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> Marie-Odile Masek (Traducteur)
> Tahar Ben Jelloun (Préfacier, etc.)

ISBN : 2020181614
Éditeur : Editions du Seuil (2000)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 118 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quelque part en Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans une villa transformée en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière, veille sur son unique patient : un aviateur anglais atrocement brûlé lors d'un accident d'avion dans le Sahara. Deux hommes font ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Gwen21, le 11 mars 2015

    Gwen21
    "Le patient anglais", c'est avant tout une poésie âpre et rude, aussi blessante et brûlante que le souffle du Sahara. C'est ensuite une atmosphère, celle de la Seconde Guerre mondiale, que l'on croit bien connaître au fil des témoignages et des lectures mais que l'auteur nous présente ici sous un angle nouveau, celui du minage de la retraite des vaincus pour ralentir l'avancée des Alliés et leur occasionner de lourdes pertes. Enfin, "Le patient anglais", ce sont trois histoires qui s'entremêlent dans un ballet poignant : celle d'Hana, la jeune infirmière canadienne, celle de Kip, le jeune sapeur indien, et celle du fameux patient anglais, l'homme mystère, ce grand brûlé rescapé du crash de son avion en plein désert.
    Si, ouvrant les pages de ce roman, vous pensez y retrouver le romantisme de son adaptation cinématographique, vous risquez d'être déçus. Comme je vous le disais, le récit est avant tout âpre et la narration est déstructurée, elle est une énigme que vous aurez à résoudre, récoltant patiemment les indices cachés par l'auteur dans son oeuvre.
    Michael Ondaatje est né au Sri Lanka et même s'il a la nationalité canadienne, bon sang ne saurait mentir, on retrouve dans sa plume le flegme et l'absence de stress des Indiens. D'où ce rythme lent qui pourrait rebuter une majorité de lecteurs et qui m'a souvent obligée à m'accrocher pour ne pas laisser mon intérêt se déliter. L'auteur nous emmène de la fertile campagne anglaise à l'aride étendue du désert de Lybie, de Florence au Caire. le mystère qui entoure l'identité et le parcours du patient anglais est à peine éclairé par les quelques flash-back retraçant la passion adultérine qu'il a partagée avec Katharine Clifton. Paralysé par ses brûlures, le corps réduit à un vulgaire morceau de carbone, le patient anglais est livré aux soins attentionnés d'Hana qui l'a isolé du corps sanitaire de l'armée et l'a installé dans les ruines d'une villa toscane. Dans ce décor hors du temps et hors du commun, les personnalités vont se révéler, les sentiments se développer et la vie renaître tant bien que mal, malgré des passés chahutés.
    Une lecture en demi-teinte que j'aurai moyennement appréciée au final. le style est très littéraire, sans aucun doute talentueux mais aussi très souvent abscons, jusqu'au surréalisme. Et mieux vaut avoir lu "Kim" de Kipling avant de découvrir "Le patient anglais", Ondaatje s'y référant fréquemment, ce qui n'a rien de surprenant étant donnée la mixité de ses influences culturelles.

    Challenge de lecture 2015 - Un livre adapté en film
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    • Livres 3.00/5
    Par Crazynath, le 16 juillet 2015

    Crazynath
    Je ne me serais jamais lancée dans la lecture de ce livre si je n'avais pas autant apprécié le film du même nom.
    Je suis partie du postulat qui pour l'instant s'est toujours révélé exact que les oeuvres littéraires dont sont tirées les films sont en général bien meilleures que les dits-films...Eh ben, la, j'ai trouvé l'exception qui confirme la règle.
    Autant j'avais apprécié le film d'Anthony Minghella sublimé par la musique envoutante de Gabriel Yared, autant je n'ai pas accroché plus que cela au livre.
    J'ai trouvé les personnages pas toujours très attachants et developpés, entre autres Katherine, et surtout j'ai eu par moments de la peine à suivre le fil conducteur de la narration.
    Une lecture en demi-teinte donc, et même si le livre n'est pas mauvais, j'affirme haut et fort que le film est bien mieux...et puis c'est tout !!
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    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 25 septembre 2011

    Folfaerie
    Et voilà, j'ai enfin pu lire le roman qui est à l'origine du film si romantique d'Anthony Minghella, et que j'avais beaucoup aimé. Il me fut assez difficile d'écrire ce billet car l'oeuvre d'Ondaatje est complexe et peu simple à évoquer. Mais honneur au film pour commencer. Outre le fait que j'adorais le travail de Minghella, le sujet très romanesque du film m'avait attirée, de même que la présence au casting de l'un de mes acteurs préférés, Ralph Fiennes. le résultat fut à la hauteur de mes espérances. Et puis récemment, dans le cadre d'un troc, j'ai fini par me procurer le roman. Je dois avouer que j'ai été un peu déroutée. C'est une épopée romantique, l'histoire d'un amour qui naît dans le désert, c'est plein de souvenirs tragiques, de paysages sublimes, de mystère (mais qui est ce patient anglais, est-ce seulement sa nationalité ? Espionnait-il pour les Allemands ?) et de passion. Jusque là, tout va bien. le hic c'est que je n'ai pas véritablement réussi à aimer l'histoire.
    L'amour de ce mystérieux brûlé pour le désert est palpable à chaque page, c'est un aspect du roman que j'ai préféré, avec sans doute, la relation entre Hanna et Almesy. Quant à l'histoire d'amour entre ce dernier et Katherine, elle m'a plutôt laissé de marbre. Etant donné que c'est le sujet central du roman, c'est un peu gênant... La passion entre les deux amants est plus captivante à l'écran, Kristin Scott Thomas donnant de l'épaisseur à son personnage qui bénéficie de son élégance naturelle. Dans le roman en revanche, j'ai peiné à m'intéresser à leur romance du fait du peu d'empathie éprouvé pour Katherine.
    Le personnage d'Hanna (Juliette Binoche à l'écran) est quant à lui, bien plus développé dans le livre. J'ai d'ailleurs aimé tous ces moments qui se passent dans cette villa délabrée en Italie, l'écrivain ayant su rendre magnifiquement la douceur de vivre italienne, même au milieu des mines et des décombres. de plus, j'ai adoré l'écriture d'Ondaatje : travaillée, élégante, complexe. Cela m'irrite fortement de ne pas avoir davantage aimé ce récit. Je crois que si Ondaatje avait raconté une histoire d'amour en Hanna et Almesy, j'aurai été conquise. Mais là, ces quelques vies qui vont s'emboiter, se croiser, le temps de l'agonie du mystérieux patient, n'ont pas réussi à me fasciner. Me restent tout de même les souvenirs des descriptions du désert, et un beau portrait d'homme que je n'oublierai certainement pas.

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-le-patient-angl..
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    • Livres 2.00/5
    Par Melisende, le 27 mars 2011

    Melisende
    Le Patient anglais fait partie de ces livres que je n'ai pas l'habitude de lire mais qui me font de l'oeil pour X raisons. Dans ce cas précis, c'est après l'avoir vu répertorié dans les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie et après avoir découvert qu'une adaptation avait été tournée avec Ralph Fiennes et Colin Firth (et ouais !), que j'ai eu envie de tenter l'aventure. Je n'ai pas encore vu ce film, mais j'espère sincèrement qu'il me plaira davantage que le texte d'origine signé Michael Ondaatje.
    Après avoir enchaîné les coups de coeur et les très bonnes découvertes depuis début janvier, cette lecture a été looooongue… je n'étais peut-être pas dans les meilleurs conditions pour la savourer, mais je suis certaine de ne pas m'y risquer à nouveau ; tant pis pour moi. Voilà donc la plus grosse déception de l'année 2011, pour le moment !
    Hana, jeune infirmière de 20 ans, vit seule avec un patient - soi-disant anglais - dans une villa italienne précédemment transformée en hôpital militaire. A la fin de la seconde guerre mondiale, tous les autres patients et membres du corps médical sont partis, mais elle a insisté pour rester et s'occuper de ce patient mystérieux, brûlé sur tout le corps, intransportable…
    Après des semaines de vie à deux, Caravaggio, un voleur, ancien ami du père d'Hana, arrive et décide de s'installer avec eux. Un peu plus tard, c'est au tour de Kip, un sapeur indien, d'entrer dans la place. A 24 ans, il passe ses journées à risquer sa vie en désamorçant les mines laissés par les allemands…
    Les quatre figures évoluent dans cette villa à moitié en ruine et apprennent à se connaitre au fil des jours…
    Qu'il est difficile de rédiger ce billet ! J'essaye de trouver des points positifs et tente d'être la plus objective possible mais… Commençons déjà par les points négatifs pour tenter de finir sur le meilleur.
    C'est long. Interminable même. Je ne m'attendais pas forcément à trouver des actions à toutes les pages, mais quand même, au moins une de temps à autre… J'essaye de mettre mes idées en place mais sincèrement, je ne me souviens que d'un passage, le seul m'ayant à peu près plu : lorsque Kip désamorce une mine dans un champ voisin de la villa et qu'Hana lui vient en aide. C'est le début d'un rapprochement entre ces deux là, et la seule scène m'ayant touchée.
    Pour le reste, on suit surtout les histoires, les souvenirs des personnages, notamment le passé de Kip et celui du patient brûlé. Je pensais que découvrir les histoires de chacun serait intéressant, mais en fait non, je me suis juste ennuyée.
    En plus, Michael Ondaatje passe de la narration du moment « présent » aux souvenirs d'un personnage sans prévenir. On change donc, d'une phrase à l'autre, de lieux, de temps,… et même de pronom personnel ! Au début, j'ai vraiment eu du mal à m'habituer à ses sauts dans le passé et j'étais complètement perdue !
    Pour rester du côté de la forme, j'ai trouvé certaines descriptions (notamment lorsqu'il s'agit d'histoire de mines et de bombes) interminables. J'ai d'ailleurs du sauter quelques lignes plusieurs fois pour ne pas risquer de piquer du nez trop vite.
    En ce qui concerne les personnages, et c'est un autre des soucis majeurs de ce texte, ils ne m'ont absolument pas touchée.
    Caravaggio est trop peu mis en avant pour qu'on s'attache à lui. Je crois d'ailleurs que je n'ai toujours pas compris sa place dans cette histoire.
    Hana, bien qu'un peu « cinglée » sur les bords, m'a semblé lisse, fade… sans intérêt.
    Le patient anglais qui donne son titre à l'ouvrage a certes l'histoire la plus développée mais à quasi aucun moment elle ne m'a tenue en haleine.
    Le seul personnage un brin « humain » et attachant est le jeune démineur Kip. C'est sans doute cette figure qui a sauvé ma lecture.
    Je suis vraiment déçue. Avec un contexte de fin de guerre, en « huis clos », avec quatre personnalités qui semblaient avoir du potentiel, je m'attendais à une très belle lecture. Et bien non.
    Je retiens tout de même quelques passages assez beaux et « poétiques », mais c'est vraiment très rares et ne suffit pas à sauver cette lecture.
    Heureusement que je ne lis quasi jamais les livres récompensés (celui-ci a obtenu le Booker Prize en 1992), car j'ai toujours l'impression de passer à côté et d'être une grosse inculte incapable de saisir la beauté d'un texte qui a su séduire un jury de professionnels…
    Peut-être que l'adaptation me fera découvrir cette oeuvre sous un angle nouveau… du moins, espérons !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-patient-anglais-l-homme..
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    • Livres 5.00/5
    Par madamelafee, le 27 janvier 2015

