n'ayant pas encore été opérés. Il est intéressant de voir la similitude entre ce monde et le notre, ce qui permet une certaine identification pour nous, passant par le biais des fêtes mixtes, les forums traitant de musique… On croit à ce monde, il est très plausible. Pour conclure sur le point de l'action, j'ai beaucoup aimé la fin..On ne tombe pas dans le mélo et il y a un réel compromis nous permettant de quitter de manière satisfaisante ce roman, tout en désirant plus que tout se précipiter sur la suite.
    Ce fut une bonne lecture qui m'a procuré beaucoup de plaisir. Mais je suis une éternelle insatisfaite, j'aurais aimé que tout cela aille plus loin, soit peut être plus long, plus développé. Je reproche en quelque sorte le caractère jeunesse du roman alors que c'est ce qui le défini. Ce n'est pas très fondé je le reconnais, mais ce genre fait qu'il n'y aura jamais autant de description ou de détails que je le souhaiterais.
    Je recommande chaudement Délirium, c'est très rapide à lire, l'histoire est originale et innovante, et on n'a qu'une envie : lire la suite.

    Lien : http://olalachick.blogspot.fr/2012/05/delirium-de-lauren-olivier.html
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    • Livres 4.00/5
    Par FadaOfBooks, le 24 mai 2012

    FadaOfBooks
    Deuxième gros bouquin de mon année 2012, je viens de terminer Delirium... Dans ce roman dystopique, nous suivons Magdalena Haloway, dites Lena dans un monde dystopique ou l'amour est une maladie. Elle va dans plusieurs dizaines de jours se faire en quelque sorte "vacciner" contre cette maladie, mais c'est sans compter sur Alex qui va lui ouvrir les yeux et la libérer pour laisser cours à ses sentiments, ses émotions et ses sensations.
    Lena obéit à toutes les règles sans exception, elle attend avec impatience son protocole pour ne plus vivre dans la peur de se faire contaminer. Elle est naïve, simple, sans trop de personnalité dans les débuts de pages. Elle va se révéler au fil des pages. Cela commence le jour de l'évaluation où des phrases d'Hana, sa meilleure amie au caractère bien trempé, la troublent un peu et puis après pendant son évaluation son âme va prendre le dessus sur son cerveau et sortir des mots que Lena ne voulait absolument pas prononcer mais qui sont sortis de sa bouche malgré elle...Ce sera le premier jour où elle apercevra Alex.
    Ce livre est parsemé de magnifiques phrases, de comparaisons et autres figures de style qui enrichissent les lignes. Lena est l'héroïne et la narratrice, le roman se passe à la première personne donc, et les descriptions sont très présentes, et pas qu'elles d'ailleurs, les sensations, les impressions, les allusions, tout...vraiment tout est expliqué. Alors est-ce agréable à lire ou est-ce trop ? Je n'ai pas lu beaucoup les autres avis sur le livre, mais pour moi toutes ces choses décrites et expliquées m'ont complètement fait vivre le roman. Je m'imaginais très bien l'univers dans lequel Lena évoluait, toute la ville je la représentait dans ma tête. Les comparaisons et métaphores utilisées donnent de la magie au texte. Je parle beaucoup de comparaisons et figures de style désolé ^^ A cause des cours sans doute :P En tout cas ces procédés littéraires sont très bien placés dans le roman et les métaphores/comparaisons ne sont pas trop du "déjà vu".

    Je trouve cependant qu'il manque un peu d'action au roman. C'est un tome 1, une mise en place de l'univers, une découverte des personnages mais tout de même un peu plus de piment et d'adréaline m'auraient fait du bien !

    Donc comme vous l'avez compris ce livre est bien rempli en descriptions et ressentis si bien que des fois quand on tourne la page, on a le droit à un pavé de lignes sans dialogues ! Quelques fois déprimant en commençant la page, surtout quand on attend du dialogue Lena/Alex ! Mais ce "pavé de lignes" comme je l'appelle se lisait d'une traite et je me plongeais encore un peu plus dans cet univers dystopique. L'histoire d'amour entre Lena et Alex est tendre et belle. Aux premières pages du bouquin je me demandais vraiment comment Lena pourrait se "sortir" de cette société et ouvrir les yeux sur le monde réel, amour & haine.


    On a vraiment bien suivit l'évolution de Lena. Ses idées changent du tout au tout ! Alex l'aide à ouvrir les yeux et se sentir maître de ses mouvements. Elle prend conscience de secrets enfouis qui ne font qu'augmenter sa colère contre sa société. D'ailleurs ce changement est dû à Alex bien évidemment, mais également à Hana, la meilleure amie de Lena. Un personnage très agréable qui a le goût du risque et un punch sans égal ! le personnage d'Alex est également très appréciable. Il a un passé douloureux comme Lena. Avec lui un espoir naît pour l'héroïne.

