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> Marie-Odile Masek (Traducteur)
> Tahar Ben Jelloun (Préfacier, etc.)

ISBN : 2020181614
Éditeur : Editions du Seuil (2000)


Note moyenne : 3.45/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelque part en Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans une villa transformée en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière, veille sur son unique patient : un aviateur anglais atrocement brûlé lors d'un accident d'avion dans le Sahara. Deux hommes font ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Melisende, le 27 mars 2011

    Melisende
    Le patient anglais fait partie de ces livres que je n'ai pas l'habitude de lire mais qui me font de l'œil pour X raisons. Dans ce cas précis, c'est après l'avoir vu répertorié dans les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie et après avoir découvert qu'une adaptation avait été tournée avec Ralph Fiennes et Colin Firth (et ouais !), que j'ai eu envie de tenter l'aventure. Je n'ai pas encore vu ce film, mais j'espère sincèrement qu'il me plaira davantage que le texte d'origine signé Michael Ondaatje.
    Après avoir enchaîné les coups de cœur et les très bonnes découvertes depuis début janvier, cette lecture a été looooongue… je n'étais peut-être pas dans les meilleurs conditions pour la savourer, mais je suis certaine de ne pas m'y risquer à nouveau ; tant pis pour moi. Voilà donc la plus grosse déception de l'année 2011, pour le moment !
    Hana, jeune infirmière de 20 ans, vit seule avec un patient - soi-disant anglais - dans une villa italienne précédemment transformée en hôpital militaire. A la fin de la seconde guerre mondiale, tous les autres patients et membres du corps médical sont partis, mais elle a insisté pour rester et s'occuper de ce patient mystérieux, brûlé sur tout le corps, intransportable…
    Après des semaines de vie à deux, Caravaggio, un voleur, ancien ami du père d'Hana, arrive et décide de s'installer avec eux. Un peu plus tard, c'est au tour de Kip, un sapeur indien, d'entrer dans la place. A 24 ans, il passe ses journées à risquer sa vie en désamorçant les mines laissés par les allemands…
    Les quatre figures évoluent dans cette villa à moitié en ruine et apprennent à se connaitre au fil des jours…
    Qu'il est difficile de rédiger ce billet ! J'essaye de trouver des points positifs et tente d'être la plus objective possible mais… Commençons déjà par les points négatifs pour tenter de finir sur le meilleur.
    C'est long. Interminable même. Je ne m'attendais pas forcément à trouver des actions à toutes les pages, mais quand même, au moins une de temps à autre… J'essaye de mettre mes idées en place mais sincèrement, je ne me souviens que d'un passage, le seul m'ayant à peu près plu : lorsque Kip désamorce une mine dans un champ voisin de la villa et qu'Hana lui vient en aide. C'est le début d'un rapprochement entre ces deux là, et la seule scène m'ayant touchée.
    Pour le reste, on suit surtout les histoires, les souvenirs des personnages, notamment le passé de Kip et celui du patient brûlé. Je pensais que découvrir les histoires de chacun serait intéressant, mais en fait non, je me suis juste ennuyée.
    En plus, Michael Ondaatje passe de la narration du moment « présent » aux souvenirs d'un personnage sans prévenir. On change donc, d'une phrase à l'autre, de lieux, de temps,… et même de pronom personnel ! Au début, j'ai vraiment eu du mal à m'habituer à ses sauts dans le passé et j'étais complètement perdue !
    Pour rester du côté de la forme, j'ai trouvé certaines descriptions (notamment lorsqu'il s'agit d'histoire de mines et de bombes) interminables. J'ai d'ailleurs du sauter quelques lignes plusieurs fois pour ne pas risquer de piquer du nez trop vite.
    En ce qui concerne les personnages, et c'est un autre des soucis majeurs de ce texte, ils ne m'ont absolument pas touchée.
    Caravaggio est trop peu mis en avant pour qu'on s'attache à lui. Je crois d'ailleurs que je n'ai toujours pas compris sa place dans cette histoire.
    Hana, bien qu'un peu « cinglée » sur les bords, m'a semblé lisse, fade… sans intérêt.
    Le patient anglais qui donne son titre à l'ouvrage a certes l'histoire la plus développée mais à quasi aucun moment elle ne m'a tenue en haleine.
    Le seul personnage un brin « humain » et attachant est le jeune démineur Kip. C'est sans doute cette figure qui a sauvé ma lecture.
    Je suis vraiment déçue. Avec un contexte de fin de guerre, en « huis clos », avec quatre personnalités qui semblaient avoir du potentiel, je m'attendais à une très belle lecture. Et bien non.
    Je retiens tout de même quelques passages assez beaux et « poétiques », mais c'est vraiment très rares et ne suffit pas à sauver cette lecture.
    Heureusement que je ne lis quasi jamais les livres récompensés (celui-ci a obtenu le Booker Prize en 1992), car j'ai toujours l'impression de passer à côté et d'être une grosse inculte incapable de saisir la beauté d'un texte qui a su séduire un jury de professionnels…
    Peut-être que l'adaptation me fera découvrir cette œuvre sous un angle nouveau… du moins, espérons !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-patient-anglais-l-homme..
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    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 25 septembre 2011

