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ISBN : 2253044571
Éditeur : Le Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les Cyniques?
C'étaient, au IV siècle avant l'ère chrétienne, des individus qui se réclamaient du chien, portaient barbe, besace et bâton, copulaient en public, faisaient du poisson masturbateur un modèle éthique et pratiquaient le jeu de mots en guise de méthod... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par DioEugene, le 06 mars 2014

    DioEugene
    Dans ce livre Michel Onfray commence par se mettre dans les pas de Lucrèce à Rome : on connait peu de choses sur lui si ce n'est qu'il pratiquait la philosophie dans la rue et traitait de la vie quotidienne (une philosophie qu'on pourrait qualifier de concrète).
    La figure emblématique des cyniques c'est Diogène.
    Parmi ses "frasques" : rentrer en marche arrière dans les théâtres, ne se parfumer que les pieds, promener un poisson en laisse...il mourut en mangeant un poulpe cru !
    Le chien est emblématique des cyniques: car un jour qu'on fît offrande de viande aux dieux, un chien vint la chaparder.
    Le cynique n'est pas une "fashion victime" : il porte un manteau plus ou moins troué,une barbe, des cheveux longs et à un bâton (son spectre à lui pour se moquer des puissants et aussi parfois rosser ses congénères).
    Diogène est devenu philosophe en observant l'insouciance d'une souris.
    Les cyniques se sont pas mal moqué de Platon (par exemple en lui apportant un poulet plumé après qu'il est dit que l'homme était un bipède sans plume).
    Les cyniques ont existé dans une période pré-chrétienne, nous nous sommes dans une ère post-chrétienne : c'est pourquoi leur philosophie nous parle.
    "Ne rien attendre d'impossible, c'est la certitude de ne jamais être déçu".
    On pourrait dire que les cyniques sont les ancêtres des libertaires, ils se sont toujours méfiés du pouvoir.
    On voit grâce à ce très bon et amusant livre (un des meilleurs d' Onfray selon moi) comment la définition du cynisme est aujourd'hui galvaudée : de grain de sel du pouvoir, d'empêcheur de tourner en rond, il est devenu celui qui est prêt à tout pour s'imposer.
    Signe d'une époque ?
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    • Livres 3.00/5
    Par GuillaumeTM, le 30 mars 2013

    GuillaumeTM
    C'est l'un des premiers livres de Michel Onfray, et contrairement à aujourd'hui, il faisait à l'époque dans la concision. Ici, point de répétitions et de redites, la preuve qu'il en est capable. Il nous parle dans ce livre du fameux Diogène et de son maître Antisthène, nourrit de toutes les anecdotes les concernant qui traversèrent le temps jusqu'à nous.
    Il fait une distinction entre cynisme philosophique et cynisme vulgaire; le premier se moque de toutes les institutions, des conventions sociales, du pouvoir en place..., le deuxième est représenté par la religion, la politique, l'armée et surtout le capitalisme.
    Un ouvrage, en fin de compte, très instructif et bien documenté sur une philosophie que conspuait le grand Hegel.
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    • Livres 4.00/5
    Par fdelorme, le 14 mars 2014

    fdelorme
    Le philosophe Normand présente le cynisme antique, de son point de vue. Un cynisme dandy. L'ouvrage est intéressant, quoiqu'un peu biaisé. En tout cas, c'est le livre qui m'a amené à la philosophie. Pour celui qui s'intéresse vraiment au cynisme antique, par contre, il y a de meilleurs ouvrages.
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Citations et extraits

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  • Par Cindelh, le 07 juillet 2012

    Dans l’essai qu’il consacre à Antisthène, Charles Chappuis écrit: "Tandis que les autres hommes cherchent au-dehors les règles de leur conduite et obéissent aux lois et aux usages, le sage, dégagé de toute affection pour sa Patrie et ses parents, de tout Devoir envers l’Etat et la Famille, libre de ces liens que, suivant lui, les hasards de la naissance et les conventions humaines imposent aux autres hommes, est dirigé par sa seule vertu et jouit d’une liberté sans limite." Etre à soi même sa propre norme, ne pas chercher ailleurs, dans une quelconque transcendance aliénante, le principe qui fonde l’agir – voilà l’objectif cynique.
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  • Par Cindelh, le 07 juillet 2012

    Diogène a la volonté de promouvoir une vie bienheureuse, et il dit comment il faut s’y prendre: "Le but et la fin que se propose la philosophie cynique, comme d’ailleurs toute philosophie, est le bonheur. Or ce bonheur consiste à vivre conformément à la nature, et non selon les opinions de la foule." Démonax ira plus loin en disant que seul l’homme libre est capable de bonheur. A qui s’étonne de pareil propos et croit bon de faire remarquer que, selon lui, il y a beaucoup de gens heureux, le cynique répond: "Je crois au contraire que seul est libre celui qui n’a rien à espérer, ni rien à craindre." Désespérer, donc, au sens étymologique: cesser d’espérer, se déprendre de l’espoir, détruire les illusions et les mythologies qui sont sécrétées par la civilisation et qui se cristallisent à l’aide des instruments du conformisme et de la convention. Lutter contre cette fâcheuse tendance qu’ont les hommes à préférer l’idée qu’ils se font de la réalité plutôt que la réalité elle-même.
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  • Par Pingouin, le 01 avril 2012

    Le philosophe, c'est celui qui, dans la simplicité, voire le dénuement, met de la pensée dans sa vie et sa vie dans sa pensée.

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  • Par Pingouin, le 01 avril 2012

    Une vieille ayant soulevé chaque jour sur ses épaules un jeune veau en vient à porter un bœuf sans même s'en rendre compte.

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  • Par truman, le 05 mai 2013

    Sloterdijk montre comment le kunisme peut-être un moyen de lutter contre le cynisme contemporain

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Vidéo de Michel Onfray

Une de "Minute" : Onfray dénonce "l?effet Libé" .
"Quand c?est la gauche qui se permet d?être insultante, c?est sympathique. Quand c'est la droite, c?est moins sympathique. Je pense que dans les deux cas, c?est antipathique", explique le philosophe. | Images : France 5 | A lire sur TéléObs











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