    Le concept de l'histoire est bien trouvé et bien mené. A chaque fois que je lis une dystopie je m'imagine dans le monde créé et me demande si je pourrai évoluer dans ce dernier. Bien entendu la réponse est non pour celui là... Effacer toute trace d'amour, de désir, passion, haine, colère...enfin les sentiments quoi...c'est juste inimaginable ! Ne pas apprécier un bon moment, ne pas pouvoir rire gaiment parce que nous sommes privés depuis notre majorité de tous les sentiments c'est juste horrible. Ce serait que vivre à moitié...


    J'ai donc énormément apprécié ce roman, et la fin est juste...ouaw. Je me pose un tas de questions car cette fin est juste horrible. Comment attendre ? Bonne lecture les amis, ce livre est un petit bijou ! :)


    Lien : http://fadaofbooks.eklablog.com/delirium-tome-1-a46024482#
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Citations et extraits

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  • Par Mei-Amadis, le 07 février 2011

    Symptômes de l’amor deliria nervosa

    PHASE UN
    Préoccupations, difficultés de concentration, bouche sèche, transpiration, paumes moites, vertiges et perte de repères, acuité mentale réduite, pensées confuses, capacités de raisonnement diminuées.

    PHASE DEUX
    Périodes d’euphorie, rire hystérique et redoublement d’énergie, périodes de désespoir, léthargie, modifications de l’appétit, perte ou gain de poids rapide, obsessions, désintérêt pour le quotidien, capacités de raisonnement atteintes, distorsion de la réalité, bouleversement des cycles de sommeil, insomnie ou fatigue constante, pensées et actions monomaniaques, paranoïa, sentiment d’insécurité.

    PHASE TROIS (CRITIQUE)
    Gêne respiratoire, douleurs à la poitrine, à la gorge, ou au ventre, difficultés à déglutir, refus de s’alimenter, disparition totale des facultés rationnelles, comportement imprévisible, désirs et fantasmes violents, hallucinations et visions.

    PHASE QUATRE (FATALE)
    Paralysie émotive ou physique (partielle ou totale), mort.

    Si vous pensez que vous ou un membre de votre entourage pourriez avoir contracté le déliria, merci d’appeler le 1800, numéro d’urgence gratuit, pour discuter des mesures à prendre.
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  • Par naawelle, le 02 mai 2011

    Vous devez comprendre. Je n'ai rien d'extraordinaire. Je ne suis qu'une fille quelconque. Je mesure à peine un mètre soixante et je ne possède aucune qualité remarquable.
    Mais j'ai un secret. Érigez des mur jusqu'au ciel et je trouverai le moyen de m'envoler pour les franchir. Essayez de m'immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de résister. Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous le pensez. A refuser d'abandonner tout espoir. A refuser de garder les pieds sur terre. A aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur.
    Je t'aime. Souviens-toi; Ils ne peuvent pas nous enlever ça.
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  • Par Miaka, le 19 février 2011

    J'arrive à destination bien trop vite et lui murmure un au revoir lorsque ses lèvres caressent les miennes une dernière fois, à la façon d'une brise. Puis je me faufile dans la maison, gravis les marches et me glisse dans la chambre. Ce n'est qu'après avoir grelotté un long moment dans mon lit, souffrant déjà de son absence, que je réalise que ma tante, mes professeurs et les scientifiques avaient raison au sujet du deliria. Allongée là, la poitrine labourée par la douleur, le ventre rongé par une nausée mêlée d'angoisse, mon désir pour Alex est si puissant que j'ai l'impression qu'une lame de rasoir lacère mes entrailles, et je n'ai plus qu'une seule pensée : « Je vais en mourir, je vais en mourir, je vais en mourir. Et ça m'est égal.
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  • Par evenusia, le 12 février 2011

    Le clair de lune éclaire ses omoplates qui luisent discrètement, m'évoquant des ailes repliées et les reproductions d'anges que j'ai découvertes dans mes manuels scolaires. Il est mince mais musculeux : à chacun de ses mouvements, je distingue les contours de ses bras et de sa poitrine, si étonnamment, si incroyablement, si magnifiquement différents de ceux d'une fille.

    Son corps me donne des envies de course, de grand air, de chaleur et de transpiration. Ma poitrine se met à me brûler et à me picoter, comme si un millier de minusules oiseaux avaient été lâchés dans ma cage thoracique. (...) Avant, Alex me paraissait loin, à présent, il envahit la moindre parcelle de la pièce : il est si proche que je pe peux ni respirer, ni remuer, ni parler, ni même penser.
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  • Par Mei-Amadis, le 05 février 2011

    L’Amour, le plus fatal des maux mortels : il vous tue, que vous soyez ou non contaminé.
    Non, ce n’est pas exactement ça.
    L’exécuteur et l’exécuté. Le bourreau. La lame. Le sursis de dernière minute. Le souffle court. Le ciel au-dessus de nos têtes. Le salut.
    L’Amour : il tue, mais il sauve aussi.
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L'auteur Lauren Oliver nous a fait l'honneur de lire le premier chapitre du roman "LE DERNIER JOUR DE MA VIE" lors d'une conférence organisée par Hachette France / Black Moon.








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