    madamelafee
    Le désert,
    Pourquoi le désert, un désert est une zone stérile et peu propice à la vie, mais Almasy et Madox qui est cartographe ont pour mission de retrouver la grotte des Nageurs avec l'aide du livre d'Hérodote qu'Almasy a toujours sur lui. Hérodote est son guide, dans le désert il y aurait un oasis où se cache la mystérieuse "Zerzura".
    Pourquoi les Clifton sont-ils venus rejoindre ce groupe de géographe en 1936 ?
    Qu'est-il mentionné dans les minutes de la société de géographie ?
    Et Almasy qui est-il ?
    Et Caravaggio ?
    Beaucoup de questions se posent.
    Nous ne pouvons pas passer à côté de l'histoire d'amour qu'il y a entre Almasy et Katharine, un chef d'oeuvre. Il y a des passages que j'ai beaucoup aimés notamment lorsqu'à l'issue d'une fête Katharine se met à lire un passage de l'histoire de Candaule et de sa reine "Candaule vante la beauté de sa femme à Gygès", c'est une pure merveille. Voilà comment almasy est tombé amoureux.
    Almasy aime comme Hérodote le merveilleux et Katharine aime les mots.
    Il faut lire le livre pour s'en imprégner, c'est un bijou de lecture.
    Je l'ai tellement lu et relu que les pages se sont détachées. Cette histoire magnifie les instants les plus banals de l'existence car les personnages vivent intensément.
    Michael Ondaatje est un conteur du merveilleux.
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Citations et extraits

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  • Par Gwen21, le 09 mars 2015

    - [...] Il n'y a que les riches qui ne puissent pas s'offrir le luxe d'être malins. Ils sont compromis. Ils se sont laissé enfermer dans leurs privilèges depuis de longues années. Ils doivent protéger ce qui leur appartient. Personne n'est plus méchant que les riches. Tu peux me faire confiance. Ils doivent se conformer aux usages de leur monde civilisé de merde. Ils déclarent la guerre, ils ont leur honneur, ils ne peuvent pas partir.
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  • Par Gwen21, le 10 mars 2015

    La bouche révèle le manque de confiance en soi, la suffisance, ou tout autre nuance de caractère. Pour lui, elle est ce qu'un visage a de plus complexe. Il n'est jamais sûr de ce qu'un oeil révèle. Mais il peut lire la façon dont la bouche peut s'assombrir jusqu'à la dureté, suggérer la tendresse. Il est aisé de se méprendre sur un oeil [...].

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  • Par Palmyre, le 23 juin 2015

    Les moments avant de s'endormir sont ceux où elle se sent le plus en vie, elle saute par-dessus les fragments de la journée, emportant au lit chaque instant, comme l'enfant y emporte livres de classe et crayons.

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  • Par Gwen21, le 08 mars 2015

    Le désert ne pouvait être ni revendiqué ni possédé : c'était une pièce de drap emportée par les vents, que jamais les pierres n'avaient su retenir [...].

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  • Par Gwen21, le 08 mars 2015

    Une histoire d'amour, ce ne sont pas des êtres qui perdent leurs coeurs mais plutôt des êtres qui découvrent cet habitant acariâtre qui, lorsqu'on se heurte à lui, laisse à entendre que le corps ne saurait tromper qui que ce soit, ni quoi que ce soit : ni la sagesse du sommeil, ni l'habitude des courbettes. C'est une destruction de l'être et du passé.

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Entretien réalisé par la rédaction d'Un livre, Un jour.








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