ISBN : 2867464323
Éditeur : Liana Lévi (2007)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
En décembre 1918, à Annecy, l'armistice est signé mais les trains continuent de ramener du front des hommes à jamais meurtris. L'un d'eux, à l'identité inconnue, semble ne pas vouloir se réveiller. C'est à Claire, une jeune novice travai... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (6)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par sylvie, le 31 juillet 2008

    sylvie
    J'ai vraiment aimé ce premier roman.
    Il s'articule autour de l'histoire de deux personnages très attachants qui nous sont présentés avec une grande sensibilité et une belle dextérité d'écriture.
    D'abord nous faisons la connaissance de Claire, une jeune novice, infirmière pendant la première guerre mondiale. Elle est accompagnée dans son travail par un psychiatre très à l'écoute qui la couve d'une affection paternelle respectueuse. Sa vocation religieuse est suivie par une mère supérieure très exigeante mais pas moins soucieuse de laisser à la jeune fille le temps d'une mure réflexion avant qu'elle ne s'engage définitivement dans cette voix.
    Avec l'arrivée d'un blessé de guerre mystérieux, soldat inconnu parmi tant d'autres, cataleptique et muet, c'est à la naissance d'une vocation que nous allons assister petit à petit.
    Claire va prendre en charge ce malade avec une passion toute particulière et va tenter de le ramener doucement à la vie avec sa voix, et ses mains.
    Le patient semble réagir de manière tout à fait exceptionnelle aux séances de massage de la jeune infirmière et aux paroles qu'elle ne cesse de lui prodiguer. le chef de service de l'hôpital l'encourage à continuer ses soins qu'elle invente de manière intuitive au fur et à mesure de ses ressentis, de ses réflexions et de ses rêveries. le malade prend de plus en plus de place dans sa vie, de même que la nouvelle pratique qu'elle est en train d'inventer.
    Parallèlement à la vie de l'hôpital et de cette infirmière, le lecteur a accès aux réminiscences du patient pendant les séances de massage. Chaque souvenir raconté entre en correspondance avec la partie du corps sollicitée par l'infirmière. Son histoire est ainsi en partie reconstituée par bribes.
    L'écriture de ce beau roman est étayée sur la lecture de la thèse de médecine d'Anne Cécile Lestrade consacrée au travail de Paul Voivenel .
    La mémoire du corps, les tâtonnements de la médecine, les débuts de la psychiatrie sont au cœur de cette belle histoire.
    A une époque qualifiée "d'étalon de l'horreur"par la notre, les deux personnages, touchés chacun à leur manière par cette concentration de violence et de blessures, vont faire leur chemin vers la vie, en la choisissant avec force.
    des liens sur : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/07/toutes-ces-vies-quon-abandonne-virginie.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 11 novembre 2009

    Seraphita
    Nous sommes en décembre 1918, à Annecy, après la première guerre mondiale. Dans un asile d'aliénés, au service du professeur Tournier, a été accueilli un soldat inconnu, mutique et qui reste prostré, indifférent au monde extérieur. Claire, jeune novice qui officie dans ce service depuis 4 ans, est infirmière et se charge des soins et du retour à la vie de ce soldat dont elle ne connaît même pas le prénom. le psychiatre et elle vont essayer toutes les thérapeutiques qu'ils connaissent – massages, hydrothérapie, hypnose – nous sommes aux débuts de la psychiatrie– afin de provoquer le réveil du patient. Celui-ci parviendra-t-il à émerger de sa névrose de guerre ? Comment le trouble que ressent Claire au contact du soldat va-t-il affecter son engagement de novice ?
    Ce qui a guidé le choix de ce livre, c'est, d'une part parce qu'il s'est vu attribuer le prix des lecteurs angevins en 2008, et d'autre part, de par son thème, les traumatismes de guerre qu'on essaie de guérir par le biais de connaissances en psychiatrie et en psychanalyse. Mais, très vite, j'ai été déçue : tout d'abord, l'histoire est très prévisible ; je n'étais pas portée à lire la fin, l'anticipant déjà. J'ai trouvé que les personnages manquaient de densité, d'épaisseur : là aussi, ils me paraissent très prévisibles et pas assez ambivalents. Il m'a semblé que la dimension de la morale prenait une place trop importante, en lien avec l'engagement religieux de Claire. Par contre, ce qui était intéressant, c'étaient les petits encarts concernant les souvenirs et sensations que les soins donnés par Claire et les médecins éveillaient chez le soldat. Très vite, nous avons su son identité et nous avons vu se dessiner quelques éléments de sa vie, son enfance, son amour de jeunesse avec Anna et les épisodes de la guerre. Cela permettait d'effacer un peu du mystère de ce soldat. En bref, malgré un sujet prometteur, une réelle déception.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par les-bibliotheques-valentinoises, le 22 avril 2009

    les-bibliotheques-valentinoises
    Claire est une jeune fille qui se prépare à devenir religieuse. Mais nous sommes en 1918 et les jeunes soldats aux gueules cassées rentrent du front. Alors Claire se fait aussi infirmière, pour soigner les corps et les âmes meurtries par la grande boucherie. Et les questionnements auxquels elle est confrontée, alors même qu'elle assiste aux balbutiements de la psychiatrie, vont mettre à mal ses convictions et son engagement religieux. Surtout lorsqu'elle doit s'occuper d'un soldat inconnu, revenu prostré de la guerre, auquel elle va s'attacher et dont elle va tenter de percer le silence et le mystère.
    Un roman aux personnages très attachants, confrontés qu'ils sont à la tragédie de la Grande Guerre, et aussi intéressant, par l'aperçu qu'il donne des débuts de la psychiatrie.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tessgeffroy, le 20 février 2008