    Folfaerie
    Et voilà, j'ai enfin pu lire le roman qui est à l'origine du film si romantique d'Anthony Minghella, et que j'avais beaucoup aimé. Il me fut assez difficile d'écrire ce billet car l'oeuvre d'Ondaatje est complexe et peu simple à évoquer. Mais honneur au film pour commencer. Outre le fait que j'adorais le travail de Minghella, le sujet très romanesque du film m'avait attirée, de même que la présence au casting de l'un de mes acteurs préférés, Ralph Fiennes. le résultat fut à la hauteur de mes espérances. Et puis récemment, dans le cadre d'un troc, j'ai fini par me procurer le roman. Je dois avouer que j'ai été un peu déroutée. C'est une épopée romantique, l'histoire d'un amour qui naît dans le désert, c'est plein de souvenirs tragiques, de paysages sublimes, de mystère (mais qui est ce patient anglais, est-ce seulement sa nationalité ? Espionnait-il pour les Allemands ?) et de passion. Jusque là, tout va bien. le hic c'est que je n'ai pas véritablement réussi à aimer l'histoire.
    L'amour de ce mystérieux brûlé pour le désert est palpable à chaque page, c'est un aspect du roman que j'ai préféré, avec sans doute, la relation entre Hanna et Almesy. Quant à l'histoire d'amour entre ce dernier et Katherine, elle m'a plutôt laissé de marbre. Etant donné que c'est le sujet central du roman, c'est un peu gênant... La passion entre les deux amants est plus captivante à l'écran, Kristin Scott Thomas donnant de l'épaisseur à son personnage qui bénéficie de son élégance naturelle. Dans le roman en revanche, j'ai peiné à m'intéresser à leur romance du fait du peu d'empathie éprouvé pour Katherine.
    Le personnage d'Hanna (Juliette Binoche à l'écran) est quant à lui, bien plus développé dans le livre. J'ai d'ailleurs aimé tous ces moments qui se passent dans cette villa délabrée en Italie, l'écrivain ayant su rendre magnifiquement la douceur de vivre italienne, même au milieu des mines et des décombres. de plus, j'ai adoré l'écriture d'Ondaatje : travaillée, élégante, complexe. Cela m'irrite fortement de ne pas avoir davantage aimé ce récit. Je crois que si Ondaatje avait raconté une histoire d'amour en Hanna et Almesy, j'aurai été conquise. Mais là, ces quelques vies qui vont s'emboiter, se croiser, le temps de l'agonie du mystérieux patient, n'ont pas réussi à me fasciner. Me restent tout de même les souvenirs des descriptions du désert, et un beau portrait d'homme que je n'oublierai certainement pas.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-le-patient-angl..
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    • Livres 2.00/5
    Par Simplicissimus, le 23 septembre 2014

    Simplicissimus
    Je ressens et partage entièrement ce qu'a écrit DD78.
    J'ai,moi aussi ,adoré le film d'Anthony Minghella,que je désirais prolonger par la lecture du roman d'Ontaadje.
    Je viens de finir de le lire et je suis forcé de constater que le roman est loin de m'avoir apporté la même émotion que le film.
    Le livre peine à soutenir la comparaison avec le film,ou alors,pour bien faire,il aurait d'abord fallu lire le roman avant de voir le film.
    L'intérêt que j'essayais de porter au livre,à l'histoire,aux personnages,tout cela était supplanté et parasité par leurs équivalents à l'écran.
    Il était très difficile de faire abstraction du couple Almasy/Katherine Clifton personnifié à l'écran par Ralph Fiennes et Kristin Scott Thomas.
    Malgré la meilleure volonté du monde et quelle que soit la puissance imaginative du lecteur,les images poétiques et mélancoliques du film ont une supériorité sur les mots,d'où l'intérêt,comme je l'ai écrit plus haut,de lire le roman sans avoir vu le film.
    Et ,surtout,handicap insurmontable du roman par rapport au film,on n'entend pas,au fil des pages, la sublime musique que Gabriel Yared a composée pour le film .
    Sinon,le livre,tout en ellipses,en échappées suggestives et en changements de temps peut se montrer déroutant,et Minghella,avec sa sensibilité, en sublime l'esprit à chaque image.
    L'histoire d'amour passionnelle entre Almasy et Katherine Clifton est centrale dans le film, seulement en arrière plan dans le roman,même si on devine la violence des sentiments.
    Un exemple,parmi d'autres,des différences entre roman et film.
    Dans le roman,Almasy parle des vents du désert(le Ghibli,le Simoun,l'Harmatan) dans un monologue extrait de sa mémoire,alors que dans le film,ces mêmes vents deviennent une déclaration amoureuse murmurée à l'oreille de Katherine Clifton,au cours de la tempête de sable qui les a jetés tous les deux dans la cabine du camion.
    Je vous laisse choisir la version que j'ai préférée...


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    • Livres 2.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    The English Patient
    Traduction : Marie-Odile Fortier-Masek
    Je suis extrêmement déçue par cette lecture. Enfin, déçue n'est peut-être pas le mot exact. Plus précisément, je me demande pourquoi l'on a attribué le Booker Prize à ce roman où pointent çà et là de beaux éclats de poésie mais qui est, pour le reste, d'une lourdeur désespérante que l'auteur tente en vain de dissimuler sous une désinvolture tout à fait superficielle.
    Nous sommes en 1945, dans un couvent italien jadis réquisitionné par les Allemands, puis par les Alliés et où une jeune infirmière d'origine canadienne, à peine âgée de 20 ans, veille sur un Anglais gravement brûlé et dont personne ne connaît l'identité. Un vieil ami de la jeune fille et du père de celle-ci, David Caravaggio, soupçonne cependant le blessé d'avoir été un espion à la solde des Allemands.
    Dans ce monde qui hésite encore à se reformer et où n'est pas encore tombée la nouvelle d'Hiroshima - rassurez-vous, ça viendra à la fin - débarque un sapeur sikh, Kirpal Singh, que tout le monde surnomme Kip, et avec lequel la jeune femme a une liaison.
    Des considérations s'échangent sur le monde d'avant-guerre, sur la passion pour le désert qui fut celle du grand brûlé, sur l'amour de celui-ci pour l'épouse d'un espion britannique ... Tout cela mené, à mon goût, bien trop mollement, une touche par ci, une touche par là, ce qui n'est pas une mauvaise méthode à condition toutefois que le maître d'oeuvre parvienne à nous faire croire à la profondeur de son intrigue.
    Or, ce n'est pas le cas ici, bien au contraire.
    Je crois savoir que Thomas a lu - ou s'apprêtait à lire - "Le Fantôme d'anil." Peut-être ce dernier livre est-il supérieur ? Ce ne sont pas toujours les meilleurs romans, hélas ! qui remportent les prix.
    Et vous, avez-vous lu Ondaatje et son "Homme flambé", autre titre de ce "Patient anglais" ? Et qu'en avez-vous pensé ? ;o)
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  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    Quelque part en Italie, dans une villa transformée en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière, veille sur son unique patient : un aviateur anglais, atrocement brûlé lors d'un accident d'avion dans le Sahara.
    La Seconde Guerre mondiale s'achève. Les Alliés remontent vers le nord. Mais Hana refuse de partir. Ce qui lui reste de vie et d'espoir, elle le donne à cet inconnu, à ce corps de grand brûlé qu'elle baigne comme celui d'un enfant ou d'un saint. Deux hommes font irruption dans la villa. le premier est un monte-en-l'air à qui ses talents ont valu de servir dans le Renseignement militaire. le second, Kip, un jeune sikh enrôlé dans l'armée britannique, désamorce les bombes avec élégance.
    Il a planté sa tente dans le jardin. Hana l'y rejoint la nuit, pour parler, faire l'amour, dormir. Tandis que la mort rôde autour de la villa éventrée par les obus, chacun dévoile son histoire. La plus énigmatique demeure celle de ce patient anglais, ivre de morphine, amoureux du désert et détruit par sa passion pour une femme rencontrée au Caire, à la veille de la guerre. Mais qui est-il au juste ? Un aventurier ? Un savant ? Ou un espion à la solde des Allemands ? Ce livre somptueux et imprévisible est une plongée dans un univers romanesque peuplé de visions nocturnes, d'odeurs, de souvenirs.
    Sa puissance et sa beauté lui ont valu le Booker Prize en 1992.
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Citations et extraits

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  • Par corinnice, le 23 février 2013

    Elle avait toujours voulu des mots.Elle les aimait, ils l'aidaient à grandir.Les mots lui donnaient lucidité, raison et forme.Moi qui croyais que les mots gauchissaient les émotions comme les bâtons dans l'eau.

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  • Par corinnice, le 23 février 2013


    Méfie-toi de la tristesse.La tristesse est très proche de la haine.Permets-moi de te le dire.J'ai appris ça. Si tu avales le poison de quelqu'un dans l'espoir de le guérir, en le partageant avec lui, tu ne feras que le garder en toi.

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  • Par Ancolie, le 06 avril 2012

    Se reposer, c'était accueillir sans jugement tout ce qu'offrait le monde. Un bain dans la mer, l'amour avec un soldat qui jamais ne connaîtrait votre nom. Tendresse à l'égard de l'inconnu, de l'anonyme, qui est tendresse pour soi-même.

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  • Par Peek-the-Books, le 14 juillet 2012

    P22
    Elle commença le récit, sachant déjà qu'elle émergerait plus tard de ce livre avec l'impression d'une plongée dans la vie des autres êtres, dans des intrigues qui remontaient jusqu'à vingt ans en arrière ; son corps serait rempli de phrases et d'instants, comme si elle s'éveillait, lourde de rêves dont elle ne pouvait se souvenir.

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  • Par corinnice, le 23 février 2013

    Je crois que tu t'en fiches qu'il y ait eu quelque chose entre nous. Tu passes, tu glisses avec ta peur, ta haine de la propriété, de posséder, d'être possédé, d'être nommé.Tu t'imagines que c'est une vertu. Moi, je te trouve inhumain.

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