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ISBN : 2757835971
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.3/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rites de passage« Il avait onze ans quand, ce soir-là, aussi neuf au monde qu?il pouvait l?être, il monta à bord du seul et premier navire de sa vie. »Le jeune Michael quitte Colombo pour retrouver sa mère, installée en Angleterre. Il voyage à bord de l?Oronsay, un giga... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Tempuslegendae, le 26 mars 2013

    Tempuslegendae
    «La table des autres» de Michaël ONDAATJE est un roman que j'ai lu et savouré l'an passé. J'avais livré une impression juste après ma lecture de l'œuvre; j'aurais dû attendre, car avec le recul je sais maintenant que mon ressenti aurait pu se libérer autrement.
    Nous sommes en 1954 à Ceylan. Sur le port de Colombo, un garçon de onze ans, Michaël, a rendez-vous avec sa vie. Il quitte son pays natal pour rejoindre l'Angleterre, où l'attend sa mère. Mis à part une vague cousine, chaperonne lointaine et indolente, il voyagera seul, vingt et un jours durant, à bord d'un grand paquebot blanc, l'«Oronsay». La traversée de l'océan Indien, de la mer d'Arabie, de la mer Rouge, sera d'abord celle des apparences.
    Á bord, il fera connaissance, à «La table des autres», de M. Mazappa, un musicien aux faux airs de Sidney Bechet, d'un botaniste à qui Les Fleurs Du Mal sont plus inoffensives que celles de Baudelaire, d'une ancienne trapéziste, ange déchu tombé du ciel, d'un somnambule et d'un milliardaire pour qui la croisière sera la dernière.
    D'autres garçons de son âge aussi, tout comme lui en liberté, aussi dissipés que peuvent l'être parfois les souvenirs. de toute une magnifique et disparate humanité, adultes et enfants mêlés en une même oisiveté.
    Une troupe de théâtre, un magicien, un poète (ils le sont tous plus ou moins, embarqués dans cette galère de luxe), des amours furtives, des amitiés naissantes, une tempête, tout un bric-à-brac merveilleux et mélancolique. Et ce qui l'attend sur le fil de l'horizon, l'avenir, peut bien patienter; il lui faut d'abord explorer le monde ou, plus exactement, ce bateau qui en est la réduction, ou la métaphore.
    Michaël ONDAATJE, l'auteur universellement ovationné pour son «Patient anglais» ou du «Fantôme d'Anil» n'a pas oublié pour autant cet enfant de onze ans, héros de son sublime roman «La table des autres». C'était lui. Enfant magnifiquement dissipé, rêveur et voyageur, que la ligne d'horizon, le grand bleu et le champ des possibles révèlent peu à peu à un destin d'écrivain à succès.
    Né à Colombo, il a vraiment été ce gosse que le divorce de ses parents jette sur les mers tièdes entre Ceylan et la froide Angleterre. le reste, bien sûr, est de la pure fiction. C'est-à-dire que ce n'est pas faux, disons que c'est encore plus vrai que le vrai, c'est de la littérature.
    Cette «Table des autres», sublime récit d'apprentissage, gorgé de mystère et qui affirme à chaque page les prodiges du romanesque, par lequel Michaël ONDAATJE poursuit son autobiographie onirique et mélancolique entamée avec «Un air de famille», est même de la très grande littérature. En douteriez-vous?
    Et puisque le roman, dans sa nature profonde, c'est ça: un songe, une chambre secrète, ouverte sur le monde; si le lecteur ne se sent pas comblé et sans doute même transformé par sa lecture, alors peut-être doit-il s'avouer que cette activité n'est pas pour lui.
    Les voyageurs de l'«Oronsay», fantôme d'un monde perdu, passagers de la mémoire, croisent dans les eaux ou errèrent avant eux les héros de Melville ou de Conrad.
    Ces voyages-là sont inoubliables car sublimes et hors du temps.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bilonico, le 23 novembre 2012

    Bilonico
    La table des autres est un roman de Michaël Ondaatje, qui retrace sous un angle auto biographique, même si l'auteur s'en défend, un évènement important entre enfance et adolescence : le voyage à l'âge de onze ans du Sri Lanka vers Londres sur un bateau de croisière, pour rejoindre sa mère et poursuivre son éducation européenne.
    Ce voyage, dans lequel il est livré à lui-même avec une cousine lointaine en première classe, sera pour le jeune Michaël un moment de liberté, d'aventure et au final de construction de son identité.
    Avec deux amis de son âge, il va conquérir cet espace clos qu'est le bateau et rencontrer des gens pittoresques ou inquiétants.
    Les chapitres du livre sont structurés soit par la description physique et psychologique d'un des membres d'équipage ou passagers, soit la description d'un évènement marquant de la traversée, qui provoque dans le schéma narratif un pont vers le futur de l'auteur.
    Ce voyage initiatique dont le livre détaille peu à peu les finalités et les zones d'ombres permet également à l'auteur de se représenter les choix réalisés plus tard dans sa vie d'adulte.
    La table des autres livre peu à peu ses secrets : le terme en lui-même consacre la table la plus éloignée de celle du capitaine du navire, table en marge de la société bien pensante mais également table créative, décalée et secrète. Michaël Ondaatje développera au fil des pages les métaphores et références à cette table, comme si elle avait irrigué sa façon future d'être au monde.
    Livre intéressant, ce roman, après un début un peu lent, trouve son rythme de croisière et aborde de manière juste des thèmes intéressants autour de la construction de l'identité et du déracinement.
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    • Livres 3.00/5
    Par zazy, le 28 août 2012

    zazy
    « Il avait onze ans quand, ce soir-là, aussi neuf au monde qu'il pouvait l'être, il monta à bord du premier et unique navire de sa vie. »
    « Il avait été décidé que j'irais en Angleterre par bateau et que je ferais le voyage seul. Nul ne mentionna qu'il s'agissait peut-être d'une expérience inhabituelle, ni qu'elle pourrait être excitante ou dangereuse, si bien que je l'abordais sans joie ni peur »
    Michael quitte son Sri-Lanka natal pour rejoindre sa mère en Angleterre à bord du paquebot l'Oronsay. A lui l'aventure et la semi-liberté, juste surveillé de très loin par sa cousine Emily. 21 jours hors le monde ! Avec 2 autres garçons de son âge Cassius et Ramadhin, ils visiteront le navire des cales jusqu'aux premières classes. Ce monde en vase clos sera leur terrain de jeux et quels jeux !!! de la comédie humaine aux mystères de la mort, de l'amitié aux prémices du désir.
    Monsieur Mazappa, leur voisin à La table des autres, leur conseille de garder les yeux et les oreilles ouverts ; conseil qu'ils ont suivi sans rechigner et ils en ont entendu des conversations, vu ce qu'ils n'auraient peut-être pas dû voir. Ce long périple, tel un voyage initiatique sera son passage du monde oriental de l'enfance au monde occidental.
    Michael Ondaatje nous livre une galerie de personnages étonnants et distrayants, bien que certains personnages eussent mérité d'être approfondis. Une impression de passer à côté d'eux en les frôlant qui laisse sur sa faim. Peut-être le regard de l'enfant ne permettait pas cela pour l'auteur.
    J'ai aimé m'embarquer avec ce jeune garçon dans les eaux troubles et troublantes du paquebot puis, petit à petit, l'ennui est arrivé, comme dans toute longue traversée, j'étais endormie par le ronron des moteurs du navire, surtout une fois arrivé en Méditerranée.
    Ce roman a pour lui une belle écriture, une bonne traduction. Les chapitres courts sont faciles à lire, mais j'ai eu un peu l'impression de rester de côté.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-michael-ondaatje-la-table-des-a..
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    • Livres 1.00/5
    Par mfgaultier, le 11 février 2014

    mfgaultier
    Dernier opus de Michael Ondaatje, La table des autres est le premier roman que je lis de cet auteur, après m'être délectée (il y a maintenant quelques années) du film Le patient anglais, tiré de son livre éponyme. Je m'attendais donc à un roman d'aventures, avec pourquoi pas une belle histoire d'amour, tendre et cruelle, dramatique et désespérée, une sorte de Titanic romancé. J'ai aimé le début, prometteur d'intrigues toutes plus intéressantes les unes que les autres mais hélas, mon attention s'est relâchée progressivement et j'ai terminé le livre en sautant quelques pages par ci par là. Mais je ne voudrais pas décourager d'autres lecteurs car l'ensemble est malgré tout riche et intéressant.
    La table des autresLa table des autres nous fait embarquer vers l'Angleterre avec le jeune Michael sur l'Oronsay, un paquebot de « sept ponts, [ ] six cents personnes à bord, [ ] une petite prison et des piscines chlorées », de quoi alimenter tout un roman !
    « Il avait onze ans quand, ce soir-là, aussi neuf au monde qu'il pouvait l'être, il monta à bord du seul et premier navire de sa vie. »
    Le narrateur de onze ans voyage seul, « sans joie ni peur » et part retrouver sa mère séparée de son père resté au Ski Lanka. le voyage dure vingt et un jours, un périple intense tant le jeune Michael est avide de rencontres, d'expériences et de découvertes qu'il partagera souvent en compagnie de deux garçons de son âge, Cassius et Ramadhin, qui traînent avec lui sur le vaste bateau. Ensemble, ils se cachent dans les nombreux recoins du paquebot et observent les adultes, tentant de comprendre leurs gestes, leurs paroles, leurs comportements. Ils arpentent les ponts, déserts le matin très tôt, subtilisent de la nourriture qu'ils dégustent ensuite dans les canots de sauvetage…
    Si Michael Ondaatje a vécu lui-même ce voyage, il se défend de raconter tels quels ses souvenirs qui se transforment en une fiction dense aux très belles images, certaines inoubliables et très cinématographiques (comment ne pas penser à l'adaptation d'un tel roman ?) comme le récit de la découverte d'un jardin niché dans les flancs du navire ou encore la tempête qui secoue affreusement les habitants de l'Oronsay. On croise également des personnages hauts en couleurs, le commandant du navire, Asuntha, Miss Laquetti, Hector de Silva, la cousine de Michael, Emily… L'auteur leur invente des destinées parfois incroyables, qu'il prend plaisir à narrer et brouille les pistes en diffusant des lettres retrouvées bien plus tard, nourrissant son livre bien au-delà du voyage mais hélas, je m'y suis perdue. J'aurais aimé que le narrateur resserre davantage son propos autour du voyage, de façon plus linéaire, car finalement j'ai décroché assez vite, me perdant entre les multiples personnages et les nombreuses digressions. La table des autres m'a laissée sur ma faim, désolée de quitter le navire de Michael Ondaatje.


    Lien : http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/01/06/la-table-des-autres..
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    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot, le 10 février 2013

    ph_hugot
    Petite chronique d'un roman étranger, issu de la dernière rentrée de septembre ( je vous avais dit qu'il m'en restait encore un petit nombre à débroussailler), cette table des autres est l'oeuvre du grand romancier sri lankais Michael Ontaadje, qui a notamment écrit L'Homme flambé, livre qui inspira le film Le patient anglais en 1992 et qui reçut le prestigieux Booker Prize.
    Dans La table des autres, on suit Michael, un sri lankais ayant immigré en Angleterre, raconte son périple en mer durant 21 jours à bord de l'Oronsay ralliant Colombo à Londres quand il avait neuf ans. A bord de ce bateau, et sous la surveillance bienveillante mais discrète de sa cousine Emily, plus âgée que lui et étudiante en Angleterre, il commence à apprendre la vie. L'amitié, l'amour, le désir, l'aventure… et la mort aussi.
    La table des autres, c'est la table que Michael occupe sur le navire, une des tables les plus éloignées du commandant, preuve de sa condition modeste – même si son oncle est juge et qu'on l'envoie faire des études au Royaume-Uni où se trouve déjà sa mère.
    La table des autres c'est aussi celle de Cassius et Ramadhin, deux jeunes garçons de son âge avec lesquels il se lie bien vite d'amitié et fait les quatre cent coups, enquêtant sur le prisonnier mystérieux qui voyage à bord et qu'on ne sort sur le pont que le soir. Entre le téméraire et provocateur Cassius et Ramadhin au cœur fragile, Michael tente de trouver sa place. Tous trois observent les adultes sans bien les comprendre mais devinant parfois les non-dits.
    Bref un récit assez classique d'apprentissage, inspiré des vrais souvenirs autobiographiques de l'auteur, et écrit d'une belle plume et qui convoque des grands écrivains, comme Jospeh Conrad.
    Hélas, malgré ces références ambitieuses, la croisière m'a paru, surtout dans sa seconde partie, pétie d'un vrai ennui. Tous les personnages que l'on croise ne sont que de simples esquisses pour la plupart, et très vite, bercé par la houle un peu monocorde, j'ai eu envie d'accoster à la rive et d'abandonner ce jeune Michael en dépit du très beau voyage initatique qu'il a parcouru. Dommage!!

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2013/02/10/26379138.html
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 02 octobre 2012
    Oeuvre de fiction à l'étincelant romanesque, La Table des autres réinvente un épisode de la vie de Michael Ondaatje. Ce dernier y est à la fois son jeune héros, l'homme et l'écrivain accompli, dont les souvenirs et l'imagination donnent un livre lumineux et envoûtant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 23 juillet 2012
    Surnommé "Mynah", le mainate, par ses camarades, [Michael Ondaatje] n'est pas devenu un écrivain bavard mais éloquent, un formidable raconteur d'histoires et un portraitiste inspiré de personnages hauts en couleur.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Silikani, le 03 novembre 2013

    Cassius n'était pas là. C'était un samedi après-midi. On m'a dit à la galerie que le vernissage avait eu lieu quelques jours auparavant et qu'il était venu pour l'occasion. Je ne connaissais guère les coutumes du monde de l'art. J'étais déçu, mais son absence importait peu. Car c'est Cassius que je voyais dans ses tableaux.

    C'étaient de grandes toiles réparties dans les trois salles de la Waddington Gallery. Il y en avait une quinzaine. Toutes avaient pour thème la nuit à El Suweis. Les mêmes lumières soufrées éclairant l'activité nocturne dont je me souvenais encore, ou en tout cas dont je commençais à me souvenir en ce samedi après-midi. Les feux en plein air. Le registre d'apparence centenaire que remplissait impérieusement le scribe installé à la table dans l'air vif de la nuit. Au début j'ai cru qu'il s'agissait de tableaux abstraits.
    On avait le sentiment en les regardant que des choses se passaient en marge des couleurs sur la toile, ou juste derrière. Mais dès que j'ai su où nous étions, tout a changé.

    J'ai même reconnu le petit chien de Ramadhin qui levait les yeux sur le bateau. Tout cela me grandissait et j'ignorais pourquoi. Je suppose que je comprenais mieux combien Cassius et moi avions été proches, comme des frères.

    Car il avait vu les mêmes gens que moi ce soir là, des gens avec qui nous nous étions sentis curieusement liés, des gens que nous ne reverrions jamais. Qui appartenaient à cet endroit. A cette ville nocturne d'un autre monde. Nous n'en avions pas parlé, mais nous l'avions l'un et l'autre, d'une certaine manière, perçu.
    Et maintenant, ils étaient là avec nous.
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  • Par muse2805, le 27 décembre 2012

    En tant que professeur dans quelque centre urbain, il mènerait sans nul doute une vie frugale. Mais il manifestait une sérénité en accord avec l’existence qu’il avait choisie. Cette sérénité et cette assurance, je ne les ai trouvées que chez ceux qui sont protégés par le bouclier des livres.

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  • Par ph_hugot, le 10 février 2013

    Si j'avais à inventer une photo datant de mon enfance, ce serait celle d'un garçon pieds nus, en culotte courte et chemise de coton, courant en compagnie de quelques amis du village, le long du mur piqué d'humidité qui, à Boralesgamuwa, séparait la maison et le jardin de la circulation de la High Level Road.

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  • Par Lorelay, le 30 septembre 2012

    Le problème, c'est que les hommes, avec la sorte de pouvoir que donnent l'argent et le savoir, s'attribuent l'univers.

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  • Par billette, le 20 juin 2013

    C'est la petite leçon que j'ai apprise au cours de la traversée. Ce qui est intéressant et important se déroule surtout en secret, dans les endroits où ne réside pas de pouvoir. Rien qui ait beaucoup de valeur durable n'arrive jamais à la grande table, unie par une rhétorique familière. Ceux qui possèdent déjà le pouvoir continuent à suivre tranquillement l'ornière familière qu'ils se sont creusée.
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Entretien avec Michael ONDAATJE
Entretien réalisé par la rédaction d'Un livre, Un jour.








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