    tessgeffroy
    j'ai adoré ce livre, il est frais, sensible, et parlant d'une période longtemps ignorée, peut-être mit a jour par "un long dimanche de fiançailles".
    la periode 14-18, et tous ces malheureux survivants, ces soignants...le debut de la psychiatrie, les vestiges de la guerre et l'apprentissage du désir....
    on souffre avec cet homme détruit, on s'enflamme de désir avec elle, bref pleins d'émotions dans ce livre !
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par zarline, le 12 avril 2009

    zarline
    Ce livre m'a beaucoup déçu. La relation entre l'infirmière et le malade inconnu m'a trop fait pensé au Patient Anglais de Michael Ondaatje que j'ai de loin préféré. J'ai cependant apprécié les liens fait entre les parties du corps massées et les souvenirs provoqués. Malheureusement, j'ai trouvé que ces réminiscences sur l'enfance ou la relation adultère du soldat inconnu n'apportaient pas grand chose au roman. J'aurais trouvé plus pertinent de se concentrer sur des souvenirs de guerre. le côté religieux du livre m'a aussi gêné.
    En conclusion, J'ai trouvé l'idée de suivre la thérapie d'un soldat au début de la psychiatrie intéressante mais le livre laisse l'impression que la psychiatrie n'a été qu'un prétexte pour un livre un peu « fourre-tout ». le contexte de cette fin d'année 1918 et le traumatisme des soldats auraient pu être mieux exploités et les personnages plus développés. Telle quelle, l'histoire de Toutes ces vies qu'on abandonne ne présente pas vraiment d'intérêt et m'a laissé une impression de copie inachevée.

    Lien : http://unmomentpourlire.blogspot.com/2009/04/toutes-ces-vies-quon-ab..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2007
    Lecture jeune, n°122 - Annecy, 1918. La guerre est officiellement terminée, pourtant les blessés continuent d’arriver à l’hôpital Saint-Joseph dans le service du docteur Tournier. Meurtris physiquement et surtout psychologiquement, ces « gueules cassées » sont entre les mains de l’aliéniste et de Claire, novice et infirmière bénévole. Arrive alors un homme jeune sans identité, prostré, muet, qui semble entièrement absorbé par son monde intérieur. L’infirmière et le médecin vont mettre tout en oeuvre pour démêler l’inconscient du patient et ramener ce dernier à la vie. Ce premier roman de Virginie Ollagnier, saisissant, nous permet de découvrir les prémices de la psychanalyse clinique par le biais du docteur Tournier. Figure masculine et peut-être paternelle, il constitue pour Claire un modèle qu’elle respecte mais n’hésite pas à malmener ou à faire rire, pour le sortir du chagrin consécutif au suicide de sa fille. Ils forment un étrange et efficace duo : elle, toute dans l’empathie et la sensibilité, la légèreté, l’écoute (de ce qui ne se dit pas, surtout), hésite de plus en plus sur son choix de vie, réalisant qu’elle suit la voie tracée par sa mère. Et lui, bel humaniste tout en rudesse, générosité et souffrance, lutte pour faire avancer ses théories et ses expériences, à la manière de ses pairs Freud et Jung. L’opiniâtreté de Claire à sortir le malade de son mutisme et à le révéler à lui-même, son inventivité pour les soins à lui prodiguer sont extrêmement bien traitées, et servies par une belle plume. L’écriture est touchante, forte, elle va au plus près des tensions des personnages et de leur vérité profonde. L’auteur nous fait partager les hésitations et les choix d’adulte de son héroïne. Personnalité juvénile riche - parce que l’époque et le contexte ont forgé des caractères hors du commun -, Claire illumine ce récit. Son accomplissement nous ravit tout comme le retour à la vie du patient. Un magnifique texte à conseiller ! Réseau de lecture : sur le même thème on recommandera le très beau roman de Ian McEwan, Expiation (Folio, 2005) ainsi que La chambre des officiers de Marc Dugain (Pocket, 2000), adapté au cinéma par François Dupeyron. ndlr Michelle Charbonnier

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par soazcongar, le 22 février 2008

    elle caressait toujours le front de ses patients inconscients et leur expliquait ce qu'elle allait faire.Tournier avait respecté sa façon d'aborder les malades depuis le début, sans même le faire remarquer. C'était devenu un rituel pour Claire, une marque d'attention pour celui qui souffre peut être en dedans.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par sylvie, le 31 juillet 2008

    Elle comprit qu'à travers ses mains elle permettait le pardon du corps. Elle berçait lentement chaque membre offrant un relâchement de rémission, une grâce après l'horreur insurmontable, sans passer par l'esprit qui analyse
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par soazcongar, le 22 février 2008

    Il loucha très légèrement en approchant la tranche de pain de sa bouche et le plaisir gonfla de nouveau ses rides.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par sylvie, le 31 juillet 2008

    J'ai beaucoup appris sur les autres avec Tournier et beaucoup sur moi avec toi. J'aime ton odeur pâle, j'aime te mains, j'aime la transparence des cheveux qui poussent à tes tempes, j'aime ta respiration
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Toutes ces vies qu'on abandonne par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Virginie
Ollagnier(2) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (29)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz